Le talent d'Illian, jeune sculpteur, franchit les frontières de Solidor et suscite l'intérêt jusqu'à Bélizonde, seule cité dirigée par des artistes. Un couple de grands maîtres sculpteurs, Tullio et Zenia, parvient à convaincre le jeune d'homme d'intégrer leur prestigieux atelier. Leur souhait ? Le faire concourir à un grand événement qui leur permettrait de sauver leur atelier, leur savoir-faire...
Hubert Boulard de son vrai nom ; il naît à Saint Renan, Finistère, en 1971. À l’origine, il ne se destine pas à la Bande dessinée, mais aux Arts plastiques. Il entre aux Beaux-Arts, d’abord à Quimper, puis à Angers. C’est là qu’a lieu une rencontre déterminante : Yoann (Toto l’Ornithorynque, La Voleuse du Père Fauteuil...), qui se destine déjà à être auteur et est publié en Angleterre. C’est lui qui fait (re)découvrir la bande dessinée à Hubert et ce qui s’y passe alors, tant aux États-Unis (Miller, Sankievitz, Mac Kean, Mignola ...) qu’en France (Barbier, David B., Trondheim...). En 1994, Hubert passe son diplôme de fin d’étude avec des installations tendance conceptuelle. Une fois sorti, il se pose l’inévitable question : « Et maintenant ?» d’autant plus qu’il se sent de moins en moins attiré par le milieu de l’Art Contemporain et de plus en plus par l’écriture. Après un bref passage dans le graphisme, il commence à travailler comme coloriste (Ninie Rezergoude avec Yoann et Omond, éditions Delcourt en 1999). De nombreuses collaborations suivront (notamment avec Paul Gillon, Jason, David B, Tronchet, Philippe Berthet, Vink…). Il est actuellement le coloriste de la série Spirou, avec Yoann et Fabien Vehlmann. Parallèlement, en 2000, il signe ses premiers projets en tant que scénariste : Le Legs de l’Alchimiste avec Hervé Tanquerelle, paru chez Glénat (qui passe le relais à Benjamin Bachelier au tome 4) et Les Yeux verts avec Zanzim au dessin, aux éditions Carabas. En 2006, Hubert ait son entrée chez chez Poisson Pilote avec La Sirène des Pompiers, dessinée par Zanzim et Miss Pas Touche, réalisé avec les Kerascoët. Suivront en 2010 Bestioles, avec Ohm chez Dargaud, La Chair de l’araignée avec Marie Caillou chez Glénat et en 2011 Beauté avec les Kerascoët chez Dupuis. Hubert vit et travaille à Paris.
Absolument magnifique! Les couleurs, les dessins et le graphisme sont un vrai régal pour les yeux. Les détails mettent en valeur des dialogues et des scènes bien construites, donnant une profondeur à cette histoire. Les oiseaux d'Illian ont passé les frontières et l'un d'entre eux finit entre les mains d'un artiste de Bélizonde, capitale de l'art. Ce dernier convainc Illian de devenir son apprenti et de le suivre dans son atelier. La sensibilité d'Illian va être mise à rude épreuve. Le Boiseleur n'aura pas une fin du fait de a disparition prématurée de l'auteur. Néanmoins, une esquisse nous est proposée laissant entrevoir un champ de possibles.
C'est via une langue fine, délicate et élégante que nous accueille Gaëlle Hersent dans ce tome 2. Celle d'Hubert, le formidable scénariste disparu. On sent toute l'attention qui a été portée à ses mots, de par leur place dans des cartouches importants, parfois plus que les dialogues des personnages. Sa présence est presque palpable ... C'est très touchant. L'histoire n'en oublie pas d'être belle, bien rythmée, avec un dessin traduisant le decorum voulu et une certaine noirceur des humains. C'est très beau ! Bravo.
Un très beau second tome, à la hauteur du premier... mais dont la fin, inachevée, provoque un petit pincement au cœur.
Dans ce volume-ci on se concentre sur l'art d'Illian, qui va s'enrichir au près d'autres artistes de talent et murir doucement. Malheureusement, le décès d'Hubert fait que le dernier tome ne pourra voir le jour... Néanmoins, une fin, ou plutôt une ébauche de fin ouverte nous est proposée, pour combler la sensation d'inachevée.
Bref, un titre que je conseille malgré sa chute abrupte, aux magnifiques planches et à l'histoire poétique ! ^^
Merci aux éditions Métamorphose/groupe Delcourt et à Netgalley de m'avoir permis de lire ce titre.
Ce second et ultime tome a été réussi ! J'ai beaucoup aimé retrouver Illian et son histoire. L'intrigue était prenante et rythmée. Malgré le décès d'Hubert, ce tome se termine d'une bonne façon et ne m'a pas laissée sur ma faim. Je recommande chaudement ce diptyque !
Une belle suite, j'étais un peu inquiète au début mais le propos sur la sculpture et le mouvement était très intéressant, bien accompagné par le dessin, et la fin était émouvante (d'autant plus liée à la disparition du scénariste).
Petit coup de cœur pour ce second tome, les dessins sont fabuleux, l'histoire est toujours aussi passionnante (si ce n'est plus que le premier tome)... cette bd me fascine et me transporte ! Merci 🤍