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Une fille dans la jungle
« Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin. Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire dans une odeur d’humus. Une jungle du pauvre. Ici, il n’y avait pas un arbre, pas une feuille, pas de chaleur. Et aujourd’hui, c’était silencieux. Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls, tous les six. » Quand les autorités proposent à sa bande d’amis, tous mineurs, de quitter cet endroit, ils décident de rester et tentent de survivre. Nul ne pourra lire ce roman sans être profondément touché. Héléna Villovitch, Elle . Ce livre est un coup de poing. Un texte d’utilité publique . Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire. Bouleversant. Valérie Trierweiler, Paris Match.
240 pages, Pocket Book
Published May 29, 2019
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Community Reviews
Displaying 1 - 10 of 10 reviews
November 1, 2017
L'action se déroule à l'automne 2016 lors du démantèlement de la jungle de Calais. On propose aux plus de six mille occupants de prendre des bus pour être répartis dans différents centres. La jungle est détruite et ressemble à un grand terrain de boue, il fait froid, il n'y a plus rien si ce n'est que six enfants déterminés à regagner l'Angleterre.
Six prénoms, ceux de Hawa, Milad, Ali, Ibrahim, Elira et Sawad. Six ados dont nous allons suivre l'histoire, qui ont traversé le monde dans l'espoir d'une vie meilleure. Ils ont tout connu : la crasse, la violence, le rejet, l'indifférence, ils sont devenus des ombres.... Ils ont appris à voler, à se prostituer, ils vivent dans des conditions insoutenables, inhumaines dans l'espoir d'un monde meilleur.
Le sujet est difficile, la lecture très dure par moment c'est vrai mais ce n'est rien par rapport à ce que des milliers de gens, d'enfants en particulier vivent au quotidien. Alors "Bordel de merde" , les amis, il est temps d'ouvrir les yeux, d'ouvrir nos coeurs et de changer nos comportements car les monstres, c'est nous, c'est l'humain qui refusant de voir et de comprendre devient de plus en plus INHUMAIN.
Ils ont tout perdu au péril de leur vie parce qu'ils ne sont pas nés du bon côté de la planète, et c'est plus dur à lire encore car on parle d'enfants.
Calais, le démantèlement de la jungle, du plus gros bidonville européen, ou ne peuvent que survivre les animaux.... Conditions de vie insupportables, innommables ; crasse, vermine, manque d'hygiène, de nourriture, de sécurité, le manque de tout qui pousse à des comportements illégaux tout simplement parce que nous ne voulons pas voir la réalité en face et voir qu'il ne s'agit pas de chiffres, de statistiques mais d'êtres humains.
Delphine Coulin m'a touchée, émue par le destin de ces enfants. C'est bien documenté, réaliste, emphatique et malgré la dureté de la réalité , le récit est lumineux.
Un récit à lire et à partager dans l'espoir de changer nos mentalités.
Un coup de coeur.
Les jolies phrases
Elle n'avait plus rien, mais elle croyait au groupe.
Hawa était là depuis neuf mois, Elira, depuis presque un an. Les quatre garçons, tous afghans, étaient eux aussi arrivés dans la jungle au début de l'année. Ils vivaient au milieu des six mille hommes et femmes venus d'Albanie, d'Ethiopie, d'Erythrée, d'Afghanistan, d' Egypte, d'Iran, du Koweït, de Syrie, du Vietnam, dans ce qui était devenu une ville. Aller d'un bout à l'autre du camp revenait à faire le tour du monde.
Un voyage au bout de la crasse, dans le plus grand bidonville d'Europe.
L'enjeu était énorme : elle n'était pas arrivée jusqu'ici en risquant sa vie pour tout perdre du jour au lendemain à cause d'une mauvaise décision.
A force de les considérer comme des bêtes, ceux qui les détestaient les forçaient à devenir des bêtes - pour pouvoir les détester encore plus.
Jawad a insisté, c'était leur jungle. Seuls les animaux vivent dans la jungle, a dit Milad.
Parfois ils avaient encore leurs parents, qui les avaient poussés à partir malgré le danger, parce que le risque à rester leur semblait plus grand et que tout ce qu'ils voulaient, c'était que leur enfant vive, quitte à en être séparés.
Jawad s'est dit que s'il était né de ce côté du monde, il aurait eu droit à cette vie. Les enfants, avant de naître, auraient dû pouvoir choisir l'endroit et la famille où ils souhaitaient vivre.
La poursuite d'une vie meilleur avait un prix, celui de la déception.
Chacun essayait de survivre avec ses propres moyens jusqu'à ce que son cerveau lui-même le protège en le faisant verser dans la folie pour lui éviter trop de douleur.
Tant que la peur irradierait le monde, les hommes ne seraient plus des hommes.
Leur enfance était leur territoire commun, le seul pays qui leur appartenait.
https://nathavh49.blogspot.be/2017/11...
Six prénoms, ceux de Hawa, Milad, Ali, Ibrahim, Elira et Sawad. Six ados dont nous allons suivre l'histoire, qui ont traversé le monde dans l'espoir d'une vie meilleure. Ils ont tout connu : la crasse, la violence, le rejet, l'indifférence, ils sont devenus des ombres.... Ils ont appris à voler, à se prostituer, ils vivent dans des conditions insoutenables, inhumaines dans l'espoir d'un monde meilleur.
Le sujet est difficile, la lecture très dure par moment c'est vrai mais ce n'est rien par rapport à ce que des milliers de gens, d'enfants en particulier vivent au quotidien. Alors "Bordel de merde" , les amis, il est temps d'ouvrir les yeux, d'ouvrir nos coeurs et de changer nos comportements car les monstres, c'est nous, c'est l'humain qui refusant de voir et de comprendre devient de plus en plus INHUMAIN.
Ils ont tout perdu au péril de leur vie parce qu'ils ne sont pas nés du bon côté de la planète, et c'est plus dur à lire encore car on parle d'enfants.
Calais, le démantèlement de la jungle, du plus gros bidonville européen, ou ne peuvent que survivre les animaux.... Conditions de vie insupportables, innommables ; crasse, vermine, manque d'hygiène, de nourriture, de sécurité, le manque de tout qui pousse à des comportements illégaux tout simplement parce que nous ne voulons pas voir la réalité en face et voir qu'il ne s'agit pas de chiffres, de statistiques mais d'êtres humains.
Delphine Coulin m'a touchée, émue par le destin de ces enfants. C'est bien documenté, réaliste, emphatique et malgré la dureté de la réalité , le récit est lumineux.
Un récit à lire et à partager dans l'espoir de changer nos mentalités.
Un coup de coeur.
Les jolies phrases
Elle n'avait plus rien, mais elle croyait au groupe.
Hawa était là depuis neuf mois, Elira, depuis presque un an. Les quatre garçons, tous afghans, étaient eux aussi arrivés dans la jungle au début de l'année. Ils vivaient au milieu des six mille hommes et femmes venus d'Albanie, d'Ethiopie, d'Erythrée, d'Afghanistan, d' Egypte, d'Iran, du Koweït, de Syrie, du Vietnam, dans ce qui était devenu une ville. Aller d'un bout à l'autre du camp revenait à faire le tour du monde.
Un voyage au bout de la crasse, dans le plus grand bidonville d'Europe.
L'enjeu était énorme : elle n'était pas arrivée jusqu'ici en risquant sa vie pour tout perdre du jour au lendemain à cause d'une mauvaise décision.
A force de les considérer comme des bêtes, ceux qui les détestaient les forçaient à devenir des bêtes - pour pouvoir les détester encore plus.
Jawad a insisté, c'était leur jungle. Seuls les animaux vivent dans la jungle, a dit Milad.
Parfois ils avaient encore leurs parents, qui les avaient poussés à partir malgré le danger, parce que le risque à rester leur semblait plus grand et que tout ce qu'ils voulaient, c'était que leur enfant vive, quitte à en être séparés.
Jawad s'est dit que s'il était né de ce côté du monde, il aurait eu droit à cette vie. Les enfants, avant de naître, auraient dû pouvoir choisir l'endroit et la famille où ils souhaitaient vivre.
La poursuite d'une vie meilleur avait un prix, celui de la déception.
Chacun essayait de survivre avec ses propres moyens jusqu'à ce que son cerveau lui-même le protège en le faisant verser dans la folie pour lui éviter trop de douleur.
Tant que la peur irradierait le monde, les hommes ne seraient plus des hommes.
Leur enfance était leur territoire commun, le seul pays qui leur appartenait.
https://nathavh49.blogspot.be/2017/11...
May 2, 2026
L’histoire est prenante, palpitante même. Pas le genre d’histoire qu’on a vraiment envie de lire parce que c’est si triste et si vrai. Une sorte de slasher géopolitique où c’est le monde actuel, la violence des hommes, la pauvreté et la haine qui tuent des enfants et des adolescents, sans mobile particulier.
La fin est rassurante en un sens. Mais on n’y croit pas vraiment. Pourquoi faut-il attendre des mois et des mois avant qu’une médecin n’établisse la minorité de Hawa alors que dans les deux dernières pages du livre c’est si facile ? Comment se fait-il que Jawad n’ait jamais été pris en charge par l’ASE alors qu’il est si petit ? Et Ali dont la médecin, là encore, dit qu’il a 13 ans, pourquoi personne d’autre ne l’avait vu avant si sa jeunesse est si simple à établir ?
Bref, ça finit bien mais on reste un peu sur notre faim. Et en même temps, pas trop envie de s’attarder sur ce qui est vraisemblable ou pas, c’est trop désespérant.
Mais ce qui frappe, c’est la fréquence des viols d’enfants et d’adolescentes, par tous ces hommes de tous les pays qui semblent n’attendre que ça : avoir de la chair fraîche sous la dent, de la misère et de la souffrance à infliger à des êtres qui sont vulnérables et qui ont juste besoin de parents qui les aiment et les protègent.
C’est à se demander si l’humanité n’est pas finalement comme la liberté : quelque chose qui ne se donne pas mais qui s’acquiert.
La fin est rassurante en un sens. Mais on n’y croit pas vraiment. Pourquoi faut-il attendre des mois et des mois avant qu’une médecin n’établisse la minorité de Hawa alors que dans les deux dernières pages du livre c’est si facile ? Comment se fait-il que Jawad n’ait jamais été pris en charge par l’ASE alors qu’il est si petit ? Et Ali dont la médecin, là encore, dit qu’il a 13 ans, pourquoi personne d’autre ne l’avait vu avant si sa jeunesse est si simple à établir ?
Bref, ça finit bien mais on reste un peu sur notre faim. Et en même temps, pas trop envie de s’attarder sur ce qui est vraisemblable ou pas, c’est trop désespérant.
Mais ce qui frappe, c’est la fréquence des viols d’enfants et d’adolescentes, par tous ces hommes de tous les pays qui semblent n’attendre que ça : avoir de la chair fraîche sous la dent, de la misère et de la souffrance à infliger à des êtres qui sont vulnérables et qui ont juste besoin de parents qui les aiment et les protègent.
C’est à se demander si l’humanité n’est pas finalement comme la liberté : quelque chose qui ne se donne pas mais qui s’acquiert.
This entire review has been hidden because of spoilers.
February 26, 2025
This is a book that will sit with me for months to come. I can’t even describe how heartbreaking it is to read about children seeking asylum only to be treated like animals and with zero empathy. Their stories have really opened my eyes to the realities that many refugees have to face.
March 5, 2020
Poignant. Déroutant. Tellement triste, courageux. Humain.
November 13, 2021
Malgré la dureté du sujet, traitant d'enfants migrants dans la jungle de Calais, j'ai été touchée par la force de ses personnages.
August 23, 2022
Des ados dans la jungle de Calais. Vu par l'une d'entre eux .
February 3, 2024
Poignant!
January 6, 2018
Ce roman contemporain, et ô combien d'actualité, est très bien documenté et nous parle de la jungle de Calais, de son évacuation à son démantèlement total.
L'auteure s'attache à un groupe de 6 enfants et adolescents, et plus particulièrement d'une fille, Hawa, qui ont déjoué les autorités françaises afin de rejoindre leur El Dorado : l'Angleterre.
Delphine Coulin est partie du constat que des milliers d'enfants avaient disparu en Europe ces dernières années et a tenté d'imaginer ce qu'il pouvait advenir d'un groupe d'enfants totalement livrés à eux-mêmes, suite au démantèlement de la jungle de Calais.
Nous suivons donc le périple de Ibrahim, Ali, Jawad, Milad, Élira et Hawa, quatre garçons et deux filles, qui vont s'unir pour survivre. Ils se voient comme des bêtes et les éléments extérieurs (les autorités, les prédateurs, ...) vont les contraindre à se comporter comme tel. Ils ont comme but commun de rejoindre l'Angleterre. Ils vont vivre diverses péripéties qui vont les séparer les uns des autres... Nous apprenons aussi les raisons qui les ont amenées à partir de leur pays et leur périple pour rejoindre Calais, qui sont tout aussi horribles et rappellent à quel point les migrants ne quittent pas leur pays et souvent leur famille par choix mais pour leur survie...
Un roman bouleversant et qui finit malgré tout sur une touche d'espoir malgré la noirceur omniprésente dans ce roman.
Le destin de ces six personnages est marqué de façon indélébile dans mon esprit.
J'ai beaucoup aimé ce roman mais beaucoup moins la plume de l'auteure à laquelle j'ai eu beaucoup de mal à adhérer.
C'est un roman très dur, bien documenté, entre réalité et fiction qui marque les esprits durablement...
Je remercie NetGalleyFrance et les Éditions Grasset de m'avoir permis de découvrir ce roman.
#NetGalleyFrance #UneFilleDansLaJungle
UNE FILLE DANS LA JUNGLE
de Delphine Coulin
Sorti le 23 août 2017
aux Éditions Grasset
240 pages
L'auteure s'attache à un groupe de 6 enfants et adolescents, et plus particulièrement d'une fille, Hawa, qui ont déjoué les autorités françaises afin de rejoindre leur El Dorado : l'Angleterre.
Delphine Coulin est partie du constat que des milliers d'enfants avaient disparu en Europe ces dernières années et a tenté d'imaginer ce qu'il pouvait advenir d'un groupe d'enfants totalement livrés à eux-mêmes, suite au démantèlement de la jungle de Calais.
Nous suivons donc le périple de Ibrahim, Ali, Jawad, Milad, Élira et Hawa, quatre garçons et deux filles, qui vont s'unir pour survivre. Ils se voient comme des bêtes et les éléments extérieurs (les autorités, les prédateurs, ...) vont les contraindre à se comporter comme tel. Ils ont comme but commun de rejoindre l'Angleterre. Ils vont vivre diverses péripéties qui vont les séparer les uns des autres... Nous apprenons aussi les raisons qui les ont amenées à partir de leur pays et leur périple pour rejoindre Calais, qui sont tout aussi horribles et rappellent à quel point les migrants ne quittent pas leur pays et souvent leur famille par choix mais pour leur survie...
Un roman bouleversant et qui finit malgré tout sur une touche d'espoir malgré la noirceur omniprésente dans ce roman.
Le destin de ces six personnages est marqué de façon indélébile dans mon esprit.
J'ai beaucoup aimé ce roman mais beaucoup moins la plume de l'auteure à laquelle j'ai eu beaucoup de mal à adhérer.
C'est un roman très dur, bien documenté, entre réalité et fiction qui marque les esprits durablement...
Je remercie NetGalleyFrance et les Éditions Grasset de m'avoir permis de découvrir ce roman.
#NetGalleyFrance #UneFilleDansLaJungle
UNE FILLE DANS LA JUNGLE
de Delphine Coulin
Sorti le 23 août 2017
aux Éditions Grasset
240 pages
July 24, 2024
Original review July 2024
Difficile à lire! J'ai dû prendre une pause à plusieurs reprises. Une fille dans la jungle est un roman qui relate l'histoire de six enfants migrants. Les horreurs qu'ils ont dû subir, les trahisons, les regrets, les souhaits, l'espoir... Mais aussi comment la société déshumanise les migrants "clandestins".
Difficile à lire! J'ai dû prendre une pause à plusieurs reprises. Une fille dans la jungle est un roman qui relate l'histoire de six enfants migrants. Les horreurs qu'ils ont dû subir, les trahisons, les regrets, les souhaits, l'espoir... Mais aussi comment la société déshumanise les migrants "clandestins".
November 9, 2017
Bon livre mais un peu trop prévisible et classique dans le traitement du sujet des immigrés clandestins
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