"Ensemble, nous faisons toutes les erreurs de l'amour, avec joie et sans le savoir puisque chacun de nos pas a la décharge électrique des premières fois. Sans comprendre la moitié de ce qui nous arrive, sans comprendre où sont ses frontières et les miennes, nos souffles et nos corps tressés comme des écheveaux."
Cet été-là, la jeune fille qui raconte ce récit a dix-huit ans. C'est aussi l'âge du garçon qu'elle aime, avec qui elle partage l'insouciance de la vie qui commence. De nuit en nuit, de bar en bar, drag shows, voguing, paillettes et culture queer agiront comme une révélation.
Si j'avais besoin d'un livre pour aimer Paris, pour la retranscrire la plus authentiquement possible, Paris la vraie, pas l'idéalisée, ce serait Laisse tomber la nuit. Je n'ai jamais lu un livre qui m'a retranscrit une vision plus réaliste et pourtant belle de cette ville.
Ce livre, c'est une lettre d'amour. Une lettre d'amour pour la vie nocturne, pour le drag, pour l'amour, pour la sororité, une lettre pour tou.te.s les queers. La narratrice n'a pas de nom, car elle n'en a pas besoin, car le nom des personnes importantes c'est elle qui nous les dit. C'est Adore qui déploie ses ailes et son identité sur scène, c'est Selma, sa liberté et ses collages, c'est Léo et Aliya et tout cette colère qu'elles ont et cette rage pour défendre leurs frères et leurs soeurs, c'est Max ou Mina, Lou ou Vanilla selon l'heure du jour ou de la nuit. Ce livre c'est une ode, et on se fait emporter, on se fait bercer par ce rythme fou, ce rythme de la nuit et ses rencontres improbables.
Et alors que mon torse palpite de deux cicatrices fraiches, je ne peux que ressentir une bouffée de tendresse et d'amour pour elleux, pour nous, pour celles et ceux à venir.
Très facile à lire, un roman initiatique qui permet une introduction aux milieux queer/drag/féministes. C’est une bouffée d’air frais que de lire ces amours plurielles, ainsi que la liberté trouvée des protagonistes. Un jour peut être on n’aura plus besoin de toutes ces introductions, mais en attendant ce livre rentre dans la catégorie « histoires non mainstream ».
D’une beauté a couper le souffle, une plume qui virevolte telle une dance, j’ai été spectatrice hypnotisée par cet ouvrage, comme si j’étais dans la salle
J’ai adoré, du début à la fin. Le lexique est hyper intéressant et l’histoire de la nuit parisienne est absorbante. J’ai senti toute l’énergie de la ballroom. A lire !