Faut-il commettre l'irréparable pour être enfin quelqu'un ? À 33 ans, Victor Sommer mène une vie monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir quelqu'un. Une ambition entravée par sa mère, infirme autoritaire et possessive qui l'empêche de prendre son envol. Le jour où celle-ci disparaît de façon mystérieuse, Victor est confronté à un monde qu'il n'a jamais appris à connaître...
" J'ai lu Le Cas Victor Sommer avec plaisir. Un livre à mi-chemin entre les Évangiles et Psychose d'Alfred Hitchcock. Une réussite ! " Amélie Nothomb
Victor Sommer, trente-trois ans, vit en vase clos avec sa mère qui subvient à tous ses besoins. Dès le début on perçoit la relation étrange et malsaine qu'il entretient avec elle. Cette dernière a tout fait pour que son fils ne puisse se passer d'elle, de sorte que même adulte, il se sent incapable d'affronter le monde sans elle. Il ne travaille pas, elle n'en voit pas l'utilité. Mais un jour, l'envie de s'ouvrir au monde le pousse à se présenter, contre l'avis de sa mère, dans une entreprise de dératisation qui recherche de la main d'œuvre. Il débute aussi une relation amoureuse avec Eugénie, jeune fille qui était à l'école avec lui et qu'il a retrouvée par hasard dans la rue. Sa mère quitte alors mystérieusement la maison, laissant Victor à la fois soulagé et désemparé...
Le choix d'une narration à la première personne selon le point de vue de Victor positionne le lecteur de façon intéressante dans la peau du Dr Adam qui écoute son patient parler, raconter son quotidien étouffant avec sa mère et lui confier ses réflexions existentielles sur le sens de la vie. Le récit se lit facilement, les chapitres courts s'enchaînent rapidement mais j'avais senti venir la fin. J'ai eu du mal à m'attacher vraiment au cas Victor Sommer, le titre et le thème de ce roman m'avaient pourtant séduite.
Je remercie Netgalley et les éditions de l'Archipel pour cette lecture. #NetgalleyFrance #LecasVictorSommer
Le commentaire d’Amélie Nothomb m’a tout de suite accrochée et je remercie les éditions de l’Archipel et Netgalley pour l’envoi grâcieux de ce court roman étouffant. Viktor Sommer est un homme introverti et soumis. Il vit avec une mère seule, possessive et castratrice. Celle-ci régente sa vie d’une main de velours, jouant habilement avec le sentiment de culpabilité et le besoin de reconnaissance de son fils. Leur vie est réglée au millimètre et les moments de liberté de Viktor sont savamment orchestrés : aller chercher le journal par exemple, consulter le psy soigneusement choisi par elle… Inutile de travailler ou de chercher à rencontrer des personnes, leur tandem suffit à leur équilibre ! Mais dès le début du roman, on sent que Viktor n’est pas à l’aise avec ce cocon étouffant et l’on sent très vite que l’affaire va se gâter. Les échanges avec le psy ou la rencontre fortuite avec Eugénie, son amie d’enfance, nous montrent très vite que Viktor ne raisonne pas comme les autres ! L’ambiance est posée dès le début, et la forme du journal nous laisse augurer le pire. Tout se met en place petit à petit dans ce roman à l’atmosphère glauque et malsaine. Il faudra cependant attendre la fin pour comprendre pourquoi et comment cette mère si protectrice a disparu pendant 3 semaines. Un roman bien écrit mais qui ne m’a pas emportée comme je l’aurais espéré, dommage. Un rendez-vous manqué pour moi ? J’en suis désolée. #LECASVICTORSOMMER #NetGalleyFrance
Ce roman me tentait beaucoup depuis sa sortie en mai 2022, j'étais très intriguée par le résumé et la couverture. Lorsque j'ai vu que l'auteur sortait un second roman cette année, j'ai tout de suite acheté son premier, afin de me faire une idée. Je ne suis pas du tout déçue. J'ai lu ce roman en un peu plus d'une soirée et j'ai beaucoup aimé l'ambiance et le suspense qui y régnait.
J'ai donc fait la connaissance de Victor Sommer, qui est vraiment un cas, le titre est bien trouvé. Il a 33 ans, il vit avec sa mère dans une maison délabrée. J'ai tout de suite pensé à la chanson d'Aznavour "J'habite seul avec maman..." Cette mère est étouffante pour Victor, elle a plus de 66 ans, souffreteuse, elle dirige la vie de son fils. Il ne connait pas son père, il ne reste qu'un vieux cliché jauni auquel il se raccroche. Victor ne travaille pas, n'a pas de petite amie, et pas plus de vie sociale. Sa mère l'accapare, et Victor s'en accommode. Le jour où il répond à une petite annonce pour du travail et fait un jour d'essai, sa mère fait tout pour le dissuader. Il rencontre aussi un jour une jeune fille, il ne dit rien à sa mère, mais celle-ci le devine très vite. Pour avoir désobéi, sa mère va se volatiliser le jour de son anniversaire. Qu'est-elle devenue, où est-elle allée, reviendra-t-elle, et comment va devenir la vie de Victor...ça je ne peux pas vous le révéler, bien évidemment.
C'est une histoire où la tension monte crescendo. L'auteur place ses personnages dans leur contexte, montre leurs personnalités, leurs caractères, pour arriver au point culminant qu'est la disparition de sa mère. Ensuite, on se trouve comme sur un plateau de tension qui ne baisse qu'avec l'épilogue. L'auteur a très bien mené son suspense, a réussi à me surprendre, même si je dois bien avouer que j'ai compris ce qu'il en était. Et ceci à cause surtout du bandeau rouge et de la phrase d'Amélie Nothomb. Sa référence à Psychose dévoile trop l'intrigue et j'ai trouvé ça dommage. J'ai surtout pensé à la série adaptée du film, j'ai même fait un mimétisme entre le personnage de Victor et le héros de la série. J'avais l'impression de le voir lui et de voir la même maison. Je ne veux pas en dire plus, peut-être ne connaissez vous ni le film, ni la série, et dans ce cas là, je vous recommande de les regarder, mais une fois que vous aurez lu ce livre bien sûr. Mis à part cela, je ne m'attendais pas du tout à certains faits, j'ai même été très surprise, tellement l'action arrive sans l'avoir pressentie. C'est pour ça que le fait d'avoir deviné un point ne m'a pas du tout dérangée, le reste est tellement surprenant, que ça efface tout le reste. Je me suis fait avoir jusqu'à la toute fin, qui est magistrale d'ailleurs. Ah ce n'est pas l'envie qui me manque de pouvoir vous en dire plus, ça me titille, mais non. En tout cas, je suis sûre que vous vous ferez avoir aussi.
Je me suis vite attachée à Victor au début du livre. Par contre, au fur et à mesure, je n'étais plus d'accord avec certaines de ses idées, et je me suis détachée de lui petit à petit. C'est un personnage déroutant et déstabilisant, et j'ai apprécié que l'auteur arrive ainsi à changer l'avis du lecteur sur son héros. Bien sûr, il a de grosses circonstances atténuantes. Vivre trente-trois ans sous le joug d'une mère possessive et exclusive, ne pas avoir de contact social, cela ne peut que laisser des traces. C'est totalement compréhensible. Victor est tenté de mener enfin une vie comme tout le monde, mais toujours cette mère qui lui met des bâtons dans les roues, et pourtant il l'aime. J'ai vraiment beaucoup aimé comment l'auteur a construit ses personnages, leur psychologie prend le pas sur le reste, ils sont très réalistes.
L'auteur nous fait suivre l'évolution de son personnage en séparant son roman en trois parties. Elles correspondent bien aux changements de Victor. Au début, il subit sa mère, il tente de se rebeller, ensuite, vient la phase où sa mère disparait, il est inquiet, la cherche, a des remords, il est dans une sorte de déni de la situation. Puis vient le moment où il accepte cette disparition, la voit plutôt comme une libération et une possibilité pour lui de mener la vie qu'il souhaite, et il craint même le retour de cette mère et de sa vie d'avant. J'ai beaucoup aimé comment l'auteur a décortiqué tout cela, très finement, avec beaucoup de sobriété et de délicatesse. J'ai vraiment ressenti diverses émotions face à Victor. Je le soutenais, avais envie de l'aider, puis j'avais envie de lui dire d'arrêter, de le secouer, bref, je l'ai regardé évoluer comme si je voyais une personne dans ma vie de tous les jours.
Et bien sûr, tout ceci est porté par un très bon style de l'auteur. C'est son premier roman, mais quelle plume prometteuse. La fluidité de ses mots fait que la lecture se fait très facilement, sans heurts, sans longueurs. Il va droit au but tout en n'oubliant pas de décrire les lieux et les scènes. Les chapitres sont assez courts, et représentent une sorte de journal, ils commencent par un jeudi, et se termineront par un samedi, trois semaines et demies plus tard. J'ai beaucoup aimé cette construction, très prenante, qui donne beaucoup de rythme à la lecture, qui fait tourner les pages sans s'en rendre compte. J'ai lu les cent trente premières pages d'une traite, presque sous apnée, je retenais ma respiration. J'ai aussi aimé que l'auteur emploie une narration à la première personne du singulier. Cela donne un effet très intimiste, je rentre ainsi beaucoup plus dans la peau du personnage, je ressens encore plus ses émotions. Et c'est parfois pas évident quand Victor pète un plomb, c'est pour ça que je disais plus haut que je me détachais de lui, car je ressentais trop vivement tout ce qui le traversait. On pourrait penser que tout est noir dans ce livre, mais non, Victor a un certain humour qui fait sourire, et qui allège une ambiance parfois tendue.
À travers ses personnages, l'auteur fait passer plein de messages et de valeurs sur la famille, la relation mère-enfant, le désir d'émancipation parfois mal ressenti par les parents, l'absence et le poids qu'elle peut avoir sur nos vies. Certaines paroles de Victor sont souvent philosophiques et j'ai aimé cette dimension qu'apportait l'auteur. Ce n'est pas seulement un drame psychologique, il y a aussi de très belles réflexions sur l'être humain, sur la vie, sur la mort aussi. Je pense notamment au passage où Victor parle de la vie et de la mort avec un autre personnage, et quand il dit "Si on doit mourir, c'est uniquement parce que la vie nous y oblige", j'ai trouvé cette phrase tellement pertinente, elle m'a travaillé, fait réfléchir, c'est vrai qu'on craint la mort, seulement parce qu'on existe. C'est très basique me direz-vous, mais tellement fondamental. Et il y a plein d'autres pensées comme ça sur différents sujets qui font se questionner, je n'ai pas pu tout relever, mais j'ai apprécié toutes ces pistes que l'auteur donne.
J'ai beaucoup aimé ce livre, j'ai découvert un nouvel auteur, que je vais continuer à suivre car c'est une plume prometteuse. Son nouveau roman "Les pyromanes" sort le 24 août, j'ai la chance de l'avoir reçu en avance, je vais vite me plonger dedans. Il est beaucoup plus épais que celui-ci, j'ai hâte de retrouver la plume de Vincent Delareux. Une chose est sûre, c'est que je n'oublierai pas Victor Sommer de sitôt. Sa personnalité, sa détresse, ses pensées, font que je le garderais bien en mémoire. Je ne peux que vous conseiller de lire ce roman noir, où la psychologie est finement travaillée, où les réflexions philosophiques sont nombreuses, et avec un suspense surprenant, car même si j'avais deviné certains points, je me suis laissée totalement surprendre par d'autres. Un livre court, un peu plus de deux cents pages, mais tellement intense, dense et pertinent, que je vous recommande vivement.
Victor Sommer à 33 ans, il vit encore chez sa mère qui a besoin de lui pour l'aider dans de petites tâches qu'elle ne peux plus faire. Victor a été élevé par sa mère possessive et despote qui régente sa vie. Il ne sait quasiment rien de son père, le sujet étant tabou. Victor est le narrateur et l'on sait qu'il consulte régulièrement un psychiatre pour pallier à ses angoisses existentielles. Le jour où sa mère disparaît, il se trouve à la fois heureux et vulnérable devant l'immensité du monde qui s'ouvre à lui. Lui qui n'a toujours vécu qu'une vie faite d'habitudes et de routines, n'a aucun ami et encore moins de petite amie, n'aspire qu'à s'émanciper. J'ai adoré suivre Victor dans cette atmosphère surréaliste où règne un fort potentiel de dérèglement psychologique. La montée en tension se met en place graduellement au fur et à mesure des événements qui arrive à Victor. On sent qu'il y aura un point culminant mais jamais je n'aurai imaginé celui que l'auteur a pensé pour nous. Le personnage de Victor est complexe et attachant, on ne peut qu'éprouvé de la sympathie pour ce jeune homme un peu perdu face aux bouleversements qui l'attendent. Et puis rien que d'imaginer une mère comme la sienne m'a fait frissonner. Trouver un sens à sa vie est le sort commun de toute l'humanité mais pour Victor il semble que cela doive se faire dans la douleur. Un roman noir bien pensé qui utilise tous les codes de la psychologie humaine mais aussi un chemin philosophique où l'inconscient joue un rôle important. En cela l'auteur fait montre d'intuition et sait captiver le lecteur de bout en bout. J'ai aimé le style désuet de l'auteur qui m'a fait imaginer un temps que l'action se situait au début du siècle mais il n'en n'est rien. Un premier roman réussi qui est un coup de cœur. Bonne lecture.
Ce récit nous est raconté du point de vue de Victor Sommer. Celui-ci a la particularité d’être assez spécial car dès les premières lignes, on sait d’emblée que c’est un anti-héros. Couvé par une mère trop envahissante, il n’a jamais connu son père ni jamais travaillé. C’est ainsi qu’à trente-trois ans, il vit encore chez elle et il faut dire qu’elle ne fait rien pour l’aider à prendre son envol.
Quand on lit ces lignes, on a immédiatement un feeling. On se dit que l’histoire ne va pas bien se terminer. Pourtant, comme mû par une sorte d’espoir de se tromper, on dévore les pages. Après tout, peut-être que notre instinct se trompe.
Quand on lit Victor, on comprend pourquoi il est devenu comme il est. Mais, est-il un narrateur fiable?
De nombreuses scènes nous font penser que ce n’est pas le cas. Il est lucide, il a conscience de la réalité mais il y a des moments où il nous fait peur. Psychologiquement, Le cas Victor Sommer est un titre adapté à ce qu’on lit. Je comprends les références faites sur le blurb car même dans l’ambiance qui se dégage du roman, on retrouve une atmosphère presque oppressante. Un air de huis clos dans la tête d’un mec dérangé du ciboulot qui s’ignore. C’est presque étouffant, malsain, d’autant plus qu’on a envie de se tromper.
La courtesse du roman fait qu’on lit avec avidité les pages. On se demande à quelle sauce on va être mangé, ce que la fin peut bien nous réserver.
Sans vouloir vous en dévoiler trop, je dirais qu’elle a un mérite, c’est de se clôturer sur une note finale. Elle ne souffre pas d’ambiguïté. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce que l’auteur nous offre. C’est logique, c’est réaliste, efficace.
Victor Sommer, 33 ans, vit seul avec sa mère. Il ne travaille pas et sa vie tourne autour de Maman. Ses seules interactions sont avec le vendeur du kiosque à journaux qu'il voit tous les matins en allant chercher le journal de Maman et son psychiatre, le Dr Marchand, lors de sa consultation hebdomadaire. Une routine parfaitement huilée qu'un grain de sable vient enrayer : Eugénie, une ancienne camarade de classe, qu'il rencontre un matin par hasard.
A partir de ce moment-là, Victor va avoir des envies de nouveauté, de contacts, d'emploi, de relations, de vie... Mais Maman s'y oppose, Maman critique Eugénie, Maman se moque de sa tentative d'emploi... jusqu'au jour ou Maman disparait.
Ce roman est troublant car l'auteur nous livre d'une écriture délicieusement surannée et vieillotte les pensées d'un homme-enfant totalement infantilisé par sa mère. La relation est totalement malsaine et glauque, sans doute incestueuse, castratrice, étouffante. Nous sommes dans la tête de Victor et nous ressentons ses velléités de liberté mais aussi l'emprise effrayante de Maman.
Vincent Delareux manie les mots avec un talent certain et j'ai pris grand plaisir à suivre cette histoire finalement assez sombre.
Je le remercie d'ailleurs de m'avoir proposé ce Service Presse qui m'a sortie de mes lectures habituelles et m'a charmée par la qualité de sa plume.
À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister. Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…
On découvre un duo malsain avec la plongée dans l’esprit de Victor, qui malgré la sur-présence de sa mère est quelqu’un de très seul. Je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir cette histoire plutôt spéciale. 😄 Je l’ai lu vraiment très vite alors j’ai été légèrement laissée sur ma faim, heureusement que l’opus sur la mère de Victor sera prochainement dans les librairies ! 📚
Le cas Victor Sommer est un texte à part, un roman noir qui brille par le travail effectué sur la psychologie d’un personnage qui semble se réveiller d’un long sommeil de trois décennies. Un réveil qui alternera entre cauchemar et espoir, et qui conduira les lecteurs dans une sorte d’entre-deux où ils ne savent pas s’ils peuvent croire au meilleur ou s’attendre au pire. Un roman court et intense, à l’écriture libérée des contraintes de l’émotion où la tension se mêle à l’angoisse de l’absence, à moins que ce ne soit d’une liberté inattendue, mais chèrement payée !
Formidable roman qui vous tiens en haleine et que vous ne lâcherez pas avant de l'avoir fini. C'est simple, je l'ai lu en une après-midi. Le récit sous forme de journal intime à la première personne rend le personnage principal attachant. En effet, Victor, 33 ans, étouffé par sa mère mais conscient de sa situation qu'il n'apprécie pas, est sympathique. Lorsqu'il rencontre une ancienne camarade de classe et que sa mère disparaît, le lecteur commence à échafauder des théories. L'écriture est simple mais très agréable.
Il n'y a pas de mots pour décrire la sensation magique que l'on éprouve quand on li un livre exceptionnel et qu'on a du mal à lâcher. Le Cas de Victor Sommer fait parti des ces livres. J'ai su dès les premières que j'allais vraiment l'aimait. Ayant fait immédiatement le lien avec L'Étranger d'Albert Camus je ne pouvais qu'en tomber amoureuse. Si vous passez par là je vous le recommande très fortement !
Ce roman est le premier de Vincent Delareux et ça a été une excellente lecture, qui frôle de très près le coup de cœur ❤️
Victor nous raconte son histoire sur un peu plus de trois semaines, avec un style simple mais très efficace, si bien que le livre se lit vraiment tout seul ! Les phrases sont majoritairement courtes, sans détail, mais souvent percutantes, et abordent de nombreux thèmes, dont certains assez sombres. J'ai adoré ce choix de narration qui peut paraître simpliste mais que je trouve très intelligent ici 😊
L'histoire en elle-même est très prenante, même s'il ne se passe forcément grand chose. En effet, on suit simplement la vie de Victor donc, mais c'est addictif grâce à des personnages forts. On est presque sur un huis clos, qui nous dépeint la relation toxique entre Victor et sa mère. Françoise Sommer s'est totalement approprié son fils, il ne vit en soit que pour elle. A 33 ans, il vit toujours chez elle, n'a pas fini ses études, n'a jamais eu de travail, n'a pas de vie sociale... Son quotidien est rythmé par celui de sa mère, et la moindre de ses actions quasiment est faite en fonction de cette dernière. Un jour, Victor se réveille et sa mère est sortie de la maison sans rien dire. Il l'attend mais elle ne semble pas revenir. Son quotidien se retrouve ainsi totalement chamboulé. Inquiet au début, il va commencer à apprécier cette nouvelle vie qu'il va enfin pouvoir vivre pour lui en tentant de s'adapter au monde 😉
Mais même absente, forcément, la mère de Victor reste très présente : comment réagirait-elle face au comportement de son fils, serait-elle en accord avec ses décisions ? On sent son emprise même dans son absence et Victor ne peut parfois que nous toucher, on voit en lui une victime de la possessivité de sa mère. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Françoise. Elle est horrible en vrai c'est sûr, donc je ne me suis pas attaché à elle, mais elle apporte de l'humour parfois (noir bien sûr) avec ses réflexions et ses piques 😅
Conclusion : un livre assez court (à peine 200 pages) mais qui se suffit amplement à lui-même, il n'y a pas besoin de plus. La lecture a été addictive grâce à des chapitres courts et une plume simple qui colle parfaitement au narrateur, mais percutante et qui pose de nombreuses interrogations sur des thèmes parfois sombres, le tout renforcé par des personnages loin d'être parfaits, que ce soit Victor, mais qui nous touche par moments ou sa mère, souvent atroce, mais qui apporte un peu d'humour (noir) avec ses remarques plus qu'acerbes 😈😂 Bref, un quasi coup de cœur pour ce premier roman de Vincent Delareux ❤️
Il suffit de lire le résumé du livre pour en déduire la fin. Mais ce n'est pas un murder mystery me direz vous, et je l'ai malgré tout acheté. J'ouvre toujours les livres à des passages au hasard pour voir si le style d'écriture va me plaire, en général trois, et c'était le cas ici.
SPOILERS Si l'on pouvait mettre des demi étoiles, j'aurai mis 2,5. Le style d'écriture est très bon et me plaît. Le rythme aussi est bon. Les passages où Victor divague, comme quand il voit son père dans les traits de son psy ou est persuadé que la note dans sa boîte aux lettres vient de sa mère, sont excellents et provoquent un vrai malaise.
Mais la relation avec sa mère est trop creuse, trop basée sur les clichés du style Psychose, sans que ses passages d'amour et de haine ne soient vraiment plus explorés. C'est pourtant la majorité du livre, mais c'est mon honnête ressenti. Victor en lui-même n'est pas assez développé et il est difficile de ressentir quoi que ce soit à son égard, si ce n'est de la frustration par moments.
Eugénie est un outil facile pour l'intrigue, mais elle ne fait pas assez réelle. Et soyons honnêtes, elle aurait dû remarquer que quelque chose ne tourne pas rond chez Victor bien avant qu'il ne tente de l'étrangler.
Bref je ne sais pas, ce livre n'est pas désastreux et plaira sans doute à beaucoup... mais pour moi, comme Victor Sommer, dans quelques mois seulement il sera déjà oublié.
3,5/5 J'ai préféré les Pyromanes, que j'ai lu avant, mais qui est le prequel de celui-ci. je suis un peu restée sur ma faim avec le cas Victor Summer : j'aime les romans longs. Ici c'est presque une nouvelle, je ne m'y attendais pas. j'aime toujours le style de l'auteur mais je l'ai vraiment préféré dans les Pyromanes. J'ai deviné l'histoire de Victor Summer, c'était un peu sans surprise
Je ne pense pas être le public cible pour ce livre même s’il est bien écrit et tout j’en suis la première navrée snif mais l’auteur est super sympathique quand même!!
Victor Sommer, 33 ans, mène une vie qu'il n'aime absolument pas.
Ses ambitions sont vites remises en cause par sa mère, avec qui il vit. Cette dernière a une véritable emprise sur lui. Elle est possessive et autoritaire.
Un jour, sa mère disparaît soudainement. C'est alors que Victor va se retrouver confronté à lui-même et à un monde qui lui paraît complètement étranger....
Mon avis
Ce roman est assez déroutant mais aussi addictif.
Déroutant, car dès le début, on sent que le personnage de Victor est quelque peu spécial. Il est clairement sous l'emprise de sa mère. Au niveau psychologique, on voit qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
Et addictif car on ne peut pas lâcher ce livre avant d'avoir atteint les dernières pages, on veut savoir ce qui est arrivé à la mère de Victor.
J'ai clairement été bluffée par la fin, je ne m'attendais pas du tout à cet épilogue.
En ce qui concerne l'écriture de l'auteur, sa plume est fluide, ce qui permet de nous laisser entraîner jusqu'à la fin de l'histoire sans s'en apercevoir.
Je regrette de ne pas avoir lu ce livre beaucoup plutôt. C'est une très belle découverte !
Après avoir lu le second roman de l'auteur, je me suis jetée sur celui ci où l'on retrouve certains personnages du premier... Que dire de Victor ? Le pauvre garçon est entièrement sous la coupe de sa mère et on le voit peu à peu sombrer dans la folie. Honnêtement, sa mère a raison de l'envoyer consulter un psychiatre même si ce dernier va générer un certain nombre d'idées dans la tête du pauvre Victor. Je n'en dirai pas plus mais j'avoue que j'ai apprécié d'avoir lu ce roman en ayant les éléments présentés dans Les pyromanes.
Ce que j'aime : la manière dont l'auteur retranscrit l'ambiance confinée de la maison où vit Victor, la folie dans laquelle il bascule peu à peu.
Ce que j'aime moins : j'ai trouvé certains passages un peu longuets
Pour résumer
Un roman qui nous présente un personnage trouble et troublé et décrit sa plongée dans la folie