Mars 2013, un ténor du barreau est retrouvé mort au large de son île privée en Bretagne. Dans son ombre papillonne un jeune gigolo à la beauté magnétique et au passé trouble, soupçonné d'être un empoisonneur en série. " J'ai toujours eu de l'argent. Je vivais avec des gens qui avaient beaucoup d'argent et qui voulaient que ma vie soit vraiment parfaite... Depuis toujours, les gens tombent amoureux de moi tellement facilement. Je les séduis. J'ai cette capacité. J'ai toujours rencontré des gens importants. Cela explique beaucoup de choses dans ma vie. " Alexandre Despallières, entretien du 12 juillet 2013
Qui est réellement Alexandre Despallières ? Cet adonis ambitieux qui pratique l'" art du poison " depuis l'adolescence traîne dans son sillage nombre de morts suspectes. Sa vie dorée bascule en juin 2010, lorsqu'il est arrêté à Paris, accusé d'avoir assassiné un richissime Australien, producteur d'Elton John et de Madonna. Il l'aurait empoisonné et aurait rédigé un faux testament pour capter sa fortune. Trois ans plus tard, Olivier Metzner, l'un des avocats les plus puissants de France, est retrouvé mort, son corps flottant au large de son île privée en Bretagne. La star du barreau et le bel Alexandre, amants depuis plus de vingt ans, partageaient nombre de secrets. Sophie Bonnet a enquêté durant cinq ans, rencontré plus de 150 témoins, et s'est longuement entretenue avec Alexandre Despallières. Elle nous dévoile un labyrinthe de crimes et de sexe dans les allées du pouvoir. Un récit haletant dont le suspense est le maître mot.
If only Gary Indiana had written this tale of evil faggotry.
Good story, incredibly badly written, full of cliches. Writer comes across as snooty bourgeois mother, who can barely contain her disdain/pity for her subjects.
Le maître et l'assassin nous raconte la plus que fascinante et véridique histoire d'Alexandre Despallières, cet adonis ambitieux qui pratique "l'art du poison" depuis l'adolescence et traîne dans son sillage nombre de morts suspectes - de sa famille, en passant par le producteur d'Elton John et de Madonna, puis son avocat et amant.
Sophie Bonnet nous livre ici une enquête journalistique étoffée, bâtie sur cinq années, appuyée par plus de 150 témoignages et nombre d'entretiens avec Despallières. Un récit palpitant de la vie, des magouilles et des relations toxiques de ce personnage au summum du narcissisme, du déni et de la mythomanie. Un pauvre type finalement qui avait cette faculté innée de manipuler, de séduire, voire d'aveugler, et de s'entourer.
Le maître et l'assassin est une grosse pavasse de 555 pages qui se lit comme un polar et qui m'a littéralement fondu entre les mains. Je savais qu'on était dans le fait réel et pourtant, à de nombreux passages, je ne pouvais m'empêcher d'écarquiller les yeux d'étonnement, de hocher la tête, d'ouvrir la bouche comme un merlan frit tellement la réalité dépasse ici tout ce qu'on aurait pu imaginer. Je suis réellement surprise d'en avoir si peu entendu parler et je ne peux que recommander chaudement cette lecture tout à fait hors de l'ordinaire.
Je ne lis jamais d'enquêtes de ce genre car les faits divers ne m'intéressent jamais vraiment, donc je ne suis pas le public cible et cette critique n'est peut-être pas des plus pertinentes.
Je me suis laissée tenter suite à une chronique radio où quelqu'un en avait fait un éloge dithyrambique. En fait c'est juste le récit de plusieurs crimes parfaitement sordides, narrées avec une multitude de détails voyeuristes. Pour un peu, on en mentaliserait la lecture avec la voix de Christophe Hondelatte.
Je n'ai pas réussi à terminer, l'actualité me déprime trop pour que je m'inflige ça.
J’ai lu ma part de livres sur des criminels en tous genres. Et je dois dire que jamais, JAMAIS, je n’ai ressenti autant de dégoût que vis-à-vis des personnes dont ce livre est question. La lecture du Maître et l’assassin s’est avérée passionnante, mais éprouvante, déroulant une galerie de portraits tous plus écœurants les uns que les autres.
On y trouve Olivier Metzner, qui certes a les circonstances atténuantes de son enfance compliquée, mais qui n’a rien trouvé de mieux pour assurer sa réussite que de trouver des vices de procédure pour libérer les pires ordures.
Monique Despallières, qui, en développant à outrance le narcissisme de son gamin, et son intolérance à la frustration, a créé un monstre qui, dans une ironie presque poétique, l’a finalement supprimée.
Marcel Despallières, qui a appris à ses enfants qu’une belle gueule était suffisante pour réussir et qu’il ne fallait pas hésiter à l’utiliser pour extorquer un maximum de pigeons.
Une bonne petite tripotées de personnalités publiques nageant dans la drogue et les minets à peine majeurs.
Et bien sûr, Alexandre. J’ai eu une prof de philosophie qui disait que le mépris était une émotion si cruelle que personne ne la méritait. Je ne suis pas d’accord en général, mais je pense que dans ce cas précis, même elle n’aurait pas trouvé Alexandre Despallières autre chose que méprisable.
Mon dieu que cet individu est à gerber. Des parents l’ayant convaincu qu’il était la huitième merveille du monde, doté d’une beauté apparemment hypnotique (franchement, et même si l’auteure nous explique que les photos ne lui rendent pas justice, il a un visage que je trouve très lisse et ne méritant pas les nombreux adjectifs dithyrambiques utilisés pour le décrire), un charisme certain, et surtout, une incapacité psychopathique à la moindre empathie se sont combinés en un monstre d’égocentrisme et de cruauté ayant traité son entourage comme des objets utiles ou inutiles à son ascension, sur lesquels il avait pouvoir de vie ou de mort. Ses interviews, dont des extraits sont cités verbatim dans le livre, transpirent de suffisance non méritée pour un minable n’ayant jamais rien fait de ses dix doigts ou contribué à la société (bien au contraire, parasite qu’il était). Et qui contaminait volontairement des garçons avec le sida. Voilà toute l’étendue de notre personnage principal.
Un être pathétique, obsédé par la gloire tout en n’ayant aucun talent, avec un attrait vapide pour les marqueurs extérieurs de richesse, les mensonges permanents, les humiliations et la manipulation mentale et médicamenteuse. La certitude de pouvoir faire tourner le monde autour de lui, à tel point qu’il pensait probablement qu’arrêter son traitement pousserait la justice à abandonner les poursuites. La seule satisfaction à tirer de cette histoire de fous est l’obstination du destin à lui refuser ce qu’il voulait par-dessus tout, le laissant comme le loser qu’il était moisir d’ennui dans l’appartement minable de ses parents ou dans un apparthotel bon marché, puis mourir dans la déchéance la plus totale et presque abandonné de tous. Il ne méritait rien de mieux.
Cette histoire est folle et démontre bien les énormes mensonges que sont capables de faire passer pour plausibles des manipulateurs charismatiques sans aucun scrupule. Même si la gloire et la richesse éternelles ont toujours glissé entre les doigts d’Alexandre, il a quand même réussi à obtenir beaucoup grâce à des stratagèmes plus rocambolesques les uns que les autres, qu’il arrivait à faire gober (combinés avec des cocktails médicamenteux, du chantage affectif et la honte ressentie par ses victimes, il est vrai) à ses proies, du type : « Ma mère est une actrice légendaire, mon père est un milliardaire, et je n’habite en HLM à Bois-Colombes que parce qu’ils ont voulu me protéger des paparazzis. »
J’ai vraiment du mal à poser mes impressions sur le papier, parce qu’il y a tellement d’informations dans ce livre dont j’aimerais parler, mais que je n’arrive pas à organiser de façon cohérente.
Disons donc seulement que Le Maître et l’assassin est un livre passionnant sur un escroc doublé d’un meurtrier, hors normes dans sa personnalité répugnante et son narcissisme extrême. Les descriptions de ce qui se passait dans l’appartement familial et la complicité de la famille décrivent une dysfonction extrêmement malaisante, et le fait qu’Alexandre se soit finalement retourné contre eux donne une dimension romanesque à cette histoire de fous qui explore toute la laideur de la nature humaine. La personnalité d’Olivier Metzner est également intéressante à bien des égards, et le va-et-vient entre leurs deux histoires qui finalement s’entremêlent rendent Le Maître et l’assassin bien construit et palpitant, relatant une histoire qui n’en finit plus de repousser les limites du vraisemblable. Il m’a semblé certes que l’auteure prenait un peu trop de liberté artistique en décrivant les pensées intimes de ses sujets, mais cette histoire ayant une dimension plus que romanesque, c’est un choix stylistique qui se comprend et qui finalement sied bien à ce récit (pour citer l’ami intime imaginaire de Despallières, Jacques Chirac) abracadabrantesque.