De la pointe Est de la Nouvelle-Écosse jusqu’à Terre-Neuve, deux voix racontent le traversier, les nuits au sol, les plats nouveaux, en empruntant à l’anecdote les codes de la grande histoire. Livre d’artiste au souffle long, MONUMENTS propose un récit de désirs et d’aventures, naviguant du territoire réel à son occupation fantasmée.
Vanessa Bell was born in Hyde Park Gate, London, the eldest child of the eminent literary scholar and critic Leslie Stephen and his second wife Julia Duckworth. At the time of Vanessa's birth Stephen was engaged as editor of the multi-volume Dictionary of National Biography and his was a home wherein intellectual pursuit, particularly of a literary kind, was encouraged. Besides Vanessa there were three other children, Thoby, Adrian and Virginia, and Virginia (later to become Woolf) would most evidence this literary influence. But there was broadness of cultural pursuit, and Vanessa's interest in drawing was approved whilst she was young, and lead to her attending the Royal Academy Schools for a more formal training in art.
Despite such broadness of cultural interests the household was socially, in many ways a conventional one; and to a degree - or so Vanessa would come to feel – hide-bound in its social customs and expectations. After her father's death in 1904, Vanessa instigated a move to 46 Gordon Square, Bloomsbury. Here she and her siblings would live a life of less constrained conventionality. They held 'at homes' to which they invited their friends, and soon it was understood by those attending that not only were there few topics of conversation out of bounds, but a certain tenor of conversation – irreverent, ironic and above all psychologically honest – was expected. From these informal gatherings there emerged a core set of people - the Stephen children, Lytton Strachey, Clive Bell, Leonard Woolf, Duncan Grant and David Garnett amongst them - to which the name 'Bloomsbury' would become attached.
Vanessa married the art-critic Clive Bell. They had two sons, Julian and Quentin, but their marital relationship did not last and for much of their lives they lived apart. They nevertheless maintained close, and for the most part affectionate relations - even during a brief affair which Vanessa had with Roger Fry, a friend, fellow art-critic and sometime professional colleague of Clive's. This affair was short lived, and Vanessa's affections were soon directed towards the artist Duncan Grant with whom she was to have her third child Angelica, born in 1919.
Both Roger Fry and Duncan Grant each had an influence on Vanessa's art. Duncan in more personal ways: she felt spurred to create by him, his influence the result of an eroticised attachment. But theirs was also a collegial relationship: they undertook commissions together for The Omega Workshops, a Bloomsbury venture which sought to supply items of well-designed household artefacts for sale to the public, and they often worked on the same project such as decorating the rooms at their Sussex home Charleston Farmhouse. Theirs was a working relationship not without ambivalence: whilst Vanessa welcomed his creative energies and vision she feared being exposed too much to his influence, and occasionally felt that her own endeavours might be eclipsed by his.
Fry's influence was less directly personal. Fry had a deep interest in modern French art - indeed it was he who was first to introduce Manet and Post-Impressionism to a scandalised British art establishment when he curated the two exhibitions of their works in 1910 and 1912 respectively. And Vanessa found these exhibitions of profound influence: she began to experiment with strong colours and a bold reductionism in her paintings, and much of her most radical work can be traced to the influence of the Post-Impressionists exhibiting just before the war. She would later return to more traditional methods of representation, but a strength of colour would always characterise her work, and it is as a colourist for which she is now perhaps most admired.
Vanessa Bell was a central member of Bloomsbury – in many ways she was the social linchpin which sustained and maintained the group. Writing to her in 1912, Roger Fry says: 'I imagine all your gestures….and how all around you people will dare to be themselves and talk o
Me réconcilier avec la poésie - un magnifique recueil à la fois. Celui-là est grandiose et j’ai presque pu sentir les images tellement elles sont vives, j’en ressors happée et toute petite devant le territoire et un amour aussi fougueux. J’ai presque envie de dire merci.
Un vrai travail d'exploration interdisciplinaire; la série de photos est frappante et rappelle des lieux familiers déjà croisés en road trip et la prose est magnifique, frénétique, très libre.
Pourtant, j'ai quand même l'impression que quelque chose du livre m'a échappé.
Quel coup de cœur ! Ce livre est un beau spécimen. Ça m’a happé; j’ai eu l’impression de mieux respirer, d’avoir la clé pour atteindre une certaine grandeur. Cette poésie accompagnée de photographies donne un objet artistique qui traduit bien ce sentiment d’universalité nordique. C’est carrément multisensoriel : on goûte la salicorne, on voit les côtes escarpées, on touche au givre, on sent les épinettes. Le talent de Kéven Tremblay ajoute grandement à la musique de Vanessa Bell. La présence discrète de noms d’espèces boréales en français, en latin et en innu-aimun est un exemple parmi tant d’autres de ces petites choses qui m’ont charmé.
Déçue par la mise-en-page — sur le coup, le format du livre me plaisait, m'intriguait, se distinguait des autres. Mais finalement, ça gâche l'expérience, ça abîme les photographies et brime le rythme des poèmes (déjà qu'il y a si peu de mots à lire, trop peu de mots même). C'est tellement court que c'est certain que je me dois d'une relecture sous peu, peut-être que j'apprécierais mieux l'œuvre.
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Deuxième lecture, 5 jours plus tard : j'ai quand même ce sentiment de déception pour toute l'ensemble de l'œuvre. La mise-en-page est juste horrible, autant pour les photographies que pour les poèmes. Ils ont même jouer avec l'espacement de certains mots (j'imagine qui les ont rapprochés dans le but de limité les mots qui étaient sépa-rer par un tiret entre la fin et le début d'une ligne).
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« Cueillir comme écrire comme mourir est un acte d’amour et aimer nous arrache par-delà les rochers j’avance genoux lacérés de morsures salines doigts bandés en eaux froides seuls témoins de ma substance c’est don de soi menton haut ma tête tendre cède de toi je serai la première »
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« ta résistance se dessine du front à tes poings nos regards droits plantés renversée je soupire avons-nous déjà fait autre chose qu’essayer »
Il y a rien qui me fache plus qu’un mauvais graphisme dans un beau livres Si ce n’était que le manque de marge brise les lignes de certaines photos, mais en plus un poème sur deux souffre d’une mauvaise mise en page qui cou-pe Le-s mo-ts (vous voyez comme c’est gossant) ce qui est le béa-béa en graphisme.
J’irai voir l’expo, en espérant qu’elle n’est pas le même problème, ça me permettra peut-être d’être emporté.
Un superbe objet que ce recueil, avec sa couverture noire et blanche si caractéristique et les superbes photos de Kéven Tremblay. Portés par les mots de Vanessa Bell, nous sommes entraînés doucement vers l’est, sur le bord de l’eau ou sur le bord d’un feu; nous devenons complices des moments de douceurs racontés par Vanessa et Kéven.
Travail touchant sur le territoire et sur la forme, qui fait se répondre poésie et photographie. Un bémol, comme pour plusieurs livres contenant des photos : le pli du livre ouvert déforme les photos qui sont (souvent) disposées sur deux pages.
Des textes très ordinaires accompagnés de très jolies photographies.
La mise en page, les marges, le format du livre aussi... un vrai désastre! Qui a bien pu se dire que ça devait être imprimé de même? Ça gâche 50 % de l'expérience.
Le contenu est très bon, mais la mise en page me laisse dubitative. Le format coupe les photos en plein milieu parce que le livre ne s'ouvre pas à plat. De plus, je n'aime pas les césures en poésie. Ça restera une lecture intéressante et certaines photos sont magnifiques.
Magnifiques photographies où se pointent le rouge et le bleu, la nature et les dégradés riches. Les mots m’ont moins touchés, plus hermétiques à mon avis, mais j’apprécie l’objet d’art qu’est ce livre.