Prusse-Orientale, janvier 1945. Walther est un fantassin prussien. Vétéran de nombreuses campagnes, il est usé par les blessures. Erika est une fière Allemande qui refuse de plier. Tous deux s’apprêtent à subir de plein fouet l’invasion soviétique. Le premier fourbit ses armes, prêt au combat, prêt à défendre son foyer et sa famille. La seconde est communiste. Elle croit que l’Armée rouge libérera l’Allemagne du fascisme. Elle ne sait pas qu’une terrible fureur anime le bras de l’ennemi.
Excellent livre avec des personnages fictifs, mais tout le vocabulaire et les éléments historiques bien recherchés. On a l’impression d’imaginer un film de guerre avec de belles descriptions qui ne s’éternisent pas non plus et garde le récit avec un bon rythme. Deux personnages principaux tellement bien construits et des personnages secondaires qui amènent beaucoup à l’histoire. Difficile à lire par moment, avec les thèmes qu’amènent la guerre. De plus, c’est vraiment une nouvelle vision de la guerre puisque nous parlons surtout des juifs, camps de concentration et de la guerre menée par les alliés et non la chute des allemands… un roman qui livre une expérience nouvelle, comme la couverture l’indique!
Ce roman nous plonge dans la dure réalité de la guerre. Écrit d’une telle façon que nous avons l’impression de participer aux combats, ou du moins d’y assister.
Le Naufrage d’un Monde porte bien son titre : quand tout bascule et que nous ne sommes plus maîtres de notre propre vie et que tout n’est que destruction et violence, nous sommes poussés à des actions dont nous nous croyions incapables.
C’est ce que notre bon vieux Walther subit dans ce récit. Difficile de croire que ce fût la réalité de milliers de gens pendant si longtemps… Et dire qu’il ne se passe qu’un mois dans ce roman, janvier 1945!
L’auteur est historien et s’assure de conserver un maximum d’authenticité, bien que ce soit un récit fictif. Je suis loin d’être un passionné d’Histoire, mais un tel niveau de réalisme prend le dessus et il m’est toujours difficile d’y mettre le signet. Les chapitres sont courts, mais incitent toujours à débuter le prochain.