D’une lignée où les origines sont entourées de mystère, une femme explore la construction de l’identité autour de la couleur de la peau. Elle retrace la trajectoire de ses ancêtres à travers des vies, des scènes, des mémoires liées à des points charnières de l’Histoire.
Adriana, enfant micmaque transplantée dans une famille blanche à la mort de ses parents, y croise le chemin d’un esclave en fuite. Ce dernier éveillera en elle la curiosité des livres et une ouverture à l’autre. Dans ce roman où se brouille la frontière entre les mondes physique et invisible, les cousins savent voler, les amants secrets marchent sur les murs et les animaux se transforment à leur guise. La quête des racines côtoie celle de la liberté du corps et de l’émancipation de l’esprit.
De sa plume limpide et poignante, Bianca Joubert nous entraîne des rives du Saint-Laurent jusqu’à l’île de Gorée et juxtapose deux peuples sur le dos desquels l’Amérique s’est construite. Couleur chair évoque l’appellation contrôlée, l’édification politique de la norme de la peau blanche depuis des siècles. Un voyage inoubliable qui nous rappelle que le monde que nous habitons n’est rien d’autre que le fruit d’un métissage douloureux, et lumineux.
On parle d’arbre généalogique, de branches sur lesquelles on s’inscrit en ramifications. Moi, j’y vois plutôt des cercles concentriques qui mènent jusqu’à mon cœur. Des anneaux comme ceux à l’intérieur des troncs d’arbres, qui se forment année après année, ou des couches de peau qui cicatrisent en ronds successifs sur une blessure.
Un roman foisonnant d'Histoire qui va vous faire voyager. L'écriture est belle et fluide et donne une voix à ces gens dont les récits de vie n'apparaissent pas assez souvent dans les livres. Découpé en deux parties, j'ai préféré la première où on suit la même personne tout le long. Dans la deuxième, on passe constamment d'un personnage à un autre et les détails historiques sont encore plus condensés, alors ça laisse moins de place pour les voir évoluer.
Ma note ne reflète en rien la qualité de l'écriture et de l'autrice, par contre, je dois dire que je n'ai pas voulu finir le roman. Malgré certains passages, l'histoire est floue et diffuse. On se perd facilement et ça rend la lecture lourde pour un livre si court. Malheureusement, je ne recommande pas.
Pas mauvais mais pas un livre qui m'a marqué. Je dois avouer que j'étais un peu confuse entre les divers passages du temps et les nombreux personnages. Je ne crois pas avoir saisi tout ce que l'autrice voulait communiquer dans son oeuvre...