Au cours d’un été d’orages et de tempêtes suivant la disparition de son père, Dominique Fortier tient un carnet où elle explore le pouvoir des souvenirs à nous survivre et à élargir le réel. Elle recense autour d’elle les mystères grands et petits jalonnant nos existences : le fleuve qui coule à l’envers, des oiseaux qui parlent, le brouillard qui se dissipe comme un rideau se déchire, une montre à moitié cassée et assez de questions pour durer toute une vie.
Quand viendra l’aube convoque les voix de François Villon, d’Emily Dickinson et de Rebecca Solnit pour illuminer le deuil. Dans ces pages intimistes, l’auteure des Villes de papier et des Ombres blanches livre un bouleversant témoignage où chatoient mille et une nuances de bleu, couleur de la nostalgie, du manque et du ciel avant le lever du soleil, lorsque les ombres s’estompent et que les fantômes se révèlent pour ce qu’ils sont : des souvenirs qui refusent de mourir à leur tour.
Dominique Fortier est née à Québec en 1972. Après un doctorat en littérature à l’Université McGill, elle exerce les métiers de réviseure, de traductrice et d’éditrice. Elle a traduit une quinzaine d’ouvrages littéraires et scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que les sciences politiques, la linguistique et la botanique. Elle vit à Outremont. Du bon usage des étoiles est son premier roman.
D’une beauté sans nom, qui se déguste lentement, à la fois sucré et amer. Et cette lumière… Dominique Fortier a vraiment une manière particulière d’écrire. Et ça me rejoint à tout coup. Magnifique!
Un carnet de pensé, de création, de réflexion tout ce qui nous transmet l’autrice et même sa vision de la posture d’écrivaine et de lectrice. J’ai apprécié même si je comprenais pourquoi il rejoint moins de gens. Le langage n’est pas toujours accessible et on traverse divers moments, époques, deuils. Je vie le deuil de plusieurs personnes et de choses en ce moment, et je me suis sentie portée par ses mots.
Comme c'est beau. Si bien écrit. La plume de Dominique Fortier permet vraiment de lire une phrase, d'y réfléchir quelques temps, pour finalement y trouver un tout autre sens. Magnifique!
Magnifique petite tablette, avec une couverture délicieuse, ça se lit tout seul. Reflections ?insomniaques, du moins avant l’aube. J’aimerais que Dominique Fortier écrive toute l’étymologie de la langue, elle le fait si bien. Plein de douceur et de lumière, ça commence bien ma nouvelle résolution.
4,25 étoiles. Sans surprise, tout ce que cette autrice écrit me touche. C’est doux, plein de poésie, et ça me permet de ralentir instantanément. Ici, une collection de vignettes, avec comme fil conducteur le fait qu’elles font partie de l’univers de l’autrice. C’est aussi simple que ça, mais ça marche!
Lecture inspirante pour ceux et celles qui prennent plaisir à réfléchir aux histoires qui nous habitent et à imaginer des bleus profonds.
"J'adore le surf, que je pratique avec une médiocrité renversante. Je m'en fiche. Chaque matin, je marche vers la mer avec ma planche sous le bras, le cœur battant, comme si je me rendais à une sorte de bal. Et c'est un peu le cas; chaque matin, je vais danser avec infiniment plus puissant que moi. Et puis je m'assois à la table pour écrire, ce qui est presque la même chose."
Un petit livre ramassé au hasard à la bibliothèque - quel heureux hasard, vraiment. Un livre délicat et puissant, où le deuil et l’écriture, la pulsion de vie se mélangent gracieusement. Un livre qui m’a fait émue aux larmes à quelques reprises, qui m’a donné envie d’écrire comme rarement un livre l’a fait avant. J’ai hâte de lire les autres livres de l’autrice. Je serais bouleversée longtemps et longuement par ma lecture.
Un rendez-vous toujours apprécié avec la plume de Dominique Fortier! Un récit qui se situe à mi-chemin entre l'essai et le récit biographique. J'adore les références étymologiques ici et là de même que les réflexions qui ponctuent le livre. Un petite plaquette qui se lit comme un charme, toujours 💙
Très beau livre. Comme il s'agit de mon premier ouvrage de cette autrice, je n'avais aucune idée de son style ou du projet mené (et il semblerait qu'elle non plus comme elle le fait remarquer à la fin). Passé les premiers doutes, je suis entré dans son écriture poétique et douce et ai beaucoup apprécié ce carnet de notes prises après le décès de son père.
Ce carnet est un magnifique compagnon au livre Les ombres blanches. On entre dans la réflexion tout intime de Dominique Fortier. Elle décrit le deuil, les paysages, la littérature et rassemble ces petites parcelles de récit comme les carrés d’une courtepointe en dentelles. Le tout est délicat à souhait.
Un petit carnet de Dominique Fortier, réunissant diverses pensées sur la vie et sur l'écriture, entrecoupées de différentes scènes de sa vie. En trame de fond, la mort de son père qui flotte derrière les écrits. La plume de Fortier demeure fort belle et un vrai plaisir à lire, donc l'ouvrage passe le test de l'esthétisme. Toutefois, je ne peux m'empêcher de comparer cette oeuvre aux Villes de Papier que j'ai lu l'an dernier, et qui m'avait captivé à un niveau bien supérieur. Je crois qu'il s'agit du sujet traité - lorsque Fortier mêlait création, biographie et autobiographie avec son livre sur Emily Dickinson, l'intérêt était plus fort que dans ce livre qui reste ultimement collé sur sa propre personne et sa propre expérience. Il y a de la valeur là-dedans, mais cela n'a pas comblé mes attentes.
Je pense que je m'attendais à ce qu'on explore plus... bin le deuil ? J'ai l'impression que la littérature était davantage le sujet principal du livre... Il y a aussi quelques passages qui faisaient drôlement bourgeois x)
Mais OVERALL, j'ai découvert avec bonheur la plume de Dominique Fortier, elle écrit magnifiquement bien, j'ai surligné plein de petites phrases perles et je vais sans doute m'essayer avec Les villes de papier ^^
Décidément, la littérature de l'intime( ou devrais-je dire de l'intime mis en écriture de cette manière là) n'estpas ma tasse de thé. Je suis donc bien mauvais juge. Je m'ennuie de Dominique Fortier des premières oeuvres. Me restera le bleu, cette lumière dont les ondes ne se rendent pas jusqu'à nous et qui nous donne ainsi la mer. le ciel, et de quoi rêver.
J’ai lu la première moitié en pleine nuit, période d’insomnie. Et ç’a été pour moi un moment bien spécial, apaisant, calme. Intime. Je l’aurais lu d’un trait si je ne m’étais pas forcée à le déposer.
Une écriture remplie de douceur malgré la douleur. Parsemée d’éclaircis. Magnifique, touchant, bouleversant.
Un petit livre bijou, les bribes de vies se mêlent et s’entremêlent avec douceur. J’ai aimé les différents thèmes abordés, comme le deuil d’une figure importante, mais qui nous a laissé tomber et l’importance des livres. À lire une journée de tempête, face à une grande fenêtre pour laisser les mots s’envoler et se fondre dans la tourmente.
Tatiana, figure toi que le terme nostalgie apparait pour la première fois dans l'Odyssée. J'ai pensé à toi quand ils ont parlé de nostalgie, de toute évidence...
Il y a ensuite eu une serbe nommée Anastasia, j'ai repensé à toi.
Puis l'auteure promème son chien. Chien qui s'appelle Sirius. Sirius le chien, je te laisse deviner à qui j'ai pensé.
« Le bleu n'est donc ni dans les collines ni dans l'horizon lointain : inatteignable, il réside dans la distance qui nous en sépare et ne peut être comblée. Le bleu est la couleur du manque et de l'ailleurs, de ce qui se dérobe. C'est la couleur de la nostalgie. J’en retiens aussi que la beauté, c'est ce qui s'est perdu en chemin. »
J'ai aimé, mais me suis parfois perdue dans ses réflexions / références (peut-être juste pas le bon timing pour moi aussi?!...). Un style d'écriture décousu mais poétique, un récit intime qui se fait et se défait, au fil, des heures bleues.
C'est indéniable que cette auteure a une jolie plume, mais pour avoir lu Les Villes de Papier la semaine dernière et le livre Pour Mémoire, l'essai qu'elle a co-écrit, un sentiment de déjà lu est apparu souvent au cours de ma lecture.