Tout comme dans la saga Les filles de Caleb, je me suis régalée dans ce premier tome de Mémoires d'un quartier de la parlure québécoise.... d'ailleurs plutôt fleurie dans ce roman!
En 1954, à Montréal, la jeune Laura, 11 ans, vit dans la grande maison de sa grand-mère Evangeline avec son père Marcel, sa mère Bernadette et son petit frère Antoine. La grand-mère dirige ce petit monde d'une poigne de fer et se montre plutôt acariâtre avec sa belle-fille. Bernadette, coincée entre son mari désagréable et violent et sa belle-mère désagréable, ne vit finalement que pour ses enfants. Jusqu'à ce matin d'automne où débarque sans prévenir Adrien, après 12 ans d'absence, le fils aîné de la famille qui habite désormais au Texas, aux États-Unis. La dynamique de la maisonnée va rapidement changer : Evangeline retrouve le sourire et s'adoucit, Bernadette et ses enfants sont quant à eux plus heureux que jamais. Seul Marcel, encore empêtré dans sa jalousie remontant à l'enfance, va ressentir une immense frustration et laisser cours à sa violence...
Je me suis rapidement laissée captiver par l'histoire de cette famille québécoise dont les membres vivent et expriment différemment leur souffrance. Les personnages m'habitent même après avoir tourné la dernière page du livre.