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Sœur

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Adolescente revêche et introvertie, Jenny Marchand traîne son ennui entre les allées blafardes de l'hypermarché et les trottoirs fleuris des lotissements proprets de Sucy-en-Loire. Dans le huis clos du pavillon familial, entre les quatre murs de sa chambre saturés de posters d'Harry Potter, l'horizon ressemble à une impasse.La fielleuse Chafia, elle, se rêve martyre et s'apprête à semer le chaos dans les rues de la capitale, tandis qu'à l'Élysée le président Saint-Maxens vit ses dernières semaines au pouvoir, figure honnie d'un système politique épuisé.Lorsque la haine de soi nourrit la haine des autres, les plus chétives existences peuvent déchaîner une violence insoupçonnée.

288 pages, Mass Market Paperback

First published August 21, 2019

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About the author

Abel Quentin

6 books16 followers
Albéric de Gayardon dit Abel Quentin

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5 stars
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15 (11%)
1 star
3 (2%)
Displaying 1 - 19 of 19 reviews
Profile Image for Romain.
936 reviews58 followers
January 18, 2022
J’ai clairement lu Soeur par curiosité pour le travail d’ Abel Quentin après la lecture enthousiasmante de son dernier livre Le Voyant d’Étampes – Soeur est son premier livre. C’est l’histoire d’une radicalisation – c’est le terme communément utilisé, à tord ou à raison, pour décrire le phénomène qui consiste à rejoindre le djihad – née d’une frustration. Une frustration qui ressemble à une méga crise d’adolescence.
Ils veulent qu’on leur foute la paix, ils ne demandent qu’à tracer leur route de consommateur-jouisseur, version moderne du chasseur-cueilleur.

Comme l’évoque le titre, c’est une jeune fille qui est au centre de l’intrigue puisque ce phénomène touche aussi les femmes. Je ne sais pas ce que vaut cette histoire sur le plan de la réalité. Elle est probablement caricaturale comme le sont tous les romans, mais elle a le mérite de braquer une certaine lumière – même crue ou déformante – sur ce problème. Non, il ne se résume ou ne se réduit certainement pas à la récupération de jeunes frustrés et paumés en conflit profond avec le système. Mais ce cas de figure, quelque soit sa proportion, doit exister. Abel Quentin peut tout de même bénéficier d’une certaine crédibilité puisqu’il est, sous son vrai nom Albéric de Gayardon, avocat de la défense dans le procès des attentats du 13 novembre, et donc en contact avec ce milieu.

Une chose est sûre, ce n’est pas la même subtilité, le même léger décalage que dans Le Voyant d’Étampes, ici tout est beaucoup plus manichéen. Cette évolution montre les progrès réalisés par le jeune écrivain et semble prometteuse pour la suite.

Également publié sur mon blog.
650 reviews5 followers
July 24, 2022

Parce qu'elle est mal dans sa peau, introvertie, mal intégrée et moquée par ses pairs sur les réseaux sociaux, la jeune Jenny , 15 ans et fan d'Harry Potter, va chercher sur le Net une oreille attentive et tomber dans les griffes des recruteurs islamistes en la personne de Dounia, une « soeur » à laquelle elle s'attache au point de se convertir à l'Islam radical.

C'est le sujet de ce premier roman d'Abel Quentin qui, je l'avoue tout de suite, ne m'a pas convaincue du tout !
Sujet intéressant certes, mais déjà traité, notamment au cinéma avec, par exemple, le film « Le ciel attendra » qui analysait la plongée de deux adolescentes dans le fanatisme de Daech.

J'ai trouvé ce roman mal fichu et lourd : toutes les pages sur le climat politique avec le vieux président à moitié aveugle et son ambitieux ministre de l' Intérieur agité de tics qui guigne la place ( toute ressemblance avec un précédent président …), censées mettre en contexte la responsabilité des politiques dans la montée du radicalisme, sont assez ennuyeuses et n'apportent pas grand chose au récit principal , excepté sur la toute fin bien sûr. Le dédoublement du personnage principal est, pour moi, une fausse bonne idée, artificielle en tous cas. Le recours, à maintes reprises , à l'univers d' Harry Potter finit par être un peu lourd . Les personnages des parents sont totalement inconsistants….

Bref, j'ai trouvé ça interminable , bavard , et finalement sans grand intérêt.
Mauvaise
15 reviews
August 1, 2024
2,5
Trop de longueur, trop naïf, j'ai eu du mal à vraiment y croire. Comme cela a été dit j'ai trouvé le parallèle avec Harry Potter vraiment lourd.
J'ai bien aimé le développement sur les parents.
Profile Image for Laura.
1,280 reviews42 followers
September 13, 2019
Excellent premier roman. Court, vif, percutant. C'est superbe et terrible tout à la fois...
Profile Image for Aurélie Vilutis.
56 reviews1 follower
March 28, 2022
Si la sororité à le vent en poupe auprès des jeunes féministes, elle prend ici une ampleur mystique, d'une portée qui dépasse largement celle des revendications floues et molles assénées à la face des hommes.
Quand Jenny rencontre Dounia, elle trouve une planche de salut qui envoie valser ces maux d'ado pour la grandeur d'un combat idéologique, de celui qui dépasse les frontières et divise les hommes entre mécréants et serviteurs d'Allah. Dounia sera son mentor, rien que pour elle, pour l'amener à devenir enfin quelqu'un aux yeux de ceux qui la méprisent. Elle se convertie. Et ce qu'elle désire alors n'est pas un ersatz de religion pratiquée en dilettante, elle veut les éclats qu'offre la frange la plus extrême de l'islam radical, le djihadisme. Elle s'imagine martyre, et son égo d'adolescente l'enjoint à croire qu'elle peut devenir celle qui commettra le coup du siècle, à venger par le sang cette nouvelle famille qui l'accueille en respectant scrupuleusement les plans écrits pour elle.
Le roman est tenu au cordeau, le lecteur accroché, sidéré par ce destin macabre qui se prépare et qui résonne forcément douloureusement en chacun de nous. Si la qualité de l'écriture participe à ce récit parfaitement mené, notre lecture ricoche souvent devant l'utilisation massive d'un vocabulaire trop élaboré, qui paraît dissonant au regard de la candeur de son personnage central.
Un roman qui s'inscrit dans notre époque et ses questionnements, raconté froidement, sans emphase, tel un documentaire que n'aurait pas renié Gus Van Sand s'il s'était agit d'un scénario à mettre en scène. Preuve une fois de plus, que les histoires personnelles participent à la grande Histoire autant qu'à la rédaction de grandes histoires.
Profile Image for Nienke.
349 reviews1 follower
May 2, 2023
Having read his second novel last year I was curious about his first one and I am not disappointed. Clearly Abel Quintin takes a theme that is all over the newspapers and creates characters that live through these experiences. Making newspaper articles come alive as a consequence.

In this case IS, and young women converting to Islam and taking drastic steps in their lives.

Here Jenny, isolated and depressed, gets introduced by Douria to the Islam and the feeling of being part of something, being seen, through that is so great it leads her to abandon her life and plan an act of violence against western society. The way it was described, and also the lives of people surrounding her, was very credible and I can very well belief this is how it might go in many cases.

In terms of the writing the structure of the novel stands our positively, it intertwines different time periods nicely, making the reader curious and even putting the reader as the wrong foot initially. Also the thought patterns going through her head a different moments of her life are easy to empathize with and draw you into the characters.

This novel had somewhat longer descriptions, more complicated vocabulary than his second novel and as a consequence a lower pace, for me a tad bit less enjoyable.

However all in all well written, the promise of his full writing that is so clear from the second novel shines through clearly. And I like his approach to insert life into current history in the making. Wonder what will come next, gilletes jaunes? Climate activists? Cannot wait :)
1,347 reviews57 followers
September 18, 2020
J’ai aimé suivre Jenny, l’écorchée vive qui a dévoré la saga Harry Potter et qui rêve de Daniel Radcliff. Viendra-t-il la sauver ? Est-ce qu’il va la remarquer et se souvenir d’elle ?

Les parents de Jenny m’ont fait peur : son père qui part en guerre contre sa fille, sa mère désemparée.

J’ai suivi avec attention Dounia, que nous ne croisons que de loin, partie se marier au khalifa, mais excellente recruteuse (elle montre des vidéos de chatons en insérant des scènes de décapitations, comme si c’était normal).

J’ai aimé écouter Saint-Maxens, vieil homme désabuser pour qui la conquête du pouvoir a plus compté que l’exercice de ce même pouvoir, son petit côté chiraquien.

Un roman au phrasé passionnant qui a su me tenir en haleine jusqu’au bout.

L’image que je retiendrai :

Celle de la mère de Jenny tombant dans les pommes quand sa fille arrive un jour portant le hidjab.

https://alexmotamots.fr/soeur-abel-qu...
Profile Image for Hypathie.
288 reviews19 followers
July 20, 2022
Une jeune fille de 15 ans, fan de Harry Potter et en plein pic hormonal, souffrant de phobie scolaire, se radicalise obédience Etat Islamique. Elle se pose tout de même à raison la question canonique de savoir si les mecs qui se font exploser lors d'un attentat sont accueillis au paradis d'Allah par 70 vierges, promesse faite aux martyrs, qu'en est-il des femmes qui font la même chose ? 70 mâles vierges les attendraient-ils au Paradis ? Abel Quentin, sur ce sujet très contemporain, le nihilisme terroriste honnissant l'occident, de sa plume alerte donne toutefois un indice : chez Daech, les femmes sont surtout destinées à "la ponte en batterie". Une critique acide et bienvenue de nos sociétés matérialistes truffées d'ayant-droit insatisfaits et malheureux.
Profile Image for Marie-Hélène .
467 reviews11 followers
October 28, 2021
Sujet très intéressant sur l'embrigadement et la radicalisation des jeunes, mais je suis un peu déçue par ce récit. Il manque parfois de véracité. En effet, comment cette petite ado provinciale, introvertie, fleur bleue, obnubilée par Harry Potter est-elle capable de se déplacer seule, à Paris, comme si elle y avait toujours vécu, voir mieux qu'un petit banlieusard ? Est-ce crédible que l'état islamique lui confie une arme, de l'argent, la lâche dans la grande ville en lui laissant choisir sa cible ? Ces incohérences ont un peu perturbé ma lecture.
De plus, il y a quelques longueurs : les passages sur les politiques ont selon moi, alourdi l'histoire.
Je pensais que cette petite Jenny-Chafia serait la soeur des frères de l'excellent livre d'Anaïs Llobet "des hommes couleur de ciel" mais il est bien moins percutant, moins sensible et je n'y ai pas vraiment cru!
1,038 reviews
September 2, 2022
C’est l’histoire d’une petite conne complexée de 16 ans qui devient jihadiste. C’est bien raconté et assez crédible. Les personnages secondaires sont bien croqués et on y reconnait Sarko et Chichi. L’auteur a un humour décapant et son style et son maniement de notre langue, sans pédanterie, en font un écrivain à suivre.

Profile Image for Adèle Phung.
30 reviews
August 3, 2025
Livre décapant (mais pas aussi brillant que son dernier). Toujours cette écriture juste et criarde de désespoir. À nouveau, les travers de notre société brillamment dépeints.
Profile Image for Carla.
6 reviews
September 21, 2025
pas mal mais ça sert à rien d'utiliser des mots aussi compliqués / pompeux à chaque phrase!!! et plus personne ne parle en verlan ??
43 reviews
December 24, 2025
Roman sur la radicalisation au djihad d’une jeune fille de province
Longué et lourd même si l’immersion dans son univers est totale
Profile Image for Stéphane.
333 reviews9 followers
November 15, 2023
Pour un premier roman c’est impressionnant de maîtrise. La narration est tout de même un peu confuse par moment et étouffe sous un style, des effets de style plutôt, trop présent et tape à l’œil. Une bonne plongée dans un radicalisme adolescent, on pense à « Dawa » et « Le français » de Julien Suaudeau et surtout à « Tout tout de suite » de Morgan Sportes, pour le coté dénonciateur de cette « ère du vide » même si Abel Quentin a un style beaucoup plus littéraire et moins documentaire que le roman de Sportes.
52 reviews2 followers
October 20, 2024
Je n’ai pas aimé ce livre, que j’ai trouvé ennuyeux et prétentieux. Le thème de la radicalisation est intéressant mais je n’ai pas été convaincue par son traitement qui passe à côté.
On ressent vraiment dans la narration que l’auteur est un homme qui essaie de se mettre dans la tête d’adolescentes et qui veut prouver qu’il en maîtrise les codes, notamment par le langage. A mon sens, la formule ne fonctionne pas. J’ai trouvé le style très lourd et le cynisme du narrateur, son ton désabusé donne le sentiment qu’il ne prend pas seulement de la distance avec son sujet mais qu’il le prend de haut, comme s’il en avait tout compris. Or, la radicalisation est un processus complexe, ce que n’ai pas ressenti dans cette lecture qui l’explique par un mal-être adolescent. Sur ce sujet, il me paraît fondamental de toujours questionner et de ne pas le traiter comme si tout avait été dit.
J’ai trouvé le livre maladroit, notamment le parallèle poussif entre Harry Potter et le terrorisme islamiste (le voilé intégral faisant office de cape d’invisibilité…) La protagoniste m’a laissée complètement indifférente et je me moquais de ce qui allait lui arriver. Normal de ne pas s’attacher à une terroriste, me direz-vous. Mais d’autres œuvres permettent de comprendre que les jeunes qui se font embrigader sont des victimes. Il ne s’agit pas de les absoudre mais bien d’analyser les mécanismes de manipulation qui les transforment. Ici, la psychologie de Jenny n’est pas assez fouillée et sa radicalisation semble se réduire à une vengeance personnelle. Or c’est plus profond que ça et je regrette que le ton détaché de l’auteur et sa constante ironie n’aient pas permis de creuser le sujet.
L’autre point qui m’a dérangée et qui explique ma sévérité est la profusion du male gaze ainsi qu’un positionnement ambigu sur les violences sexuelles (cf extraits photos.) Cela m’a donné la même vibe qu’avec Humus de G. Koening. Je suis toutefois attirée par Le Voyant d’Etampes, en espérant que le traitement ne soit pas aussi lourd.
Recommandations : Les jours viennent et passent d’Hemley Boum ; Le ciel attendra et La chute des hommes (attention, film très violent.)
34 reviews1 follower
February 15, 2020
Il est honteux qu'un tel ouvrage soit publié en 2019/2020

Sous couvert de traiter d'un sujet de société qui a fortement touché la France post 13 novembre, l'auteur dresse un portrait caricatural au possible d'une jeune adolescente qui décide de se radicaliser.
Au delà d'être un essai complètement raté de se mettre dans la peau de la jeunesse contemporaine, à coups de références fumeuses à Harry Potter (vous voyez que je sais ce qu'aiment les 'djeuns' , je les connais) Soeur est dangereux en ce qu'il conforte les idéaux d'une élite méprisant la jeune génération. A sa décharge, aucun personnage, quelles que soient leurs origines, religion, convictions, ne sauvent la donne et le tout baigne dans un pessimisme médiocre, succombant tellement aux raccourcis et aux facilités scénaristiques que j'ai eu l'impression d'avoir sauté 200 pages de développement entre le commencement et la fin.
Abel Quentin signe un premier roman sans saveur, sans véritable propos autre que choquer les facilement impressionnables, à l'image d'une une de magazine conservateur. L'ironie est telle qu'il se permet de se moquer des pseudos philosophes sur-médiatisés tout en restant au niveau zéro de la réflexion et de la narration. Même un tweet d'Eric Zemmour a plus de profondeur que l'intégralité du livre.

Un jeune qui se radicalise n'est pas un sujet à prendre à la légère. Les causes de radicalisation sont complexes mais beaucoup contiennent une forte part d'isolement et maintenir un mépris de ces personne, au mieux de l'apathie de la façon dont l'auteur traite ses personnages, ne fera nullement avancer la question. Ce livre aurait pu ouvrir le débat, délier les langues et jouer un rôle cathartique dans un pays au bord de la rupture sociale et identitaire, mais au contraire s'enfonce dans une peur de l'autre et une misanthropie qui nous empêche d'évoluer.
Profile Image for Maria.
64 reviews
November 26, 2025
Ça représente totalement la société actuelle avec Jenny, une enfant qui se sent abandonné par tout le monde.
Elle veut se venger et est comme dissocier; il reste Jenny et il y a Chafia dans les moments où Jenny est vulnérable

Quand elle se retrouve sur Paris, le passage devient long et lassant
Elle est prête à tout pour qu’on la remarque et qu’on se souvienne d’elle, elle veut “marquer l’histoire”


RESEARCH
attentat 13 novembre :
les djihadistes occidentaux sont avant tout des nihilistes :

Elle n’est pas capable de tuer

Elle a enfin des gens qui s’intéresse vraiment à elle, Dounia la comprend elle

!!!! 78% of the shooters surveyed had histories of suicidal ideation or attempted suicide !!!!
early childhood trauma and exposure to violence
many being radicalized through the internet



wiki
US
"After a shooting, perpetrators generally either commit suicide or are restrained or killed by law enforcement officers."

"The American Psychiatric Association (APA) states that gun violence is a public health crisis and has repeatedly noted that the overwhelming majority of people with mental illness are not violent and "are far more likely to be victims of violent crime than perpetrators of violence."

"NARCISIMM and SOCIAL REJECTION in the personal histories of mass shooters"
"FRIENDLESS LONERS"


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