La forza del samurai nelle parole di un grande saggio contemporaneo. Una guida semplice e poetica per affrontare i nostri tempi complessi.Questa è la storia di Isogushi-sensei, samurai e insegnante del dojo di Ishen, nel Sud del Giappone, e di un prezioso testo giunto inaspettatamente nelle mani del narratore, che sfogliandolo come un “breve manuale di combattimento” ne scopre i 327 piccoli capitoli, melodiosi, filosofici e universali. Assorbe così fulminee parabole, sorprendenti aforismi o eccezionali paradossi che insieme costituiscono un modello di riferimento completo. Questo straordinario lavoro di Patrice Franceschi rivela in realtà la sua personale “etica”, forgiata negli anni, tra gli approfondimenti di filosofia alla Sorbona, la passione per gli stoici e la sua pratica di arti marziali.
Patrice Franceschi est un écrivain-aventurier français (membre des Écrivains de Marine depuis 2014) né le 18 décembre 1954 à Toulon. Il est également aviateur, marin, cinéaste, parachutiste et officier de réserve.
Il a reçu le 5 mai 2015 le prix Goncourt de la nouvelle pour son livre Première personne du singulier.
> Plus tard, Akira Torékira, qui les avait rejoints, devint mon maître. Il commença par m'enseigner ceci : « Regarde ce que fait une tempête lorsqu'elle se lève au milieu de la forêt. Elle emporte les feuilles des arbres et les voilà qui tourbillonnent au gré du vent. Une vie sans but est comme ces feuilles que le hasard arrache à leur nature pour les emmener où elles n'avaient pas décidé d'aller. Pourquoi accepter d'être une feuille ? Il faut être l'arbre. Contemple-le : il pousse vers le ciel et ne cherche que la lumière.» Comme celle de l'arbre, la route du samouraÏ moderne est verticale et ascendante : vivre lui est indifférent s'il ne poursuit pas un but. >
Propos 4
> Mais vous me demandez, élèves du dojo d'Ishen : « Quel but choisir quand le destin de toute chose est de disparaître, lorsque tout nait pour mourir, quand tout coule entre nos mains ? » Je vous réponds : « Ne vous préoccupez pas du flux perpétuel des choses. Laissez cela aux gens dépourvus d'âme et ayez deux buts essentiels : Celui de votre condition de samouraÏ modernes : combattre le chaos. Celui de votre condition de mortels : devenir vous-mêmes. » >
Propos 11
> Les temps modernes nous enjoignent de vivre au présent pour profiter de l'instant. Pourquoi si peu d'ambition ? Que faites-vous du passé et de l'avenir ? Pourquoi vous priver de leur présence permanente ? Qui vous dit qu'il serait impossible de les vivre autant que le présent ? Soyez encore comme l'arbre : ses racines ancrées dans le passé lui fournissent sa substance de vie, son tronc se nourrit de cette substance pour affronter le présent, ses branches poussent vers le ciel pour dessiner l'avenir de leur choix. À chaque instant de son existence, le samourai moderne vit dans les trois temps entièrement mêlés : passé, présent et avenir. Car vivre seulement dans le passé c'est mourir, seulement dans le présent c'est jouir de choses fugaces, seulement dans l'avenir c'est se perdre par avance. De la vie dans les trois temps, vous tirerez des forces jamais vues. Vous serez à la fois autre et à la fois vous-même - et tout pourra vous apparaître. **Savoir cela, c'est déjà savoir beaucoup.** >
Propos 19
> Élèves du dojo d'Ishen, je vous l'affirme aussi : la générosité nous dit toujours comment agir dans les circonstances où le courage est aveugle. Par exemple : que faire si un voleur vous vole, comme cela arrive si souvent entre les hommes ? Le voler à votre tour pour obtenir réparation ? Ce serait lui accorder deux victoires : la première, de vous avoir lésé, la seconde, d'avoir fait de vous un voleur. Il gagnerait deux fois. Quelle victoire pour lui, quelle défaite pour vous ! La générosité vous dit de laisser les voleurs sur leur chemin et de poursuivre votre route avec orgueil. Trouvez une autre manière pour obtenir justice et réparation - ou passez à autre chose. Mais, assurément, si vous le pouvez, corrigez physiquement votre voleur - c'est à cette fin que vous avez appris les arts martiaux. >
Propos ****24
> Car la mort elle-même n'est pas à craindre. Tant qu'elle n'est pas là, pourquoi en avoir peur ? Et quand elle est là, il n'est plus temps d'y penser. Ainsi parlait l'un de nos grands anciens. Comme lui, écartez cette crainte inutile. Elle corrompt nos pensées, elle corrode nos actes. Puisque vous ne pouvez échapper à la mort, changez votre regard sur elle. Cela ne dépend que de vous. >
Propos 29
Elèves du dojo d'Ishen, soyez-en donc convaincus : la peur de la mort est le début de l'esclavage. C'est pourquoi le refus du risque est un crime contre la vie féconde. Et l'acceptation du risque une preuve d'amour donnée à cette même vie féconde. Cet amour-là mérite un nom : énergie - l'autre manière de retrouver la vitalité perdue.
Propos 38
Les faiseurs de chaos sont des hommes-arlequins ces cousins des hommes-caméléons. Vous devez vous en défier à chaque instant. D'autant que l'un de leurs visages s'appelle : diver-tissement. Sa séduction est mortifère. Mais un samourai moderne ne se laisse pas « distraire » de l'essence des choses par l'ensorcellement vénéneux des propagateurs de chaos. Notre monde à nous n'est pas un monde de récréation, ce n'est pas un manège pour enfants, nos vies ne sont pas des vacances. Luttez contre les faiseurs de distractions, futurs samourais. Ce sont vos ennemis, ceux qui veulent vous pousser à oublier vos buts et nous faire tous disparaître de l'histoire. Si possible, écrivez contre eux. Car vous avez à combattre par le glaive et par la plume.
Propos 69
Propos 70
Propos 107
Propos 109
**Corps et esprit ne font qu’un, l’un n’est rien sans l’autre**
Propos 121
Si vous considérez que ces dernières paroles sont obscures, chassez cette obscurité en écoutant la grande logique de la raison que voici : Si vous décidez librement de l'existence de choses sacrées, comment voulez-vous ne pas être aussitôt emprisonnés par la puissance du sacré ? Si vous décidez librement que le courage, la générosité, la raison, la volonté et l'effort sont les cinq éléments de l'atteLage menant votre vie, comment voulez-vous ne pas devenir prisonniers de la course ininterrompue de cet attelage ? Si vous décidez librement de posséder si peu de choses matérielles qu'elles vous seront toutes indifférents, comment voulez-vous ne pas être prisonniers de votre nudité ? Si vous décidez librement que la mort n'est rien, comment voulez-vous ne pas vous sentir prisonniers de l'obligation de faire de chaque instant de votre vie une vie tout entière - destinée à épuiser le champ du possible ?
Cette logique vous fera tourner le dos aux libertés d'apparence et vous serez heureux de la prison que vous vous serez construite. Elle sera votre véritable identité. Tout au long de votre existence, vous ne cesserez donc de vous « empêcher » et de vous « obliger » pour vous conformer à votre image. Dans la conduite de notre vie, cela s'appellera : honneur. Vous considérerez que c'est le seul qui vaille - l’honneur pour vous-mêmes, celui dont les autres n'entendent jamais parler. Le reste, vous le laisserez aux vendeurs de colifichets.
propos 126
De quelle façon mourir ? Telle doit être l'une de vos interrogations les plus graves, élèves du dojo d'Ishen - et cela devrait être celle de tous les hommes.
Le choix est large, mais quitter la scène avec grandeur est l'affaire des samourais modernes.
Propos 127
Si la mort doit vous surprendre, que ce soit au moins sur une route ascendante. Vous ne devrez quitter la vie qu'après avoir tenté de grandes choses. Sinon, à quoi bon être passé sur terre ?
Propos 166
Qu'est-ce que le vrai malheur pour un homme? Passer sa vie entière à travailler pour des œuvres qui ne sont pas les siennes. Mais qu'est-ce qui est pire encore ? Découvrir ce vide immense à l'hiver de sa vie quand il est trop tard.
Propos 208
L'un des boucliers protégeant votre vie intérieure se nomme : concentration. Soyez-en convaincus. Travaillez à ce que votre capacité de concentration soit immense. Faites-en l'une de vos forces principales. Soyez inflexibles avec vous. Vous démultiplierez votre puissance de travail. Tel est mon conseil ici.
Propos 263 Douzième devoir : contre l'habitude de tout remettre à plus tard, ne repoussez jamais rien au lendemain. Comment pourriez-vous faire autrement ? Quand on doit laisser quelque chose derrière soi, est-il possible de repousser d'un seul jour ce que l'on a à accomplir? Cela reviendrait à accepter passivement La fuite du temps et la ruine du moment présent. Pourquoi agir ainsi et tout perdre ?
Un petit livre très inspirant et facile à lire, fait de petites chroniques qui prêtent à l'action et à mieux observer son environnement, ses actions et ce que l'on veut faire. Par exemple, cet ouvrage permet de mieux décrire ce qu'est le progrès, à quoi sert l'engagement. Ces multiples métaphores sont un peu une extension à "Hagakure, le livre du samourai". Cet ouvrage permet de développer un esprit aiguisé.
Le style rappelle le « Hagakure », ce qui a eu deux effets contraires et simultanés, pour moi. D'une part, la tournure de certains propos augmente leur force évocatrice, pour peu qu'on soit familier avec l'univers poétique du japon médiéval. Malheureusement, il y a là une incompatibilité incontournable avec notre époque et le ton jure parfois, je dirais même que certaines positions proposées sont intenables. Néanmoins, il y a là beaucoup de bons mots pour bien mener sa barque. Plusieurs idées importantes à revisiter me font croire que je relirai sans doute ici et là en prenant plus de notes.
è una lettura da meditare. da rileggere, un libro di autodifesa spirituale mentale sentimentale ispirato dalla filosofia del samurai e del soismo greco, credo, scritto da un autore avventuriero francese contemporaneo.