Tout est allé très vite : d’abord des gestes d’intimidation, puis des menaces directes. Un soir, Sacha et Mina décident de fuir la France avec leur petite fille Irène. Ils laissent derrière eux un pays qui a plongé dans le nationalisme, l’ignorance et l’intolérance, dirigé par un nouveau président qui a lancé des hommes après eux. Quel secret explosif veut-il protéger ? Pour se mettre à l’abri, ils ont le projet insensé de rejoindre le mont Athos, sanctuaire érigé de monastères fortifiés où l’on vit encore selon les règles byzantines. Il est interdit aux femmes depuis le XIe siècle, mais il a toujours protégé ceux qui y cherchaient refuge. Brutalement séparé de Mina, Sacha s’y retrouve avec sa fille, qui découvre, émerveillée, les rites et les récits de cet éden bordé par la Méditerranée ainsi que les joies prodiguées par une nature grandiose. Mais le danger les guette à tout instant. Déterminée à tenter l’impossible, Mina parviendra-t-elle à sauver sa famille ? Ode lumineuse à la transmission d’un père à sa fille, bouleversant portrait de femme, ce roman est une invitation à embrasser l’amour et les livres, la nature et la beauté. Il célèbre aussi magnifiquement l’Histoire et les histoires dont nous sommes faits.
Difficile de résumer mais aussi de donner envie de lire le dernier roman de Christophe Ono-dit-Biot, Trouver refuge, inclassable dans un seul genre, tellement foisonnant et décalé mais terriblement attachant !
Longtemps j’ai tourné autour de ce livre, acheté depuis longtemps l’ouvrant et le refermant, lisant de-ci delà des critiques pas toujours avantageuses, et puis, comme on saute dans le vide, je m’y suis noyée de plaisir. Brins d’histoire
Mina est professeur à la Sorbonne et enseigne la Renaissance mais surtout Byzance avec liberté et évidement pertinence. Admirée de ses étudiants(es), elle distille sa culture au gré de ses cours historiques qu’elle choisit pour éveiller aussi les consciences.
Son mari, c’est Sacha, le narrateur, un homme la quarantaine installée dans son confort bien bourgeois. Pas assez d’argent pour vivre du salaire de sa femme, Il définit son travail ce touche à tout, comme un philosophe de plateau (de télévision) ou une sorte de « viagra dramaturgique pour scénariste en panne d’inspiration », sorte de caution culture et historique de séries addictives, ou plus simplement de « bouffon » sur les médias.
Tout irait pour le mieux, si on n’était pas vingt ans plus tard qu’aujourd’hui avec un autocrate élu à la tête de la France, un certain Papa, qui réduit de plus en plus les libertés individuelles pour, dit sa communication, le bien de tous !
Leur couple, malgré la présence d’une petite Irène, sept ans, se délite quelque peu. Sacha a perdu la fougue des premières années de leur rencontre, du moins c’est ce que pense Mina. Sacha est tellement installé dans sa vie qu’il demande, un matin, à sa femme si l’éducation de leur fille à l’éveil et la curiosité est ce que l’époque réclame, elle qui veut plus d’acceptation plutôt que de rébellion !
Mina entre dans une colère froide pour rappeler à son mari leurs idéaux et valeurs partagés. Du coup, las de sa place de chantre du politiquement correct, lors d’une énième émission télé, Sacha laisse sous-entendre que Papa n’est peut-être pas celui qu’il prétend être …
Non seulement, il perd aussitôt son boulot, mais par cette phrase inconsidérée qui fait le buzz sur tous les médias et réseaux sociaux, il met aussi en danger sa famille. Lorsque la menace se précise, il décide de Trouver refuge, là où dans sa jeunesse, il avait trouvé la paix, sur le Mont Athos… Roman protéiforme
Trouver refuge flirte avec différents genres littéraires. Avant tout, ce roman regorge d’une foule de détails culturels que Christophe Ono-dit-Biot distille au fil de ses pages tout simplement sans pédantisme.
J’ai pris conscience que Monet avait peint les Nymphéas en quelque sorte pour oublier la tragédie d’une jeunesse décimée et blessée par la première guerre mondiale. Mais aussi que Guernica était une respiration de liberté dans un univers qui se rétrécissait de plus en plus.
Le livre raconte l'histoire d'une France où le gouverneur est dépeint comme un personnage autoritaire, raciste et populiste, surnommé Papa. Sacha, Mina et leur fille Irène sont des intellectuels bobos passionnés par l'époque byzantine. Ils se retrouvent pourchassés par Papa après que Sacha a laissé entendre quelque chose sur la vie antérieure de Papa à la TV, ce qui semble assez ridicule pour justifier une poursuite. Ils tentent de s'échapper vers une île grecque où se déroule la suite de l'histoire.
En général, le livre est parfois lent et ennuyeux, s'égare dans des divagations sur l'histoire de Byzance, qui ont peu à voir avec l'intrigue principale et pourraient être évitées. Le récit excessivement poétique des personnages finit par lasser. Juste au moment où l'intrigue semblait gagner en intérêt avec les révélations sur l'histoire entre Sacha et Papa, elle retombe dans des circonvolutions.
La fin est déconcertante, avec Papa récupérant des pages noires dont la dangerosité pour un politicien n'est pas clairement établie, ajoutant ainsi trop d'éléments déconnectés de la réalité. De plus, la raison est déjà excessivement exploitée pour faire sensation. Le cliché du personnage ouvert se transformant en méchant sans raison apparente est également agaçant.
Ce livre semble bénéficier d'une certaine popularité auprès de la presse en raison de considérations politiques, peut-être en raison de leur propre déconnexion avec la réalité. Ce qui m'a profondément déplu, c'est la représentation caricaturale de Papa, censée incarner les "dangers" du RN ou Reconquête au pouvoir, avec des traits tels que le racisme, le populisme et la dictature. De plus, il ne pouvait pas manquer que Papa soit allié au "populisme" russe, dépeint comme particulièrement malveillant, ajoute une couche désagréable à ce cliché et à la mauvaise propagande de la presse française. Ces auteurs semblent ignorer les motivations réelles des électeurs de ces partis et ne s'interrogent pas sur la validité de leur monde fictif en tant que reflet de la réalité. De plus, l'auteur semble vouloir normaliser des théories très polémiques, telles que la théorie du genre. Cela peut être perçu comme une tentative de promouvoir une idéologie particulière au détriment d'une représentation plus nuancée de la réalité. On pourrait se demander quand verrons-nous plutôt un livre qui relate fidèlement les horreurs du gouvernement actuel, sans se perdre dans des spéculations sur une autre orientation politique hypothétique.
En résumé, ce livre paraît plutôt à réaliser une propagande politique plus que racconter une histoire.
Plus dure sera la chute ! du superbe Plonger à l'indigeste Trouver refuge ...
Sacha, Mina et Irène un trio familial en fuite. Sacha et Mina sont des intellectuels, lui est philosophe, elle enseignante à la Sorbonne, spécialisée dans l époque byzantine et la Renaissance, Irène a 7 ans et est une enfant éveillée, baignée dans un cocon familial aimant où la Culture s'écrit avec un C majuscule. Pourquoi fuient ils? Ils sont menacés par le nouveau pouvoir . 2027 un président très conservateur a été élu. il a promis un pays replié sur lui-même , sur ses valeurs nationalistes et la foi chrétienne. ... Dystopie ? le risque est là à nos portes ne l' oublions pas. En quoi représentent ils un danger pour Papa comme il se fait appeler? .. une phrase a échappé à Sacha sur un plateau TV Papa n'était pas le même avant... Commence alors un périple au mont Athos , ce sanctuaire orthodoxe , où ne peuvent venir ni femmes ni enfants... Commence alors surtout pour le lecteur une succession de pages soporifiques où le mysticisme, l'érudition prennent le pas sur le quotidien. Vous l'aurez compris je n'ai pas adhéré à cette histoire. Pourtant le début était prometteur mais la suite a viré au pensum . Seule l'éblouissante beauté des paysages grecs apporte une bouffée d'oxygène.
L’histoire de Mina, Sacha er Irène qui doivent fuir la dictature de celui qui se fait appeler “Papa” m’a passionné. L’important de la culture, de la connaissance et des intellectuels dans la société y est démontrée finement sans grand renfort d’enigmes tirées par les cheveux. Il y a du ryhtme, un certain suspens pour servir de trame à cette magnifique déclaration d’amour pour la culture. Je recommande vivement, on y apprend un tas de choses !
Un très bon roman assez inclassable. Une belle visite du mont Athos pour les femmes qui n ont pas le droit d y mettre un pied. On a l impression d’y être, on visualise, on sent et on ressent la Grèce.
A la fois roman d'anticipation, thriller, histoire intime, plongée historique dans l'époque de Byzance... Le tout avec une forme de justesse. Certains passages sont un peu faibles narrativement (la fin notamment) mais l'ensemble m'a beaucoup plu.
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Spéculation étonnament juste et vraisemblable, type Soumission. Lumière intéressante sur le spitituel de la foi orthodoxe. Aurait dû approfondir encore.
picked up the story pace a lot and overall was a nice book, very topical… but also distracted enough that it wasnt a miserable read. great characters ! dis pointing ending but I guess they all are
Un bon roman, à la croisée de différents genres : dystopie, thriller, roman contemplatif. Il reste de la lecture un quelque chose de glaçant, tant la probabilité de certaines tournures d'évènements est plausible.
The description of the Mt Athos and surrounding area is really what saves this book, but unfortunately I wasn’t the biggest fan of the plot line, characters, and writing style.