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UnPur

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L'été de ses huit ans, Benjamin est enlevé. Quarante ans après s'ouvre un procès. Sur le banc des accusés, ce n'est pas son ravisseur mais Benjamin que l'on trouve. Quel homme est-il devenu ? Le procès soulève bien des questions. Il réunit pour la première fois depuis leur enfance Benjamin et Julien, son jumeau. Les deux frères séparés brutalement il y a si longtemps parviendront-ils à se retrouver ? Car Benjamin dissimule un secret, celui d'un chantage cruel fait à un enfant.
De l'Italie au Mexique se dessine, au fil des témoignages, l'histoire d'un homme prêt à reconquérir l'existence qu'on lui a volée.

224 pages, Pocket Book

Published August 18, 2022

25 people want to read

About the author

Isabelle Desesquelles

20 books3 followers

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Community Reviews

5 stars
5 (15%)
4 stars
8 (25%)
3 stars
10 (31%)
2 stars
4 (12%)
1 star
5 (15%)
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Azilis.
146 reviews2 followers
October 2, 2019
Exceptionnel! je n'ai pas pu le lâcher !
21 reviews1 follower
September 27, 2020
Merci à #NetGalley et aux éditions Belfond pour l’envoi de ce roman d’Isabelle Desesquelles à l’étrange titre contracté, UnPur…

Un livre terrible qui nous raconte l’enlèvement, la séquestration et le viol d’un enfant.
Un titre qui contient tout : l’innocence et la pureté de l’enfance, la souillure, la culpabilité…

Des personnages particuliers dans leur gémellité, une mère fantasque et attachante… Un bonheur si intense et si fragile… Cette peur que tout parent garde au fond de lui…
Une mère exubérante, une « mère à débordement », dont l’enfant captif se souvient et idéalise sans doute…
Des jumeaux séparés mais toujours liés, hélas ! Une question lancinante qui nous taraude tout au long de la lecture et dont on sait que la réponse sera terrible, pire que tout ce qu’on aura pu imaginer. Il s’agit bien ici, comme l’a écrit Arthur Rimbaud dans Une saison en enfer, « de jouer de bons tours à la folie »…

Une temporalité étirée, volée, rendue, assumée… Quarante années…
Un procès où l’on juge la victime…
Des retrouvailles impossibles…

Une écriture coup de poing, sans filtre et pourtant parfois onirique et poétique.
Des formules dont je me souviendrai : « Benjaminquejetaime et Julienquejetaime ».
Le ravisseur décrit au travers du prisme du regard de l’enfant, ce « Gargouilleur » avec un G majuscule, le pédophile auquel nous voudrions aussi échapper et auquel la lecture nous confronte encore et encore…
Le pacte accepté de la fiction qui permet de dire, de mettre en mots une réalité indicible…

Je vais me souvenir longtemps de ce livre, comme du « fantôme d’un pauvre enfant » qui me hantera.
Une histoire d’emprise, dans tous les sens du mot.


#Rentreelitteraire2019 #NetGalleyFrance #UnPur
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews222 followers
August 23, 2019
Été 1976, Benjamin et Julien, jumeaux partent avec leur mère, solaire, en vacances en Italie. Un inconnu aux desseins machiavéliques rôde, et essaie de faire son choix : enlèvera-t-il Benjamin ou Julien ? « Écrasé par des années de saccage », le roman s’ouvre sur les paroles de Julien, l’enfant resté près de sa mère, celui qui n’a pas vécu pour autant, celui qui a manqué d’air. « L’irréparable est une tache noire sur nos vies, tu auras beau frotter tu ne l’effaceras pas. » Un procès. Au banc des accusés, le kidnappeur brille par son absence, c’est la victime, Benjamin qui raconte… des années de sévices, ses actions dictées par son ravisseur, sa fuite, sa vie d’après.

« Unpur » fait partie de la rentrée littéraire 2019, catégorie littérature blanche. Ne vous y méprenez pas, c’est l’un de romans les plus noirs qui m’ait été donné de lire. Vous n’y trouverez pas de scènes de violences explicites comme dans « Dompteur d’anges » de Claire Favan qui aborde des thématiques similaires, nous y trouverez tout ce qui n’est pas dit avec des mots, l’implicite, tout ce que votre esprit va pouvoir imaginer sans l’avoir lu, tout ce que vous allez deviner entre les lignes.

Sur arrière-plan de bonheur à trois, profond, doux, lumineux, plane l’ombre du mal. Le contraste entre la mère, « changeante, inattendue, mère agitée par temps calme », et le Gargouilleur, « l’ogre, le loup, le féroce, le cruel, un bloc de mal », le lecteur passe sans cesse du cœur qui exulte face à ce bonheur parfait, aux martyres du cœur d’un enfant qui souffre. Le récit alterne la vie d’avant, les cinq années de rapt, et la vie d’après, le procès. Il n’est pas toujours aisé de suivre la pensée de l’auteur, mais les évènements, comme un tourbillon, se mélangent et se confondent entre barbarie, félicité et regrets, comme les pensées de Benjamin, comme s’il n’avait pas assez de temps pour tout dire et que ses pensées allaient plus vite que sa diction.

C’est un roman court : je ne rentrerais pas dans le détail de l’histoire. Je veux simplement vous parler du style d’Isabelle Desesquelles, de son écriture qui m’a totalement désarçonnée, soufflant la douceur idyllique alors qu’une énorme baffe m’attendait à la page suivante. Son style est extrêmement poétique, et même poétiquement dérangeant dans l’obscénité crue de certaines scènes. Elle ne décrit pas, elle « féeérise » stylistiquement une monstruosité par l’emploi de mots sensés atténuer le propos parce qu’ils ont l’air plus innocents. C’est tout l’inverse qui se produit. Ces non-dits disent tout, révèlent tout et provoquent, ont provoqué chez moi en tout cas, des réactions physiques : révulsion, tachycardie, maux d’estomac. L’empathie suscitée pour cet enfant enlevé, évolue, se transforme, et passe de bienveillance à répulsion dans la seconde partie du roman. Des réactions épidermiques de haine naissent alors que notre esprit devrait analyser les choses d’un strict point de vue psychologique. C’est un roman qu’on lit avec ses tripes, bien avant de le disséquer avec son cerveau.

La thématique de l’enfance saccagée est omniprésente, toujours chapeautée par cette sempiternelle question : quel adulte devient-on lorsque l’enfance a été brisée ? La seconde partie répond progressivement à cette interrogation et je dois bien avouer que le récit m’a alors révulsée et a saccagé toutes les idées philosophiquement positives que je pouvais avoir sur une telle interrogation. Quand les circonstances atténuantes, les mauvaises pensées mélangées à la raison, l’empathie et la répulsion sont projetées ainsi toutes à la fois, parfois dans une même phrase, le lecteur ressort livide.

Je suis ressortie exsangue de cette lecture, avec cette horrible chanson dans la tête « Be Bop a Lula, she’s my baby, be bop a Lula i don’t mean maybe », et des images insoutenables devant les yeux, de voiture et de tableau de bord, ancrées pour longtemps dans mon esprit. L’association musique répétitive et sévices fonctionne admirablement bien, l’auteur vous fait le cadeau empoisonné de ne jamais vous permettre d’oublier son personnage UnPur.

Je ne sais pas vous dire si j’ai aimé ce roman. Je ne sais pas vous dire non plus si l’on peut aimer ce genre de roman. En revanche, je peux vous dire que l’écriture d’Isabelle Desesquelles est aussi envoûtante que répulsive. Sa façon de mettre de la poésie dans l’horreur m’a parfois terriblement torturée, ne sachant que faire des émotions, positives ou négatives qu’elle générait.

Ce roman est singulier. Ce roman va faire parler et secouer ses lecteurs. Ce roman va déclencher des choses que vous ne vous attendiez pas à trouver en littérature blanche. Il est bien plus difficile à encaisser que de nombreux récits de littérature noire. Vous voilà prévenus…
1,352 reviews58 followers
December 2, 2019
LE roman dérangeant de la rentrée. Qui parle d’un jeune garçon enlevé par un prédateur sexuel. Comment il vit après s’être enfui.

Rassurez-vous, rien d’insoutenable dans ces pages, les actes scabreux sont esquissés.

Mais à lire les critiques ici où là, je m’attendais à une lecture vraiment difficile psychologiquement. Mais cela vient sans doute de ma lecture qui m’a tenu à distance du personnage principal.

Un roman sur l’impossible séparation : avec son frère jumeau, avec les mots de sa mère, avec la dévastation du Monstre.

Un roman dérangeant sur la victime devenue aide de son bourreau.

L’image que je retiendrai :

Celle du jumeau resté avec la mère qui passe sa vie à trier les grains de sable.

https://alexmotamots.fr/unpur-isabell...
Profile Image for Annesophiebooks : Les Lectures d'Anne-Sophie.
191 reviews49 followers
September 8, 2019
Août 1976. Benjamin et Julien, 8 ans, se trouvent avec leur mère en vacances à Venise. Entre cette mère, solaire et extravagante, et ses jumeaux, les liens sont forts.

Pourtant, comme trop souvent, le mal rôde. Et ce jour-là, place Saint Marc, quelques secondes suffiront pour que Benjamin soit arraché à sa famille.

Quarante plus tard, c’est pourtant lui qui est jugé, et non le monstre qui l’a enlevé.
Pourquoi ? Qu’a t-il pu se passer pour que la victime soit assise à la place du bourreau ? Et pourquoi n’a-t-il pas repris contact avec sa famille plus tôt ?

Dans ce court roman (221 pages) Isabelle Desesquelles donne la parole à Benjamin, pour qu’il raconte.

Qu’il se raconte, lui. Pour qu’il raconte ce qu’il s’est passé de pire. Mais aussi pour qu’il raconte sa mémoire de leur vie à trois, avant l’horreur.

Avec des phrase d’une beauté douloureuse, des mots d’une douceur déchirante, Benjamin nous dit tout.

Dès le début j’ai été happée, hypnotisée par la mélopée des mots.
Le lent tempo des douleurs. Les notes aiguës de l’espoir qui s’envole, le murmure de l’enfance qui s’en va, et le refrain des souvenirs qui réchauffent parfois les âmes en peine.

Oui, pendant les 100 premières pages, j’ai été ébahie par la forme, fascinée par la plume.
Terrifiée par l’histoire.

Puis, vers la moitié du livre, se glisse une contre mélodie, un peu comme un point de bascule, qui m’a fait oublier la poésie, la beauté des mots et la tendresse des phrases.

Je ne voulais pas, ou plus.
Je n’étais pas d’accord. En colère parfois. Révoltée souvent.

La fin elle m’a laissée terriblement triste.
Non pas parce qu’il se passe quelque chose de terrible (le terrible a déjà eu lieu dès le départ), mais à cause de la tonalité.

Je suis donc passée par beaucoup de sentiments, énormément d’émotions contradictoire et puissantes.

Clairement ce roman ne plaira pas à tous.
Certains seront dérangés par l’histoire qu’il raconte. D’autres par la tournure très poétique. D’autres par les messages qu’il véhicule.

Pour d’autres ce sera peut-être un coup de cœur.

Ce roman est à la fois trop beau et trop terrible pour être conseillé ou dénigré.
Chacun est libre de le ressentir à sa façon.
En bien ou en mal.
Profile Image for Mouffette masquée.
433 reviews18 followers
September 7, 2019
Résumé : Été 1976, Benjamin et Julien sont en vacances à Venise avec leur mère. Ils ont 8 ans, sont jumeaux, semblables à deux gouttes d'eau. C'est une famille résolument heureuse, un peu excentrique, et surtout pleine d'amour. Mais une ombre plane sur la Piazza San Marco, un prédateur de la pire espèce qui a jeté son dévolu sur les petits garçons. Lequel choisir ? Profitant d'un moment d'inattention, il enlève Benjamin, pour qui l'enfer, sans fin, commence.
40 ans plus tard s'ouvre un procès, enfin. Mais ce n'est pas le monstre qui est dans le box des accusés mais la victime, qui va raconter son enfance faite de sévices, puis sa vie après avoir fui son bourreau.

Mon avis : Je viens de terminer ce livre et j'en ai le souffle coupé. C'est beau, poétique mais dramatique, violent. Insupportable. Comment un enfant, normal, heureux, peut sombrer dans les ténèbres ? Quel adulte devient-on quand on a eu une enfance brisée ? On suit la fragile construction de Benjamin, après son enlèvement et sa séquestration. On le découvre devenir jeune homme, puis adulte, avec ses fêlures, son âme noircie par l'horreur et les années de sévices. On retient son souffle quand ses pensées sombres prennent le dessus, on espère qu'il ne franchira jamais cette frontière du mal, comme si c'était notre enfant, notre frère. Entre empathie et dégoût, le coeur balance. Tout n'est pas de sa faute. Mais peut-être que tout ne peut être excusé par son passé ? Extrêmement dérangeantes, les scènes qui disent sans dire, subtilement, laissant place à la pire des imaginations. Un certain dégoût en terminant ce livre, et le sentiment d'un énorme gâchis. Ce genre de livres qu'on ne peut oublier, tellement le malaise qu'il laisse dans notre coeur est poisseux.
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