Lorsque Nour, qui habite au palais, est soudainement touchée par une malédiction, elle est condamnée à vivre sur une île prison. Mais Kassem, son grand frère, refuse de l’abandonner à son sort et l’aide à s’échapper. Les voilà tous les deux embarqués dans un fabuleux et dangereux voyage, accompagné d’Elissa la navigatrice. Ils sont à la recherche d’Arcadia, une légendaire bibliothèque magique qui rassemblerait tous les livres à jamais perdus au fond de l’océan. au milieu de ces secrets oubliés depuis la nuit des temps, Kassem espère trouver un moyen de sauver Nour !
Née le 1er mai 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Elle a scénarisé plusieurs courts métrages dont un a été récompensé par le prix France Télévision au festival de Cannes.
Aujourd’hui, Estelle Faye se consacre à la réalisation et à l’écriture.
Vraiment pas dingue, très déçue par ce roman jeunesse.
J'aimais bien l'idée que l'histoire se passe dans un monde aux inspirations orientales, ça change comparé aux autres romans qui sortent en ce moment.
A part ça rien de bien positif à dire...
Les personnages sont plats, les actions s'enchaînent tellement vite sans que les protagonistes aient des bâtons dans les roues, t la magie de ce monde n'est pas creusée du tout. Aussi, Nour qui est censée être une enfant de 6 ans parle comme une daronne de 35 ans, c'est assez déroutant.
Ce n'est pas parce qu'on en dans un livre qui cible la jeunesse qu'on doit prendre les lecteurs pour des niais ! Toute l'histoire est superficielle à cause de l'écriture (pas mauvaise mais juste simpliste à mon sens) et la trame que l'auteur a choisi.
2 étoiles tout de même parce que ça se lit vite et évidemment pour les belles illustrations de Sanoe.
J'ai eu l'occasion de constater la jolie plume et la qualité des univers fantasy élaborés par Estelle Faye avec son court roman "Il était ma légende", paru aux mêmes éditions pour la collection Court Toujours, et "L'arpenteuse de rêves", aux éditions Rageot. Je m'étais fait la réflexion que les romans Fantasy sont très rarement courts, en littérature jeunesse, mais que cela gagnerait à se faire, les lecteurs n'étant pas tous des amateurs de pavés en papier. Ici, c'est ce que nous avons: un premier tome pour un représentant de la littérature intermédiaire, de 125 pages, qui présente un univers inspiré des pays arabes et de l'univers maritime.
Nour, six ans, vit avec sa famille dans le palais du Calife ( souverain musulman) où sa mère est archiviste, son père jardinier renommé. Il y a également son grand frère, Kassem, qui s'inquiète de ne pas pouvoir aller voir sa soeur, ce jour là. Dans les murs du palais se murmurent des rumeurs de malédiction sur une petite fille. L'attitude des parents de Kassem et Nour ne rassure en rien le jeune homme. Quand il se rend compte qu'on tente de faire disparaitre sa petite soeur subtilement sous le couvert de la nuit, Kassem décide de suivre les hommes qui escorte la petite fille dans la ville. Alors qu'il comprend que sa soeur sera évacuée par la voie maritime, il se fait surprendre par des voyous, qui en ont après le bracelet en forme de serpent qu'il porte au poignet. Heureusement, une Delfienne, Élissa, intervient en sa faveur.Les Delfiens sont une peuplade fort réputée pour ses navigateurs, qui possèdent leur propre mode vestimentaire et passent leur vie sur les mers, en nomades. Élissa sauve la mise du jeune homme, en espérant pouvoir toucher une prime pour le ramener sain et sauf chez lui, en bon petit bourgeois égaré qu'elle voit en lui. Néanmoins, quand elle est instruite de la situation de Kassem, Élissa accepte de le loger sur le navire de son capitaine pour la nuit. Éventuellement, Kassem réussit à convaincre le capitaine de le mener à l'île où sont tenus les gens victimes de la malédiction, mais quand il retrouve Nour, Kassem sait qu'il ne pourra pas la laisser là, comme l'exige la Loi. Troquant son bracelet précieux contre leur droit de passage sur le navire, après avoir échappé de justesse aux soldats qui les pourchassaient (sans doute pour avoir délogé une personne de l'île) Kassem atterrit dans un port avec l'équipage. Là, dans une librairie, Kassem découvre un ouvrage étonnant, qui semble avoir été rescapé de la mer. Un ouvrage qui, selon le libraire, proviendrait d'Arcadia, où siègerait une formidable bibliothèques de livres noyés, et du coup, d'un potentiel de savoir immense. Un savoir qui pourrait peut-être venir à bout de la malédiction de Nour, cette même malédiction qui lui fait pousser des écailles doré sur la peau, lui fait entendre des appels venus de la mer et lui permet de solliciter l'aide des vagues. La principal concernée, cependant, ne semble pas tant y voir là une "malédiction".
C'est un récit d'aventure qui a aussi des accents de quête initiatique. Kassem et Nour n'ont jamais quitté le palais et les voilà embarqué sur un navire pour une ile que personne ne peut trouver. Sauf Élissa, navigatrice de son état. C'est une histoire exotique, forcément, avec ses inspirations moyen-orientale, mais également folklorique, avec la présence de cette malédiction qui rappelle fortement le peuple des sirènes. Je dirais que l'histoire est passionnante, mais un peu expéditive également. J'ai du mal à lui reprocher, ceci-dit, précisément parce que je trouve les récits fantasy toujours trop long pour le jeune lectorat intermédiaire. Et puis, le roman jouit d'une indubitable force avec ses illustrations.
Les illustrations sont signées Sanoe, qui nous a donné les splendides paysages et personnages du roman de Michael Brun-Arnaud "Les Mémoires de la forêt", paru à l'École des Loisirs ( que je vous invite à lire, c'est de toute beauté). En noir et blanc, elles contribuent beaucoup au côté exotique du récit, avec les paysages bien sur, mais aussi la culture et les costumes présentés. On se fait une idée beaucoup plus nette de cet univers imaginaire. C'est aussi agréable de voir l'ethnie arabe de Kassem et Nour, ainsi que la silhouette arrondie d'Élissa. Je suis toujours ravie de voir des représentations minoritaires avoir enfin de la place en littérature jeunesse.
Dans leur traitement, les personnages ne sont pas stéréotypés. Kassem est un garçon tranquille, curieux et pragmatique. Il a un lien très fort avec sa petite soeur et n'hésite pas à suivre son instinct quand il la voit en danger. C'est donc un "héro" loyal et d'une douceur fort agréable. Nour a beau avoir six ans, elle a de l'esprit et se montre réactive. C'est une petite fille alerte et courageuse, qui n'a rien de la demoiselle en détresse. Nour aspire à connaître l'océan, ce qui concorde étrangement bien avec son étrange mutation. On en saura sans doute plus dans les tomes suivants. Élissa, enfin, est un personnage cartésien, stoïque et pratique. Elle prend des décisions rationnelles, parfois un peu froides, mais elle a bon fond. C'est une femme qui veut l'aventure, non pas la richesse ou le prestige. Je la trouve vraiment charmante sur les illustrations. Je remarque, enfin, que ce sont les personnages féminins qui sauvent les fesses des personnages masculins, pour une fois- hormis le fait que Kassem a sauvé Nour de son île.
Certains détails m'ont amusés, comme le nom de "Delfiens", pour ces nomades de la mer vêtus de bleu. Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, le "bleu de Dleft" n'est pas le bleu à proprement parler, mais bien la poterie produite dans la ville de Delft, qui est majoritairement bleue sur fond blanc. Les "trois épreuves" d'Arcadia m'amusent aussi: c'est toujours à coup de trois que les héros subissent des épreuves! Finalement, toutes ses aventures maritimes m'ont fait penser au manga One Piece et à l'odyssée d"Homer.
(À partir d'ici la critique peut contenir des divulgâches - et des aventures en haute mer)
Il y a de bonnes inspirations dans cette histoire et le potentiel de suites est bien présente. L'idée de faire côtoyer le monde terrestre à la mer, un peu à la façon de Pirates des Caraibes, avec ces livres "noyés" et ce prélude à l'apprentissage d'un futur bibliothécaire pour Arcadia sont autant d'axes intéressants. Bon, Nour est partie vraiment très vite, ça avait quelque chose de choquant même, mais la suite laisse présager que frère terrestre et soeur aquatique sont appelés à se revoir et peut-être explorer le monde en parallèle l'un de l'autre.
Rapidement, je constate que le traitement de la violence est aussi différent que ce que je vois d'habitude. Ruses, diplomatie, réflexion, les moyens employés pour déjouer la violence sont variés. Les épreuves sont non-violentes et la condamne, même. le Fantasy tombe souvent dans le combat et les sujets violents physiquement, mais ici, je sens une tendance différente. J'apprécie que l'esprit soit davantage employée que les poings.
Côté plume, c'est bien écrit, les phrases sont relativement courtes, mais elles sont variées et fluides, avec un vocabulaire plutôt riche pour ce niveau d'âge de lectorat. Je note également que nous avons souvent une fenêtre sur l'état psychologique de Kassem, notre principal protagoniste. C'est toujours intéressant d'avoir cette dimension, car cela nous rapproche du personnage et rend le tout bien plus vivant.
Je pense que ce petit roman sort des standards les plus souvent réutilisés en Fantasy jeunesse, ce qui est très louable. Avoir de personnages arabes est aussi formidable. Et comme j'ai une nette recrudescence du jeune lectorat féminin pour les sirènes en ce moment, je pense que ce ne sera pas difficile de trouver des Lectrices/Lecteurs à ce premier tome. Bref, une sympathique découverte!
Une quête initiatique dans laquelle nous suivons le jeune Kassem, qui souhaite protéger sa petite sœur de six ans, Nour. Cette dernière se réveille un matin victime d'une sorte de "malédiction" : sa peau se couvre peu à peu d'écailles. Tous deux se sauvent du palais en quête d'un traitement, et leur route va croiser celle d'Elissa, une Delfienne (le peuple de la mer). Nos trois héros vont se lancer à la recherche d'Arcadia, une légendaire bibliothèque, et traverser les mers...
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Un univers intrigant, un jeune héros sympathique, tout dévoué à sa petite sœur. Une mystérieuse maladie. Une jeune femme de caractère, décidée. Et en toile de fond, la mer...
Ce chouette roman mêle habilement une vibe "pirate", de l'aventure, des découvertes et un zeste de magie.
Il y a des rencontres, des difficultés, quelques retournements de situation. C'est un ouvrage qui se lit facilement, dans lequel on entre sans problème.
Un petit récit qui parle de découverte du monde, pour nos deux jeunes frère et sœur qui appréhendent enfin sa beauté, sa richesse, sa complexité, après avoir vécu toute leur enfance cloîtrés dans un palais, - mais aussi de découverte de soi.
Les jolies illustrations en noir et blanc de Sanoé - que j'ai découverte avec Les Mémoires de la forêt - donnent une petite touche pétillante à ce #romanjeunesse, qui ne manquera pas de plaire aux jeunes lecteurs fans d'aventure.
j’ai pris plaisir à découvrir cette histoire, et je lirais certainement la suite bientôt. J’ai apprécié l’univers proposé, avec cette mystérieuse malédiction et cette bibliothèque perdue à retrouver. Les personnages principaux sont agréables à suivre, Kassem a une belle évolution qui nous donne envie de voir jusqu’où il peut aller pour protéger sa sœur. J’ai aimé le courage d’Elissa et la force de caractère de Nour. C’est une histoire qui fonctionne bien, avec une plume agréable à lire. Je vous conseille donc de la découvrir si vous appréciez les romans jeunesses.
Une quête initiatique entre un frère et sa jeune soeur frappée d'une malédiction qui la transforme peu à peu en créature marine. L'aspect pirate des mers, combat contre le système, fuite de la famille, tout cela est bien développée et la fin, avec le choix de la soeur, est bien faite. Le tout nous laisse un peu sur notre faim pour un prochain volume... Pour les 9-12 ans qui aiment l'aventure.
Pas de note car je ne suis évidemment pas du tout le public cible (j'ai quasi 20 ans de trop haha). Forcément, ça va vite, mais c'est bien sympathique et pour un jeune public ça peut être très très cool