Trois destins se croisent dans New York l'ogueilleuse, New York dont seul John l'Enfer pressent l'agonie. Trois amours se font et se défont dans ce roman de l'attirance et de la répulsion, de l'opulence et du dénuement. Abraham de Brooklyn chantait la naissance de New York. Avec John l'Enfer, voici venu le temps de l'apocalypse.
Didier Decoin is a French screenwriter and author. He began his career as a newspaper journalist at France Soir, Le Figaro and VOD, and radio Europe 1. At the same time he started writing. While continuing his writing, he became writer in film and television (and adapted scripts for television as the major TV films Les Misérables, The Count of Monte Cristo, Balzac and Napoleon). In 1995 he became the Secretary of the Académie Goncourt.
Une belle plume, l'ambiance d'un New York déliquescence admirablement restituée, mais j'ai eu du mal à apprécier les subtilités de l'improbable trio amoureux John/Aston/Dorothy. Si j'ai pu, dans une certaine mesure, "capter" les personnages masculins, au moins à titre individuel, je suis resté totalement hermétique à la personnalité (ou son absence?) de Dorothy. Partant de là, le coeur de l'intrigue m'a en bonne partie échappé. Au final 2* sur le fond, 4* sur la forme.
Belle épopée que celle des désespérés tel que le Héro John l'Enfer, cheyenne travaillant à New York, ville quasi-inhumaine, où la lèpre des pierres attaquent les maisons, où il travaille nettoyant les vitres des grattes-ciels. pathétique, ou encore Dorothy, enseignante de sociologie à l'université , momentanément aveugle /ou de manière permanente ce n'est pas clair, suite à un accident de surf; qui sera finalement la perte de John qui est fascinée par elle, pathétique dans ses airs de grande dame, qui finalement perd et fait perdre, du marin à quai pour on ne sait combien de temps.
j'ai aimé la description à travers les yeux de ces trois héros, marionnettes du destin, de la destruction inéluctable et lente de cette ville, New York qui est un personnage à part entière du roman, de cette invasion des chiens et de la fuite éperdue de John qui sent dans ses tripes la mort programmée de cette tentacule de ville, voulant les emporter et libérer. d'où la citation au début du roman « Si des chiens s’assemblent et hurlent dans une ville, chute de la ville et destruction ! » , inscription d'une tablette de Babylone qui illustre et donne donne le sujet du roman.
Prix Goncourt 1977
Beautiful and sad story of John, his passion to Dorothy, the blind beauty.
j'ai aimé cette histoire qui a valut le Prix Goncourt à Didier Decoin en