Two leading social scientists examine the gender wealth gap in countries with officially egalitarian property law, showing how legal professionals--wittingly and unwittingly--help rich families and men maintain their privilege.
In many countries, property law grants equal rights to men and women. Why, then, do women still accumulate less wealth than men? Combining quantitative, ethnographic, and archival research, The Gender of Capital explains how and why, in every class of society, women are economically disadvantaged with respect to their husbands, fathers, and brothers. The reasons lie with the unfair economic arrangements that play out in divorce proceedings, estate planning, and other crucial situations where law and family life intersect.
C�line Bessi�re and Sibylle Gollac argue that, whatever the law intends, too many outcomes are imprinted with unthought sexism. In private decisions old habits die hard: families continue to allocate resources disproportionately to benefit boys and men. Meanwhile, the legal profession remains in thrall to assumptions that reinforce gender inequality. Bessi�re and Gollac marshal a range of economic data documenting these biases. They also examine scores of family histories and interview family members, lawyers, and notaries to identify the accounting tricks that tip the scales in favor of men.
Women across the class spectrum--from poor single mothers to MacKenzie Scott, ex-wife of Amazon billionaire Jeff Bezos--can face systematic economic disadvantages in divorce cases. The same is true in matters of inheritance and succession in family-owned businesses. Moreover, these disadvantages perpetuate broader social disparities beyond gender inequality. As Bessi�re and Gollac make clear, the appropriation of capital by men has helped to secure the rigid hierarchies of contemporary class society itself.
"À l'heure où les richesses familiales déterminent de plus en plus le statut social des individus, on ne peut pas combattre les inégalités entre hommes et femmes sans s'attaquer aux inégalités de classes, et on ne pourra abolir la société de classes sans renverser l'ordre du genre."
En résumé : - les familles sont des systèmes de structuration et de répartition du capital - les héritiers masculins sont largement favorisés lors de la succession, car ce sont généralement eux qui obtiennent les biens structurants - les biens sont souvent sous-évalués et les autre cohéritier•e•s reçoivent donc une compensation financière moindre - les divorces et les prestations financières qui en découlent ne sont pas calculées en fonction des inégalités subies par les femmes, mais pas la capacité à payer des hommes - le sacrifice des femmes pour la carrière de leur mari ainsi que le travail domestique et familial n'est presque jamais pris en compte au moment de liquider le régime matrimonial - les femmes ont vu une partie de leurs droits à des compensations financières sauter puisque "les inégalités de genre n'existent plus aujourd'hui" - les avocat•e•s, les notaires et les juges, mêmes femmes, adoptent souvent une lecture patriarcale au moment trouver des accords à l'amiable entre les parties, et les femmes s'en accommodent souvent pour préserver la paix des familles - c'est pire quand vous êtes un prolétaire, pire encore quand vous êtes une prolétaire, et bien pire encore si vous êtes une prolétaire divorcée. - ...
Je ne veux plus JAMAIS entendre que le combat féministe n'est plus d'actualité parce qu'on a les mêmes droits que les hommes. L'inégalité documentée de revenus entre les genres n'est que la toute toute toute petite pointe émergée d'un gigantesque iceberg. L'intérêt des femmes est systématiquement négligé à toutes les étapes d'une séparation ou d'une succession, sous couvert d'un droit égalitaire, c'est insupportable !
L'ouvrage vise à ouvrir un nouveau champ d'étude : Le genre du droit. En ce sens, les autrices ont fourni une quantité de données et d'analyse extrêmement vastes et diversifiées afin de donner un livre clair, informatif et tellement nécessaire.
Plus précisément, les autrices explorent les inégalités de genre sous différents aspects afin d'en comprendre le fondement : Héritage, divorces, pension alimentaire, travail, etc. Tout est passé au crible et on voit apparaître les rouages d'une société fondamentalement sexiste, en surcouche de la dichotomie prolétariat/bourgeoisie : Lois pensées par des hommes, sexisme intériorisé par des femmes, morale sexiste qui valorise le travail des hommes, conception de l'héritier mâle héritée du passé, etc. Ce sont des véritables cibles à abattre pour une meilleure société que Bessière et Gollac nous montrent ici.
Elles en viennent à dire, en substance, que l'émancipation du prolétariat ne se fera pas sans abolition du patriarcat, et que l'émancipation des femmes ne se fera pas sans abolition du capitalisme (et de l'État), tout cela est lié.
Le livre est plutôt long (280 pages) pour un prix plutôt élevé (21€) mais je le considère comme un essentiel pour aborder les inégalités de genre de manière large.
J'ai mis du temps à le lire mais j'ai beaucoup appris ! Je regrette un peu de ne pas avoir noté les chiffres clefs, cependant je n'hésiterai pas à le feuilleter de nouveau pour retrouver les informations essentielles (le plus fou pour moi restera le fait que le versement d'une pension alimentaire donne droit à des réductions d'impôts tandis que ces mêmes pensions sont imposées pour les personnes, majoritairement des femmes, qui les reçoivent).
Essentiel puissance mille. Les mécanismes sociétaux, judiciaires qui font que la femme restera toujours plus pauvre que l'homme. Dans le divorce, dans l'héritage, dans la mort d'un conjoint. C'est effarant. Mais ça créé indéniablement un bagage pour clasher un bon nombre d'argumentaires de merde servis par les misogynes et les gros cons. Un essai cependant pas évident à prendre en main, même s'il est étayé d'exemples.
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« On ne pourra abolir la société de classe sans renverser l’ordre du genre »
Le Genre du capital est une lecture exigeante qui n’hésite pas à mobiliser de nombreuses références plus ou moins complexes. L’ouvrage s’inscrit chronologiquement dans la suite du Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty qui est cité du début à la fin. Les autrices mobilisent aussi les théories bourdieusiennes présentes dans les Héritiers, la reproduction ainsi que la Distinction.
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, ce n’est pas un livre d’économie, mais un véritable livre de sociologie s’appuyant sur une méthode ethnographique rigoureuse mais qui participe quelques fois à rendre le livre lourd à travers les différentes « histoires ».
Si l’analyse est remarquable de par sa qualité et sa rigueur elle reste très « Franco-française ». En effet, le livre analyse, bien plus le système de droit français que le « genre du capital » à proprement parler. Si les autrices font preuve d’une pédagogie efficace dans l’explication du fonctionnement du droit de la famille il faut avouer que pour avoir une lecture fluide de l’ouvrage il est recommandé d’avoir fréquenté la fac ou d’avoir divorcé une dizaine de fois. Une telle démarche semble assez proche de celle qu’adoptait Durkheim dans la division du travail social où il analysait l’évolution du droit. Ici c’est l’évolution du droit de la famille et notamment du code civil de 1804 qui est retracée.
Sûr le fond, l’analyse sociologique des professionnels du droit (essentiellement les avocats, notaires, JAF, présidents de cour) est d’une grande richesse et tend à démontrer que si le droit est formellement égalitaire, la pratique ne l’est pas, favorisant souvent le sexe masculin au détriment des femmes. Un tel mécanisme génère donc des inégalités en cascade. En plus d’affirmer que les femmes sont les grandes perdantes dans le cadre des successions, divorces, mariage etc… elles sont aussi les grandes victimes. Elles invoquent pour cela Marcel Mauss, selon lequel « le donneur ressort grandi, écrasant celui qui reçoit » notamment dans le cadre des prestations compensatoires ou des pensions, souvent maigres.
En somme le genre du capital est une analyse sociologique de tres bonne qualité, certes très engagée, mais qui ne s’en cache pas. Lecture exigeante en raison des nombreuses références qui y sont mobilisées. Une certaine culture juridique reste nécessaire à la pleine compréhension du livre sans avoir besoin d’être docteur en droit.
En espérant, comme le disent les autrices, que ce livre sera le point de départ de nombreux débats et recherches (à l’échelle mondiale ?) sur les inégalités de genre afférentes au capital, puisque comme elles l’affirment en citant Louise Michel « Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire. »
Le sujet est interessant donc ça méritait 4 ou 5 étoiles. Mais : Je n'ai pas appris beaucoup plus qu'en lisant leurs interviews. J'ai trouvé qu'il y a beaucoup de redites et que les démonstrations étaient rapides (on n'a rarement l'histoire entière sur leurs exemples en matière de divorce ou d'héritage). Du coup j'en ressors déçue et avec l'impression d'une lecture inutile. Donc 3 étoiles.
Très intéressant ! Même si les termes utilisés sont parfois complexes, surtout les parties qui concernent le droit et le travail des notaires, des avocats dans les procédures de divorce et d'héritage. Mais d'un point de vue sociologique j'ai adoré leur approche !
Passionnant, un peu technique mais les exemples donnés facilitent la compréhension et la lecture ! Un remarquable travail de fond qui aborde un domaine peu mis en avant, y compris dans les écrits féministes.
Une étude sociologique à mettre entre toutes les mains ! Cette recherche est passionnante, tant par le sujet que sur la qualité des données mises à disposition par les 2 chercheuses. A mes yeux c'est le type d'ouvrage à avoir dans sa bibliothèque pour y faire référence autant dans des débats animés que lorsque nous sommes confrontées à des variations de patrimoine : mariage, divorce, succession.
"L'inégalité patrimoniale entre femmes et hommes ne naît pas à Wall Street, mais dans les replis quotidiens de la vie familiale. Cette inégalité est produite dans le silence des pratiques des hommes et des femmes, lorsqu'ils agissent en tant que conjoint, père, mère, fils, fille, frère ou sœur."
Et c'est pourquoi les deux chercheuses du Genre du capital nous proposent un autre regard sur la famille, étudiée ici comme une institution économique à part entière, un réseau d'entraides qui peut déterminer une vie, mais aussi un lieu où se jouent différentes dynamiques inégalitaires. Tout y passe : gestion du patrimoine, héritage, divorce et autres arrangements économiques largement défavorables pour les femmes. Céline Bessière et Sibylle Gollac nous emmènent au cœur des discussions familiales, au sein des cabinets de notaires et d'avocats, aux côtés des juges aux affaires familiales. L'essai n'est pas toujours facile : on y parle beaucoup droit et fiscalité, il faut donc un peu s'accrocher par moments. Mais les deux chercheuses ont l'intelligence de lier chiffres et explications sociologiques avec des exemples de parcours familiaux diversifiés, qui rendent le propos très concret.
Dans cet ouvrage, les deux chercheuses prouvent (s'il le fallait encore...) toute l'actualité du combat féministe en Europe et ce malgré le mythe de l'égalité hommes-femmes. Signe d'un bon essai, on en ressort avec de nouvelles lunettes d'analyse, et beaucoup d'arguments extrêmement solides.
Excellent livre sociologique sur la répartition du patrimoine dans les familles. On pense souvent aux inégalités de salaire mais très rarement aux inégalités économiques dans la famille.
Le point sur l'héritage est super, il est vrai qu'on croit inconsciemment que tous obtiennent la même chose vu que c'est écrit dans la loi et que c'est impossible de déshériter un enfant mais voir que notre propre frère ou père veut nous appauvrir dit quelque chose de criant sur notre société et la position de la femme.
On se doute que la séparation appauvrit les femmes mais voit le concept de comptabilité inversée à l'avantage des hommes pour qu'il puisse garder le patrimoine fait par des avocates et des juges femmes fait mal. Sans parler de leur jugement sur les prestations compensatoires.
La femme moderne se retrouve vraiment coincée entre une pseudo-liberte, elle peut travailler avec un compte bancaire, etc mais de l'autre doit tout sacrifier pour sa famille, faire les tâches ménagères, etc, et ne pourra jamais obtenir réparation car on est moderne et elle doit avoir son propre argent.
Bref un livre génial si on veut rentrer plus en profondeur sur les inégalités économiques et qui peut ouvrir le débat dans pleins de familles et de couples sur la répartition du patrimoine. Il demande toutefois une certaine connaissance en sociologie, peut-être pas pour des novices dans le domaine.
Bon, je suis contente d'avoir terminé ce livre. Il est très long et complexe. Ses deux autrices sont sociologues et leur écriture est scientifique. J'ai dû me concentrer de nombreuses heures pour tout comprendre.
Pas sûre que je me souviendrai de toutes les problématiques soulevées par cet essai mais je suis fière de cette lecture. Je comprends mieux pourquoi la famille (aka les hommes) reproduit les inégalités de genre dans la transmission du capital, encouragée par les institutions telles que la justice française.
Ce livre est révoltant parce qu'il met au jour des injustices criantes dans la (non) transmission du capital entre hommes et femmes, dans une société soi-disante "égalitaire". Le droit nous protège en théorie, mais la pratique des "petits arrangements familiaux" est toute autre.
Je vous conseille cette lecture si vous avez des hommes dans votre famille, ou pire, si vous êtes en couple avec un homme. On se fait arnaquer h24 or "la connaissance, c'est le pouvoir". Armons-nous grâce au long travail des sociologues féministes !
Contrairement à ce qu'on pourrait craindre, vu l'aridité du sujet, l'héritage étant sujet juridique traité par des officines notariales ou des cabinets d'avocat, ce livre se lit très bien. Il est en effet bourrés de témoignages et d'interviews que les deux auteures sociologues ont recueillis au cours de leur enquête très sérieuse et documentée. Le résultat en est terrifiant : malgré les différentes lois promulguées depuis la Révolution, le droit est appliqué de telle sorte que la France ne fait pas mieux que les pays où les filles n'héritent que de la moitié de ce qu'héritent leurs frères, la France, pays égalitaire au moins dans la loi ne l'est pas dans les faits. Les femmes sont discriminées et les hommes toujours avantagés. Le capital reste donc masculin. Plus le patrimoine transmis est important, qu'il soit matériel ou symbolique, plus les garçons sont avantagés.
Une étude très intéressante, longue et complexe, qui met bien en avant les avantages des hommes dans le droit, favorisés par ce même droit (en matière de salaire, d'héritage, de divorce etc...), attendez-vous à faire quelques bonds si comme moi vous découvrez le sujet! (entre autre : la pension alimentaire étant déductible pour celui qui donne mais imposable pour celle qui reçoit...) Le chemin à parcourir pour l'équité reste encore long, les différences entre la théorie de la loi et ses applications restent énormes, et se rajoutent à cela les différences de classes. Une citation pour résumer? "À l'heure où les richesses familiales déterminent de plus en plus le statut social des individus, on ne peut pas combattre les inégalités entre hommes et femmes sans s'attaquer aux inégalités de classes, et on ne pourra abolir la société de classes sans renverser l'ordre du genre."
3,5 ⭐️ Étude sociologique menée sur 20 ans donc très sourcées, abouties et variée en terme de publique étudié. La structure en chapitres et sous partie facilite la lecture mais ça reste un essai de socio vers lequel on a du mal à retourner au court de sa lecture .. J’avais des notions sur certaines inégalités (notamment la non prise en compte du travail domestique dans les décisions des professionnel•les de la justice ou la focalisation de l’héritier fils plutôt que fille dans la transmission de biens matériels), mais j’ai appris beaucoup de notions qui permettaient ces inégalités comme « la comptabilité inversée » pratiquée en majorité !
Un livre intéressant pour la thèse qu’il défend et ce qu’il met en lumière, moins dans la forme et les longues descriptions de certains chapitres. Aussi, certains arguments sont à nuancer, notamment sur la question des prestations compensatoires dans les divorces. Le lien entre genre et classe sociale est très pertinent et bien amené.
J’aurais sûrement pas le concours mais le livre était super j’ai adoré ! C’est fou comme les habitudes familiales et de comportements sont parfois très mauvaises (#analyse) Étant en retard pour le concours j’ai disséqué chaque chapitre et sous partie en 3 jours.
Un livre qui se lit facilement malgré la technicité du sujet. C'est une étude détaillée des mécanismes qui perpétuent l'accaparement des richesses par les hommes au détriment des femmes.
Je trouve que ça manque un peu de densité conceptuelle (sauf pour la ccl). Après, cela aurait été moins agréable à lire, d'autant que je ne bite pas grand chose en droit. La pension alimentaire : ceux qui la donnent (souvent des hommes, tout de même), la déduisent de leurs impôts tandis que celles qui en bénéficient doivent la déclarer en tant que revenus. Donc quand t'es un mec divorcé qui ne s'occupe guère de tes mômes, l'Etat te fait une fleur. Nice, hein ? Un peu dans le même genre : la prestation compensatoire, qui permet à une femme divorcée de maintenir un niveau de vie semblable à celui qu'elle avait pendant son mariage (et ça ne surprend personne : schéma plutôt tradi où l'homme ramène $$$$ (et pas seulement $) et madame s'occupe de la maison et des enfants pour 0€) a été remaniée dans les années 2000. Avant, les femmes (le plus souvent, hein) touchaient une rente. Aujourd'hui, on leur verse une somme en une seule fois. Du coup, elles touchent moins. Les autrices prenaient l'exemple d'une femme divorcée quinqua d'un cadre de l'aéronautique. Sa retraite à lui : 4 000€/ mois. Le montant de la prestation compensatoire qu'il lui verse : 100 000€. Là, on est en droit de se dire "ah ouais, comême". Sauf qu'en fait, sur 30 ans (et les femmes vivent > 80 ans), ça lui donne des revenus = minimum vieillesse. Ah ouais, pas si cool en fait. Au moins, ce ne sont pas les contribuables qui paient mais son mari. Les pensions alimentaires : beaucoup d'impayés. Quand c'est le cas : c'est la société (via la CAF) qui paie, on laisse les mecs plutôt tranquille. Du coup, les femmes en situation de précarité doivent mendier des thunes, monter des dossiers... et ça ne gêne personne de les mettre dans cette situation là (par contre, on veillera à ne pas trop empiéter sur les revenus du père quand il est question de fixer la pension alimentaire : c'est important pour tout le monde de montrer aux enfants qu'il travaille... mais du coup, quid des mères qui doivent faire avec et le travail (surtout avec une pension alimentaire bif bof) et la charge domestique ?). Osef.
L'argent : quand y en n'a pas (= classes populaires), ce sont les femmes qui doivent gérer l'ingérable, se coltiner les dossiers CAF, se priver afin de ne pas finir dans le rouge. Quand y en a... ben c'est les hommes qui gèrent. L'héritage : s'il y a une entreprise, une terre : il va à l'aîné (et beaucoup moins à l'aînée) plus qu'aux autres et le reste de la famille s'en contente souvent, pour différentes raisons (ne pas ruer dans les brancards, préserver la patrimoine (et non pas matrimoine), etc.). "Une justice faite par et pour les femmes" : ce que disent les mascus qui montent sur des grues après avoir tapé leur ex et jamais fait la vaisselle. Dans les faits, la sororité... ne marche pas trop. Au moment du divorce, les JAF (profession féminisée +) ne se sentent pas solidaires de femmes issues de la bourgeoisie économique qui pourraient prétendre toucher une prestation compensatoire (en échange des services domestiques rendus, du fait d'avoir sacrifié leur carrière et aidé celle de leur ex...). Les JAF ont souvent du concilier vie pro/vie de famille (leur conjoint, beaucoup moins) et elles voient dans le travail le salut des femmes. Forcément, les femmes au foyer bourgeoises ne se voient pas très bien considérées, on les trouve un peu fainéantes et pas très modernes...
Bref, il manque une vue d'ensemble à cette critique mais tant pis.
Ah, et le Canada semble fournir un contrepoint intéressant en matière de pension alimentaire and co. A voir.
J'ai adoré ce livre, important, bien construit, qui fournit une juste balance entre les éléments quantitatifs et les enquêtes et exemples en profondeur.