LA COMÉDIENNE : Tu débordes de la fiction ! C’est pas réel, tout ça ! C’est de la littérature. Jeanne-Mance Delisle parle d’immolation, de sacrifice… Tu penses pas que les personnages existent pour être sacrifiés à notre place ? Pour qu’on ait accès, au moins un peu, au sacré sans se brûler ? […]
LA POÈTE : On a toujours fait des sacrifices humains pour calmer les dieux.
L’ÉCRIVAINE : Cette fois, c’est la fiction qui déborde. Comme dans la vraie vie, les victimes crient leur douleur. Les personnages, soumis à leurs histoires glauques, en ont assez. Faut les libérer. […] Moi, j’en peux pus des sacrifiés.
Ce texte théâtral n’est pas un hommage. Ce texte théâtral n’est même pas une pièce de théâtre.
Je ne suis pas habitué de lire du théâtre, alors j’ai trouvé que c’était un peu difficile à suivre. Une critique de l’ouvrage de Jeanne-Mance Delisle très bien amenée. Le thème de l’inceste est au cœur de ce récit tout comme il a été au cœur de plusieurs familles québécoises durant beaucoup trop d’années.