Dans une société proche de celle de la France à la veille de la Révolution, le sort des magiciens n’intéresse que quelques intellectuels contestataires. Les enfants dotés de pouvoirs magiques sont enlevés à leurs familles afin d’être éduqués à la Haute-École et contrôlés par la noblesse. Au moment où le règne d’Urbain IV s’achève, Mérot l’Ancien, le directeur de la Haute-École, meurt et les complots se multiplient : marchands rêvant de pouvoir politique, soldats amers, paysans appauvris, magiciens asservis. Hérus Tork, qui intrigue pour succéder à Mérot, achève sa patrouille annuelle à la recherche des magiciens cachés. Lors de sa dernière halte il capture Raoul des Crapauds, le fils d’un boulanger, mais ne repère pas Ian qui décide de partir à la capitale à la recherche des magiciens clandestins… Intrigues de cour, magiciens d’une puissance inouïe, personnages engagés pour un monde meilleur, Haute-École est un livre d’action et d’émotions intenses.
Ce roman de Sylvie Denis est un petit coup de maître.Voilà un one-shot fantasy qui en un peu moins de cinq cents pages parvient à déployer un univers crédible et une histoire complète, riche, que j'ai lu avec un plaisir non dissimulé.
On y suit les points de vue des différents protagonistes à tour de rôle, et on observe avec plaisir leurs rencontres, leurs ententes et mésententes, dans un univers qui ne fait pas de cadeaux et où les apparences sont trompeuses. le monde mis en place est hyper cohérent, et on plonge dans l'histoire dès les premières pages grâce à une mise en route efficace.
Une histoire intéressante et bien construite, je suis néanmoins restée sur ma faim, j'aurais préféré un livre plus long et plus étayé. Je pense que j'aurais plus aimé ce livre si je l'avais lu au lycée. Je le recommende fortement à un public jeune adulte surtout.