Pierre Francillon est un lycéen suicidaire, persuadé d’avoir causé la mort de son professeur de lettres par la simple pensée. Traumatisé, il repousse toutefois l’instant où il mettra fin à ses jours lorsqu’il découvre que son remplaçant ne respire pas : mort et vivant à la fois. Obsédé par cette révélation, il développe une fascination morbide pour ce jeune enseignant. Alors que son entourage tente par tous les moyens de tempérer sa névrose, Pierre débute une enquête sur ce mystérieux personnage. Se construit alors une relation idolâtre avec la mort elle-même, entre attirance maladive et répulsion instinctive.
Entre deux lectures j’ai pu également commencer et terminer ce SP de chez les @editionsduchatnoir que je remercie beaucoup 🤍
Le respir de @saintclairhj est parfait pour cet automne 🍂 et surtout pour passer un automne frissonnant en compagnie de Pierre.
Impossible de ne pas être charmer par cette plume sublime, j’ai été abasourdi. En plus ce livre ce lis hyper vite !
C’est un vrai conte gothique où nous suivons Pierre qui après le décès d’un de ses professeurs, le remplaçant de celui-ci va éveiller chez Pierre quelque chose qui va le fasciner. Pierre se donne pour mission de comprendre pourquoi il le fascine autant et il veut surtout prouver qu’il a affaire à un mort-vivant 🧟♂️
N’est-ce pas parfait pour Halloween ? 🤩
L’ambiance pesante nous fascine dès le début, les mystères qui s’enchaînent sont si bien abordés. L’histoire prend aux tripes. Ça ne peut que ravir ceux qui sont fascinés par les histoires de fantômes et de cimetière.
On en parle également de la couverture ? Elle est sublime, de toute façon toutes les couvertures de chez les @editionsduchatnoir sont magnifiques.
Le livre est disponible depuis le 23 août que ça soit en papier ou numérique. Vous pourrez également le retrouver sur le site www.editionsduchatnoir.fr
Vous pourrez également retrouver la maison d’édition au festival Entre les mondes à Aurillac, aux 1 venturiales, aux Halliénales, au festival d'Angoulême et à Montreuil pour cette fin d'année.
Aujourd'hui, une novella particulière que j'ai énormément apprécié pour pas mal de raisons. Premièrement, il vaut mieux lire le résumé avant de démarrer la lecture de cette centaine de pages pour savoir où nous mettons les pieds sinon vous risquez de vous perdre par moment. Je démarre par cette couverture qui est splendide (déjà j'adore le vert) et puis tout ce qu'elle peut représenter. Les liens qui nous entravent entre la vie et la mort, le fil est parfois si ténu qu'il est difficile de savoir si nous respirons par habitude ou pour rester dans l'un ou l'autre monde. Ce fameux souffle qui nous manque parfois lors de moments plus complexe. Le mal-être qui fait pencher la balance du côté obscur (et non pas de la force) de part les idées profondément ancrées qui nous tenaillent. L'étrangeté de la situation que nous allons découvrir et bien d'autre encore.
Ici, le récit est gothique où le spleen fait naviguer en eaux troubles. Réalité ou fantasmes ? C'est le doute qui s'installe surtout avec le final. Qu'est-ce qui se passe réellement dans l'esprit de Pierre ? Pourquoi est-il aussi pris dans ce qu'il pense être ce qu'il vit ? Est-ce que son amie Claire serait dans la vérité ou au contraire ne voit-elle rien ? Tous deux sont meilleurs amis et complémentaires. Si elle aime tout ce qui s'approche du gothique, comme visiter les cimetières la nuit, faire des rituels bizarre (là je dois dire que la scène est particulière comme le monde crée. Les mots virevoltent dans l’air pour se poser avec délicatesse sur nos yeux, désirant en avoir encore. Un récit digne de l’époque de Baudelaire. La plume est riche, fournie, puissante, vibrante et criante de vérités qui font mal. Une atmosphère gothique par de nombreux points, telle la visite régulière de cimetières, catacombes et autres lieux dont l’âme de Pierre et de sa meilleure amie Claire nous font découvrir.
Pierre croit avoir tué son professeur en l’indiquant la veille sans y penser. Lorsque son remplaçant se présente, son cœur rate un battement. Ce dernier est un mort-vivant dans l’esprit du jeune homme. Incompréhension car il semble être le seul à s'en rendre compte et lorsqu'il en parle à sa meilleure amie, elle tente de lui faire entendre raison. Il va s’ensuivre un cheminement impressionnant de son côté entraînant sur des chemins complexes de la conscience. Fantasmes et névroses, amour et mort, tout est lié. Le surnaturel s’installe et nous déroute par le mystère autour du fameux « respir ». La recherche du pourquoi, le livre qui les hante et surtout Pierre, les emprunts, les découvertes, et ces moments où nous sommes perdus pour mieux retrouver un semblant de lucidité qui effraie. Claire est une amie attachante qui a la tête sur les épaules, malheureusement elle va tomber malade et ne pas pouvoir être présente pour lui comme avant ne sera pas bénéfique.
Ce n'est pas une lecture pour tout le monde certes, mais la plume est entrainante et permet de nous poser des questions. La famille de Pierre semble terriblement à côté de leurs chaussures ne voyant pas que leur fils est mal. En même temps lorsque l'on voit comment cela se passe pour la mère et le père qui doit tout prendre sur ses épaules... Je ne jette rien à quiconque, rien n'est jamais simple même si le bonheur de notre enfant devrait passer en priorité (ce n'est que mon avis de maman bien entendu). La "relation" que Pierre aura avec son professeur M. Aubespin va lui donner cette envie d'en savoir plus sur le "respir". je n'en dit pas plus, car il faut découvrir, suivre et comprendre ce que c'est, sans compter que la psychologie humaine est mise en avant. C'est sombre et triste, mélancolique à souhait. (Il vaut mieux être dans de bonnes conditions pour le lire) t c'est également porteur d'espoir même si certains faits sont plongés dans la noirceur.
Un état d'esprit complexe, tel celui des humains d'une manière générale avec ce petit plus ou ce manque, qu'importe les explications qui peuvent conduire à cet état. Rien n'est évident si ce n'est pour celui qui est à l'extérieur et qui ne fait que se moquer. Être mal dans sa peau, ne pas réussir à surmonter cette fascination pour la mort, respirer parce que ses poumons le lui ordonnent, respirer parce que c'est ainsi que le corps humain continue d'avancer, mais s'il y avait un autre moyen ? C'est triste certes, mais cela démontre que le regard des autres est important dans ces conditions, parce que si la malveillance sera toujours au rendez-vous, l'amitié, la bienveillance, la compassion et la recherche du pourquoi l'est tout autant.
En conclusion ? Un monde réel, une mélancolie dans la façon de l'écrire et dans le récit. Une magnifique plume riche. Pierre a besoin d'ancre dans son monde et lorsqu'il la perd, il se laisse entrainer plus profondément encore. Est-ce que cela finit bien ? Peut-être, peut-être pas, tout dépend du point de vue dans lequel nous sommes. J’ai passé un excellent moment de lecture, totalement en apnée. Êtes-vous prêt à vous couper le souffle ?
Que j'ai aimé cette lecture ! Le mélange de vibe gothique et creepy annoncé par cette couverture sublime a fonctionné dès les premiers mots sur moi. Le format court n'est pas étranger à mon engouement, je favorise beaucoup les petits livres. Ici, on va droit au but et l'histoire est efficace et convient parfaitement au format.
Ce que j'ai d'abord apprécié, c'est le décor : les catacombes, les rues parisiennes brumeuses, les allées des cimetières couvertes de feuilles mortes, les pierres tombales pleines de poésie et de mystère...
Et puis l'histoire, cette courte aventure entre recherches et mystères.
Et enfin, le narrateur, bien évidemment, ce jeune Pierre suicidaire, muet et asocial, fasciné par la mort, mais parfois drôle dans sa manière de retranscrire ce qui l'entoure, son mal-être, sa solitude et son irrépressible envie de se rapprocher de son professeur.
C'est joliment écrit, soigné et intelligent. Pour moi, il n'y a pas une seule faute de goût. On est résolument dans un texte qui oscille entre horreur et onirisme poétique. Tous les éléments du gothique sont présents et bien exploités et la fin est en adéquation avec le reste, ce qui n'est pas toujours le cas dans le genre.
Une réussite. J'attends un nouveau roman en espérant que l'auteur publiera bientôt autre chose.
Contrairement aux apparences, cette chronique ne rentre pas dans mes lectures du Pumpkin Autumn Challenge, bien que la novella soit une lecture parfaite pour ce challenge ! Car je l’ai lue au cours du mois d’août mais, ayant du retard dans mes retours de lecture, mon billet n’arrive que maintenant sur le blog.
En août, j’ai en effet pris de l’avance sur mes lectures automnales, sans doute parce que j’étais impatiente de retrouver le PAC ! J’ai donc lu Le respir de Saintclair HJ, une novella parue l’année dernière aux éditions du Chat Noir. Elle me tentait déjà dès sa sortie mais les thématiques, auxquelles je suis sensible, ainsi que ma santé mentale fragilisée à l’époque par plusieurs deuils, ont fait que j’ai préféré attendre d’être plus solide pour me lancer. Un an après sa sortie, je me suis sentie prête et l’ai donc emprunté à ma bibliothèque.
Ce qui frappe au premier abord, c’est la plume. Excessivement travaillée, poétique, musicale, on savoure les phrases comme un mets délicat ! Ensuite, on se laisse porter par l’histoire de Pierre, ce lycéen aux passions morbides, et par son obsession pour son professeur, dont il est convaincu qu’il s’agit d’un mort-vivant. Un respir.
Le respir reprend tous l’attirail du gothique jusqu’à en frôler la caricature : lycéens vêtus de noir, errances dans un cimetière, fascination pour la mort… Mais l’auteur évite brillamment cet écueil du « trop » en jouant de façon subtile avec sa tonalité : ainsi Le respir se présente sous la forme du journal de Pierre, qui admet que sa prose lyrique ne correspond pas à sa façon de « parler » (Pierre est muet et s’exprime à l’écrit). Plus tard, lui et son amie Claire rencontreront d’autres jeunes qui, eux, caricaturent vraiment ce qu’est le gothique ! Ce qui souligne d’autant mieux le jeu subtil de l’auteur avec son texte, en opposant ces deux visions du genre.
Le texte aborde des thèmes difficiles (le résumé est clair à ce sujet), l’obsession mortifère de Pierre comme son mal-être évident créent un malaise diffus qui nous suit jusqu’à la dernière page. En le lisant, j’ai aussi souvent pensé aux oeuvres de Baudelaire et de Poe, où le macabre devient un objet d’esthétique littéraire. D’ailleurs, ça m’a donné envie de replonger dans ces oeuvres !
Le respir est une novella qui m’aurait totalement ravie si je l’avais lue adolescente, époque où je dévorais des textes sombres, gothiques, horrifiques. Aujourd’hui, ma sensibilité a évolué et la thématique du suicide est devenue quelque chose que j’aborde avec beaucoup de précautions, car source potentielle d’angoisses bien réelles. Mais je me félicite d’avoir justement attendu d’être prête, car la novella de Saintclair HJ est la digne héritière du romantisme noir et m’a offert une belle lecture toute imprégnée du spleen cher à Baudelaire !
Le Respir de Saintclair HJ est une nouvelle sombre, gothique, poétique et fantastique que j’ai lu il y a peu. C’est une lecture étrange et unique qui m’a fait plonger la tête la première dans l’esprit névrosé et brisé de Pierre, un lycéen terriblement malheureux et aux idées bien sombres. Coeurs et âmes sensibles s’abstenir.
C’est tout d’abord cette couverture à la fois étrange et envoutante qui m’a happé. Puis ce résumé prometteur d’une ambiance sombre et macabre m’a convaincue. Et je n’ai pas été déçue par cette découverte malgré sa thématique très difficile.
J’alerte de nouveau sur le fait que cette lecture n’est pas faite pour tout le monde et que les thématiques abordées, bien que traitées avec beaucoup de soin je trouve, sont particulièrement dures.
On suit l’histoire d’un lycéen terriblement mal dans sa peau, l’esprit encombré de névroses envahissantes et culpabilisantes et ayant perdu le gout de la vie. Lorsqu’un professeur remplaçant arrive à son lycée, Pierre notre personnage principal décide de reporter ses projets macabres et de se pencher sur l’existence même de ce professeur énigmatique.
Les épreuves que va vivre Pierre, ses fascinations, ses questionnements, ses sentiments déjà ancrés dans son âme et ceux qui vont prendre place à leur tour m’ont fissuré le coeur. Ce n’est pas une lecture douce et vous n’allez pas forcément passer un bon moment auprès de Pierre mais c’est une lecture qui vous marquera, ne serait-ce qu’un moment, qui vous fera vous poser des questions, mettre en perspective des milliers de choses.
Le Respir est un conte gothique aux allures fantastiques que je vous recommande. Cette courte histoire est à découvrir un soir, emmitouflé sous un plaid, idéalement prêt d’un feu ou d’une fenêtre ouverte sur la nuit. Vous y trouverez à la fois la solitude et la paix entre ses lignes.
Je ne sais que penser de cette courte lecture. Il y a quelque chose de malsain et de « malaisant » dans l’ambiance et surtout dans le caractère du personnage principal, dont l’obsession pour son professeur mettait quelque peu mal à l’aise. J’ai pourtant l’habitude de lire des textes qui mettent mal à l’aise, et j’aime ça d’habitude. Mais, il y a un petit quelque chose qui m’a dérangé. Peut-être quelques maladresses d’écriture et de structure narrative qui m’ont bloquée. Je n’ai pas mis le doigt sur ce qui m’a bloqué par moment. Par contre, l’auteur était quand même assez doué dans ses tournures de phrases pour installer une ambiance gothique pesante quitte à parfois en faire un peu trop et à aller dans les clichés. En bref, un texte qui peut laisser perplexe, un voyage étrange qui peut soulever quelques questions philosophiques. La fin a été un peu décevante pour moi et détonnait avec le reste. J’aurai aimé une fin plus fantastique/mystique et moins « rationnelle ».