La planète Nuying, située à vingt-quatre années-lumière du Système solaire, possède de nombreux traits communs avec la Terre d'il y a trois milliards d'années. On y trouve de l'eau à l'état liquide. Son activité volcanique est importante. Ses fonds marins sont parcourus de failles et comportent quantités de sources hydrothermales. Elle possède une magnétosphère et une atmosphère dense, protectrice. Tout cela en fait une bonne candidate pour héberger la vie. La sonde Mariner a transmis des enregistrements sonores de Nuying : des chants qui évoquent par analogie ceux des baleines.
Quand elle était enfant, Brume a entendu cet appel. Désormais adulte, spécialisée dans le domaine de la bioacoustique marine, elle s'apprête à participer à la plus grande aventure dans laquelle se soit jamais lancée l'Humanité : rejoindre Nuying au terme d'un voyage spatial de vingt-sept années. Que va-t-elle découvrir là-bas ?
Une civilisation extraterrestre ou une remise en cause totale de ses certitudes ?
Avec Les Chants de Nuying, Émilie Querbalec signe un ambitieux roman de premier contact comme la science-fiction de langue française en a, de fait, proposé assez peu au cours de son histoire. Cette œuvre ample, qui brasse tous les enjeux de demain, de l'écologie à la sauvegarde informatique de la conscience humaine, ne manque pas d'évoquer les utopies d'Ursula K. Le Guin et les vertigineuses visions spéculatives de Kim Stanley Robinson.
Née au Japon en 1971, Émilie Querbalec a fait des études de photographies et de langues orientales, après un passage convenu en prépa littéraire. Elle exerce ensuite divers métiers, qui n’ont pour seule vocation que de nourrir sa passion pour le voyage. Elle a publié une quinzaine de nouvelles depuis 2014, dans des revues ou des recueils collectifs aussi divers que la Revue Etherval, Géante Rouge ou Galaxies, ou encore chez les éditions Malpertuis ou Arkuiris.
En 2016, elle gagne un 3ème prix au concours de nouvelles Visions du Futur. En 2018, sa nouvelle "La cloche! hasta siempre" gagne le premier prix à ce même concours.
Elle écrit plutôt de la science-fiction et du fantastique, mais elle aime aussi brasser les genres, comme dans La Reine de Zangalar, une nouvelle de science-fantasy où apparaît pour la première fois le personnage du Nadjam, que l’on retrouve ensuite dans son roman Les Oubliés d’Ushtâr.
Rendu à la moitié de la troisième partie des Chants de Nüying, j'ai fini par accepter que j'attendais quelque chose qui n'arriverait jamais. Je n'ai pas accroché au style, je n'ai eu d'empathie pour aucun personnage, sauf au début de la partie 2 et mon intérêt s'est dilué durant cette partie pour ne plus jamais revenir. Je ne saurais pas dire d'où vient ce détachement total. Je suis frustré parce que ma lecture n'a pas été agréable, que je voulais abandonner dès le début et que je sais, maintenant, que j'aurais dû... et je ne sais pas pourquoi. Je n'ai jamais vraiment embarqué alors que la quatrième de couverture (qui flirte doucement avec le mensonge*) était très aguicheuse. Du coup, voilà, pire critique de l'histoire de Goodreads ou Babelio : j'ai pas aimé et je sais pas pourquoi \o/
*comme si Harry Potter était résumé "Découvrez comment Harry Potter, jeune orphelin, va apprendre à s'émanciper de son oncle Vernon et de sa tante Pétunia grâce à la rencontre de ses nouveaux amis, Ron et Hermione." Oui, c'est pas faux... mais je dirais que c'est pas complètement le sujet.
Wouaw. S'il est vrai que le récit prend une toute autre direction que la 4e de couverture laisse à supposer, il n'empêche : quel récit !
Tellement, tellement de questions sont soulevées avec justesse dans ce roman, à la manière d'un "Fondation" d'Asimov, mais sous le prisme de nos interrogations contemporaines. Non seulement le propos est pertinent et exaltant, mais les personnages sont tangibles, crédibles, attachants (tous). On s'y croirait.
Le style de Emilie Querbalec est très agréable à lire ; poétique, efficace, travaillé sans être pompeux ni soporifique ou tape à l'œil. Encore une fois : on s'y croirait.
J'ai vraiment adoré cette lecture. Je n'ai qu'une seule hâte : que la personne qui vit avec moi le termine pour que l'on puisse en discuter pendant des heures, tant les pistes de réflexions sont nombreuses.
Je suis restée très volontairement vague sur les thématiques abordées par le récit, car il me semble que leur découverte doit se faire au rythme de la lecture, ainsi que pensé par l'autrice, pour conserver le piquant de l'expérience de lecture.
Tentée de noter 2/5 mais en réalité ma déception est due au fait que le résumé et la couverture ne collent pas du tout au roman en lui même !! Je pense que j’aurai pu l’apprécier si mes attentes avaient été différentes ! La personnage de brume avait qui nous commençons le roman n’est ensuite plus présente pendant un très long moment, l’histoire est plutôt autour de ce vaisseau colonie qui vogue vers une planète mystérieuse et le « président » qui a mis en place une sorte de réincarnation (qui rappelle le roman Mickey7 que j’ai lu récemment) et qui tourne mal, avec des problématiques de sectes sur le vaisseau. J’étais vraiment très perplexe car j’étais là pour l’exploration d’une planète lointaine et c’est arrivé que vers les dernières pages.
Chronique dispo sur le blog : https://adoptlibrarian.blogspot.com/2... _________________________ J’abandonne vraiment rarement des lectures en cours de route mais Les Chants de Nüying n’aura pas réussi à me convaincre assez pour continuer. Les premiers chapitres m’ont pourtant plutôt plu mais au bout d’un moment je sentais que je me forçais à lire des pages alors que je n’en avais pas envie (je ressentais un "devoir" de lecture car c’est un des finalistes du PLIB 2023). Cette lecture n’arrivait peut-être pas au bon moment pour moi, je préfère donc l’abandonner à 50%.
Je ne suis pas une grande lectrice de SF mais j’avais entendu beaucoup de bien des romans d’Emilie Querbalec et le personnage de Brume, que l’on rencontre dans les premiers chapitres, me plaisait beaucoup. J’ai globalement bien apprécié la première partie du roman. De plus, la promesse de découverte d’une autre planète et de ses mystérieuses créatures dont on a capté les chants était très alléchante et faisait rêver. Malheureusement pour moi, l’intrigue s’attache plus à décrire la préparation du voyage vers Nüying ainsi que le quotidien au cœur de la station spatiale et ce n'était pas très palpitant. Brume est mise de côté dans la seconde partie au profit d’autres personnages avec lesquels je n’ai pas réussi à accrocher.
J’étais également perdue avec tous les termes techniques et passages scientifiques qui n’ont pas su retenir mon attention ni mon intérêt. L’intrigue se concentre aussi beaucoup sur des questions de religion, de foi qui auraient pu être intéressantes mais qui étaient trop centrales à mon goût. En revanche, la plume de l’autrice est superbe avec de beaux moments de poésie. Je ne doute pas que la découverte de la planète Nüying et de ses secrets promet de beaux moments de lecture. Mais je n’irai malheureusement pas jusque-là pour en découvrir plus.
Ayant beaucoup aimé Quitter les monts d’Automne, j’étais impatiente de lire le nouveau roman de Émilie Querbalec ! Comme son roman précédent, la couverture est signé Manchu et donne envie de plonger aussitôt à la découverte de cette mystérieuse planète.
La 4e de couverture présente l’ouvrage comme un récit de premier contact, centré autour du personnage de Brume. En fait, le récit va surtout s’attarder sur les préparatifs puis le voyage vers Nüying. Par ailleurs, il s’agit d’un roman choral. Cette histoire est bien plus riche que ce que le résumé pourrait laisser croire !
Je n’ose imaginer la montagne de documentation qu’a du parcourir Emilie Querbalec pour nous offrir ce roman. Elle y aborde en effet de façon à la fois accessible et précise toutes les contraintes techniques d’un voyage spatial au long cours, celles, éthiques, d’un possible premier contact avec une entité intelligente extraterrestre, mais aussi les effets sur la société et l’humain de la colonisation comme du voyage spatial, etc.
Avant même d’aborder la question d’un premier contact, Les chants de Nüying aborde des thématiques très humaines : les conséquences d’un tel voyage, celles du développement de la réalité virtuelle, la spiritualité qui peut être autant une aide dans une situation désespérée que devenir l’instrument de la folie, celles causées par le financement et l’ingérance d’un individu de pouvoir dans une expédition si importante pour la science comme l’humanité (le nom d’Elon Musk traverse l’esprit lorsqu’on croise Jonathan, financeur du projet et, bien évidemment, maître à bord), etc.
En dépit de la richesse et de la profondeur des thématiques, l’histoire est fluide, les sujets techniques sont abordés avec clarté, et le passage d’un point de vue à l’autre se fait de façon tellement naturelle qu’on glisse d’un chapitre à l’autre avec aisance. Et, surtout, l’envie de savoir ce qu’il va advenir ! J’avais du mal à lâcher le livre, impatiente de connaître la suite.
Situé dans une chronologie différente de la nôtre, le roman n’oublie pas d’être au plus près de ses personnages. Si j’ai été déçue que la partie exploration soit concentrée sur si peu de pages – j’aurais aimé en savoir plus sur cette planète et son écosystème – j’ai été passionnée et tenue en haleine par tout le long voyage spatial, attachée à Brume, Dana, William.
Au final, Les chants de Nüying est un roman impressionnant par la maîtrise tant de ses sujets, de son intrigue, de ses personnages que de la plume. Prêts pour un voyage de 24 années-lumières ?
Lecture réalisée dans le cadre d’un service presse, merci aux éditions Albin Michel Imaginaire pour leur confiance.
DNF - Mais un "bon" DNF, un DNF de "ce n'est pas le genre de roman que j'aime, mais si ça l'était, je pense qu'il serait l'une de mes meilleures lectures de l'année".
J'ai lu un gros 15% de ce roman avant de comprendre que j'aurais trop de mal à rentrer dedans - un jour, peut-être, je parviendrai à reprendre. C'est de la SF dans sa plus pure expression - un futur lointain, une conquête spatiale, plein de notions assez "scientifiques" qui me rendent la lecture complexe (pour la lectrice nocturne que je suis !), donc je n'ai pas réussi à m'accrocher – mais j'insiste, c'est vraiment moi qui ne suis pas encore prête pour ce type de lecture.
La plume est vraiment belle et agréable, c'est bourré d'inventions qui me semblent super créatives et originales, et malgré l'aspect assez "technique" de l'histoire, le côté humain n'est pas oublié (mention spéciale pour la relation père-fille avec l'héroïne que j'ai trouvé très fine. À ce stade de ma lecture, je ne peux pas dire ce qu'il en est pour d'autres personnages, mais rien que ça, j'ai apprécié).
Pas une lecture (encore) faite pour moi, mais si vous êtes un peu habitué.e à la SF, ça peut carrément vous plaire !
On va dire que c’est plutôt un 2,5/5 pour moi. Au début, j’ai été plutôt emballée par le récit, la plume et les personnages, et plus ça avançait, plus je me désintéressait de l’histoire et plus je trouvais les personnages moins intéressants (presque ennuyeux pour certains). + L’aspect très « spirituel » m’a semblé assez caricatural à certains moments et ne m’a pas du tout parlé, ce qui est dommage puisque ça rassemble sûrement plus de 60% du livre. J’ai tenu à ne pas DNF ce livre (avec du mal parfois), mais la fin n’a fait que contribué à cette dégringolade pour moi. Bref, je passe mon chemin pour celui-ci. Dommage que la 4e de couverture si alléchante ne soit qu’une source de déception au final (les attentes étaient sûrement trop hautes!). Bref à recommander aux adeptes de la SF spatiale et des réflexions autour de la philosophie de la vie, de la mort et de la spiritualité.
C'était pas bien. Genre du tout. Genre c'était un peu bien au milieu. Et puis non. On m'a promis des chants de baleines cosmiques, on m'a donné des bouddhistes extrémistes.
L'autrice ne sait pas caractériser des personnages, le seul que j'ai bien aimé, c'est parce que tous les autres personnages le taillaient sans raison tout le long.
Brume est exaspérante, William est détestable, Dana est pathétique. Jonathan est intéressant dans la partie 2 mais meurt à la fin de la partie 2 donc bon.
Je ne suis pas friante de SF, et ça ne m'a pas réconcilié avec. Et surtout, je n'aime pas quand un univers SF est un cheval de Troie pour une idéologie.
This entire review has been hidden because of spoilers.
J'ai lu Les chants de Nüying de @emiliequerbalec Encore un grand merci aux éditions @albinmichelimaginaire pour cet envoi.
🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Nüying est une planète située à vingt-quatre années-lumière du système solaire. Elle paraît semblable à la Terre d'il y a trois milliards d'années. Tout est réuni pour y donner vie, il y a de l'eau, une activité volcanique, des fonds marins ayant des failles qui comportent des tas de sources hydrothermales ainsi qu'une magnétosphère et une atmosphère dense. La sonde "Mariner" a transmis des enregistrements sonores provenant de Nüying, des chants similaires à ceux des baleines. Lorsqu'elle était enfant, Brume a entendu ces chants et devenue adulte s'est spécialisé dans la bioacoustique marine. Elle s'apprête à faire le voyage de sa vie, un voyage spatial de vingt-sept années afin de rejoindre Nüying. Que va-t-elle découvrir ? Une vie extraterrestre ou une remise en question de toutes ses certitudes ?
🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 Je suis de nouveau fascinée par la plume d'Émilie Querbalec et c'est un coup de coeur pour ce roman spatio marin, un univers très original qui allie l'espace et la plongée sous-marine. L'écriture est belle, poétique et envoûtante. Ce roman mêle la science-fiction et la spiritualité avec harmonie. J'ai aimé tous ces personnages surtout Brume et William, ainsi que l'histoire entremêlée de Jonathan et Sonam, mais aussi le couple que forment Dana et Meriem.
🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Gros coup de coeur pour cette histoire qui m'a fait voyager dans l'espace et les fonds marins. Cette plume m'a transportée ainsi que ces personnages énigmatiques. À chaque roman de cette autrice je me régale. Vivement le prochain !
J'aimerais pouvoir mettre plus qu'1/5. Du côté technique, rien à redire, c'est très bien écrit. La psyché des personnages est complexe et intéressante. Le livre me fait un peu penser à la BD Antarès de Leo dans son propos.
Le problème, c'est que l'histoire en elle-même n'a rien à voir avec ce que le quatrième de couverture annonce. Est-ce la faute du quatrième de couverture ? Est-ce la faute de l'histoire ? Toujours est-il que la découverte de Nüying a droit à à peine 100 pages en fin de livre, et est loin d'être aussi excitante que l'exploration d'une planète inconnue promettait de l'être. Enfin, le pire pour moi est que .
En résumé, si Les Chants de Nüying avait été présenté différemment, peut-être lui aurais-je attribué une note tout autre, car il aborde des sujets très intéressants de l'exploration spatiale, mais en l'état, c'est tout simplement une déception.
Fatale erreur de marketing ! Aucune des couvertures ne rendent compte de ce qu’est le livre. J’ai passé l’entièreté du livre à attendre un premier contact ou simplement de l’eau 😂. J’ai été forcément déçu et ça a affecté ma lecture. Ce qui est d’autant plus dommage que les thèmes traités et l’histoire en elle-même sont très intéressantes. On y suit le cheminement sur des décennies d’une groupement d’humain et comment la technologie et la nature humaine vont drastiquement affecter le trajet vers Nüying. Cette planète représente des espoirs pour tous les personnages que l’ont va suivre mais qui, malheureusement, ne m’ont pas touché plus que ça. J'ai beaucoup aimé le traitement des thématique et les réflexions qui en suivent, mais ma lecture était gâchée par toutes ces attentes déçues.
Alerte rubrique chaotique, à l’image de ma lecture de ce roman! Elle fût compliquée, tant elle m’a à la fois accrochée, énervée, intriguée, ennuyée. Une véritable montagne russe, ce qui fait que je ne sais pas comment organiser mes pensées concernant ce bouquin pour retranscrire mon ressenti de manière claire. Alors je vais y aller pas à pas, dans l’ordre de ma lecture, et tant pis si l’ensemble fait un peu bordélique, j’espère que tu ne m’en voudras pas trop et que tu arriveras à en saisir l’essentiel.
Mon immersion dans ce roman a plutôt mal débuté. Je n’ai en effet pas tellement apprécié le personnage de Brume. Le récit de son quotidien avant d’arriver sur la Lune, base de départ pour le voyage vers Nüying, et de ses relations avec ses proches ne m’a pas tellement passionnée. Cette jeune femme est de plus assez froide, solitaire, réservée et exprime très peu d’émotions. J’ai donc trouvé le début long et j’ai vécu le changement de point de vue, vers la page 70 tout de même, comme une véritable bouffée d’air frais… Mais cela n’a pas duré malheureusement.
Car, vois-tu, la quatrième de couverture n’évoque absolument pas ce qui représentera au final près de 80% de l’intrigue! Ce n’est pas la destination qui compte, ni l’exploration de Nüying mais bien le voyage qui nous y conduira et l’expérience qui sera notamment menée pendant les 27 années qu’il durera. Je le savais, j’avais été un peu prévenue par d’autres lecteurs, mais je ne pensais pas que la découverte de Nüying et de ses mystères représenteraient si peu dans le récit, les 100 dernières pages tout au plus. Et c’est à ça que servent les autres points de vue. Raconter au lecteur ce qu’il se passe pendant le voyage avec les navigants qui demeurent éveillés alors que Brume dormira pendant près de 30 ans. Je me suis donc sentie flouée, trahie et cela m’a beaucoup énervée. Si seulement il y avait dans le résumé une phrase, quelque chose qui laisse penser que Nüying n’est qu’un prétexte pour aborder tout autre chose…
Quand j’ai compris cela, que je m’y suis résignée, j’ai alors oscillé entre le souhait d’abandonner, tant j’étais déçue, et l’envie de continuer, histoire au moins de « mettre un pied » sur Nüying vu que je le désirais tant. C’est la seconde option qui l’a emportée car mon envie a été plus forte que mon ressentiment et a été aidée par la plume d’Emilie Querbalec qui, je dois l’avouer, m’a totalement envoutée. Je l’ai trouvé excellente avec des réflexions scientifiques et philosophiques intéressantes et détaillées même si ce n’est pas tellement ma tasse de thé quand c’est si souvent présents. Toutefois, je l’ai trouvé un peu mécanique et froide, à l’instar de Brume, tant les émotions sont si peu représentées dans l’intrigue. Les ellipses permettent d’ailleurs de sauter les évènements les plus troublants pour les personnages et m’ont totalement perdue à chaque nouvelle partie. J’ai donc trouvé ces sauts dans le temps assez mal choisis tant les évènements qu’ils évitent auraient pu rendre le récit vivant tout en maintenant mon intérêt pour lui. C’est d’ailleurs au début de chaque nouvelle partie que j’ai le plus été tentée d’abandonner car je n’y comprenais plus rien. J’ai peiné à chaque fois pour raccrocher avec l’intrigue.
Sans cette difficulté avec les ellipses et cette attente de l’exploration de Nüying créée par le résumé et la couverture, j’aurais peut-être mieux vécu ma lecture. En effet, si je mets ces deux points de côté, j’ai trouvé le récit pas mal dans l’ensemble sans dire que je l’ai aimé tant je suis sortie de ma zone de confort. L’expérience menée pendant le voyage et sa conclusion ont pas mal fait chauffer mon cerveau. J’ai bien aimé les thèmes abordés ainsi que leur traitement même si je n’ai pas d’affinités de prime abord avec. Je ne suis pas certaine d’avoir tout saisi mais je n’en suis pas frustrée pour autant. Ceci dit, je ne peux pas m’empêcher de penser que les bases de l’expérience au coeur de l’intrigue repose sur une base bancale. Comment personne n’a pas pu voir venir la chose tant cela m’a semblé évident dès le début? Ca me parait tellement gros… Mais je n’en dirais pas plus car je ne veux pas spoiler.
En bref, j’ai apprécié sans avoir aimer cette lecture, tant elle a été compliquée à cause d’attentes inutilement créées par un packaging mal pensé et des ellipses déroutantes. Ceci dit, j’ai tenu bon grâce à la plume qui, malgré sa froideur, m’a ensorcelée et m’a empêchée de nombreuses fois d’abandonner. De plus, mon envie de percer le mystère des chants a été plus forte que la tentation d’arrêter. Ce fût rude mais je suis fière de l’avoir terminé car, mine de rien, j’ai bien aimé le point final donné à cette histoire.
Très bonne lecture. Je suis cependant un peu déçue, parce ce que j'espérais en apprendre plus sur les Chants de Nüying, comme l'indiquent le titre et la quatrième de couverture, et ce n'est pas vraiment le cas. Les chants de Nüying, ce sont ces chants marins, plus complexes et intrigants que ceux des baleines, captés sur la planète Nüying. Celle-ci, pleine d'océans et de glace, se trouve dans un système solaire pas si éloigné de la Terre. Un équipage décide de s'y rendre, sous la direction du PDG de Space-O, Jonathan Wang. Il s'agit d'une mission scientifique accompagné d'une petite colonie qui resterait dans une cité en orbite autour de la planète, afin de ne pas y laisser trop de présence humaine. Sauf que le voyage dure 24 ans, et tout ne va pas se passer comme prévu... Un tier du roman raconte la préparation du voyage, un tier raconte le voyage, et dans le dernier tier, on assiste enfin à l'arrivée sur Nüying. Dans le vaisseau l'équipage est divisé entre Navigants (qui continuent de faire leur vie à bord et s'occupent du vaisseau) et Dormants (placés en cryogénie, pour ne se réveiller qu'à l'arrivée et débarquer sur Nüying). Le problème est que le PDG de l'entreprise Space-O, Jonathan Wang, adhère à une secte appelée l'Eveil vrai. Le gourou Lobsang Tsering influe énormément sur ses décisions et essaie de convertir tout l'équipage. Jonathan Wang, puissant et mégalo, utilise le programme en développement RNA pour transférer sa conscience dans un serveur, afin de la re-télécharger dans un clone de lui plus jeune après sa mort. Et c'est principalement ça que le roman raconte. Bref, un bon roman de science-fiction, bien écrit, juste dommage qu'il ne parle pas de ce à quoi je m'attendais.
C'est rare, mais j'ai abandonné ce roman après avoir lu 5 chapitres de la partie 2. Je ne suis pas arrivé à rentrer dans l'histoire.
Le début m'a intrigué, une science-fiction à la découverte d'une nouvelle planète avec d'étranges créatures. Cela ne pouvait que me plaire. L'intrigue sur l'océan et les chants des baleines auraient pu me plaire. Mais cette intrigue est mise en arrière-plan et le roman est davantage centré sur la science et la religion. Il y a beaucoup de termes scientifiques, je me suis perdu dans toutes ces informations. La deuxième partie encore plus et j'ai totalement décroché même si l'histoire de Jonathan était plutôt intéressante. J'ai essayé de lire en diagonale parce que la plume est belle et que l'histoire est intrigante, mais je pense que je ne suis pas dans le mood pour lire ce roman. J'ai survolé les dernières centaines de pages pour en savoir plus sur les chants, mais comme j'ai lu des avis mitigés sur la fin et les explications de la planète étaient plutôt décevantes, je suis plutôt resté de marbre.
C'est dommage, la lecture est fluide et l'intrigue et la couverture me donnais envie. Peut-être que je tenterai une autre fois.
Comme une atmosphère propice à la découverte spatiale. Ce n’est pas la première fois que je m’essaie au genre et j’ai pris plaisir à la représentation, ici faite.
La plume est habillement maniée, on en veut toujours plus. C’est ce que j’ai ressenti au contact de Brume. Une personnalité claire et forte, elle m’a beaucoup inspirée durant mon voyage.
On suit une expérience qui n’est pas sans rappeler des faits d’actualité, pour un voyage au delà de ce qui a été réalisé. Investie d’une mission nos compagnons de voyage, nous dévoilerons les coulisses de cette expédition avec les aléas d’une vie en communauté.
Intéressant par ses aspects sociétaux, ce roman ne soulève pas de montagne scientifique mais donne vie à ses personnages en passant par les liens qui unissent les individus, le fanatisme et la conquête de l’immortalité.
J’ai passé un très bon moment avec Brume et Dana, un peu moins avec Will, j’ai pas su apprécier pleinement ce personnage j’avoue. Mais les différentes quêtes menées amènent beaucoup de questions et d’enjeux pour demain et sont très bien amené à un regard novice, chose appréciée.
Un roman de planet opera / space opera d'une grande qualité, qui, en trois actes nous invite à suivre l'humanité en direction de Nüying, une planète située à 27 ans et potentiellement vivable...
C'est un livre de science-fiction d'une rare qualité, que j'ai peu l'habitude de voir. L'auteure développe ici parfaitement bien son intrigue, sans fausse route ou contresens. On s'attache aux personnages et surtout on réfléchit aux questions de notre société actuelle : la politique, la religion, le progrès technique et l'environnement.
Habilement, Émilie Querbalec développe autour de cela une excellente histoire, qui du début à la fin m'aura captivé, et dont la conclusion m'a soutiré quelques larmes...
Je suis partagé sur ce livre. C'est vrai que l'histoire est prenante, les héros complexes, et une certaine poésie dans la narration. Mais, je m'attendais a une histoire de premier contacte, et là l'intrigue tourne autour d'une reincarnation high tech (imaginé un Daï Lama à la Elon Musk). Histoire et concept interessant, mais je me sens floué ! Je pense que AMI n'a pas fais son boulot d'éditeur sur ce coup. Et pour finir la fin me laisse un gout bizarre comme si Emilie Querbalec ne savait pas quoi faire avec ses perssonnages.
Depuis les confins de la galaxie, des chants semblables à ceux des cétacés ont été capté depuis la planète Nüying. Une mission d'exploration à 25 années lumières se met en route.
Un roman d'exploration spatiale tout a fait original. On suit la mission, de sa conception à son dénouement, sans le "blabla" parfois un peu pompeux de la SF. L'autrice privilégie de nous faire suivre intimement l'évolution des ressentis des personnages, on est comme des petites souris. Un des récit les plus crédible que j'ai pu lire sur la conquête spatiale. Une plume très fluide et un roman qui nous transporte.
Un petit peu déçue par ce roman. On y trouve des idées absolument géniales, comme toutes celles ayant trait à la religion. Néanmoins, j'ai ressenti un manque sur certains points précis, et la fin m'a quelque peu fait déchanter. Émilie Querbalec reste tout de même une autrice fascinante !
Je voulais avoir un coup de cœur. J'ai adoré le début. La modernité dans l'écriture, la diversité des personnages (qui est encore trop rare dans la littérature actuelle) et des points de vue font que c'est un roman que je peux conseiller. Mais j'ai trouvé dommage certaines directions que l'autrice fait prendre à son personnage. Je me suis sentie trahie. Je ne sais pas quoi penser.
I would not recommand this read as the focus is more on the travel and the replication project than on the first contact. As always Querbalec the writnig is very poetic but the story left us we too much question.
Au 26è siècle, dans un univers uchronique où la Chine est en tête de file de l’exploration spatiale depuis leur victoire dans la course à la Lune, l’on découvre Nüying, une exoplanète située à vingt-quatre années-lumière de la Terre. Cette planète est potentiellement habitable et peut-être habitée, puisqu’on y a repéré des « chants » évoquant ceux des baleines. Brume, bioacousticienne fascinée par ces chants depuis son enfance, va joindre l’expédition financée par Jonathan Wei, multimilliardaire obsédé par une quête d’immortalité numérique et religieuse.
Ce roman est difficile à résumer clairement tant ses thématiques sont diverses et sa construction atypique. La quatrième de couverture s’y casse d’ailleurs les dents en présentant uniquement l’histoire de premier contact extraterrestre (ce qui explique sans doute la déception de certain·es lecteur·ices). L’histoire est divisée en trois parties : avant, pendant et après le voyage. La première partie, centrée principalement sur Brume, montre les préparatifs de l’expédition. Brume, placée en hibernation pour le voyage, est absente de la deuxième partie, qui se concentre sur l’étrange projet de Jonathan Wei en parallèle de la montée religieuse parmi le vaisseau. Elle est réveillée au début de la troisième partie qui relate l’arrivée difficile de l’expédition et les tentatives de premier contact.
Les chants de Nüying est le troisième roman d’Émilie Querbalec et le deuxième que je lis après Quitter les monts d’automne. Et là encore, elle mélange des ambiances et des thématiques différentes d’une façon unique et franchement déroutante. On peut effectuer beaucoup de parallèles avec d’autres œuvres de science-fiction : la montée de la religion à bord du vaisseau générationnel fait penser à une nouvelle d’Ursula Le Guin, Paradis perdus, tandis que le premier contact évoque à la fois Solaris de Stanislas Lem et Apprendre, si par bonheur de Becky Chambers. Quant à la numérisation de la conscience, le sujet a souvent été abordé en science-fiction, mais c’est La cité des permutants de Greg Egan qui m’est aussitôt venu en tête (et qui traite ce thème d’une manière bien plus complète).
Je ne saurais pas trop dire si ce roman me fait l’effet d’un patchwork disparate ou d’une synthèse réussie. En fait, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui m’échappe complètement dans l’œuvre d’Émilie Querbalec, mais dont j’arrive à discerner suffisamment de contours pour en être fascinée. Elle est indéniablement talentueuse et originale et elle bouscule complètement mes attentes.
2.5☆ j'ai été tellement aigri par la tournure spirituelle que prend l'intrigue. ce n'est pas un mauvais livre mais c'est quelque chose qui m'ennuie PROFONDÉMENT, et si la quatrième de couverture avait correctement reflété les thèmes de cette histoire je ne l'aurais simplement pas lue