En quête de l’amour idéal, l’héroïne tarde à trouver un mari. À trente ans, déjà considérée comme une vieille fille dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale, elle finit par épouser un homme taciturne, plus âgé qu’elle, parce que sa famille le lui impose. L’amour n’est pas au rendez-vous. Elle le rencontrera beaucoup plus tard, lorsqu’elle ira sur le Continent faire une cure thermale pour soigner son «mal de pierres», des calculs rénaux. Un rescapé de la guerre, qui souffre du même mal qu’elle, aura raison de son «mal d’amour». C’est à sa petite-fille qu’elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d’ombre. Mais quelle est au juste la vérité ? Elle ne se recomposera que beaucoup plus tard, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle tombera entre les mains de la narratrice.
Milena Agus was born in Genoa to Sardinian parents, and now lives in Cagliari, a recurrent setting for the action in her novels. She used to teach Italian and History at a secondary school, and is now at the Liceo Artistico of Cagliari "Foiso Fois". “The House in Via Manno" (originally published in Italy as “Mal di pietre"), her second novel, won three Italian literary awards, and has been a bestseller in Italy, France, and Germany. In December 2008, Milena Agus was awarded the prestigous Zerilli-Marimò Prize in New York. A film adaptation of the novel is to be directed by Nicole Garcia. Her work has been translated into 18 languages.
Nata a Genova da genitori sardi, vive e lavora a Cagliari, dove insegnava italiano e storia all'Istituto Tecnico "Meucci". Ora lavora presso il Liceo Artistico di Cagliari "Foiso Fois". È un'esponente della Nuova letteratura sarda. Il suo primo romanzo, “Mentre dorme il pescecane” (Nottetempo, 2005) ha avuto due ristampe in pochi mesi, ma è stato “Mal di pietre” il libro che l'ha rivelata al grande pubblico (tradotto in cinque lingue, è stato in testa alle classifiche in Francia, dove è stata promossa a notorietà internazionale). “Mal di pietre” ha vinto il Premio Forte Village e il Premio Elsa Morante, e si è segnalato fra i finalisti del premio Stresa di Narrativa, del Premio Strega e al secondo posto nel Campiello. È tradotta in diciotto lingue.
Mais quelle merveille est-ce ce petit livre que j'ai lu prèsque d'une seule traite ! Milena Agus a écrit "comme une funambule, se tenant sur une frontière impalpable". Elle aime les petits livres à lire la nuit, legers et écrits en gros caractères pour ne pas devoir chercher ses lunettes et pour pouvoir garder le volume posé sur sa poitrine dans le lit avant de s'endormir. Décidément, elle me plaît beaucoup cette Milena d'origine sarde, et ce livre est à la fois poétique, profond, tendre, sans ornement, comme je les aime.
J’ai choisi ce livre pour une raison très simple : il est petit. 😅 À peine 150 pages. Je me suis dit : « Ça se lit en une après-midi. »
Erreur.
Ces quelques pages m’ont demandé beaucoup plus de concentration que prévu. Je pensais lire une histoire d’amour, d’adultère, de mariage arrangé… et je me suis retrouvée plongée dans l’Italie de la Seconde Guerre mondiale, à remettre en mémoire une époque que je pensais avoir laissée derrière mes cours d’histoire.
Et puis il y a elle. Une femme que je n’ai jamais vraiment réussi à cerner.
Dérangée ? Passionnée ? Prisonnière de ses propres illusions ? Où s’arrête la réalité et où commence ce qu’elle imagine ?
Le roman mélange tout cela : l’amour, la passion, le désir, la solitude, les relations humaines et les blessures psychologiques laissées par une époque profondément traumatique.
Et puis… le choc final. Celui qui vous oblige à repenser à toute l’histoire avec un autre regard.
J’avais aussi une autre raison de vouloir le lire : il a été adapté au cinéma par Nicole Garcia, avec Marion Cotillard, une actrice que j’adore. ❤️
Et comme je préfère toujours lire avant de voir, je vais maintenant découvrir le film avec un regard forcément différent.