C’est simple, vivre : on se réveille, on se nourrit, on goûte la chaleur du soleil sur son visage. Or, vivre, c’est aussi absolument compliqué : les pensées tournent inlassablement dans nos têtes, nos corps laissent sur le monde une trace indélébile. Il faut tuer le cochon pour le manger.
Poids lourd se déroule comme une spirale autour de ce dilemme. Dans une langue claire, avec un certain détachement, les poèmes tantôt s’attardent à l’instant présent, tantôt brossent, en quelques vers incisifs, le portrait obsédant des porcs en route vers l’abattoir. Devant l’angoisse de nuire, l’attention tour à tour se fixe et se détourne.
J’ai adoré ce recueil. Déjà bien fan des paroles du chanteur, j’ai reconnu l’univers de Daniel Bélanger à travers ce livre. Certains poèmes sont lourd en ambiance, d’autres sont en coups de poing, et d’autres font plutôt écho aux grands questionnements existentiels de l’auteur. J’ai passé un très bon moment de lecture.
Je ne lis que rarement de la poésie et je ne suis pas une experte, mais il me semble que la forme était un peu spéciale. Comme saccadée et sans magie. J’avais l’impression qu’on avait fait des « enter » au travers de quelques phrases sans y chercher de musicalité ou de rythme particulier. J’aurais préféré 2-3 phrases complètes la plupart du temps.
Très intéressant ce magnifique recueil de poèmes. Plusieurs textes m’ont beaucoup touchés par leur vérité coup-de-poing. Pour les fans (ou non) de la plume de Daniel Bélanger 👌🏻
« Il est difficile de s’arrêter. Même là où on se sent bien et peut-être le mieux du monde. La course qui se termine ne signifie pas que les choses désormais stagnent. Arrêter est mauvais signe dans une culture de croissance. Elle éclabousse jusqu’aux plus essoufflés »
Je suis une grande fan de Daniel Bélanger mais ce type livre est moins mon genre malheureusement… J’ai tout de même aimé l’histoire derrière les poèmes!
Daniel Bélanger est une icône est un homme de lettres respecté au Québec
Il est, en bien des égards, le pendant francophone de Leonard Cohen et cette percée timide, mais convaincante dans le monde littéraire en fait plus la preuve que jamais. Une série de courts poèmes articulés autour du souvenir d'avoir vu des cochons se rendre à l'abattoir sur l'autoroute, Poids lourd est une ode à la vie dans sa simplicité, mais aussi dans son mystères et ses microcomplexités. Un ouvrage ensoleillé, gracieux et humble, même si c'est beaucoup trop court.
On y touche l'âme et les yeux d'un créateur pur et passionné.
Par où commencer lorsqu’un humain, homme, poète, québécois parle dans un langage autant vrai, réel, sale ou même compréhensible.
La plume de bélanger, poème après poème, résonnait à mes oreilles comme une chanson chanté, mais imagé. Eh oui, ses textes, même s’ils n’étaient pas racontés, m’ont donné l’impression que j’étais présent lors du processus. Il parlait pour moi. J’ai le sentiment que Daniel Bélanger a su parler pour moi, mes inquiétudes et mes malaises concernant notre monde en constante croissance.
Bref, la larme coule à ma joue en pensant que cet homme est si proche de nous. Oui, nous, les Québécois.
Je vais t’écouter Daniel.. je vais sécher mes pleures.
Magnifique recueil de poèmes qui rappelle la plume musicale de l’auteur. Voici un poème que j’ai particulièrement aimé :
« La lune éclaire notre Chambre. J’écoute ton Corps inerte respirer. Ton ventre Est une mer calme. Tu es loin et toute proche. Pas un bruit sinon La rumeur de la cité Et du vieux chien Qui ronfle à nos pieds. Je cède et me Moule contre toi tel Un papier film.»
"Je fais cette promesse : je ne mangerai plus de cochon. Plus aucune viande du reste. J'arrive chez moi, la télévision me donne faim et le goût du sang."
"Retourner en ville mais un de ces jours et peut-être même pas sûr."
"Au bout du quai. Jour de semaine. Ça va. Le vent est bon. Je suis furieux que Dieu s'approche aussi près de mon incroyance."
« Couper le bois. Faire un feu. Établir campement. S’armer du silence, du vent, de la lenteur. Retourner en ville mais un de ces jours et peut-être meme pas sûr »
«les cèdres saupoudrés de neige scintillent. j'habite peut-être un village miniature sous un arbre de Noël. je monte dans le train ce matin en espérant ne pas repasser en boucle devant chez moi.»
Souvenirs d'enfance à adulte dépressif. Amoureux et amoureuse. Saisons maussades (mai triste à automne et hiver). Porcs vers l'abattoir (c'est récurrent dans plusieurs poèmes). Fatalité. Bref, c'est assez sombre et pas du tout "hop la vie".
Petit aperçu d'un de mes préférés:
"La plupart du temps je ne vis rien d'unique et ne songe à rien de spécial. Mes déplacements, mes repas, mon attention, ma conversation sont banals. Le soir arrive et je ne pense pas que la journée ait passé vite ou lentement. Ça roule. Passent des jours entiers et c'est très bien. Je ne suis pas toujours en train de vivre." (p. 40)
Ce premier recueil de poésie de Daniel Bélanger nous invite à embarquer sur la route d’un poids lourd et, ce faisant, dans les réflexions du poète sur l’existence, sa vie et notre rapport au temps et à la nature. J’adore l’auteur-compositeur-interprète, mais les textes offerts dans ce recueil m’ont un peu moins accroché; ils manquaient de substance et de sens, ou bien m’interpelaient tout simplement moins.
J'hésite entre 3 et 4 étoiles. Il y a de très beaux passages, qui me rappellaient la prose et la musicalité de ses chansons, mais chaque fois que je tombais sur un passage où il était question de l'industrie porcine, ou du cochon plus généralement, je perdais mon élan. Ces fragments du recueil n'arrivaient pas à m'atteindre, à m'émouveoir.
Les paroles de Daniel Bélanger sont toujours apaisantes pour moi. Je pense que c’était un peu la même chose avec ce recueil de poésie où on reconnaît souvent le génie de Bélanger.
J’ai peu compris le lien avec les quelques poèmes de porcs (littéralement!), mais je me suis tout de même laissée guidé par les mots de l’auteur.
Court recueil de poésie, une prose existentaliste, un regard plutôt cynique et glauque, mais aussi de beaux passages lumineux et tendres. L'ambiance de ce livre est particulière, on aborde de beaux thèmes avec un regard sombre. J'ai été touchée par quelques extraits, j'ai apprécié le reste (on ne peur pas faire autrement avec un parolier de génie comme Daniel Bélanger!), mais sans plus.
Après-midi paisible. En moi. Autour. Sans raison. Temps paisible gratuit. Dimanche de rien. Le ravissement m'embrasse, je l'embrasse aussi. Je me laisse conduire. Il me semble que l'état neutre des choses ne bascule pas toujours du côté froid.
Mega fan de Daniel Bélanger par contre l’univers des poèmes m’est encore à découvrir pour pouvoir profiter pleinement d’un recueil comme celui-ci. Sans rancune Dan 💔🥰
Ce que je retiens de ces poèmes, ce sont ces pensées, qui nous habitent à tout instant du jour et de la nuit ou les moments, qu'ils soient éphémères ou non, qui constituent une vie.
Je n'ai pas embarqué dans l'univers poétique d'un des meilleurs paroliers au Québec dès les premières pages, mais à partir du moment où j'ai accroché, t'aurais pas pu me faire débarquer 🤪.