Avec ce livre, Virginie Savard honore, dans tous les espace-temps et à toutes les échelles, les morts quotidiennes qui passent inaperçues : celles des insectes et des étoiles, des animaux égarés et des espèces disparues, des plantes négligées et des gens qu’on ne croise plus, des versions de nous que nous avons abandonnées ou qui n’ont simplement jamais existé. En nous invitant à faire l’expérience de deuils fantômes et de pertes irréversibles, l’autrice nous encourage à regarder avec tendresse la fragilité de tout ce qui vit et qui, condamné par le passé, laisse des traces de doigts sur nos cœurs. En célébrant ce qui périt, Les deuils transparents rend hommage à notre survie.
Une chance que j'étais assise quand j'ai commencé la lecture de ce recueil de poésie, parce que je serais tombée sur le cul ! Les mots de Virginie Savard me sont allés droit au coeur. C'est autant les petites choses du quotidien que l'immensité du monde.
"Il y a si longtemps que nous sommes dans l'urgence que nous avons désappris la cicatrisation."
"Je maîtrise l'art de vieillir prématurément."
"Même quand je connais la fin je veux croire que je peux la dompter je ne veux pas regarder la deuxième cassette de titanic
Délectable. J'en aurais pris encore et encore. J'espère que ses mots seront édités et offerts aux yeux des autres encore pour de longues années. Je suis impressionnée de son ton, sa capacité à mettre en mots ses ressentis, de nommer les choses qui restent habituellement dans l'ombre.