L’essentiel du livre est vraiment intéressant et éducatif, bien que certains passages soient redondants au niveau des exemples de cas et des présentations du mouvement. Certains textes s’écartaient un peu du propos de base, soit #MeToo, ou le peinturaient d’une façon plutôt péjorative, comme quoi ce dernier n’était pas suffisamment inclusif et qu’il invisibilisait les luttes des femmes racisées.
Je trouve toujours dommage cette tendance féministe à se taper sur la tête les unes les autres en se reprochant de ne jamais faire assez, de ne pas inclure suffisamment et de ne pas dénoncer tous les enjeux. Ça devient lourd à porter et ça repousse certaines personnes du mouvement. Les points soulevés sont toutefois très valides et apportent un nouveau point de vue, ce qui peut être rafraichissant dans des ouvrages théoriques, mais la conclusion retenue s’ancre parfois facilement dans le constat que #MeToo est un mouvement exclusivement blanc qui rejette les expériences des personnes qui ne sont pas blanches, hétérosexuelles, cisgenres, etc. Je crois que la distinction entre l’intention et la réception est importante dans cette situation.
Néanmoins, la lecture était pertinente et soulève certains enjeux qui ne sont pas mis de l’avant dans tous les ouvrages sur le mouvement. Mon texte préféré était celui de Camille Froidevaux Metterie sur la bataille de l’intime!