Alice a vingt et un ans, le bel âge, dit-on… Mais, très tôt prise dans la tourmente du divorce parental, désormais en charge de ses deux petites soeurs, comment pourrait-elle encore croire à ce cliché ? Vaillamment, Alice fait front : elle reste vivre avec ses soeurs dans l'immense appartement parisien occupé durant des années par la famille, aujourd’hui peuplé de souvenirs, de photos d’une autre époque. Appartement refuge et prison, appartement liberté aussi, car désormais la vie lui tend les bras.
Alice fait la rencontre d’Emmanuel, de vingt ans plus âgé qu’elle, et leur peau, leurs mains inventent aussitôt un langage trouble et sensuel. Ce qui ne devait être qu’une relation de pur plaisir évolue, en dépit de règles du jeu que l’on croyait immuables.
Alice, toute d’insouciance et de légèreté, devra quitter au fil du livre et des années ses vêtements de petite fille et s’inventer sa propre vie amoureuse.
J'ai trouvé par hasard ton livre à la bibliothèque de Montréal, au début de cette année. J'ai à peu près ton âge. Et, j'ai toujours et exactement les mêmes interrogations que toi. Celles que tu nous communiquais à travers le personnage d'Alice. Cette fille qui a pu cristalliser ces peurs inexpliquées que nous ressentons vis-à-vis des Parents.
Merci d'avoir été notre porte-parole. Le porte-parole de toutes ces filles-princesses à leurs parents, qui ressentent ces craintes existentielles.
Aujourd'hui, je suis en train de déguster Mr. dans les parcs de Montréal. Sincèrement Chapeau pour ton cran, ton style et ta transparence.
Une seule chose : Continues s'il te plaît. Je n'ai jamais été autant touchée par des œuvres biographiques aussi vives. Je me reconnais souvent dans toi, dans tes personnages.
Minable. D'un sexisme crasse, abject, toutes les femmes sont objectifiées, manipulées, souillées, le viol n'est même pas correctement nommé, et Alice, c'est écrit, n'est rien de plus que "3 trous" pour Emmanuel. Je regrette sincèrement d'avoir perdu du temps à le lire.
Dans l’absolu, c’est une lecture efficace pour stimuler la libido. En revanche, si on est à la recherche de littérature érotique féministe, mieux vaut passer son chemin. Si on cherche à lire un livre érotique qui sans être engagé n’encourage ni la violence ni le viol, là encore mieux vaut reposer « Alice ». L’héroïne, si on peut appeler ainsi un personnage toxicomane et oisif, obsédé par le sexe masculin, reçoit des claques, se fait pousser contre un mur au point où sa tête s’y heurte, et reçoit des clés en plein visage par son partenaire sexuel principal. Pire, elle se fait violer par lui - ce vieux mec qu’elle est censé aimer mais auquel elle ne pourrait pas être fidèle un seul jour de sa vie - parce que ce gentleman veut vérifier si elle a eu un rapport sexuel anal et vaginal peu de temps avant. Mais tout va bien, elle reste amoureuse de lui. Ce qui ne l’empêche pas, bien sûr, de se prostituer pour 500 euros. Pourquoi ? Parce que son père ne lui verse plus de pension alimentaire, à 23 ans. Elle qui vit dans l’appartement familial, quasiment seule, qui dispose de plusieurs pièces vides (qu’elle pourrait donc louer!!) dans un quartier huppé. Elle qui pourrait bosser, mais qui a préféré démissionner d’un salon de thé, moins de 2 jours après avoir été embauchée, parce qu’elle ne supportait pas de servir des mères et des filles complices. Alors forcément, elle était OBLIGÉE de vendre son corps. Ben oui, elle n’allait quand même pas demander de l’argent à ce vieux type avec qui elle couche depuis 3/4 ans. Elle veut garder sa dignité, normal. Et il faut bien qu’elle puisse consommer du cannabis pour 20 euros en 2/3 jours. Bref, Alice est odieuse et stupide. Mais Emma parvient à écrire tout un livre cohérent sur le « cul » sans lasser son lecteur. Certes, ce n’est pas de la littérature. Égrener des références littéraires, en parlant de Bukowski par exemple, ne suffit pas pour faire d’un roman une œuvre littéraire mais on s’en fiche, c’est bien distrayant et c’est toujours mieux que Anais Nin, Millet et Rey avec la pédophilie, les gangs bangs, les coucheries avec des hommes immondes qui ne se lavent ni le corps ni les dents, et les actes de torture et de barbarie. Ps: au fait Emma Becker, 500 euros ce n’est pas « un demi-RSA). Le passage sur cet épisode de prostitution est terriblement navrant, surtout quand une pauvre petite fille riche essaie de parler le langage des pauvres. Elle croit que le smic en 2013 c’était 2000 euros ?! Pfff… Pps: la fin du livre rend l’histoire moins superficielle. On comprend mieux le parcours de l’auteure. Oui elle a baigné dans un climat incestuel qui explique bien des choses.
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Affreux. Si ce roman avait été écrit par un homme, on ne lui aurait pas pardonné de dégouliner à ce point de male gaze et de misogynie ! J'ai bien cru que le personnage d'Emmanuel serait remis en question après le viol d'Alice par le biais de Maria, mais non, après une petite séquence engueulade ça se remet à baiser à tout va. Je me demande encore ce que je viens de lire. Et puis les petits problèmes de riches de ces personnages sont insupportables.
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Le livre essaye d'alterner entre récit de la relation de l'héroïne avec ses parents et récit de sa relation avec un homme bien plus âgé qu'elle. Sur ses parents, c'est fouillis, ça part dans tous les sens et ne va nulle part. Sur sa relation amoureuse, ce sont en grosse majorité des scènes de sexe ultra sexistes, proches de ou parfois carrément des viols (qui ne sont jamais nommés comme tels). Vraiment raté dans sa totalité à mon sens.
J’ai vraiment eu du mal. Je peux comprendre que ce soit important d’aborder ces thèmes de relations toxiques mais personnellement je n’ai pas aimé l’expérience de lire ce livre. Il y a beaucoup beaucoup d’objectification des femmes sans qu’on y voit vraiment l’intérêt. Je pense que ça ne passerait pas si c’était un homme qui avait écrit ce livre.
J’ai adoré ce bouquin ! Finalement un/e écrivain/e contemporain/e intéressant/e et qui écrit bien, du fond du cœur sans chercher à être choquant/e ou nihiliste de manière forcée.
La couverture et le résumé de l'ouvrage m'avaient attirés. Et j'étais curieuse de découvrir l'histoire d'Alice. Pourtant à la lecture, plus les pages défilées, plus l'engouement initial s'évaporait pour laisser place à de l'agacement, de l'ennui. Les paragraphes se succèdent et se ressemblent tant les pensées de l'un et de l'autre paraissaient futiles. Les scènes s'accumulaient dans une trame décousue sans que l'on comprenne où l'auteure veut nous amener, sans parvenir à se situer dans la ligne du temps. Alice ne correspond pas au personnage de jeune fille en quête de soi que j'espérais découvrir en me lançant dans cette lecture. Une jeune fille qui devient femme à travers un amour particulier, à travers les aléas de la vie. J'ai eu la sensation que l'auteur utilisait ce livre pour se libérer d'un poids qu'elle gardait au fond d'elle. Une sorte de journal intime, d’exutoire pour reprendre sa vie en main. Mais sa façon d'aborder les choses ne convient pas à la lecture. Un livre qui donc m'a plutôt déçue Avis complet : http://sariahlit.blogspot.fr/2015/03/...
12/20 En bref, j'ai trouvé l'écriture de l'auteur par moment superbe, elle sait faire passer les émotions de ses personnages mais quelques lignes après d'une vulgarité comme j'en ai peu lu. J'ai donc été totalement déstabilisée par ces changements, d'autant que j'ai eu du mal à m'attacher à Alice sauf à la toute fin. Qui plus est, on n'a pas ou peu de repère temporel ce qui fait que l'on passe du présent au passé pour revenir à un autre moment sans vraiment s'en rendre compte et sans rien y comprendre. Dommage parce qu'il y a beaucoup de belles idées et que l'auteur a une belle plume lors de certains passages....
Quel livre à la fois ennuyeux et ridicule ! On y raconte les "oh, là, là, là, c'est dur la vie" d'une petite bourgeoise aux parents divorcés. On n'y croit pas une seconde. Pas de profondeur, pas de vérité. Les scènes de baise font exercice, genre j'ai réussi à en mettre des hard, mais n'ont pas plus de sens que le reste. La seule question est de savoir ce qu'a bien pu faire l'auteur à son éditeur pour se faire éditer. Et je passe sur la vision terriblement révolutionnaire des rapports homme/femme où les filles sont des salopes et les mecs des violents jaloux.
J’ai bien aimé les questionnements que ça amène même si le résumé en 4eme de couverture ne resume que les 20 dernières pages. Finalement l’histoire tourne autour d’une romance, avec un des deux protagonistes qui a de gros soucis dans sa sexualité et son estime. TW non mentionné de viol au milieu du livre qui impactera tout le reste du récit, on s’en doute.