Rivés à leurs écrans, les agents veillent à la bonne marche d'un monde qui tourne sans eux. Dans des box blindés, dans de hautes tours de verre d'un autre siècle, ils travaillent et luttent pour conserver leur poste, buvant du thé, s'achetant des armes. Tous les moyens sont bons. Ruse, stratégie, violence – guerre totale. Parce qu'il y a pire que la mort, pire que la Colonne Rouge. Il y a la rue, où règnent les chats, le chaos, l'inconnu.
Roman dystopique aux accents kafkaïens, dans la lignée du J. G. Ballard de la trilogie de béton et des œuvres obsessionnelles de Philip K. Dick, Les agents raconte un monde où l'aliénation du travail est devenue la loi généralisée et machinique en vertu de laquelle tous s'affrontent pour survivre – où la solidarité est une arme à double tranchant.
"Nineteen Eighty-Four meets Tron, via The Office, in this boldly dystopian novel" - I rarely write reviews but I feel compelled because wow does this do a disservice in aligning this book with potential readers. It is a dystopian setting with specific rules related to surveillance and control (like 1984), and there is a powerful computer program (like Tron) and it is set exclusively in an office (...The Office) but the superficial similarities end there, and I think for fans of the Office specifically this is very different. I described it to my partner and he said it sounds a lot more like the Matrix, if we're aiming for comparable works: For the record, I like all of the above well enough and I liked The Agents too.
"If you can't dazzle them with talent then at least baffle them with incoherence." The epic similies, the mixed metaphors, the nonsense ending... this one wasn't what I was hoping it would be. Points for premise, but the execution was underwhelming.
Roman québécois qui prend la forme d’une dystopie dans laquelle les technologies et les machines contrôlent l’entière organisation de la vie humaine. Il y a deux catégories d’humains : ceux qui vivent dans la rue, appelé les chats, et les agents, ceux qui vivent et travaillent dans des tours blindées, organisés en guilde, et qui sont responsables de surveiller des écrans qui produisent quantité de données insaisissables générées par un système qu’on dit infaillible. Ces agents vivent et dorment dans leur box et n’ont que quelques minutes de pause par jour. Ainsi va la vie… « Nous ne travaillons pas pour surveiller. Nous surveillons pour travailler. » p. 40.
L’auteur fait preuve d’une habile créativité pour dépeindre un avenir dans lequel la seule issue désirable est d’accomplir un travail inutile qui garantit à l’agent de rester en vie. L’écriture est simple, la lecture se veut facile. On avance dans un suspens aux allures de film futuriste. Les personnages présentent des traits qui illustrent en quelque sorte des reliquats d’une faune sociétale représentant des artistes, des originaux, des rebelles, des calculateurs, etc. L’auteur expose comment le travail permet de robotiser et de contenir l’énergie humaine tout en s’assurant de maintenir les pouvoirs suprémacistes de la technologie. Malgré ce carcan hyper structuré et hautement organisé, les hommes restent des hommes. La notion de conquérant, la quête territoriale, la violence et la convoitise demeurent. C’est une œuvre qui invite le lecteur à s’interroger sur son rapport au travail et sur le sens de ce dernier dans notre propre vie.
Citations « Le travail est une foi, une évidence ultime qui nous rend humains et qui répond à la seule question que nous aurions pu nous poser : pourquoi ? » p. 39
« Quand on ne ressent plus rien, quand rien n’indique plus que nous existons, c’est la douleur qui nous permet d’en être sûr. » p. 66
« Les machines sont l’image parfaite de ce à quoi tout agent aspire, la formidable et ultime image qui lui sert d’idéal et de modèle. Et si, aujourd’hui, au sein de notre guilde particulière, nous continuons d’accorder une importance à l’art, c’est-à-dire à une activité subjective honteuse, bien loin de l’impartialité rigoureuse des machines, c’est que toujours nous combattons le chat en nous, frontalement, sans prétendre être autre chose qu’un corps qui sue et saigne, chats à poils courts dont les pupilles brillent dans la nuit. » pp. 106-107
C'est un livre concept, avec pour base la satire (à peine) voilée du travail et du capitalisme comme argument principal. L'univers est complètement opaque, théorique, abscons : on ne sait pas grand chose des agents sinon qu'ils vivent et dorment dans leur bureau. C'est correctement écrit même si l'auteur aime un peu trop se faire plaisir avec des envolées littéraires pompeuses qui ne servent à rien, hormis tuer des arbres et faire sérieux. Dans ce récit conceptuel qui fuit toute forme de réalisme, l'auteur se refuse à la moindre exploration du monde extérieur ou même des autres étages de la tour, ce qui est très frustrant. La fin est incompréhensible, très glauque. Mais je n'ai probablement pas tout compris. Quelques bonnes idées et un sens de l'humour indéniable sauvent le livre du néant. D'extrême justesse.
Courtois's previous book went down very well for me. The Laws of the Skies is a 'tongue in cheek' horror that broke some interesting new ground. Courtois turns his pen to science-fiction here, creating a society that seems to have similar probelms to that we live in today. It seems very convenient and contrived, and consequently did not hold my attention.
Dystopie nihiliste qui critique le dogme du travail à l'aide d'un univers mêlant The Office et Madmax. C'est bon et déprimant tout à la fois, mais l'humour noir de Courtois, qu'on retrouve aussi dans ses autres œuvres, nous sauve de la déprime totale! Un bon concept, avec d'envoûtants moments de voltiges poétiques.
J'ai eu de gros doutes au début, mais finalement ça se lit bien. Ce n'est pas vraiment ce que j'appellerais de l'anticipation, c'est plus, à mon sens, de la satire sociale pas très fine. Mais ça reste drôle, bien que grinçant voire horrible, alors ça va.
"The company protects us. It takes care of us. It wants well-being and the greatest possible longevity for its employees. This is why the company fears these moments of utter tension, when a spark can send a sector, a floor - maybe even a tower - up in flames."
A satire on capitalism and the office worker lifestyle, The Agents is a somewhat confusing book that has many moments of excellence between other moments of monotony. Set into three parts with the first two being made up of rapid-fire short chapters while the final part is one long final chapter of climax and resolution, the book is paced well and does not meander. However, the lackluster characters and oftentimes absence of plot I feel take away from the experience.
It is nearly as beautifully written as his other English-translated book The Laws of the Skies, with brilliantly-written lines about the nature of human work and our existence. The chapter "The Current Existence of a Mosquito" was my favorite in the entire novel. "Mosquitoes are creatures of a perpetual past... When we feel the bite of the mosquito, we are attesting to its existence and its absence in the hear and now, holding only one certainty deep inside us: it was there" is a segment that will stick in my mind for a while.
Despite the often excellent writing, I found the characters confusing and easy to mistake for each other. They do their job and play their roles well, they work in that regard, but I felt that more could have been done to make them stand out more. Though their similarities do highlight the office workspace and upbringing of them all - and further make Hick's behavior and words stand out upon his arrival - I think, for the sake of the reader, something more could have been done with them.
The ending was good, I get it. It worked for the novel and makes sense in-universe. No big reveals but just further confirming what we knew to be true.
Despite the flaws, I still really enjoyed this book. I highlighted many quotes while reading just because of how pretty and show-stopping they were. Maybe it is a little too "out there" and aims to confuse you a little too much, but what is there and concrete is so strong and done so well.
Le début était pour moi assez long je l’admet, mais c’était le temps de mettre des noms sur des visages, et de s’implanter dans l’histoire. La tour 35S du quartier sud méritais amplement son histoire, ainsi que ses folies. Elle nous dévoile les tréfonds de l’âme humaine dans sa plus pure folie, quand le travail est la seule chose qui différencie les agents des chats, ou encore les vivants des morts. Chaque personnage de la guilde que nous avons l’occasion de découvrir nous dévoile des facettes de son existence, si pénible soit-elle. C’est l’ensemble en lui même de toutes ses informations, pareilles aux données des ordinateurs, qui constituent le passé et l’avenir de l’étage, le but d’une vie.
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L'idée centrale du roman est prometteuse : une dystopie bureaucratique où les humains vivent littéralement au bureau, régis par des machines à la Matrice. L'auteur dépeint réalistement la grisaille de la vie au bureau, mais c'est malheureusement pour moi le seul point fort de l'histoire. L'intrigue est décousue et le développement des personnages est trop limité pour qu'on s'y attache le moindre. En gros, un excellent concept qui ne va pas au bout de son potentiel.
Un univers post apocalyptique où les humains ne sont que robots inconscients de la vie qui leur échappe. Personnages trop peu développés et difficiles à suivre. Descriptions lourdes. On sent que l’auteur a eu du fun à écrire et à se lire, mais le résultat pour le lecteur est hermétique et pénible par bouts.
Je ne suis pas trop certain de ce que je pense de ce livre. Le résumé m'intéressait, la prémisse semblait intéressante. Cependant en le lisant je n'ai pas trouvé ce que j'attendais. La meilleur façon dont je devrais le roman est un roman d'atmosphère. L'auteur nous fait ressentir ce qui ce passe. Personnellement ce n'est pas ce que je recherchais.
I have absolutely no comprehension of what I have just read, other than a kind of ambitious satirical bloodbath-in-the-cubicles nightmare...though one where the introduction of the slightly clueless character of Hick spices things up considerably. That said, I couldn't quantify for you what "things" are...but I will give this 2 stars for its great air of audacity.
C'est plutôt innatendu, un univers intéressant, de très bonnes idées mais il ne se passe globalement rien avant les 50 dernières pages. Un livre qui aurait mérité de se distiller un peu plus longuement avec plus d'action ou d'être franchement plus court et aller à l'essentiel tant les rèflexions pseudo-phylosophiques des agents laissent pantois
A nihilistic take on “what if The Matrix was about final stage capitalism” this was a phenomenal book. I am a big fan of Gregoire Courtois writing and will continue to seek out translations of his works. It’s funny, it’s intelligent it’s a high recommend.
The Agents is giving some extreme "1990s end-of-history office drone anticapitalism," and I'm not sure if that is complimentary or derogatory. I think complimentary? Courtois doesn't take it all too seriously, which is crucial. It's a pulpy, explosive, cornball ride.
What a weird book. I'm still not sure how I feel about it. Reminiscent of The Matrix more than anything else but a lot more weird. And somehow pointless. Very odd.
Four stars because I appreciate what it's doing. But I would really prefer never to read this again, and you will certainly need to be very comfortable with myriad content warnings to enjoy it.
vraiment pas mal mais jpeux pas mettre 4 étoiles parce que c’est plus une lecture expérimentale qu’autre chose pour moi ! mais pas inintéressant du tout, y’a des passages que j’ai bien aimé.
Je ne suis ni un fan habituel, ni un connaisseur de science-fiction. C'est uniquement par une forte recommandation que je me suis mouillé dans un univers qui ne m'aurait sinon jamais attiré.
Je n'ai pas été déçu.
Bien que certaines petites incohérences m'aient agacé - très mineures, particulièrement lorsque comparées à d'autres univers en S-F - le tout s'avère une belle trouvaille qui regorge de passages incroyablement forts, particulièrement dans les dialogues.