A Short Story retrace avec un souci du détail sans précédent la vraie histoire d'Elizabeth Short, plus connue sous le pseudonyme du Dahlia Noir, qui avait quitté son Massachusetts natal pour s'installer à Los Angeles, envisageant une carrière de star hollywoodienne. L'histoire et les dialogues, écrits d'après les documents déclassifiés du FBI, retrace la vie de cette jeune femme perdue dans Hollywood, en particulier les 3 mois qui ont précédé son horrible assassinat, et repose sur les témoignages recoupés de gens l'ayant connue et côtoyée. De son séjour au Figueroa Hotel avec Marjorie Grahams, à l'incident des trois de San Diego, un récit méticuleusement documenté, loin des clichés habituels sur une figure féminine dont on pensait tout connaître.
Mon nom est Guillaume Renard aka RUN, je suis né en 1976 dans le nord de la France. Je dessine depuis tout petit, ma première bande dessinée, un remake de Goldorak, est datée de 1980... Par contre on y comprend rien. Je suis un grand fan de science-fiction old school, de séries Z et de catch mexicain. De films porno des années 80 et 90 aussi (Raquel déglingue tout!) Je suis entré dans la vie professionelle en 1999, dans la fameuse agence de webdesign "TeamChman", ou j'ai rencontré nombre de personalités interessantes, Yan, Tony & Dany de SemperFi, mais aussi Kant1, Yuck, Super2, Scien, Paul et mon Poto Le Juge. Je connaissais Rolito bien avant d'entrer à TeamChman, en 1995 on avait bossé ensemble sur notre fanzine ovni "suck cheese shark face". Directeur artistique de 2000 à 2003 j'ai travaillé sur pas mal de projets intéressants, notamment pour la pub & le clip vidéo. Depuis 2003 je bosse dans un collectif d'artiste, "SemperFi", où je continue à m'investir dans de nombreuses productions, notamment de l'illustration et du toy design.
C'est pendant Halloween 1998 que j'ai eu l'idée du personnage principal de Mutafukaz, mon projet principal. La première version du comic était une petite bd en noir et blanc improvisée dans ma chambre d'etudiant. Petit à petit l'histoire s'est véritablement structurée et l'univers s'est considérablement approfondi. Mutafukaz regorge aujourd'hui de personnages originaux qui intéragissent les uns avec les autres. En 2002 j'ai réalisé avec Yan de SemperFi & Yuck en renfort un court métrage d'animation de 7min, sorte de trailer, qui s'est fait connaitre dans nombre de festivals, et a été notamment nominé au SunDance Festival à Salt Lake City en 2003. Le site de Mutafukaz est le tout dernier projet réalisé -www.mutafukaz.com- Un Qee minifigure est sorti pour le lancement officiel du site, et Mutafukaz compte maintenant une grosse communauté d'initiés. En ce moment je bosse sur la bd, et je suis à la recherche d'un éditeur.
Un roman graphique vraiment intéressant qui retrace avec détail les derniers mois d’Elizabeth Short et l’affaire non classée qu’est son meurtre, plus connu sous le nom de l’affaire du Dalhia noir. C’était hyper documenté et très intéressant, un peu dense et glauque, mais très bien fait !
Une lecture très difficile avec beaucoup trop de dates, beaucoup trop de personnages et pas assez d’infos pour permettre de suivre le récit correctement. Néanmoins il faut saluer le travail de recherches et d’enquêtes des auteurs car les données sont très précises.
Il existe beaucoup de récits, documentaires et autres films et séries concernant des affaires criminelles non résolues, true crime, et criminels. Rares sont les oeuvres qui s'intéressent à la réalité des faits plus qu'au sensationnalisme, ou à la victime plus qu'au criminel.
Dans ce magnifique roman graphique, les auteurs (illustrateur et scénariste) mettent un point d'honneur à recontextualiser le vrai du faux tant cette affaire, ayant défrayé la chronique au moment des faits et suscité la curiosité jusqu'à notre époque, a mêlé les ondits aux faits avérés. Redonnant une vraie place à Elisabeth Short, une véritable voix, loin des images fantasmées par ses contemporains, une vision des événements nous est donnée sur base des documents déclassés du FBI.
L'ambiance graphique est un regal et plonge véritablement dans l'Amérique des années 40.
Les émotions sont palpables et le récit est très vivant tout en étant plus que documenté pour un roman graphique.
Un vrai petit bijou du genre que je conseille vivement aux passionné.e.s du genre.
Intéressant d'un point de vue documentaire, surtout quand on connaît déjà l'histoire du Dahlia Noir car la bande dessinée se centre principalement sur la vie d'Elizabeth Short avant son meurtre.
Moi qui aime le true crime et qui me suit vu offrir cette bd par hasard pour Noël la lecture à été intéressante et agréable, alternant entre planches de BD et paragraphes de textes documentés d'archives et de travail d'enquête. C'est très complet, j'ai apprécié le style du dessin et des pages à la fin de l'œuvre explique quelques choix du dessin ce qui était intéressant.
Néanmoins ce n'était pas un coup de cœur (en même temps noté l'histoire d'une vie et d'un meurtre si violent est difficile) et je pense que c'est un livre qui ne restera pas éternellement dans ma bibliothèque.
The storyboard is full of details, the authors have done a deep investigation. The drawing is impressive. However i was bit disapointed not to have some conclusion about the main potential murder. in addition i didn t find teh life of Elisabth Short so much interested.
Album Czarna Dalia: Prawdziwa historia Elizabeth Short nie jest bowiem zwykłym komiksem, a hybrydowym połączeniem tradycyjnej powieści graficznej i przeformatowanych przez autorów wycinków prasowych/ archiwalnych dokumentów. Wszystko to ma na celu skondensowane ukazanie złożonego życia kobiety i pewną analizę jej tragicznej śmierci.
W komiksowej części dzieła mamy okazję obserwować ostatnie miesiące życia pięknej młodej kobiety, która chcąc robić karierę w Hollywood, musiała zanurzyć się po szyję w tamtejszym bagnie. Przenosimy się tutaj w sam środek powojennej Ameryki, która bardzo daleka jest od obrazu krainy wielu możliwości, gdzie każdy może zostać kim tylko chce. Zamiast kolorowych neonów, pieniędzy, sławy i szczęścia widzimy kraj mroku i wielu nierówności. Miejsce, gdzie część społeczeństwa z trudem radzi sobie z wojennymi traumami (żołnierze, którzy wrócili z frontu), gdzie mafia z każdym dniem staje się coraz silniejsza, a przemoc staje się codziennością (do której przywyka społeczeństwo). W środku tego wszystkiego znajduje się właśnie Elizabeth Short, która robi wszystko, aby utrzymać się na przysłowiowej „powierzchni”.
Autor scenariusza nie bawi się przy tym w żadne subtelności i w dość bezpośredniej formie ukazuje Elizabeth ze wszystkimi jej „słabościami”. Począwszy od obsesji na punkcje wyglądu i chęci zdobycia sławy, kończąc na gotowości zrobienia „wszystkiego”, aby osiągnąć swoje cele. Widzimy więc tu złożony portret kobiety, która być może nawet świadoma jest tego, że jej czyny mogą doprowadzić ją do przykrego końca.
Bardzo mocną stroną albumu jest umieszczona w nim wspomniana bogata faktografia (archiwalne dokumenty, wycinki prasowe, zdjęcia, opisy śledztwa). Scenarzysta w wielu fragmentach stawia się tu w roli nie tyle śledczego ile bacznego obserwatora, który z podanych faktów potrafi wyciągać pewne daleko idące wnioski. Fragmenty te pozwalają również czytelnikowi samemu wyrobić sobie opinie o Elizabeth i jej tragicznym końcu. Wszystkie zawarte tu treści nadal jednak pozostawiają wiele niedopowiedzeń z możliwością snucia wielu możliwych hipotez....
Tout d’abord un jeu de mots dans le titre, A Short Story, une histoire courte, celle de Elisabeth…Short, jeune américaine venant du Massachussets et partie en Californie pour réussir, devenir une star.
Nous sommes dans les années 40 en plein milieu de la seconde guerre mondiale. Elisabeth ou Beth va de petit boulot en petit boulot, elle est très attirante et va rencontrer principalement des militaires. Elle va continuellement bouger, très instable autant physiquement que mentalement, voyageant de Californie en Floride et retournant parfois chez elle.
Parfois des occasions de réussite se présentent à elle mais systématiquement elle les rate comme si une sorte d’auto-destruction opère en elle.
L’épilogue est terrible. Beth est assassinée, on retrouve son corps coupé en deux le long d’une route de Los Angeles le 15 janvier 1947.
Ce meurtre n’a jamais été élucidé et a fait grand bruit à l’époque de par sa violence et le surnom de la victime, le Dahlia Noir en référence au Dahlia Bleu, film sorti peu avant sa mort et relatant justement l’assassinat d’une jeune femme et la recherche de son assassin.
Par contre la presse ne s’est pas trop intéressée au parcours chaotique de Beth. C’est ce que ce roman graphique s’emploie à réaliser.
Au début plusieurs pages de texte racontent le début du périple de Beth, on se demande vraiment quand la partie BD va commencer.
Très belle réussite graphique avec cette atmosphère années 40. Tout cela est superbement documenté, un gros travail de recherches. En fait peut-être trop. Je dirais que c’est le défaut de cet ouvrage, trop de détails jusqu’à des pages et des pages de manchettes de journaux sur l’assassinat ou de portraits des meurtriers potentiels.
On aurait aimé plus de BD. Cela reste malgré tout un beau livre à la présentation hyper soignée jusqu’à sa reliure old school.
I love this graphic novel about the unsolved mystery of the Black Dahlia murder. The story alternates between historical details from Betty and comic-style sequences that transport us to 1940s America. As you read, you can almost smell cold cigarettes, smoky haze, worn leather, dust on hotel lamps, New York rain, and powdery trace of foundation. I loved the meticulous research into Betty’s life and the people she encountered. The author presents new perspectives about the case, likely rooted in speculation, offering a new possibility on the identity of the perpetrator. The final pages are my absolute favorite as we enter the nerdy point of the book, they meticulously organize potential witnesses, alibis, newspaper clippings, and firsthand accounts from those who knew her. This is the first time I’ve come across such a compelling graphic novel, and the format is perfectly suited to the story. I truly hope the authors will continue creating works in this vein!
L'histoire retracée chronologiquement a un très gros défaut pour moi, elle accumule les détails les plus durs sur un minimum de pages. Sûrement dans un soucis d'être au plus près de la réalité mais à la lecture j'ai vraiment eu du mal. Destructurer l'histoire et se mettre du point de vue des enquêteurs qui raconte l'histoire d'Élisabeth Short m'aurait plus convenu je pense. Par contre le début du livre qui retrace la vie de Short est hyper bien mis en page et raconté.
Une très jolie BD "document" assez complète sur ce personnage. Histoire complexe s'il en est. Gros travail de recherche des auteurs. Graphiquement magnifique, c'est un régal à parcourir, et la lecture est parsemée de textes explicatifs qui permettent de comprendre l'ensemble du décor avant le très connu drame. Triste sort, d'une vie pleine de rebondissements, d'aventures, à la recherche d'une gloire qu'elle obtiendra bien malgré elle.
Alors comment dire...les dessins de Florent sont très beaux, rien a rapprocher la dessus. J'ai juste une remarque sur la façon comme le scénario a été développé. Je suis d'accord avec le fait de raconter la vraie histoire en ordre chronologique, c'est juste que j'aurai plutôt mis à la fin les détails sur l'histoire. Personnellement, ça m'a déstabilisé d'avoir pas mal de texte entre les chapitres.
Un roman graphique aux desseins magnifiques, extrêmement bien documenté, le fait est bien raconté et la mise en page alterne entre immersion dans la vie et détails récupérés sur l'enquête.
Fascinant, morbide, déconcertant, cette bd enquête (et sa forme narrative mélangeant textes et dessins) s’avère três complète malgré le « peu » de choses qu’on sait vraiment.
Le Label 619 nous surprend une nouvelle fois, dans leur fascination pour l'Amérique, avec un roman graphique qui s'intéresse à "l'affaire du Dahlia Noir".
En janvier 1947, le corps d'une jeune femme est retrouvé, dans un terrain vague, atrocement mutilé. Cette histoire va passionner les États-Unis et marquer l'imaginaire collectif.
L'affaire n'est toujours pas résolue à ce jour et on cherche encore le tueur. Run et Florent Maudoux vont adopter un autre point de vue et s'intéresser à la victime. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Quelle a été sa vie avant de connaître ce sort funeste ?
Grâce à un énorme travail d'enquête, ces réponses sont apportées en croisant les rapports du FBI, les articles de l'époque et des témoignages.
De son enfance à ses rêves hollywoodiens brisés, suivez la trajectoire tortueuse d'Elizabeth Short, dans une magnifique et sombre reconstitution du Los Angeles des années 40.
Même si j'ai pu être surpris par le format, qui entrecroise texte journalistique et dessins, j'ai apprécié cette enquête relativement poussée.
Après des heures de recherche, Run et Florent, plus que raconter l'histoire d'une fille paumée, ouvrent une fenêtre sur l'Amérique post-seconde Guerre Mondiale, une époque pas si glorieuse que ça pour tous.
Hollywood a créé de nombreux laissés-pour-compte. Il est intéressant de voir le traitement des femmes, la toute-puissance de certains hommes, qui font et défont des carrières, et des militaires perdus après une guerre qui a laissé des traces.
Elizabeth n'a pas échappé à ce destin tragique mais grâce aux rapports de police, aux témoignages et aux magnifiques dessins de Florent qui redonnent vie au Los Angeles de 1940, on découvre sa personnalité touchante. Elle a tenté de vivre sa vie et de garder sa dignité jusqu'au bout, a fait de nombreuses rencontres, parfois des belles, parfois des moins bonnes, jusqu'à cette nuit de janvier.
Un très beau travail qui rend hommage à une époque et à cette jeune femme, symboles du rêve américain déchu.
Świetna, synkretyczna opowieść o zapewne najsłynniejszym nierozwiązanym przypadku morderstwa w Stanach Zjednoczonych, która jest też sugestywnym obrazem epoki i jednocześnie smutną historią zapewne tysięcy ładnych, uroczych, naiwnych, a czasem bardzo egocentrycznych dziewcząt o wygórowanych ambicjach z tamtych (i nie tylko) lat. Komiks jest połączony z krótkimi uzupełnieniami prozatorskimi, à la opowiadanie lub reportaż, zeznaniami świadków, fragmentami protokołu sekcji zwłok, anegdotkami autorów o ich inspiracjach (w wyborach narracyjnych, ale też przy tworzeniu wieloznacznej wizualnej treści w danym kadrze), korespondencją z różnymi osobami, z którymi wspólnie poszukiwali źródeł z epoki... Układanka, którą sami wcześniej ułożyli, a potem rozsypali dla nas w sposób przemyślany, żebyśmy i my mogli nad nią pogłówkować.