Seul de tous les petits commerçants de Saint-Malo, Mathieu Carbec, dont les grands-parents vendaient naguère de la chandelle, a eu l’audace d’acheter trois actions de la Compagnie des Indes orientales que vient de fonder Colbert. Ce sera le point de départ d’une saga familiale au moment où la bourgeoisie maritime se rue à la conquête des piastres, des charges et des titres nobiliaires. Négociants, armateurs, corsaires ou négriers, les Carbec se lanceront sur toutes les mers du globe, sans se soucier de savoir si leurs écus ou leurs fleurons sentent trop les épices ou la traite, la ruse ou la fraude… Les multiples rebondissements, le foisonnement des personnages, la présence permanente de l’Histoire font de Ces messieurs de Saint-Malo un grand roman d’aventures et d’amour qui est aussi un grand roman de société.
C'est mal(ou)in, maintenant j'ai envie de retourner voir la cité corsaire... J'ai beaucoup aimé ce livre pour sa bretonnitude. (Ah ? vraiment, correcteur automatique ? Tu n'aimes pas ?) Les lits clos, les bolées de cidre un peu râpeux accompagnant une galette à l'oeuf, le vent qui vous raconte des histoires le soir contre la fenêtre, les maquereaux/sardines frais : j'achète tout en bloc (de granit). Alors certes, les traits sont parfois un peu gros, un peu 'carte postale Yvon', mais on s'attache aussi à ce mashup Harlequin × Balzac. Et puis, la grande fresque historique à base de famille à secrets, il n'y a rien de tel pour revisiter une période : en l'occurence, le règne de Louis XIV et l'essor qu'il a donné à la bourgeoisie. Merci le stress post-traumatique de la Fronde et merci les guerres à répétition. Je m'étonne juste que ce tome et ses successeurs n'aient jamais fait l'objet d'une adaptation télé. Ils ont pourtant tout ce qu'il faut là où il faut.
En plus d'être très instructif d'un point de vue historique, ce roman fait ouvrage de sociologie et narre merveilleusement bien la montée de la bourgeoisie malouine, le déclin relatif de la noblesse et les rapports entre les deux classes au temps de l'essor du commerce lointain avec les Indes. Je recommande donc ce livre à tout féru de ce genre de connaissances. Cependant, je regrette la prolixité de certains passages ainsi que la prévoyance des évènements. Ce roman historique est meilleur dans son aspect historique que dans ses qualités romanesques.
J'abandonne à la page 250, à savoir une bonne moitié du roman. Je ne sais pas très bien ce que raconte ce livre. Il décrit les gens de Saint-Malo, leurs vaches grasses et vaches maigres, leurs mariages et leurs deuils, mais on ne s'attache à personne. Il n'y a pas vraiment d'intrigue et pas vraiment de personnages principaux. C'est certainement intéressant pour l'aspect historique, mais ça a été loin de me tenir en haleine. Je mets celui-ci et les suivants, récupérés chez une aïeule depuis décédée, en boite à livres.
Bellissimo romanzo sembra di fare un viaggio e sentire i profumi delle spezie e degli oggetti che Jean Marie incontra nei suoi viaggi in mare. Consigliatissimo
À Saint-Malo, le règne de Louis XIV voit l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie dont la fortune s’acquiert par la mer. A la fois armateurs, corsaires et commerçants, ils s’adaptent aux aléas et opportunités de l’époque, faite de guerre, d’épidémies, de négoces avec de nouvelles contrées et d’un bouleversement des classes sociales. Mathieu Carbec est de ceux là. Fils de regrattier, il parvient à se faire une place parmi les messieurs de St-Malo et à assurer à son fils, Jean-Marie, une existence pleine de promesses.
Érudit, précis, foisonnant, le roman de Bernard Simiot est tout autant un roman d’aventures qu’un document sociétal. Servi par une formidable galerie de personnages attachants et parfaitement dessinés, on se laisse embarquer par cette saga malouine au goût d’ailleurs. Le roman pâtit malgré tout d’une certaine lourdeur, tant l’auteur se veut précis et attaché à la langue et vocabulaire de l’époque.
Du point de vue historique, ce livre est très bien écrit. Par contre trop long, trop de passages inutiles et prévus. Je suis très familière avec ce coin de la Bretagne et très satisfaite de la description des rues et des évènements de l’époque. La deuxième partie était très prévue, pas de surprise, même trop longue.
Magnifique roman historique ! Cette saga de la famille Carbec est riche d’images, de voyages, d’aventures et de péripéties mais elle comporte également un fond toujours discrètement présent de réflexion sur un monde qui change et un ordre nouveau en train de s’installer au travers de la trajectoire de personnages aussi nuancés qu’attachants. Une lecture des plus agréables !
Fini ! trop bien. Un Ken follett à la française, en mieux écrit, plus nuancé (pas les grands vilains moches contre les très gentils et beaux comme dans les piliers de la terre) et bien plus historique. Génial !
A good adventure book set in the Louis XIV era. Made me want to visit St Malo... Not sure I will read the next volumes but I enjoyed this one and learnt some stuff about France's history with a great multi-generations family story
Comme le lecteur l'a dit ci-dessus "en fait le livre est amusant. Mais comme Héloïse a dit la-dessous: "Une première partie très sympa. Mais ça finit par devenir longuet et prévisible. La deuxième partie m'a bcp moins plus ."