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Emergence 7

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Ce matin-là, tandis qu'il attend avec les autres enfants de l'île le bateau qui les amène au collège sur le continent, Léon a le moral en berne. Il va devoir quitter la petite île bretonne sur laquelle il a toujours vécu. Dire au revoir à Joachim, son meilleur ami, et à Alex, la fille dont il est secrètement amoureux. Ses soucis vont passer au second plan lorsque soudain s'extirpe de l'océan une créature monstrueuse et gigantesque. Une chose impossible à décrire qui, pendant une journée, va semer derrière elle destruction, flammes et cris. Le récit d'Émergence 7 se déroule au rythme intense d'une fuite pour la survie. Deux cents pages entièrement illustrées, en immersion totale, entre récit catastrophe, chronique adolescente et inspiration manga !

208 pages, Paperback

Published September 7, 2022

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Vincent Mondiot

29 books3 followers

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Displaying 1 - 18 of 18 reviews
Profile Image for Laura.
1,388 reviews55 followers
September 17, 2022
Magnifique, superbe, et d'une tristesse/beauté infinie. J'ai adoré l'univers, le mystère, cette perte de l'enfance brutale. C'est un roman graphique qui restera en mémoire...
Profile Image for Shaynning - Libraire Jeunesse.
1,531 reviews39 followers
December 23, 2022
Incontournable Décembre 2022

"Heurtée de pleins fouet" serait sans doute la première chose qui me vient en tête si je devais résumer mon état d'esprit après cette lecture. On ne s'y attend pas. En quelques phrases simples mais efficaces, cadrées sur des fonds graphiques habilement choisis, ce récit apocalyptique crée en peu de temps un univers carrément horrible, et il le fait bien mieux que nombre de pseudo dystopies pour ado que j'ai pu lire et qui n'arrivaient pas même un laps de temps beaucoup plus long à recréer la charge émotive, l'exactitude psychologique et le degré d'absurde violence que je retrouve ici. Comme quoi, je le réitère, il vaut mieux un récit authentique, simple et sobre que tout un tas de détails scabreux à la psychologie défaillante mollement accumulés les uns sur les autres, comme une pile de pâtes lasagnes molles et sans goût. Là où Émergence 7 frappe fort, c'est que vous pourriez glisser ce récit dans la tête de n'importe quel personnage en pleine guerre, ou en pleine folie meurtrière humaine ou catastrophe naturelle réelle, et ce serait crédible. Sérieux, woah!

Je compte bien divulgâcher allègrement, alors si vous n'êtes pas convaincus de le lire, laissez votre lecture de côté et plongez dans ce drôle d'hybride roman-roman graphique. Autrement, suivez moi.
Alors que Léon revient sur cette île ou sa vie a dramatiquement basculé, il y a 20 ans, nous observons à travers ses yeux ce qui est advenu, le jour ou la 7e émergence s'est manifestée. Léon attendait le ferry, avec les six adolescents qui habitaient l'île. Il a en tête son déménagement prochain, dont il se garde bien de mentionner aux autres. Comment leur dire? Mais bientôt, sorti de nul part, une entité titanesque émerge prêt de l'île. Ses pas écrasent tout sur son passage. Les sept ados sont alors confrontés à des scènes inimaginables, des douleurs aussi physiques que psychologiques et peut importe leurs décisions, le fait est qu'ils sont bien peu de choses face à ce monstre. S'il s'agit bien d'un monstre.

Il convient, dans un premier temps, de parler de l'objet en soi. C'est un roman, en atteste les paragraphes en prose qui sont employés. Néanmoins, on retrouve le roman graphique en raison des pages illustrées, parfois comme de simples arrières plans, parfois en double pages pleines sans texte. Un hybride donc, que j'espère se voir multiplier joyeusement. J'ai beaucoup de jeunes lecteurs qui apprécie la présence graphique et malheureusement pour eux, sont considérés comme des sous-lecteurs parce que ce sont des amateurs de BD et de mangas. Le médium ne devrait jamais être blâmé, mais le contenu , alors là oui! Je m''inquiète mille fois moins pour mes amateurs de BD pertinentes à ces petites ados qui plongent dans les romans porno et qui risquent de se faire croire que le sexe toxique est la base des relations. Mais je m'égare. Je voulais juste préciser que j'aime ce nouveau genre hybride qui allie la présence de texte au graphisme, car ils deviennent ainsi le "No Man's Land" entre la littérature jeunesse et la littérature BD, idéal pour concilier ces deux merveilleux mondes.

Fait étonnant, le graphisme est décalé. Ce que je veux dire, c'est qu'avec leur jolie bouille mignonnes, leurs membres courts et leurs yeux en points, je trouve au graphisme des airs de "South Park", qui proposait des personnages "mignons", dans un univers trash. Un choix intéressant , je dirais, parce qu'avec ses couleurs, son style graphique rondelet sans contours et ses petits personnages, ça rend le tout moins lourd. J'observe que l'illustratrice a choisi un style qui me rappelle la peinture à la palette, en ce sens où les coups sont visibles, il n'y a pas de contours, ce sont les couleurs qui, placés l'une sur l'autre ou l'une contre l'autre qui crée le clair-obscur et les nuances. Les nuanciers sont homogènes, très légèrement agrémentés de plis, de traits ou de textures. C'est que accentue leur côté mignon, je trouve. Mais les personnages sont relativement simples ( attention, pas dans le sens "simplistes!", dans le sens "naïfs"), les décors eux, sont des amas de couleurs , aux formes plutôt flous. Ça leur donne de la douceur et ça rend les éléments perturbants, comme le sang, moins agressant visuellement. Je remarque que ce qui est remarquable avec ces illustrations, c'est de réussir à faire parler l'histoire juste en choisissant un angle, une perceptive ou même un élément de décor qui, placé avec le texte, révèle des éléments sur le récit.

Le graphisme est vraiment intelligent, il ajoute du contenu non spécifié dans le texte, arrive à exploiter en peu d'images l'essence de l'histoire, varie beaucoup dans sa forme, occupe parfois tout l'espace, d'autre fois à peine. Il fait écho au récit, mais d'autre fois, est légèrement décalé pour accentuer un aspect du récit ( comme la scène de l’œil de Nina). J'aime également beaucoup les objets en apparence banal, mais qui ont tous leur pertinence.

Les chambres. Quelle idée astucieuse. Elles apparaissent toutes, pour les sept personnages adolescents. On en apprendra plus avec ces pièces qu'avec une panoplie d'adjectifs. Celle de Joachim m'a bien fait rire. Prêtez-y attention. Les chambres sont nos sanctuaires, elles révèlent beaucoup de nous, pas seulement pour leur contenu, mais aussi dans le traitement ce ce même contenu. Le meilleur exemple est celui de la chambre du personnage d'Alex, car elle est n'est pas véridique, mais bien hypothétique. C'est Léon qui l'imagine et pour l'imaginer, il doit justement se fier à ce qu'il connait d'Alex, ses goûts, son tempérament et ses habitudes.

C'est donc des personnages qu'il sera question, en second temps. Intriguants. Ceux-ci sont bruts, attachants, réalistes et diversifiés. On leur découvre une complexité malgré la rapidité du récit. Ce sont des personnages de ce calibre là que je cherche toujours dans mes lectures, car j'estime que nos ados méritent de bons héros, pas de la bouillabaisse dépersonnalisée, stéréotypée et d'une affligeante stupidité ultra-normés.e. Je suis limitée en espace sur ce site, je devrai donc abréger ici.


Ce petit groupe de 7 nous plongent en pleins chaos, aussi soudainement que certains évènements graves peuvent plonger les gens. Confrontés aux cadavres qui s'accumulent, à la destruction de leur ville et de leur maison, en perte totale de repères, ils sont en mode "survie". Ce qui est intéressant dans cette œuvre est le travail autours de leur état mental. On l'oublie trop souvent dans les romans dystopiques ou post-apocalyptiques, le fait est que nous sommes aussi fragiles que résilients sur le plan mental. Nos comportements peuvent devenir incohérents, notre personnalité devient exacerbée ( plus de place pour la politesse, les convenances et façades ) et notre esprit se met à se donner mille et une raison de ne pas rester en place, d'aller de l'avant, pour ne surtout pas songer au fait que tout vient de changer, définitivement. Devant l'ampleur du phénomène Émergence , les ados nous le démontrent très bien. Ils se surprennent à faire des choses qu'ils ne se croyaient pas capables, dans le bon ou le mauvais sens. Devant la menace, il existe deux façon de réagir: se battre ou fuir. Mais quand la menace est partout autours de soit, difficile de faire l'un ou l'autre.
Il y a un aspect qu'il ne faut pas oublier et le récit nous fait tendre vers celui-ci : Dans la vraie vie, il n'existe pas forcément de "bon" et de "méchant". "Tess" ( pour "Sept" inversé), le "monstre", est une entité immense. Sa simple taille détruit tout, mais peut-on dire qu'elle cherchait vraiment à semer la destruction? Un peu comme si un chien écrasait des fourmis en courant partout. Cette créature a, en outre, employé la force quand ce qui ressemble à l'armée s'est mit à tirer sur elle. Oui, "elle". Les calamités ont le féminin facile. Peut-on alors songer qu'elle était en position de défense?
Il y a dans cette histoire une dimension spirituelle, en ce sens ou face à tant de destruction et de violence, on est en droit de se demander pourquoi on veut encore croire aux dieux. C'est ce que Léon finit par se demander. Un des grands paradoxes des religions, surtout la chrétienté ( parce que cette religion possède un Dieu supposément "magnanime"), est de faire croire aux gens que Dieu permet cette violence et tend même à la glorifier. "Dieu nous met à l'épreuve", ai-je souvent entendu. Qui a t-il de pire: penser qu'une entité nous soumet volontairement à la souffrance , incluant les enfants, pensant qu'il faut gagner son paradis à travers la violence pour en être dignes, ou bien de croire que des hommes ont pu imaginer un Dieu pour se préserver mentalement d'une violence qui viendra de toute façon? Une chose est sure, devant tant de souffrance, Léon est en droit de douter de ce concept.

Enfin, le traumatisme est un thème central. Il faut survivre à ses blessures, mais celles qui marquent l'esprit sont bien plus difficiles à traiter que les physiques. Tout est bousculé pour Léon et ses amis survivants: plus de famille, plus de maison, plus de communauté, des blessures graves pour certains, des questions graves sans réponses, des morts peut-être évitables, des visions qui les hanteront pour le reste de leurs jours, l'incapacité à les effacer ou les atténuer. Les traumatismes ne marquent pas les esprits faibles, ils marquent tout le monde. Aujourd'hui, on parle généralement de l'États de choc post-traumatique (ESPT) et le grand drame est le fait que peu de moyens sont réellement mis à la disposition des personnes qui en souffrent. Aussi, et on le voit dans l'histoire, le déni et la minimisation des instances gouvernementales face à la catastrophe est une épine de plus dans le processus de guérison des survivants. Plutôt que de gommer la réalité avec de jolis mots mensongés et des commémorations plus ou moins sincères, une transparence et une réelle empathie auraient certainement fait moins de mal. Mais non. "Tess" incarnait la menace, une menace peut-être même connue des gouvernants, et elle fut abattue. Il se dégage de toute cette folie un goût amer de non-dits, de communication défaillante, de déresponsabilisation, et elles font plus mal encore que les évènements eux-mêmes. Certains trouveront la motivation de se battre contre cet état de flou, comme Nina, qui a peut-être trouvé ainsi sa façon de survivre aux évènements. Mais pour Léon, le combat était introspectif. Comment donner un sens à quelque chose qui en est dénué? Comment rationnaliser quand il n'y avait peut-être rien de très causal à tout ça? Deux mondes sont entrés en collision et il y a eu des morts. La réponse est peut être aussi moche et plate que ça. Et maintenant, comment y survit-on?

La vie est précaire. La violence n'a aucun sens et n'en aura jamais. Donc, que reste-il comme possibilité? Sombrer ou aller de l'avant. Fuir ou lutter. Certains trouveront leur chemin plus tard que d'autres, comme ce fut le cas pour Léon, qui avait besoin de "boucler la boucle" en allant sur l'île. Parfois, ce sont les tempérament ou l'expérience qui serviront de remparts, comme ce fut le cas pour Alex. D'autres fois, c'est la rage face à l'injustice qui donnera un souffle nouveau, une cause à défendre, une raison de vivre, comme pour Nina. D'autres ne semblent pas s'en remettre, comme Romane. La résilience est différente pour chacun et se manifestera de manière différente. Certains en auront presque naturellement et d'autres moins, dépendamment de facteurs aidants ou aggravants, du tempérament, de l'expérience et de bien d'autres éléments encore . Mais la résilience est l'une des grandes forces de l'humain, sa capacité à surmonter les obstacles et de s'adapter à sa nouvelle réalité.

Aussi, le processus de guérison est présent, bien que peu extrapolé. Il implique parfois d'accepter qu'on n'ailles pas toutes les réponses, comme ici. Il implique du temps, parfois beaucoup ( 20 ans pour Léon) et comme il s'agit d'un processus, les étapes peuvent fluctuer, ce n'est donc pas une ligne droite.

Par ailleurs, un enfant ou un ado traumatisé devient soudainement adulte et ne peut revenir en arrière. C'est un drame, parce que cela signifie que le développement sain de l'enfant ou de l'adolescent est compromis, peut-être de manière irrévocable. Léon nous en glisse un mot quand il parle de sa propre chambre, teintée de ses hobbies, de ses aspirations et dans laquelle il pouvait être parfaitement lui-même. Ce sanctuaire lui semble bien loin, tout comme cette époque insouciante ou il songeait à Alex, ses Bd et son déménagement. Depuis l'émergence, chaque jour est une lutte.
Enfin, je remarque un phénomène très universel: notre fâcheuse tendance amnésique.
Heureusement que des gens se font les défenseurs de la mémoire collective, autrement, on se lasse et on se rabat sur les derniers trucs d'une inanité débilitante , histoire de ne pas trop se rappeler que certaines choses sont à travailler et que nous devons rester minimalement vigilants. Et après on se demande pourquoi on refait les mêmes conneries...

J'aime bien cette fin ouverte, quand Léon se promet d'aller de l'avant si Alex revient. Et elle revient. J'aime penser que les survivants ont quelque chose de précieux à partager, une sorte de compréhension mutuelle, une bienveillance empathique. Ce n'est pas pour rien que les groupes d'entraide existent: souvent ce sont les personnes qui ont vécu l'enjeu qui peuvent mieux le comprendre. L'empathie est la qualité humaine qui fait le plus grand bien et j'aime que cette qualité ait eu de la place dans ce récit.

Sur le plan du texte, j'ai trouvé le tout franc, poignant et pourtant assez accessible. Si la première partie est très axée sur l'action et la présentation des personnages, le dernier quart est plus axé sur la vie des personnages survivants, sur Léon surtout. Il se pose de bonnes questions, il relativise et s'affranchit progressivement de son fardeau - pas totalement, mais un peu.

Il y a donc une dimension philosophique et psychologique à travers cette histoire, très intéressants et surtout, très accessible. J'apprécie aussi que nous soyons dans la tête de Léon, personnage sensible et capable d'introspection, qui nous propose une certaine critique sociale par le fait même. J'ose croire que les lecteurs et lectrices qui s'aventureront dans ce récit y trouveront de quoi réfléchir et regarderons peut-être leur vie différemment par la suite. Peut-être. Je leur souhaite.
Pour les bibliothécaires et profs: certaine scènes sont choquantes: Nina perd un œil, Joachim se fait exploser une partie de la tête et ont voit des traces de sang dans quelques scènes. Ce n'est pas le degré de détail des mangas seinen, cependant, car le graphisme atténue le tout. Il y a également la présence de gros mots tels que "Vos gueules". "connasse", "con", ce genre de mots.

Pour un lectorat du second cycle secondaire, 15-17 ans+
Profile Image for Blandine.
215 reviews1 follower
November 18, 2023
Je me suis lancé dans ce roman graphique sans lire la couverture, j'avais trouvé les dessins sympas et je me suis dit chouette, c'est parti !

C'était terrible. On a une bande d'ado qui tente de survivre face à un monstre qui détruit leur île. Les dessins sont magnifiques et représentent absolument les terribles scènes qui se déroulent dans l'histoire. L'histoire est poignante, déroutante, mais laisse une part d'humour pour un peu plus de légèreté.

Comment faire face au chaos ? Comment chacun le vit ? Comment faire son deuil ? Comment survivre et oublier ? Faut-il oublier ?
Profile Image for Isabelle  Zazaboum.
716 reviews8 followers
January 26, 2023
En voyant la couverture, j’ai cru que ce livre était une BD bien qu’édité par Acte Sud Junior et c’est en fait un vrai roman illustré bien que le terme illustré ne soit pas tout à fait adéquat ! Chaque page est illustrée, le roman est en surimpression et ces illustrations renforcent le récit !

Plusieurs nuances de couleurs sont utilisées pour différencier les périodes : l’époque de l’Emergence et des drames ; les souvenirs d’avant la catastrophe et la période actuelle qui est le retour commémoratif sur l’île. Ses couleurs spécifiques facilitent l’immersion dans l’ambiance et j’ai trouvé ça excellent car le cerveau s’y coule aisément sans ressentir la nécessité de réfléchir et donc de sortir du récit !

De prime abord les dessins m’ont semblés grossiers et enfantins, voire un peu flous mais au fur et à mesure je me suis rendu compte que c’était très bien car ainsi ils ne prennent pas le pas sur le texte et la lecture est plus fluide et plus immersive. Nous sommes au cœur des événements et dans la tête du narrateur !

C’est une première pour moi que ce genre de roman “graphique” ! Ne pas se méprendre malgré son aspect enfantin, les événements sont violents et entrainent beaucoup de drames et de peines qui ne sont pas masqués !

Pour résumer j’ai beaucoup aimé l’ensemble ! L’histoire de ces jeunes iliens entre conflits et amitié puis leur vie qui tourne au drame en leur ôtant leur jeunesse et leur espoir ! Le côté fantastique est plutôt bien vu, il permet de ne pas s’appesantir sur le pourquoi de la catastrophe en laissant le roman se centrer sur les ados et leurs réactions face à la terreur, la mort, l’éloignement !

#Emergence7 #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2022
Profile Image for Lire-une-passion.
2,176 reviews47 followers
September 18, 2022
Euh... Vous attendez quoi pour le lire, ce petit bijou ? Je ne m'attendais pas à un tel coup de cœur, vraiment. J'ai pleuré, beaucoup, mais j'ai surtout été transportée dans cette histoire touchante, magnifique, triste. J'ai adoré les personnages, les liens qui les unissent, cette histoire d'apocalypse. Bref, j'ai tout aimé (sauf quand j'ai pleuré, évidemment...). Qu'attendez vous pour le lire à votre tour ?? Un ovni littéraire pour moi. Un roman illustré à 100% qui vous embarquera dans une aventure qui ne vous laissera pas indemne (et étant bretonne et habitant en Bretagne, je peux vous dire que je n'étais pas très fière en lisant, parce que ça paraissait tellement réaliste et crédible, que j'avais froid dans le dos)
34 reviews
October 4, 2022
Encore merci de m'avoir donner l'occasion de lire cet ouvrage!

Alors dans un premier temps, j'ai beaucoup apprécié la première de couverture (toujours et encore, je suis très influencée par le visuel). Les couleurs de cette couverture donnent envie et laisse percevoir ce que nous allons vivre en le lisant.

Les dessins sont en adéquation avec l'histoire, car nous n'allons pas nous mentir, des illustrations "trop nettes" (je n'ai pas le bon terme, mais je dirai avec trop de détails) ne laissaient pas de place au texte/histoire.
Attention, même si de prime abord, les illustrations laissent penser que ce roman graphique est enfantin, les thèmes ne le sont pas, il y a de la violence et de la mort. C'est pour cela que je conseillerai seulement des ado de +- 13ans, bien évidemment tout dépend du niveau de lecteur et de la maturité de l'adolescent!

Nous allons suivre Léon de retour sur une île qui l'a vu grandir. Là où des évènements ont subitement mis fin à son adolescence.
Ouvrez ce livre, et vous découvrirez pour quelles raisons.

Touchant, beaucoup d'illusions, j'ai adoré ce livre et je vous le conseille. Une petite pépite qui sort des sentiers battus connus!
Profile Image for Catherine veut lire trop de livres.
273 reviews33 followers
February 26, 2025
« Moi, j’aimerais bien être enterrée dans la mer, a annoncé Nina. Je ne sais pas trop si tu peux être enterrée dans la mer… a objecté Alex, dubitative. On pourrait te faire une cérémonie viking! a proposé Joachim, bizarrement enthousiaste. On te met sur une barque qu’on pousse dans l’eau, on tire une flèche enflammée et comme ça, tu prends feu avant de couler. Ce serait plutôt classe, non? Nina a réfléchi, puis hoché la tête, satisfaite. Ça faisait un moment qu’elle n’avais pas souris. Oui. Oui, je veux bien ça . » (Mondiot, Vincent et Énora Saby. Émergence 7)

4.4 Ça faisait longtemps que ce curieux objet, ovni littéraire, trônait sur ma table de chevet. Au moment de le transférer dans ma bibliothèque de livre à lire, je me suis permis de lire quelques pages et ainsi happée par le récit apocalyptique voire survivaliste de ces enfants m’a eue jusqu’à la dernière phrase. Quel coup de poing brillant!
Profile Image for Sophie lit ça.
861 reviews194 followers
December 16, 2022
Lire la critique complète : http://sophielit.ca/critique.php?id=2890

Oh que ce livre m’a plu ! Et déstabilisée ! Parce qu’on a en effet peu d’indices sur ce dans quoi on s’embarque au départ, cette spirale qui nous pousse peu à peu vers l’inconcevable, de l’incompréhension à la perte, de ces deuils tous aussi brutaux les uns que les autres qui se suivent sans que les personnages puissent vivre leur peine, forcés de bouger, de s’éloigner, s’ils et elles veulent survivre, jusqu’aux conséquences, des années plus tard, de cette journée de l’horreur et de la façon dont les autorités ont voulu gérer les choses.
Profile Image for Séverine.
1,004 reviews6 followers
July 8, 2024
C'est lors d'un stage en bibliothèque qu'un collègue m'a venté la qualité de ce roman graphique. Il m'en a dit tellement de bien que je n'ai pas pu résister à l'emprunter. Alors en effet, cet ouvrage est très qualitatif, les illustrations sont très bien faites et les couleurs très bien pensées et tout à fait en adéquation avec le contenu. Après, c'est le contenu justement qui m'a moins plu. En vrai l'histoire est vraiment très bien et assez bien mise en texte et en page. Le truc, et je ne m'y attendais pas, c'est que je suis restée assez marquée par cette intrigue... Je n'ai d'ailleurs pas été capable de le lire en une fois tant je me sentais angoissée par cette ambiance. En général, le post-apo ne me fait pas grand chose et j'adore ça. Ici, je me suis sentie vraiment mal, j'étais immergée à 100% dans l'histoire et j'ai trouvé ce roman graphique parfois assez dur à lire.
Profile Image for Estelle Evd.
225 reviews25 followers
September 13, 2022
Un roman graphique (je sais même pas si on peut l’appeler comme ça ?) original et quelque peu déroutant. On découvre donc l’histoire de Léon, Joackim et toute leur bande, habitants d’une minuscule île bretonne. Un jour, en l’espace d’à peine 2 minutes, leur vie à tous va basculer dans l’horreur. Un roman apocalyptique saisissant, sorte de métaphore à peine voilée du désastre écologique vers lequel nous courons à coup sûr. C’est en tout cas comme ça que je l’ai pris. C’est troublant, bouleversant et terrible. Une expérience de lecture qui marque.
Profile Image for Iris.
90 reviews
April 3, 2026
wow
les larmes

un très beau roman ado, dystopique/post apo, avec des illustrations magnifiques.
j'ai adoré le personnage de Léon, je l'ai trouvé très vrai dans sa façon de raconter les fait, de vivre l'après.
sublime
Profile Image for Lou-Anne Morisseau.
34 reviews2 followers
December 30, 2022
Une pépite ! Ce livre est aussi magnifique qu'il est touchant ! Je l'ai dévoré, je l'ai beaucoup aimé !
Profile Image for Shabbesses.
31 reviews4 followers
January 23, 2023
Un roman graphique pour ado qui m’a soufflée.
À la fois brutal et poétique, infiniment triste.
Quelle belle découverte.
Profile Image for Brice Rener.
2 reviews
April 8, 2023
Entre le manga et le roman graphique, Emergence 7 est une petite pépite.
Profile Image for Lubellule.
252 reviews6 followers
May 30, 2025
Un livre déjà très beau visuellement, mais surtout très touchant et violent sur le deuil et l’amitié
Profile Image for ジュリアン  Len.
109 reviews
March 27, 2025
Roman graphique / illustré par Enora Saby et écrit par Vincent Mondiot, Emergence est tout simplement sublime... tant par la beauté simple de ces illustrations, que par l'histoire d'amitié liant ce groupe de jeunes.
Chapeau bas !
Displaying 1 - 18 of 18 reviews