Agosto 1945. Dal finestrino del treno che viaggia giorno e notte verso est, Kathi Sadler vede scorrere le rovine lasciate dalla guerra, quella stessa guerra cha ha distrutto la sua famiglia. Kathi sa bene che, se lei e sua sorella Franzi sono ancora vive, è grazie alle sue straordinarie abilità matematiche: per il governo sovietico, infatti, rappresentano una risorsa di inestimabile valore nella corsa ad armamenti sempre più devastanti. Kathi non vorrebbe avere nulla a che fare con quella follia, tuttavia sarebbe Franzi – una bambina fragile e delicata – a pagare il prezzo di qualunque tentativo di fuga. Nel corso degli anni, però, in cuor suo Kathi non rinuncerà mai al sogno di tornare finalmente a casa… Anche Annemarie Sadler è diretta a Mosca, ma per motivi ben diversi. Convinta che le figlie siano al sicuro a Londra, lei è alla ricerca del marito, detenuto in uno degli innumerevoli campi per prigionieri di guerra sparsi per l’Unione Sovietica. Annemarie ormai è pronta a giocarsi il tutto per tutto pur di salvare il suo amato Laurenz, persino a rivelare il segreto che ha custodito gelosamente per decenni, il segreto che ha causato la diaspora della sua famiglia e che ora invece potrebbe essere l’arma più preziosa a sua disposizione… Molti saranno gli ostacoli che i membri della famiglia Sadler dovranno affrontare, eppure in ognuno di loro rimarrà sempre viva la fiamma della speranza: la speranza, un giorno, di potersi riabbracciare.
La suite fascinante et captivante de « La nostalgie des sentiments », un saut dans le temps pour vivre l’Histoire en chair et en os.
Pour la bonne compréhension de l’histoire, il est indispensable d’avoir lu le premier tome de la série, « La nostalgie des sentiments ».
Comme pour le précédent roman de cette saga, le lecteur est accueilli par une liste des personnages, cela permet de ne pas se mélanger entre les différents protagonistes.
1945. La guerre est désormais terminée et la famille Sadler s’est dispersée : Kathi et Franzi sont emmenées en Russie comme prisonnières de guerre. Kathi, qui est un génie en mathématiques, va étudier et apporter sa contribution. En effet, la Russie travaille sur la bombe atomique et sur l’exploration spatiale, elle a besoin de bons scientifiques. Franzi souffre d’une maladie, la sclérodermie. Leur père, Laurenz, est prisonnier de guerre russe et leur mère, Anne-Marie, est partie à sa recherche.
« Quand les gens sont en guerre, ils la perdent, la raison, dit Oleg à voix basse. »
Avec « Quand le désir donne des ailes », Hanni Münzer nous propose la suite de l’histoire de la famille Sadler, tout aussi riche en terme d’émotions, de drames et de tensions. Nous allons suivre les péripéties des deux sœurs entre 1945 et 1963. L’occasion de découvrir un bon aperçu de l’ex-Union soviétique. Les services secrets jouent un rôle majeur, les intrigues et les jeux de pouvoir sont à l’ordre du jour, la dictature de Staline cause beaucoup de problèmes aux citoyens et la compétition secrète entre les Russes et les puissances occidentales pour le premier vol dans l’espace bat son plein.
Le travail de recherches d’Hanni a été vraiment minutieux, elle nous propose différents angles de vue, et, grâce à l’épopée familiale des Sandler, elle fait revivre et vivre l’histoire avec brio, remettant en lumière les destins de l’époque.
Les personnages ont été développés avec amour et crédibilité et respirent le naturel. Kathi n’a pas seulement un talent pour les mathématiques et de grands rêves, elle est aussi une sœur attentionnée, ouverte, honnête et surtout dotée d’une force qui semble parfois surhumaine. Son courage et son combat énergique inspirent le respect. Franzi est en mauvaise santé, mais sa nature aimante et chaleureuse rend son entourage plus doux et plus ouvert. Anne-Marie se bat pour retrouver Laurenz et pour ce faire, elle prend de gros risques. Dans le premier tome, elle cache un secret qui nous est dévoilé ici. Nikolaï et bien d’autres acteurs secondaires comme Anatoli sont également importants pour cette histoire extraordinaire. On retrouve également des personnages historiques, Staline, Beria, par exemple. Cela apporte une authenticité historique forte, permettant d’enrichir la profondeur et la portée du roman.
« Un mouvement à la porte de derrière : Joseph Staline faisait son entrée. Le dirigeant soviétique les rejoignit dans la pièce qu’il avait choisie au début de son règne pour y convoquer les réunions importantes, recevoir ses visiteurs, et où il aimait se tenir. La bibliothèque adjacente était meublée du canapé où Staline s’allongeait pour dormir. Le vojd n’aimait pas les lits. »
L’intrigue, l’amour, les grandes souffrances, les pertes et les luttes de pouvoir politique contrastent avec les rêves et la recherche du bonheur et de la famille. Merveilleusement captivant et passionnant, j’ai eu du mal à lâcher le livre. Les 480 pages sont passées à une vitesse folle, malgré quelques passages moins intéressants. J’étais plus centrée sur le destin hors-norme de Kathi, à me demander comment elle allait retrouver sa famille et la joie de vivre, plutôt que sur la course à la bombe atomique ou encore à la conquête spatiale.
L’épilogue de ce roman m’a offert un pincement au cœur, je ne peux pas vous dire pourquoi, mais la disparition de l’un des personnages fait mal. J’ai eu l’impression de perdre quelqu’un de cher…
La fin du roman est enrichie d’une postface détaillée, ainsi qu’une chronologie, une bibliographie et des glossaires, donnant totalement l’impression d’avoir lu un documentaire. Et, petite info, une suite serait possible.
« Quand le désir donne des ailes » est un roman touchant l’âme du lecteur qui se déroule dans un contexte historique intéressant. Je recommande ce livre à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’après-guerre.
« Aujourd’hui, je ne pourrais pas être plus satisfait de ma vie. Je suis un homme libre et je fais ce dont j’ai toujours rêvé. Il n’y a qu’une chose à opposer à la mort : la vie. »
Je remercie Les Éditions L’Archipel et NetGalley pour cette lecture.
Ein Wechselbad der Gefühle „Als die Sehnsucht und Flügel verlieh“ ist Hanni Münzers 2. Band der Heimat Saga. Der Krieg ist vorbei und die Familie Sadler, die wir im 1. Band kennen und liebe gelernt haben hat es zerstreut. Kathi und Franzi werden als Kriegsgefangene nach Russland gebracht. Kathi die ein Mathematikgenie ist soll studieren und wissenschaftlich tätig sein. Russland arbeitet an einer Atombombe und an der Erforschung des Weltalls und hierzu braucht es gute Wissenschaftler. Der Vater ist in russischer Kriegsgefangenschaft und die Mutter ist nach Russland um ihren Mann zu suchen. Dabei erfährt der Leser die wahre Identität von Annemarie. Im 1. Band gab es ja schon immer Andeutungen auf ein Geheimnis das Annemarie vor ihrem Mann verbirgt. Es gibt viele interessante Charaktere in diesem 2. Band. Vor allem haben mich die Geschwister Anatoli und Pelageja fasziniert. Die Beiden waren von einer ganz besonderen Aura umgeben und waren eine der wenigen Russen denen Kathi vertrauen konnte. Auch Nikolaj ist auf einer Seite ein liebenswerter Charakter, auf der anderen Seite konnte ich seine Handlung und sein denken oft nicht nachvollziehen. Als Leser hat man einen Einblick in die damalige Politik Russland bekommen. Erst war Stalin an der Macht und nach seinem Tod Chruschtschow. Dazu gab es Geheimdienste und jeder bespitzelte jeden. Man konnte wohl keinem trauen. Wenn man nicht spurte fand man sich schnell in Sibirien wieder. Ein furchtbarer Gedanke ständig fremdgesteuert zu sein, keine eigene Meinung haben zu dürfen. Diese Atmosphäre vermittelt Hanni Münzer in diesem Buch dem Leser sehr gut. Ich habe viel mit Kathi gelitten, es war manchmal ein Wechselbad der Gefühle. War Kathi gerade noch glücklich war sie im nächsten Moment am Boden zerstört, völlig verzweifelt. Auch hat die Autorin viel Zeitgeist in ihr Buch gepackt, vieles war für mich neu. Ich habe zwar schon viele Bücher gelesen die in der Nachkriegszeit gespielt haben aber noch kein Buch dem als Handlungsort Russland zu Grunde lag. Da die Autorin im Nachwort einen 3. Band in Aussicht gestellt hat bin ich schon gespannt darauf wie es mit Kathi weitergeht.
Si j'ai beaucoup aimé le 1er opus, "La nostalgie des sentiments", j'ai nettement préféré cette suite. On retrouve Kathi et sa soeur Franzi, emmenées de force au coeur de l'URSS. Si elles ne sont pas en prison, elles ne sont pas pour autant libres. Sous étroite surveillance, soupçonnées d'espionnage, les premiers instants sur le sol russe ne sont pas évidents. Heureusement qu'elles peuvent compter sur quelques rares personnes, qui vont leur assurer une relative protection. Mais au coeur de l'appareil politique soviétique, rien n'est acquis. Tout peut basculer rapidement dans un sens ou dans l'autre, en fonction des ambitions de chacun. J'ai frissonné comme nos jeunes héroïnes, tant l'insécurité est palpable à travers les mots, à cause de la suspicion maladive angoissante de certains personnages, à cause des querelles intestines entre membres influents de l'URSS. J'ai admiré le courage et la ténacité de Kathi, qui malgré les embûches et les jalousies, a pu continuer à étudier et à participer aux programmes de conquête spatiale. D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé découvrir ce pan de l'Histoire, et les enjeux qui en découlaient. Et on découvre enfin le secret d'Anne Marie, la mère de Kathi, et son passé. Les années passent, de jeune fille à femme, Kathi évolue, fait preuve d'une grande maturité et éprouve ces 1ers émois amoureux. Bref, vous l'aurez compris, c'est sur une longue période qu'on suit la vie des membres de la famille Sadler. Et ça a été très agréable. J'ai juste un petit bémol. À un moment dans le récit, j'ai eu l'impression de passer dans un monde parallèle, un peu onirique, à la limite du fantastique. J'avoue que ça m'a déstabilisé au début, mais ça a été une charmante parenthèse. Si d'aventure une suite devrait paraître, je serais bien tentée de la lire, ne serait-ce que pour voir Franzi grandir et Kathi faire face à de nouveaux enjeux. En tout cas, merci @netgalleyfrance et @editionsdelarchipel pour m'avoir permise de découvrir ce 2nd tome.
On retrouve dans ce second opus la famille Sandler, dispersée dans la Russie soviétique de Staline. La fille aînée, Kathi, a été intégrée aux programmes de recherche soviétiques grâce à ses talents pour la physique et les mathématiques. Sa cadette l'accompagne. Le père est déporté, la mère en fuite. Au gré des rencontres, Kathi et sa sœur esquissent le portrait d'une URSS paranoïaque, où il est nécessaire de se méfier de tout et de tout le monde, même des siens...
Loin du titre un peu guimauve, ce roman a été conçu comme le témoignage d'un passé révolu, des orphelinats d'état aux arcanes troubles du pouvoir. Âmes sensibles s'abstenir 😉. Hanni Munzer réussit le tour de force de faire passer l'oppression et l'impuissance que Kathi ressent, tant par ses mots que par son style. Les péripéties s'enchaînent sans se ressembler, les favoris de Staline un jour peuvent être les prisonniers du lendemain (et vice versa)...