Durant sa campagne, une porte après l’autre, François Ruffin a entendu cette petite musique sur « les assistés », « les cas soc’ », eux qui « touchent des aides », pendant que « nous, on n’a droit à rien ». Au bistro, son voisin de bière le déplorait : « Je vous aime bien, mais je ne peux pas voter à gauche : je suis pour le travail ! »
Alors, dans ces terres ouvrières, que dire, que faire ? Mêlant analyses et témoignages, le député-reporter se bagarre, bien sûr, contre « les vrais assistés », ceux d’en haut, qu’on ne voit pas. Mais surtout, il en appelle à reprendre la valeur (du) travail, plaide pour une « République du faire-ensemble » : plutôt qu’un « vivre-ensemble » passif et poussif, « faire-ensemble », c’est relever le nez vers un horizon. C’est viser une même direction. C’est se dépasser dans l’action. C’est faire face à ce défi tragique, le choc climatique. Bref, « faire-ensemble » notre part d’histoire, plutôt que d’en rester à l’écart.
Dans quoi je m'embarque encore?! Un deuxième livre politique? De quoi ça cause, quand même? Statistiques et opinions personnelles... Tel un Napoléon, conquérir des départements non pas avec l'épée mais avec l'information. Au boulot tout le monde! Je vais essayer de vraiment plus toucher à ces trucs!
Un petit essai très intéressant sur la manière dont la gauche pourrait se questionner. La vision du travail comme aliénant est vraiment bien documentée à travers des exemples récurrents et d'actualité. Au fond, la gauche doit unir les opprimés, qu'ils le soient par leur situation sociale, leur genre, leur couleur de peau, etc. Et dénoncer la fraude sociale qu'est le RN est toujours impératif.