«Il paraît que l'amour n'est pas la grande affaire dans l'existence des hommes, qu'ils ne grandissent pas en pensant qu'il y a devant eux cette chose affolante, ce souci d'être à quelqu'un d'autre où se tient tout le sens possible de leur vie. Il paraît que de telles fables sont l'affaire exclusive des femmes. Que ce sont elles seules qui calculent tout de leur temps en raison de l'amour qui viendra. Je ne sais pas. Il me semble que j'ai toujours pensé que l'amour m'attendait, que j'allais à sa rencontre, et que si par malheur je le manquais, j'aurais tout manqué avec lui. Qu'il n'y avait au fond rien d'autre que cela à attendre de la vie. Rien d'autre, oui, si ce n'est l'amour. Et comme l'écrit un poète, tout le reste m'est feuilles mortes.»
Une œuvre qui m’a laissé un empreinte et beaucoup de réflexions; la perte d’un enfant, d’un amour et de la redécouverte de l’amour à travers des jolis mots. J’ai commencé et puis n’ai pas pu lâcher le livre comme il m’a fait réfléchir sur les raisons de nos choix et du pourquoi de l’amour. Et vient la citation qui m’a particulièrement touchée au cœur:
“En amour, il y a des choses irréparables dont on ne perçoit pas, sur le moment, vers quel déchirement, quel ennui, quel désespoir elles vous poussent pour toujours. Cela paraît trop énorme et trop triste. On ne veut pas y croire. On se dit qu’il y aura toujours moyen de revenir en arrière. Mais, au fond de soi, on sait déjà le mensonge auquel on cède et que l’irréversible, en vérité, a eu lieu.”
Déprimant. Le goût d’un dimanche soir dont la nuit tombe à 17h.
Tous les récits ne gagnent pas, il me semble, à être publiés. L’impression de lire un enchaînement répétitif sans fin, l’impression de lire une auto-psychanalyse.