Héloïse, fille d’un comte, a trouvé un arrangement avec Armand, le nobliau à qui elle est promise. Il déteste se battre, elle adore ça. Chaque jour, lorsque les hommes s’entraînent, Héloïse abandonne ses broderies pour revêtir une armure et se faire passer pour Armand. Mais sa dextérité fait parler, tant et si bien, qu’Armand est appelé par le Roi pour combattre à ses côtés. Le jeune homme, qui n’a aucune chance sur un champ de bataille, décide pourtant d’aller mourir au combat comme on l’attend de lui. Mais Héloïse n’a pas dit son dernier mot…
D'abord libraire puis journaliste BD, Elsa Bordier a retrouvé le chemin de l'écriture, abandonné à l'adolescence, il y a quelques années. Elle a collaboré avec Sourya (Rouge, Talli) pour Shiganai, pour le douzième opus de Doggybags. Son premier récit au long cours, La Grande Ourse, dessiné par Sanoe, est paru dans la collection Métamorphoses des éditions Soleil. Elle est également l'autrice d'une nouvelle dans le volume 1 de la série Midnight Tales.
Elle travaille aujourd'hui sur différents projets, livres pour enfants et romans, tout en continuant d'écrire des scénarios de bande dessinée.
Un récit très plaisant avec des thématiques que j'apprécie tout particulièrement : la liberté de pouvoir être soi, le poids de la société qui nous impose un rôle. Et le vent de révolte ainsi que le gout pour la justice des personnages ne pourra que toucher les lecteurs, y compris la jeunesse qui y est sensible. Mais je regrette que des personnages qui ont des goûts considérés comme "opposés à leur genre" par la société développe (nécessairement) une histoire homosexuelle. Non pas que je déplore le traitement de cette thématique mais cela valide "l'air de rien" le préjugé voulant qu'un "garçon manqué" est une lesbienne. C'est un discours pesant contre lequel il faut lutter, en particulier avec les plus jeunes et cela ne permet pas d'invalider cette idée. J'attends un récit qui déplacerait vraiment les curseurs, l'homosexualité ne pourrait-elle existé pour d'autres personnages finalement ?
Une chouette BD avec des thématiques importantes et une petite représentation queer en bonus ❤️ Le trio principal est attachant et très touchant, chacun avec leur histoire personnelle, leurs souhaits et leurs problématiques. Un chouïa moins fan du trait de Titouan Beaulin qui reste assez inégal à mes yeux malgré quelques très belles compositions et une colorimétrie au top. Mais globalement une bonne lecture, et une bouffée d’air frais dans l’univers de la BD jeunesse !
Vraiment sympa, avec une "princesse" qui se sauve toute seule, avec ses rêves et ses désillusions. Un "prince" rêveur et artiste qui veut changer les choses. Et en bonus une petite romance lesbienne. Un brin rapide sur certains aspects (j'aurais aimer en savoir plus sur Isaure) mais plaisant à lire avec quelques cases vraiment réussies malgré un trait "jeune"
Mignon on va dire. Le dessin ne m'a pas particulièrement touchée et j'ai trouvé que le découpage apportait parfois un peu de confusion. Une BD très sympa pour les ados.
J’ai pris cette bande-dessinée par hasard à la bibliothèque, je ne regrette pas du tout mon choix. J’ai beaucoup aimé cette fable féministe, petit coup de cœur pour la représentation queer. J’ai bien aimé les dessins et surtout les couleurs. Une belle surprise !
La Chevaleresse c'est Héloïse. Elle doit se comporter comme une jeune fille « comme il faut », comme une comtesse... Mais que c'est ennuyeux ! Elle, elle rêve d'apprendre à se battre, elle rêve de bataille, d'aventures ! Et quelques belles rencontres plus tard, elle en vivra des aventures, pas toujours celles auxquelles elle s'attendait, mais si c'était ça ou la broderie...
Une lecture agréable mais je n'ai pas été totalement conquise par le style des dessins et le scénario a manqué de surprise pour me captiver pleinement.