C’est le premier livre que je lis de Catherine Mavrikakis. J’avais d’elle une perception très « universitaire », toute dans sa tête. Le hasard me l’a fait rencontrer et j’ai découvert une femme chaleureuse, sensible, accueillante. D’où ma grande envie de lire Niagara, son dernier livre.
Quel mélange d’univers ! J’ai eu du mal à m’y retrouver. Un fil conducteur, Niagara et le Mississipi, cercueils de ses morts qu’elle refuse de laisser aller.
Mais au-delà, on saute d’un univers à l’autre, sans autre lien entre eux que la mort. L’autrice cite beaucoup de lieux, de noms que, si on ne les connaît pas, ne nous permettent pas de suivre la finesse de son propos…on se retrouve largués. En exagérant un peu, je dirais que ce livre est un reflet de séances de psychanalyse… laisser voguer son esprit à partir d’une idée, toujours la même, retrouver sa mère morte et perdue dans les eaux.
J’aurai besoin de lire d’autres livres d’elle pour me faire une idée de ses qualités littéraires. Celui-ci m’a trop déconcertée.