Pour quelles raisons notre prénom dit-il autant de choses sur nous-même et sur les personnes qui nous l'ont donné ? Comment est-il choisi et utilisé ? Comment l'empire de la mode a-t-il remplacé l'emprise de la parenté ? Pourquoi les Kenza de maintenant seront-elles, demain, les Mauricette d'aujourd'hui ? En deux siècles, le prénom est devenu un support personnel d'identité : le prénom de l'état civil est de plus en plus perçu comme exprimant le moi profond. En même temps, la ronde des prénoms obéit à la mode. Certains prénoms sont propres à une époque ou à une classe sociale : Apolline et Hippolyte n'ont pas les mêmes parents que Cynthia et Sofiane . À l'échelle d'une société, les prénoms permettent d'étudier l'affaiblissement des identités religieuses, la dilution de caractéristiques liées à la migration ou certaines formes de ségrégation. À l'échelle de petits groupes, leurs usages quotidiens permettent de saisir la répartition du pouvoir dans la famille ou dans le monde du travail.
Étude assez dense à lire, et un petit goût de trop peu dans certains passages mais je ne sais pas dire ce que j'aurais voulu en plus dans ces analyses. Sinon étude intéressante je recommande
court, compact, et clair, j'aurais aimé plus de détails ça et là mais c'est une très bonne introduction au sujet (plutôt dense). lu pour voir ce que l'on savait de la sociologie du prénom en France afin de voir comment les utiliser comme indicateurs dans le cadre d'une network scale-up method, j'ai trouvé ça divertissant sur le plan personnel