Comme un arbre dont les feuilles tombent une à une, Françoise perd ses souvenirs, ses repères, son chemin, ses mots, ses objets. L’hiver s’installe doucement dans sa vie.
Elle en riait au début, les citrons qui se retrouvent avec la farine, les verres sales dans l’armoire, les oublis, multiples, petits, minuscules, qu’elle sème sur son chemin comme des morceaux de pain. Mais elle ne peut plus nier la présence de la maladie et, malgré la peine immense de ceux qui l’aiment, elle décide de ne pas résister, de préparer ses adieux. Un roman tendre, fragile et beau comme une première neige.
Quel récit touchant! Je me suis identifiée tantôt à Françoise, tantôt à Hubert! J’ai versé des larmes. J’ai vraiment aimé : l’écriture, le récit, le ton, … Sauf la fin : je ne connais pas de groupe d’entraide pour les endeuillés de l’Alzheimer et encore moins un tel groupe qui n’aurait que des femmes comme participants (les femmes ne sont-elles pas plus à risque de développer une maladie cognitive?)
Récit poignant! J’en suis encore ébranlée. L’histoire raconte la vie de Françoise du diagnostic de la maladie d’Alzheimer jusqu’à la fin en abordant ce trouble neurocognitif et ses répercussions avec finesse, mais exactitude. Le rythme est parfait et les personnages sont attachants. Pour une personne qui a un proche qui en est atteint, il ne peut qu’en ressortir KO. Sortez vos mouchoirs!