Depuis quand la nourriture a-t-elle un genre ? Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans les kebabs ? Qui a décidé que les hommes n'aimaient pas le rosé ? Pourquoi le végétarisme est-il perçu comme un régime dévirilisant ? Les femmes jouissent-elles vraiment en mangeant un yaourt ? Pourquoi certains hommes préfèrent-ils littéralement renoncer à la vie plutôt qu'à la viande ?
Rien n'échappe aux injonctions genrées, surtout pas la nourriture. En matière de bouffe, ces règles, tacites ou officielles, sont partout : de la Rome antique aux menus des restaurants, en passant par la publicité et les repas de famille. Elles façonnent le genre et renforcent les stéréotypes sexistes, avec des conséquences réelles sur la planète et la santé des femmes et des hommes qui les subissent.
Après Faiminisme, Nora Bouazzouni s'attaque aux questions de genre sous l'angle de ce sexisme alimentaire toxique qui imprègne nos sociétés comme l'ail imprègne l'haleine. Entre goûts innés, constructions culturelles et pensée magique, Steaksisme met les pieds dans le plat pour en finir avec tous les préjugés.
Féministe passionnée par le contenu de nos assiettes, Nora Bouazzouni est journaliste et traductrice. Steaksisme est son deuxième ouvrage après Faiminisme paru en 2017.
Féministe et végétarienne depuis presque 10 ans (comme le souligne l’autrice, ça va parfois ensemble), je ne peux pas dire que j’ai appris énormément de choses, mais je suis quand même ravie d’avoir lu ce court essai synthétique et accessible.
Dans une langue facile d’accès et sans lésiner sur les références, Nora Bouazzouni explique l’origine des habitudes alimentaires genrées, décortique le marketing alimentaire, et tire les conséquences des inégalités alimentaires sur la santé. C’est aussi souvent drôle, ce qui ne gâche rien. J’ai particulièrement apprécié le chapitre sur le lien entre masculinité hégémonique et alimentation carnée.
À mettre entre toutes les mains un peu soucieuses de ce qu’elles portent à leur bouche.
Le plus gros défaut de ce livre tient à ce qu’il est composé dans une police sans serif et, à mes yeux, c’est inacceptable. (Je suis insupp’ mais catégorique sur ce sujet.)
Intéressée par le sujet du féminisme (ou plutôt du sexisme) sous le prisme de l'alimentation, j'ai lu ce livre d'une seule traite, atterrée par ce que j'y ai appris car le sexisme est décidément partout.
En revanche, je dois bien dire que pour quelqu'un qui s'intéresse déjà au féminisme, et globalement à la représentation des genres dans une société patriarcale (la notre donc) le livre ne vous apprendra que peu de choses (c'est la raison principale pour laquelle j'ai mis trois étoiles à ce livre). Il met tout au plus en lumière ce qu'on sait et observe déjà au quotidien dans nos assiettes et nos comportements aussi parfois (j'ai déjà pensé quand j'étais plus jeune, que si je commandais un plat un peu riche au restaurant, en étant en galante compagnie, que ce n'était tout de même pas très "féminin"... heureusement depuis j'ai fait bien du chemin et mange désormais tous les plats dont j'ai envie au restaurant !).
J'ai beaucoup aimé le ton de l'autrice par ailleurs, et conseille ce livre à tous ceux qui s'intéresseraient au sujet, peut-être encore davantage à ceux qui ne sont pas tout à fait conscients que le sexisme s'invite aussi bien à table qu'ailleurs...
Dans le monde actuel, rien n'échappe aux injonctions genrées. Pas même la nourriture. Surtout pas la nourriture. Pourquoi les publicités pour de la viande montrent elles des hommes ? Ou des femmes cuisinant pour leur époux ? Pourquoi les consommatrices de yaourts sont-elles représentées en plein orgasme quand elles goûtent ledit produit laitier ? Pourquoi les régimes végétariens sont-ils perçus comme dévirilisants ?
C'est à ces questions, et bien d'autres, que Nora Bouazzouni tente de répondre à travers son essai sur le sexisme alimentaire. À grand coup de statistiques, elle vient démontrer l'influence du patriarcat sur nos consommations quotidiennes, et déconstruire les spots publicitaires réducteurs et machistes.
Pesco-végétarienne depuis plus de vingt ans, et travaillant dans la publicité par dessus le marché, je n'ai pas appris grand chose que je ne savais déjà. Bien sensibilisée au sujet, Steaksisme n'est donc pas pour moi la révélation qu'il a pu être pour d'autres.
Cependant, il est toujours bon de rappeler les bases. Et de faire prendre conscience au monde que la masculinité hégémonique règne en maître sur nos habitudes alimentaires, nos standards physiques et moraux et globalement sur nos quotidiens. À lire donc, pour ceux qui voudraient se documenter sur le sujet !
Je reste sur ma faim (lol). Cet essai est intéressant mais j'y ai appris peu de choses. Ayant déjà lu son précédent essai, Faiminisme, je trouve que l'autrice se répète dans ce nouvel ouvrage.
Mais je salue son travail de vulgarisation et la pertinence de l'angle choisi (le sexisme dans l'alimentation). C'est un sujet original et important ! Maintenant, je m'attaque à son livre suivant, "Mangez les riches" 😈
Un ouvrage écrit dans un style gouailleur, truculent et informatif. J'aurais bien aimé qu'il soit plus long.
Les propos généraux sur la définition du genre et les injonctions sexistes seront utiles pour les personnes qui s'intéressent depuis peu au féminisme. Elles l'ont moins été pour moi, mais c'est bien de rendre le livre accessible.
Il est par ailleurs très sourcé. L'autrice a su opérer une subtile cuisine entre statistiques, analyses et plaisanteries. Bref, si ce livre n'a pas révolutionné ma perception de la nourriture, il m'aura appris des choses ! J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche, et que vous le devorerez aussi vite que moi 😉
J'ai adoré ce second ouvrage de Nora Bouazzouni qui porte sur les stéréotypes de genres en alimentation, que j'ai lu tout de suite après "Faiminisme". À l'instar du premier livre, il s'agit d'un court essai qui dresse les bases du sujet. L'autrice y aborde les raisons pour lesquelles on associe certains aliments à certains genres (les hommes et la viande / les femmes et la salade), en expliquant l'impact de ces stéréotypes sur notre santé et sur la société. J'en aurais pris davantage, quoi que ce format plaira certainement aux néophytes.
J'avais entendu de parler de cette écrivaine par des amis. Résultats : absolument pas déçu ! C'est bien écrit, on aborde des sujets importants avec une pointe d'humour tout en restant sérieux. Cela nous ouvre encore plus les yeux sur la société d'aujourd'hui... Conclusion : aimez vous comme vous êtes ! On est tous incroyables comme on est 🤍
"Mais tout corps, quels que soient sa forme, sa couleur ou l'espace qu'il occupe, ne nous appartient plus vraiment, soumis qu'il est en permanence au regard d'autrui, à son jugement ou sa validation"
"Ce que nous mettons dans notre assiette et dans notre corps ne nous définit pas"
Bon et bien en fait je l'avais déjà lu! Je m'en suis rendu compte à la moitié haha L'autrice a écrit deux essais dans la même veine et je me suis trompé. C'est donc son autre essai que je n'ai pas lu et sur lequel je dois maintenant me pencher ;) ("Faiminisme). Mais bref, c'était quand même très bien la deuxième fois!
1. Le livre comporte beaucoup de propos déjà présent sur son premier livre, à la différence qu'il apporte plus de spécificités et de nuances étant donné qu'ici, nous parlons majoritairement de steak et de sexisme (parce que, steaksisme, voilà).
2. Je trouvais qu'en général c'était mieux écrit, avec énormément de sources que je me suis régalée à aller chercher et lire de mon côté (faites de même, c'est enrichissant), mais je m'étais attachée à la manière dont Nora Bouazzouni avait d'écrire qui était très franche et directe. J'aimais beaucoup et j'aime beaucoup la manière dont elle a évoluée. Je pense donc que je n'avais juste pas trop le mood à lire quand je l'ai lu le livre.
Cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture et de vouloir lire très prochainement son prochain livre Mangez les riches - La lutte des classes passe par l'assiette qui, je le sais, m'intéressera tout autant que les deux autres ! (J'aime lire dans l'ordre que les auteurs.rices ont publié.e.s leurs œuvres).
Un sujet essentiel, et bien sûr très "vrai", mais plutôt pour les personnes moins averties sur ce genre de sujet… Quelqu'un comme moi qui s'y intéresse déjà n'y apprend pas grand chose, même si ça fait toujours plaisir de lire quelqu'un dénoncer de manière bien argumentée des travers sociétaux qui nous frustrent quotidiennement. Non seulement cela, mais l'essai apparaît répétitif sur beaucoup de points. Malheureusement, je doute que beaucoup de lecteurs soient ceux chez qui ce livre pourrait déclencher une réelle prise de conscience.
J'ai trouvé le contenu de cet essai très intéressant, j'ai appris pas mal de choses et certains faits m'ont franchement énervée ! Par contre, je n'ai pas du tout accroché à la plume de l'autrice. J'ai eu beaucoup de mal avec tout ces chiffres ainsi qu'avec la mise en page. L'ouvrage est divisé en quelques chapitres, mais en dehors de ça, tout est mis comme ça, pas de paragraphes, beaucoup d’annotations avec renvoi de page. Bref, vraiment pas facile à lire, j'ai dû m'accrocher parce que le sujet m'intéressait beaucoup, si non j'aurais vite laissé tomber !
Un très bon livre pour déconstruire le rapport à la nourriture et découvrir des chiffres effarants du comportement alimentaire, des justifications construites de toute pièce par une société patriarcale et genrée qui préfère maintenir le statu quo des privilèges plutôt que d’avancer vers plus d’équité. En revanche, rien de transcendant (hormis les stats) pour une personne déjà bien avancée dans un chemin féministe et sociologique.
C'est un bon livre d'introduction aux normes genrées dans l'alimentation. Nora Bouazzouni aborde aussi les effets néfastes d'une nourriture masculine et virile pour les hommes. Néanmoins, certains raccourcis et certaines absences de contextualisation appauvrissent quelque peu l'argumentation. Le passage sur l'anorexie est aussi manichéen. Mais dans l'ensemble, il est facile à lire, montre bien les contradictions et dangers du sexisme dans l'alimentation !
Un livre complet et très intéressant sur les origines et la perpétuation de nos habitudes alimentaires beaucoup plus genrées qu’on ne le pense. Ce livre se lit très rapidement, comme un bon gros magazine.
Ma nouvelle passion pour Nora Bouazzouni me force à lire compulsivement tous ses livres et à forcer mon entourage à les lire OU à m'écouter leur faire la lecture. Je suis amoureuse de son style, de sa facilité à faire des liens entre références, études sociologiques et mécanismes du patricarcat.
Взяла книгу в буккроссинге для лулзов, и расчёт себя оправдал - это ровно те "так сказать gender studies", из-за которых gender studies многие считают дискредитированными. Перед на русский отдельно плох.
J'avais adoré Faimnisme, aussi je me suis jetée sur cet ouvrage dès sa sortie pour le dévorer (point attended). Encore une fois, Nora Bouazzouni dissèque tous les mécanismes du sexisme autour de la nourriture, que ce soit dans notre manière de consommer, de produire ou dans les publicités. J'aimerais vraiment que plus de gens lisent ses livres pour prendre conscience de nos blocages inconscients vis-à-vis de la nourriture. À mettre entre toutes les mains !