Comment reprendre le cours de sa vie après avoir tenté de se l'enlever ? C'est le défi qui attend Christian, qui a raté son suicide et qui retourne chez lui après avoir été plongé plusieurs mois dans le coma.
Mais réapprendre à vivre n'est pas la plus haute montagne qu'il aura à gravir. Il devra surtout réparer sa relation avec son fils adolescent, Robin, qui ne pardonne pas à son père d'avoir voulu l'abandonner.
Accueilli comme un survivant, voire un miraculé, par ses proches, Christian, qui conserve de graves séquelles, devra essayer de regagner une certaine autonomie, en plus de composer avec un fils révolté et une ex qui se retrouve malgré elle dans un rôle d'aidante naturelle.
Un roman sur la perte, malgré tout rempli d'espoir.
Je suis sortie mitigée de ma lecture. J’aimais bien les personnages, mais j’avais de la difficulté à rentrer dans l’histoire. Je l’ai trouvé parfois longue et certains passages en italique, citant d’autres personnes, sont venus alourdir le texte lors de ma lecture. Au bout d’un moment, j’ai commencé à passer par-dessus, pour me concentrer que sur le récit principal.
Aussi, autant j’ai aimé la poésie de la plume de l’auteur, celle-ci m’a rendue mal à l’aise plusieurs fois. Certaines tournures de phrases m’ont chicoté, moi qui suis ouverte d’esprit et qui adore l’humour noir. Des fois, c’était too much ou pas au bon moment.
Quant à la fin, elle m’a énormément déçue et c’est ce qui a fait descendre la note sous 3 étoiles. Comme j’ai eu de la misère tout le long du livre, je misais beaucoup sur la fin, qui se trouve à être le genre que je déteste le plus en littérature. J’ai ressenti, malgré moi, le sentiment d’avoir perdu mon temps.
Le potentiel était là, mais ce n’était pas assez pour moi.
J’ai toujours aimé la plume d’Hugo Meunier et ce roman-ci me le prouve une fois de plus; cet auteur est sans aucun doute un des grands écrivains de notre époque. Malgré un sujet plus que lourd et tragique, il parvient à nous faire ressentir tout ce qu’il y a de plus humain et de beau derrière la reconstruction d’une famille et d’une vie après un suicide raté. Et c’est raconté à la perfection. Petit hic, dans la deuxième moitié du livre, quand tout se met à bien aller pour le nouveau tétraplégique, j’ai eu une impression de «plaidoyer pour la vie trop optimiste» qui m’a un peu déplu. Il faut dire que ces pages permettaient d’introduire la finale émouvante (mais celle-ci aussi m’a un peu gossée).
Je termine cette oeuvre avec le coeur gros, après avoir vécu toute une gamme d’émotions pendant ma lecture. Dans cette oeuvre, Hugo Meunier a su emmener le thème du suicide et de la paralésie avec douceur, malgré la violence du geste posé. Contrairement à de nombreuses critiques, je trouve que les histoirs en italiques prennent tout leur sens lorsqu’on atteint la dernière! Il n’y a que le personnage de Gabriel que je ne suis pas certaine d’avoir tout à fait saisi.
Christian a toujours été en quête obsessionnelle pour le succès ainsi que la reconnaissance de ses pairs et ses proches. Lorsque sa vie bouscule, aidée par échapatoire dans l’alcool, il décide d’en finir. Pourra-t-il se pardonner jn jour ? Ses proches le pardonneront-ils ? Il devra se réveillé pour en témoigner.
Cest la première fois que je lisais un roman de cet auteur, et sans équivoque, une lecture coup de cœur! On aborde un sujet tabou et délicat, difficile et parfois dérangeant. Mais qui regorge d’humanité et d’espoir, qui met de l’avant l’essentiel qu’on prend souvent pour acquis. Avec une fin innatendu pour ma part, mais énormément touchante. Sans surprise, je recommande. 🫶🏻
Oh mais quel roman ! Un coup de cœur pour ce mois de mai. Christian, un acteur sur le déclin rate son suicide et, après plusieurs mois dans le coma, se retrouve handicapé pour le reste de ses jours. Tétraplégique, il devra réapprendre à vivre, à aimer la vie et surtout, il devra se faire pardonner par son fils Robin qui n’accepte pas son geste. Un récit percutant et poignant. Juste à me mettre à la place du personnage, une énorme panique m'envahit. Je n’imagine ce que ça doit être d’être prisonnier de son propre corps. C’est un roman qui décrit bien ce handicap et ce qui arrive avec l’entourage dans de telles circonstances. On explore aussi le thème de l’amour inconditionnel et le rôle d’aidante naturelle avec le personnage de Maryline la conjointe de Christian.
Cette œuvre m’a bouleversée, j’ai grandement aimé les extraits qui présentent la vie de plusieurs personnalités connues qui se sont suicidées. On voit une partie de leur histoire si le suicide n’était pas arrivé. L’auteur a vraiment créé un roman touchant et rempli d’espoir, malgré un sujet extrêmement difficile. Une belle découverte.
Très différent des deux premiers romans de Meunier. Beaucoup plus dans mes cordes. Beaucoup plus dans ses cordes à lui aussi, j'ai l'impression.
À travers une distribution de personnages nuancés réalistes, on y explore non seulement la thématique du suicide, mais aussi celle du tragique solipsisme de la condition humaine. Cette incapacité à voir le monde qui nous entoure et la chance qui a daigné nous sourire parce qu'on est obsède sur nos désirs silencieux. Sur « le vrai moi » qui prend toujours le dessus sur votre vrai vous. Meunier raconte avec tendresse la deuxième chance de Christian, mais aussi la colère de son fils Robin et l'impuissance de sa femme Maryline, victime (comme tant d'autres) des désirs indomptés de la personne qu'elle aime. C'est compliqué, mais c'est beau. Parce que c'est compliqué d'être un adulte en 2022, mais ça peut être beau si on s'ouvre à ça.
Raté est ancré dans un réalisme beaucoup plus rigoureux que Le Patron et Olivia Vendetta qui tiraient plus du côté du réel merveilleux. Le sujet risque de faire peur à certains lecteurs en quête de légèreté qui souhaiteraient éviter la lourdeur du sujet. Ne vous laissez pas intimider. C'est un roman magnifique. Le type qui devrait gagner des prix.
Suite à son suicide raté, Christian se réveille tétraplégique d’un coma de plusieurs mois. Les problèmes qu’il pensait laisser derrière lui le rattrape et il doit faire face à la réalité. Au travers ses idées noires, il doit faire le deuil de qui il était et de ce qu’il ne peut plus faire seul. Mais surtout, il doit regagner la confiance de son fils Robin et recoller les morceaux de sa relation avec Marilyn.
J’ai bien aimé ma lecture.
L’auteur nous plonge dans une histoire touchante qui nous amène à réfléchir au bonheur, à ce qui nous entoure et à ce qu’on prend si facilement pour acquis. Avec son écriture vraie et teintée d’humour, il réussi à nous faire sourire malgré la lourdeur du sujet.
« Sil pouvait, il la prendrait dans ses bras pour la serrer si fort qu’il lui briserait tous les os du corps. Deux invalides en fauteuil roulant, ça serait moins plate comme ça. »
Un livre sur la force du pardon qui se glisse vraiment bien dans une PAL.
Je tiens aussi à ajouter que mon coeur de lectrice tient à lire tous les livres d’Hugo Meunier. ✨
Je fût habituée à lire un Hugo Meunier rempli d’humour noir, un peu sarcastique et sardonique sur les bords. Souvent suffisamment pour me susciter un sourire en coin ou même, parfois, un éclat de rire. Ici, on est ailleurs. Même si on conserve la même écriture crue, imagée, pleine de paraboles et de parallèles. Le même sens du racontage, le récit étant intrigant du début à la fin. On est par contre ici dans l’émotion brute. Qui fait mal. Qui dérange. On explore les tréfonds de l’humain. Mais en même temps, on offre une grande leçon d’humanité, qui m’a tellement touchée que j’ai dû corner plein de pages qui contenaient des passages qui m’ont troublée. La déchéance de Christian et sa volonté de surmonter ses échecs sont poignantes. Une œuvre qui m’a choquée (dans le bon sens du terme) et qui ne laissera personne indifférent.
Je suis tellement mitigée par rapport à ma lecture, autant j’ai trouvé des parties intéressantes et le fun, qu’autant certaines parties me donnaient envie de fermer le livre et de simplement ne pas le réouvrir.
J’ai vraiment apprécié la plume de l’auteur. Le fait que le début du livre navigue entre l’histoire avant et après la tentative de suicide est vraiment réalisé avec brio. Ça nous permet d’en apprendre peu à peu des personnages, de comprendre la dynamique et la psychologie, sans tout balancer d’un coup. J’ai vraiment apprécié cette partie. J’ai également aimé la dynamique familiale décrite avec réalisme tout au long de l’histoire, autant avec son fil que sa femme.
Tout allait bien jusqu’à ce que Enerst arrive… j’avais l’impression que c’était une réplique du livre Le second souffle (mieux connu sous le nom Les Intouchables au cinéma). L’handicapé raciste qui ne veut plus vivre et qui se retrouve à recevoir des soins d’un homme noir, avec qui il fini par se lier d’amitié. J’étais juste déçue d’avoir un manque flagrant de nouveauté pour ensuite donner la carte de l’inclusivité. J’avais juste l’impression que le début du livre donner bon espoir pour la suite, pour finalement être déçue par des « go to » faciles de trucs cute et cliché: sa femme qui soudainement retombe en amour avec lui, le fait qu’il travaille dans un refuge pour sans abris… j’avais l’impression que c’était too much en terme de clichés.
Ce qui est de la fin… je n’arrives toujours pas à savoir si j’ai aimé ou si j’ai détesté (cas typique du : et tout ceci n’était qu’un rêve, le personnage se réveille de sa nuit de sommeil et que tu réalises que tu as juste l’impression d’avoir perdu ton temps). En même temps, je me dis que ça explique plusieurs parties de l’histoire et c’est ce qui fait que je suis en mesure d’apprécier davantage. Bref, somme toute c’est un bon livre, mais mon opinion demeure mitigée à savoir même si je le recommanderais où non.
Je m’attendais à un peu plus je crois, j’avais peut-être mis mes attentes trop- haute, car il s’agissait surement d’un bon livre, mais je trouvais son potentielle immense et pourtant il est resté en surface. Mis à part répéter qu’il voulait mourir et boire beaucoup d’alcool, on ne sentait pas vraiment la dépression réelle dans son personnage, comme si l’auteur était resté en surface de cette maladie. Dans la deuxième moitié du livre, tout va trop bien et il sort de sa dépression (pourtant tellement profonde qu’il n’arrivait pas à s’enlever la mort de la tête) seul sans aide psychologique ni rien avec un nouvel handicap et une facilité incroyable… C’était un peu trop facile et sa donne un peu l’impression qu’il était en dépression uniquement parce qu’il avait perdu sa femme et comme elle revient tout va bien (même si son fils lui adresse plus la parole et le méprise). Je crois que la maladie mentale n’est pas aussi simple que ma femme me quitte je me suicide, elle revient tout va bien, c’est un peu trop facile… J’aurai aimé que l’histoire soit plus centrée sur son apprentissage à vivre avec son handicape que sur ses problèmes conjugaux. C’était très bien écris, mais certain passage (notamment les longues citations en italique) alourdissait le texte. Pour la fin je suis encore très mitigé à savoir si j’ai détesté et qu’elle ma donner l’impression d’avoir perdu mon temps ou si c’était original… Malgré tout je recommande quand même cette lecture, c’était quand même agréable à lire, mais je ne crois pas que cela va révolutionner la littérature québécoise.
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Lecture très ergothérapique, c’est d’ailleurs la première fois que je lis un livre où il fait mention de l’ergothérapie🥳 Beau roman qui permet de passer par une grande gamme d’émotions, autant la tristesse du deuil, la frustration des incapacités et la beauté de l’adaptation. Cette lecture m’a permis de comprendre encore un peu plus les sentiments que des personnes ayant des incapacités physiques peuvent ressentir en tentant de réaliser toutes leurs occupations dans un monde qui n’est malheureusement pas très adapté. J’ai adoré le livre, mais je suis mitigée par la fin, je pense que je suis trop à la recherche de fin heureuse!
J’ai aimé ma lecture malgré le sujet très dur. Ce que j’ai moins aimé c’est les passages où il parle de la vie d’autres personnes et la fin que j’ai trouvé un peu trop facile. Sinon je l’ai écouté en audio et je n’ai jamais entendu une narration aussi mauvaise. Peut-être que j’aurais plus aimé si je l’avais lu. Je donne 3,5 ⭐️
Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre quand j'ai commencé ce livre. Et j'ai eu une belle surprise! C'est touchant, c'est émouvant et ça fait réfléchir.
La thématique abordée dans ce livre est intéressante, mais j’ai trouvé ma lecture longue et j’avais parfois de la misère à m’y retrouver avec tous ces allers-retours dans le temps. Aussi, la fin était très décevante:(
3,5/5. Un roman qui m'a laissé plutôt indifférent. Malgré des thèmes sensibles et tragiques, l'émotion ne m'a jamais vraiment atteint. J'ai lu le tout avec distance, une certaine curiosité certes, mais sans jamais me sentir réellement investit ou captivé par la narration. Le tout est rapidement lu, mais sera sans doute tout aussi rapidement oublié. Pas mauvais, mais loin d'être extraordinaire aussi. Je ne me vois pas le recommander, mais en même temps je ne découragerais personne de le lire non plus. Manque un petit quelque chose!
J'ai absolument adoré ce livre. Cela fut une montage russe d'émotions tout au long de ma lecture. L'histoire est tellement touchante et triste à la fois. J'ai aussi adoré le style d'écriture de l'auteur.
Gros gros GROS coup de coeur pour ce roman d’Hugo Meunier!🫶🏻 Tant d’émotions dans ces sujets tabous. De la vulnérabilité à la résilience, je finis ce roman le coeur lourd.
Hugo Meunier est l’un de mes auteurs préférés et ce livre reste une excellente lecture encore. Le style un peu cru, l’absence de superflu et les personnages accessibles me plaisent toujours autant. J’ai toujours envie d’ouvrir ses romans.
Je trouve qu’il ose aborder des thèmes audacieux en général. Je pensais que le sujet des trans était audacieux dans Olivia Vendetta mais ayoye, c’était rien comparé au sujet du suicide dans Raté. Je le trouve audacieux d’oser écrire sur des sujets sensibles et d’en faire quelque chose qui fait réfléchir, même si on sourcille de malaise souvent en cours de lecture. J’apprécie sa liberté.
J’ai adoré les personnages de Raté. J’ai trouvé originaux tous ces micro segments où il invente le destin que plusieurs personnalités publiques qui se sont suicidées auraient pu avoir si elles n’étaient pas passées à l’acte. Les innombrables citations en début de chapitre me semblaient par contre superflues.
Mais voilà que la fin m’a troublée. Je comprends ce qu’il a voulu faire, mais je me sens encore un peu sur ma faim ou un peu trahie comme lectrice. Et alors que je me disais « ah, cette fin de roman est ratée », je réalise qu’il a réussi son coup, au fond. La fin est brutale, mais c’est le voyage qui en valait le coup. Comme nos vies d’humains ordinaires.
En lisant le quatrième de couverture, le roman peut sembler aborder des thématiques lourdes, dont le suicide, évidemment.
Avec Raté, on suit Christian, un comédien qui sent que sa vie s’écroule et décide d’en finir pour de bon. Le résultat n’est pas celui escompté: l’homme est dans le coma. On découvre aussi les gens qui gravitent autour de lui, sa femme Marilyn, qui, malgré leur couple qui bat de l’aile, tient à lui. On voit aussi Robin, son fils, qui doit vivre un deuil.
On s’attache aux personnages avec leur réalisme, leurs anecdotes et les retours dans le passé afin de mieux comprendre à quel point la dynamique de la vie de famille de Christian a changé.
Hugo Meunier a une façon incroyable d’écrire et de tinter ses romans d’humour, malgré les situations parfois douloureuses vécues par les personnages. Difficile de déposer le roman et de faire autre chose!
Je m’inscris à l’encontre de la vaste majorité des critiques mais j’ai pas beaucoup aimé ma lecture. C’était long, trop long - l’impression de relire pour la quatrième fois un paragraphe qui veut dire la même chose que dans le chapitre précédent. J’ai trouvé étrange les passages en italique également, qui brisait le rythme de lecture. J’ai détesté l’évolution du personnage de Marilyn jusqu’à la fin, quand on comprend finalement ce qui se passe vraiment. En refermant le livre, je me suis dit "wow, c’était-tu vraiment nécessaire?" Bref…je comprends la démarche, je reconnais les qualités littéraires - mais ça n’a pas fonctionné pour moi.
3.5 ⭐ L'auteur aborde des sujets qui peuvent paraître plus lourds et qui sont rarement abordés, comme les tentatives de suicides, la quadriplégie, l'impact sur les proches et le milieu communautaire auprès des personnes sans domicile fixe. Les personnages sont attachants. J'ai apprécié l'audace et l'amalgame d'émotions que le récit nous fait vivre. Je l'ai lu en version audio, certains courts chapitres abordent une autre histoire en parallèle, je n'ai pas accroché sur ceux-ci et j'avais de la difficulté à comprendre leur sens ou ce qui ça amenait à l'histoire. La fin m'a autant touché qu'elle m'a déplue. Somme toute, j'ai bien apprécié ce roman.
J’ai vraiment adoré cette fiction. Les thèmes abordés m’ont vraiment rejoint. L’idée sur laquelle repose l’histoire, un suicide raté, est un sujet tabou qui finalement se veut un tremplin pour aborder plusieurs autres sujets éthiques et sociaux épineux. Les personnages sont très bien construits et attachants. La recherche de l’auteur m’est apparue exhaustive et a insufflé une touche de réalisme au récit. Et que dire de la plume d’Hugo Meunier qui vient toujours me chercher avec ses références contemporaines. J’ai aussi aimé les clins d’oeil à d’autres disparus. Vraiment un roman coup de coeur pour moi!