S’apprêter, réfléchir à son avenir, embrasser un garçon sur la bouche… Rien de ce que ses amis l'encouragent à faire ne tente Olivia.
Alors que les années collège se terminent et que s’épanouissent les premiers jours de l’été, elle n'a qu'un seul désir : que rien ne change jamais. Si Sonia et Samuel continuaient à grimper aux branches et à courir les sentiers à ses côtés, elle serait la plus heureuse. Mais eux préfèrent délaisser ces activités, jugées enfantines.
Un matin, sur la plage, elle croise Éole. Jeune danseur·euse queer, iel tourbillonne dans le soleil et renverse le monde d’Olivia. Et si cet été qui s’annonçait si mal devenait celui des découvertes ?
Un cheminement sensuel et tressé de lumière aux senteurs de terre rouge et de nuits chaudes.
j’ai adoré suivre le récit d’Olivia, une jeune adolescente en quête d’elle-même ; elle se sent à l’écart des autres et ne sait pas ce qu’elle souhaite vraiment, surtout en ce qui concerne les relations amoureuses et le rapport qu’elle a avec son propre corps.
je me suis beaucoup retrouvé en elle, même à presque 20 ans je ne sais pas ce que j’attends d’une relation intime et j’ai trouvé ça très attendrissant de la voir si vulnérable mais en même temps si forte face à tous ces changements.
la collection l’ardeur offre toujours de belles histoires et ce livre ne fait pas exception à la règle :)
J'ai découvert la collection L'ardeur des éditions Thierry Magnier avec le roman Le goût du baiser de Camille Emmanuelle, que j'avais beaucoup aimé. De ce fait, lorsque j'ai appris qu'un autre roman de cette collection était proposé sur NetGalley, je n'ai pas hésité une seule seconde.
Apprivoiser l'été est un roman d'initiation. On y suit Olivia qui est coincée entre l'enfance et l'adolescence. Elle est en décalage avec ce que l'on attend d'elle. Au fil de ses rencontres, elle va se découvrir et s'affirmer. Elle représente parfaitement la peur, le doute et la complexité de cet âge charnière. L'autrice a su transmettre un très beau message d'acceptation de soi. C'est normal d'être perdu et de ne pas forcément entrer dans une case (est-ce vraiment nécessaire d'ailleurs ?).
L'héroïne s'ouvre également à la sexualité. Elle découvre que le désir a plusieurs facettes. Ce sujet est traité de façon pertinente et saura apporter un début de réponses aux jeunes lecteurs.
Par ailleurs, j'ai adoré les références culturelles présentes au fil des pages : Cy. et son œuvre Radium girls, Agnès Varda, ... Un régal !
En bref, j'ai une nouvelle fois passé un bon moment de lecture. La collection L'ardeur est à suivre de près.
A la recherche de livres à destination des ados qui traitent sans détour de sexe, j’avais d’abord lu Bien trop petit de Manu Causse. Malheureusement le langage cru c’est ok mais ce ne se suffit pas pour créer et nous transporter dans une histoire. J’ai donc retenté avec Apprivoiser l’été et je suis plutôt ravie. J’ai 40 ans mais j’ai trouvé Olivia tout à fait dans les réflexions que j’avais à son âge. Les mots, le ton sont justes. Elle se cherche, ne se reconnaît plus dans certains comportements de ses amis mais sens bien que les regards, ressentis changent. Une rencontre va la bouleverser. Elle va se questionner, ressentir et expérimenter et tout cela en un été. Le sujet de la non binarité, de l’orientation sexuelle, le plaisir féminin y sont traités et le dosage est parfait selon moi. Une lecture légère et plaisante.
Olivia, souvent surnommée Olive, quitte le collège pour se consacrer aux vacances d'été avant le lycée. Copines, repos chez sa grand-mère, stage de journalisme imposé par les parents occuperont ces deux mois. Elle rencontre Éole, danseur.euse queer, qui la bouleverse et la fait s'interroger sur sa propre identité. Des questions, elle en a plein la tête, sur la sexualité, le genre, qui la ramènent sans cesse à son propre corps de fille cis-genre qui la perturbe beaucoup. Ce sera bien sûr l'été des expériences variées, de la curiosité et des émois chavirants.
Sans doute le moins érotique et le plus pudique de la collection, ce titre n'est de loin pas mon préféré. A trop vouloir en faire et s'éparpiller, il finit par en desservir le propos. Le choix de l'écriture inclusive et des pronoms neutres iel, elleux, etc. se veut trop démonstratif et omniprésent, dérange la lecture. Faut-il en faire autant pour aborder la non-binarité ? Le personnage d’Éole aurait mérité à lui seul la place centrale et d'être plus approfondi. Y ajouter Ivan, Sidonie permet de varier les expériences de la quête d'identité mais dilue le sujet. A vous de voir.
J'aime beaucoup l'écriture de Marie Boulier, je trouve qu'elle a un talent indéniable pour créer des ambiances, saupoudrer des références par ci par là et nous tendre en 2 temps 3 mouvements, hop, une toile de fond qui donne tout de suite de la profondeur au récit. C'est en grande partie pour ça que j'ai apprécié Apprivoiser L'été, mais pas que, puisque j'ai aussi aimé la galerie de personnages, savouré l'ambivalence des émotions et des désirs, puis jubilé de la place laissée à l'amitié, et à la remise en question. Vraiment un roman réussi, tiens je mets 4 étoiles plutôt que 3 tout compte fait !
j’aurai bien voulu aimer… mais c’était beaucoup trop cliché. ( je sais pourquoi vous écrivez les gens queers de cette façon mais je crois le pire c’est que y’a vraiment des gens comme ça). Le personnage principal est trop jeune, je sais pas ça m’a trop sortir du truc, qui parle pour ça ? J’ai vraiment du mal avec les vieux qui écrivent les jeunes, même moi à 25 ans je pourrai pas le faire. Puis elle se plaignait trop pour une fille avec un entourage aussi sain je sais pas enft
C'était doux, c'était tendre, c'était sauvage, ça venait gratter juste sous la terre rouge, ça sentait le sel et le soleil. C'était léger et, quand même, ça remuait un peu dedans, ça démangeait et ça crissait sous la dent, parfois.