Extraordinaire interprète de l'opéra de Puccini Madame Butterfly, la cantatrice Tamaki Miura donne ce soir un dernier récital bouleversant. Parmi les spectateurs, Kiyohara se remémore un autre récital, vingt ans plus tôt, à la Scala, auquel il assista avec la jeune Hanako. Dans ces deux nouvelles sobres et émouvantes, le grand romancier japonais explore différentes facettes de l'amour et de ses tourments.
Yukio Mishima (三島 由紀夫) was born in Tokyo in 1925. He graduated from Tokyo Imperial University’s School of Jurisprudence in 1947. His first published book, The Forest in Full Bloom, appeared in 1944 and he established himself as a major author with Confessions of a Mask (1949). From then until his death he continued to publish novels, short stories, and plays each year. His crowning achievement, the Sea of Fertility tetralogy—which contains the novels Spring Snow (1969), Runaway Horses (1969), The Temple of Dawn (1970), and The Decay of the Angel (1971)—is considered one of the definitive works of twentieth-century Japanese fiction. In 1970, at the age of forty-five and the day after completing the last novel in the Fertility series, Mishima committed seppuku (ritual suicide)—a spectacular death that attracted worldwide attention.
Le premier livre qui me fait découvrir la littérature Japonaise, composé de deux nouvelles, raconte deux histoires d'amour tourmentées pendant la trêve qui a eu lieu après la fin de la deuxième guerre mondiale au Japon. En l'occurrence, il n'y a pas que la guerre qui cause des morts, l'amour le fait aussi.
Il y avait 2 histoires, la première était inutile et l'autre un peu tragique et pathétique, je ne vois pas trop l'intérêt, mais c'était quand même des romans sympas et heureusement très courts. Donc j'hésite entre 2 5 ou 3, je mets 3 au cas où.
Mais madame, votre souffrance ressemble à une saison. Elle est comme l'été violent. La sécheresse de l'été promet la moisson d'automne. Chaque épi de riz s'imagine être brûlé par le soleil violent, tout comme chaque être humain, en vérité. En cette saison, tous les hommes deviennent malheureux. Votre souffrance n'est qu'une forme du malheur qui attend la moisson..
Je n'ai pas compris totalement Papillon même si je reconnais que la prose est lyrique et musicale ; mais La lionne, ça m'a plu énormément. Il s'agit d'une nouvelle après la Médée d'Euripide et en fait la narration est presque toujours fidèle, même si l'histoire prend comme toile de fond le Japon après la deuxième guerre mondiale. Très très bon.
très dense et difficile à suivre. j'ai fait quelque chose que j'ai jamais fait de ma ptite vie de marde c'est à dire relire un livre deux fois de suite. ça vaut la peine de le lire 1 fois j'pense. c'est bon pis y'a du monde qui pourrait faire un film des deux histoires.
Revue de lecture de "Papillon" et "La lionne" par Yukio Mishima :
Extrait :"Madame votre souffrance ressemble à une saison.Elle est comme l'été violent.la sécheresse de l'été promet la moisson d'automne.Chaque épi de riz s'imagine être brûlé par le soleil violent,tout comme chaque être humain,en vérité. En cette saison,tous les hommes deviennent malheureux.Votre souffrance n'est qu'une forme du malheur qui attend sa moisson."
C'est ma première lecture pour Mishima et je peux dire que ce fut une somptueuse découverte. Une plume qui est dotée d'une beauté captivante et très agréable à lire.
Deux nouvelles aussi bouleversantes l'une que l'autre où l'amour, ses afflictions et ses souffrances sont au centre des récits. Les deux histoires ont lieu après la 2ème guerre mondiale. "Papillon" se déroule en 1946. C’est l'histoire de Kiyorha, veuf, âme solitaire, officier intendant de réservés mobilisé à l'âge de 40ans. Il va assister à un 1er concert depuis son retour de guerre où Tamaki Miura, viellle cantatrice et célèbre interprète de l'opéra de Puccini "Madame Butterfly" va donner son dernier récital. Là, il va se souvenir d'un autre concert auquel il a assisté 20ans auparavant, là ou l'amour était présent. Une alternance harmonieuse entre le présent et le passé. Ce texte est très distingué fond et forme. La seconde nouvelle,"La lionne", est émouvante, beaucoup plus triste et lugubre et je trouve qu'elle est d'une cruauté troublante. Sa fin est très inattendue. C'est l'histoire de Shigeko, une femme qui paraît bien calme, ayant une vie stable et bien aisée, mariée à Hisao. Ce dernier la trompe. En découvrant cela, la jeune femme ressent beaucoup d’amertume et va tout faire pour se venger de cette humiliation. A vrai dire, j'ai trouvé la fin horriblement terrifiante. D'emblée, l'amour, la passion, la mort, la souffrance, la vieillesse, les souvenirs sont des thématiques qui ont rendu les lectures encore plus poignantes.
J'ai beaucoup aimé le style talentueux de l'écrivain et sa manière de rendre compte de la nostalgie, la mélancolie et le lyrisme qui jalonnent le texte. Ainsi, les passages descriptifs sont bien mis en évidence, notamment, la description de l'être humain et ses émois.
Très poétique et sensuelle comme plume, ce qui me donne vraiment envie de lui lire encore plus.
Ho reconec, tinc debilitat pel Mishima... pels seus personatges patològics, contradictoris, perversos, idealistes, amants intransigents de la bellesa,.... Sovint les espirals que dibuixa en els seus personatges, les contraposicions psicològiques, són tan el·líptiques (espirals el·líptiques, ja només falta afegir-hi la proporció àuria) que costa de seguir el fil argumental,... Mishima era un personatge, ell mateix, complex, un bon vivant, culturista, actor, una persona plena de vida que no dubta pel tradicional seppuku quan el seu cop d’estat, destinat al fracàs, fracassa.
Als seus llibres aquestes espirals el·líptiques es troben desenvolupades extensament, el que permet que a base d’insistir, la llumeta s’obri camí en ments més simples com la que escriu aquest review. A la seva tetralogia del Mar de la Fertilitat això es fa ben evident, especialment als darrers dos llibres, The Temple of Dawn i The Decay of the Angel, on la línia argumental, aparentment recta, es cargola fins a extrems insospitats.
El problema que he trobat a les dues petites peces que componen aquest recull és que hi ha la mateixa complexitat de personatges, però concentrada en poques pàgines. És una solució amb massa solut per poc dissolvent, costa d’empassar, d’entendre bé aquella patologia, aquella contradicció... Cada una de les dues obres faria per una novel·la completa, els ingredients hi són, la trama argumental és Mishima, la tendresa de la llum (Mishima té debilitat per la llum)... Semblen més un primer esborrany de novel·la, els traços gruixuts del que serà després una filigrana, que no pas obres acabades...
Val a dir que llegir Mishima en francès és subratllar la bellesa dels passatges més bells (le français est une très belle langue pour parler de beauté) però, possiblement també subratlli la complexitat dels passatges més complexes... em caldrà aprendre japonès per llegir-lo en original 😉
8/10! C'était très perturbant, très atmosphérique. J'ai aimé, particulièrement La lionne, qui était un Haut de hurlevent, mais pas raté et intéressant. C'était sombre, mais pas trop, juste assez pour que je me sentes captive dans ce monde. Aussi, c'est rare que je suis aussi prise dans une histoire courte comme ça. :))
« Mais, madame, votre souffrance ressemble à une saison. Elle est comme l’été violent. La sécheresse de l’été promet la moisson d’automne. Chaque épi de riz s’imagine être brûlé par le soleil violent, tout comme chaque être humain, en vérité. En cette saison, tous les hommes deviennent malheureux. Votre souffrance n’est qu’une forme du malheur qui attend sa moisson. »
J'ai pas tant aimé la fin mais c'était une fin logique. J'aurai préféré que l'enfant ne meure pas. Aussi, j'aurai aimé que Shigeko soit présente pour voir Keisuke et Tsuneko mourir. Elle aurait pu tuer son mari après.
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Ce qui m'a avant tout marquée dans ces deux nouvelles, c'est la façon dont Yukio Mishima met en place les ambiances et les atmosphères, toujours avec les mots justes afin qu'on ait l'impression d'y être. Son style est donc plutôt descriptif, poétique et très agréable à lire (bravo aux traducteurs Ryôji Nakamura et René de Ceccatty!) La première nouvelle est surtout empreinte de nostalgie et de tristesse, tandis que la seconde se teinte du sang de la vengeance d'une femme bafouée et humiliée, d'une lionne. C'est ce dernier texte que j'ai préféré, car plus long et mieux déployé : j'avais du mal à distinguer chaque personnage (j'ai eu beaucoup de mal à mémoriser les prénoms), mais j'ai eu davantage eu le temps de les situer tous. De plus, la construction tragique de l'intrigue, selon la Médée d'Euripide, m'a beaucoup plu : la gradation meurtrière et animale est très bien amenée. J'ai moins apprécié, et surtout n'ai pas compris, la première nouvelle : il y est question d'un homme qui assiste à un opéra et se souvient d'un autre auquel il a assisté des années plus tôt avec une femme aimée. Les transitions entre le passé et le présent étaient selon moi très mal amorcées et je m'y suis malheureusement perdue. Je relirai peut-être cette nouvelle une autre fois pour mieux la comprendre.