C’est l’histoire d’un roman qui se raconte lui-même. C’est l’histoire d’un roman qui n’a pas de chance. C’est l’histoire d’un roman témoin d’un coït en bibliothèque, complice d’une arnaque sur un millionnaire, confesseur d’un fait divers digne du Nouveau Détective, victime collatérale d’un remake improbable de Shining... Accumulant les propriétaires, jeté de poubelle en poubelle, ce roman parvient à se coller autant de problèmes sur le dos que de rencontres inattendues. Spectateur involontaire des actes les plus hilarants comme des plus cruels, des plus vertueux comme des plus tordus, il nous raconte la malice, le désir et la folie qui habitent chacun de ses lecteurs.
Dans une langue tempétueuse et d’une verve insatiable, Ali Zamir rend ici hommage au Grand Guignol, tradition théâtrale inspirée des faits divers. C’est improbable et c’est réjouissant, nom d’un verbe précocement éjaculé !
un concept audacieux que de mettre le livre lui-même en tant que narrateur et personnage principal. le jeu narrant et le jeu narré se trouvent être ce qu’on tient en main. une mise en abîme intéressante, d’autant plus que le livre s’écrit au fur et à mesure que les événements l’entourent et le transportent; un présent plus qu’immersif, qui ne contient aucun point, seulement des virgules. la phrase est en attente continuelle de sa fin, mais ne peux se finir, le présent étant toujours en suspend. transpirant d’une vulgarité brute, le personnage du livre est difficile à apprécier, et même après l’avoir lu j’ai du mal à dire si j’ai aimé réellement l’histoire ou l’expérience que contiennent ces pages.
J'ai adoré l'idée de départ : celle d'un livre qui raconte sa vie. Ça a été le cas en effet pendant un temps mais finalement on s'est écarté de celui-ci pour tomber dans une histoire de famille terrible que l'on observe depuis le livre. J'ai été déçue.