K est archiviste dans une ville détruite par la guerre, en Ukraine. Le jour, elle veille sur sa mère mourante. La nuit, elle veille sur des œuvres d'art. Lors de l'évacuation, elles ont été entassées dans la bibliothèque dont elle a la charge. Un soir, elle reçoit la visite d'un des envahisseurs, qui lui demande d'aider les vainqueurs à détruire ce qu'il reste de son pays : ses tableaux, ses poèmes et ses chansons. Il lui demande de falsifier les œuvres sur lesquelles elle doit veiller. En échange, sa famille aura la vie sauve. Commence alors un jeu de dupes entre le bourreau et sa victime, dont l'enjeu est l'espoir, espoir d'un peuple à survivre toujours, malgré la barbarie.
Difficile de trouver les mots pour parler de ce roman qui possède énormément de qualités et qui m'a beaucoup plu! Il reflète la triste actualité puisque l'intrigue se déroule en Ukraine lors de son envahissement. L'autrice y développe des sujets forts, importants et très intéressants tels que la résistance à l'échelle de chacun, l'effacement de la culture de tout un pays par son envahisseur ainsi que la suppression de la liberté de son peuple, la morale, l'art,... Tout au long du récit on oscille entre les souvenirs lumineux de l'archiviste et les ténèbres des tâches qui l'incombent et de la guerre. L'écriture est très belle et poétique. J'ai savouré chaque ligne, chaque tournure de phrase. Aussi j'ai adoré l'utilisation du réalisme magique qui nous tient captivé et nous permet de partir à la rencontre de l'histoire et de la culture Ukrainienne.
Un très bel hommage à l'Ukraine et à ce peuple qui refuse de courber l'échine. J'ai adoré rencontrer ces figures marquantes de l'histoire et de la culture ukrainienne.
De l'autrice j'avais lu il y a quelques années À crier dans les ruines qui avait été un gros coup de cœur, j'étais donc très curieuse de découvrir son nouveau titre.
Ici l'autrice nous plonge en Ukraine en pleine invasion russe auprès de K, archiviste qui tente de sauver des œuvres ukrainiennes dans les sous-sols de sa bibliothèque et qui s'occupe de sa mère gravement malade. Un jour l'homme au chapeau débarque à la bibliothèque, il a une mission pour K, modifier définitivement des œuvres majeures de la culture ukrainienne afin de les "désukrainiser".
C'est l'occasion de pour l'autrice de nous plonger auprès des grands noms de la culture ukrainienne, de nous faire découvrir ses noms ou nous donner envie d'en découvrir plus sur cette culture méconnue en France.
J'ai passé un bon moment avec cette lecture. Un bel hommage à la culture ukrainienne et à la force de résistance toujours présente dans l'Histoire de ce pays.
J'avais beaucoup aimé "À crier dans les ruines" de l'autrice, qui parlait très joliment d'exil et de nostalgie, et déjà de l'identité ukrainienne. Ce roman se déroule pendant les premiers mois de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Il mêle habilement histoire nationale de l'Ukraine et histoire familiale de la narratrice, une archiviste passionnée, que l’occupant russe force à falsifier des œuvres d’art pour en soustraire l’âme ukrainienne. C’est un très beau roman, un vibrant hommage à la culture ukrainienne et au rôle de l'art pour "faire nation".
Un roman découvert par hasard au salon du livre de ma ville et qui m'a tout de suite attiré par le sujet de l'importance des œuvres durant la guerre (ici en Ukraine). On apprend pas mal de choses et j'ai pu relever de très jolies phrases. J'ai un peu moins aimé le fait qu'on parle "d'ombres" tout au long du roman même si je comprends bien l'intention poétique donnée. Une bonne lecture pour en apprendre sur la culture ukrainienne.
Este libro inaugura mi lista de abandonados del año. La autora aborda asuntos como la construcción de la memoria colectiva y su relación con el nacionalismo, la propaganda en tiempos de guerra y el encuentro con el enemigo en la retaguardia, pero no está a la altura de la profundidad y la complejidad que estos temas exigen.
Très beau récit, accessible mais pouvant être apprécié sur plusieurs niveaux de lecture. La plongée dans le fantastique se fait par petits paliers qui permettent à tous d’être bien dans un genre qui a longtemps été mal aimé, mais si surtout, apporte une structure et un rythme à l’œuvre, une construction solide.
J’ai beaucoup, beaucoup aimé K que j’ai rebaptisée Kateryna parce qu’une initiale, c’est dur pour ma voix intérieure d’angliciste. Des deux sœurs, c’est elle la moins armée, la moins portée à l’action et à l’héroïsme. Elle résiste avec ses moyens, presque par nécessité, mais la rencontré avec l’homme au hameau va la forcer à être plus pro active. Au début, j’ai pensé que sa résistance serait le résultat de la part fantastique, et ça aurait été peu utile pour nous lecteurs - ici, je dois préciser que je lis pour apprendre des modes de vie, des idées, des moyens, bref obtenir des expériences auxquelles je n’ai pas accès puisque la vie de chacun est limitée - mais finalement K et Alexandra finissent par nous donner des solutions très concrètes. Je suis infiniment reconaissante à l’autrice de partager sa culture avec son lectorat. Il est indispensable de lire avec une tablette ou un autre accès à internet à portéede main (une bibliothèque fait faire l’affaire si elle est assez riche en ouvrages sur l’Ukraine mais en France hum... j’ai des doutes) pour aller voir les paysages mais aussi les œuvres citées que ce soit les "modestes" poupées Motanka dont on peut voir la fabrication en vidéo, ou les tableaux des grands artistes, écouter des chants ou les mandoura. Ne passez pas à côté de ces belles découvertes.
Bon, L’Archiviste n’est pas exempt de défauts, le chapitre 49 est aussi bon stylistiquement que tout le reste mais j’aurais préféré ne pas le lire : le chapitre 48 clos très bien l’ouvrage. Le long du roman, on saisit ce dont est capable un gouvernement qui veut éteindre une culture et l’espoir qu’elle représente*. L’imagination ainsi préparée du lecteur n’a donc pas besoin de ce tout dernier chapitre.
*Je peine encore à comprendre comment on peut continuer à penser que c’est une politique efficace et s’obstiner à la mettre en place. Pour moi, l’annihilation est une politique de faibles, c’est le plaisir des enfants que de détruire, tel les châteaux de sable sur la plage, ce qu’ils ne sont pas capables de créer eux-mêmes.
Le troisième roman d’Alexandra Koszelyk, L’archiviste, aborde très justement la manière d’effacer un peuple en détruisant sa culture, son histoire, son essence avec autant de réalisme que des armes !
La sœur de k, Milla, photographe de presse, est détenue par la bande de l’Homme au chapeau, représentant du pays agresseur, qui exerce un chantage artistique. Ainsi, il impose à k, archiviste de son métier, de détruire petit à petit toute la culture de l’Ukraine afin d’éradiquer son peuple, sa civilisation, son histoire. Ainsi, sa sœur sera libérée.
« Il ne s’agit pas de tout changer, vous l’aurez compris, mais seulement certaines parties, détourner quelques vers, mettre un mot à la place d’un autre, gommer un personnage sur un tableau, remplacer un chef d’État sur une photographie, détourner un objet folklorique de son usage premier. Vous voyez bien, ce n’est pas grand-chose ! Il ne s’agit même pas de destruction mais de réorganisation, voire de création ! De devenir l’autrice de cette nouveauté !»
Bien sûr, K trouve une manière créative de se soumettre au chantage tout en préservant les richesses de son pays. Néanmoins, le roman étant si proche de la réalité actuelle, je n’ai pu m’y plonger avec détachement et légèreté.
Alexandra Koszelyk a répondu à sa manière à l’invasion de son pays d’origine en se donnant pour mission d’expliquer ce qui fonde l’histoire et la culture de son pays. Du coup, force est de constater notre ignorance !
Taras Chevtchenko, poète qui a aidé au réveil de la nation ukrainienne au XIXè siècle côtoie Gogol. Alla Horska, artiste peintre, première représentante du mouvement underground des années 60, était elle-même archiviste ! Alexandra Exter, amie de Sonia Delaunay dont k a la consigne de falsifier une de ses œuvres, a illustré les albums du Père Castor. Etc.
Lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, K., archiviste, veille la nuit sur les œuvres culturelles et patrimoniales du pays, mises à l’abri au sous-sol d’une bibliothèque, et le jour, veille sur sa mère malade. Jusqu’au jour où elle reçoit la visite d’un “Homme au chapeau”, qui la sommera de modifier certaines œuvres pour les tourner à l’avantage de l’envahisseur ; en échange de quoi il lui laissera la vie sauve ainsi qu’à sa sœur qu’il dit détenir captive. Tandis qu’elle s’y astreint le cœur lourd, K. revoit la création de ces œuvres. Moment surnaturel mais qui passe sans gêner le lecteur, au contraire le côté informatif est intéressant. C’est ainsi qu’elle falsifie l’hymne national, les âmes mortes de Gogol, et quelques autres trésors de l’art ukrainien.
Si j’avais énormément aimé le premier roman d’Alexandra Koszelyk, À crier dans les ruines, je suis restée plus à l’écart de celui-ci, où je me suis un peu ennuyée. Le mécanisme compris, il sert davantage à défendre la culture (et l’utiliser comme une arme ?), à rendre hommage à un pays, qu’à emmener le lecteur dans une intrigue, que j’ai trouvée un peu faible, même si la fin lui redonne un peu d’envergure. Ce roman pourrait être un premier pas facile d’entrée dans l’histoire de l’Ukraine par le biais de la fiction pour qui souhaiterait poursuivre la route.
Ce roman se déroule en Ukraine à une époque indéterminée, puisqu’il semble se dérouler sur une dizaine d’années, mais il pourrait se dérouler dans n’importe quel pays envahi et détruit à un moment de son Histoire !
Les vainqueurs veulent remanier l’Histoire de l’Ukraine, anéantir sa culture et ses souvenirs d’indépendance. K est chargée de modifier des œuvres d’art précises qui prendront la place des originales. Elle accomplit cette tâche pour sauver sa sœur jumelle prisonnière des envahisseurs.
Le thème est intéressant et atemporel puis il devient fantastico-onirique au fur et à mesure de l’avancée des modifications apportées !
Malgré tout l’intérêt qu’il m’a suscité, je l’ai trouvé très long et relativement soporifique. J’ai mis plusieurs jours à le lire car je voulais apprécier la plongée dans la culture ukrainienne que j’ai toujours beaucoup appréciée !
Ukraine, 2022. Les russes ont prit la ville de la narratrice K. Cette dernière, la seule bibliothécaire restante de la ville, a été chargée de protéger le patrimoine de la ville. Un jour un mystérieux homme russe apparaît et la force à falsifier l'histoire et le patrimoine ukrainien sous peine de faire disparaitre sa famille.
L'écriture est un peu prétentieuse mais c'est très beau. L'autrice flirte avec le réalisme magique qui n'est pas sans rappeler L'ombre du vent et nous fait voyager à travers l'histoire et la culture ukrainienne. Ce n'est pas très joyeux mais c'est un beau livre sur la résistance en temps de guerre.
J'ai été très agréablement surpris'e par ce livre à la couverture et au titre intriguant. Le résumé ne laisse pas soupçonner la délicatesse de l'écriture et la poésie onirique de l'histoire. Le réalisme magique apporte une dimension très intéressante et j'ai beaucoup aimé y voir ces artistes ukrainien'ne's y prendre vie. Cette petite leçon d'histoire rappelle des fragments primordiaux qui ont forgés l'identité de l'Ukraine, sans occulter l'atrocité des faits mais avec une certaine dignité qui ne s’appesantit jamais de détails inutiles ou trop durs et tout en lançant place au récit propre au roman. La narration est très fluide, on tombe facilement dans "juste un chapitre de plus" haha.
K est archiviste et gardienne de la culture ukrainienne dans les réserves de sa bibliothèque. Elle a choisi de rester dans les ruines de sa ville détruite, de résister avec ses armes : les livres, la culture, l'art, la mémoire. Confrontée à la menace de l'homme au chapeau, qui manie l'oublie avec la cruauté du dominant, K va puiser dans ses souvenirs et ceux des fantômes qui peuplent les œuvres d'art qui l'entourent pour combattre l'ennemi et revendiquer son identité ukrainienne. Un récit de lutte intéressant et un très bel hommage à l'histoire de l'Ukraine, une contribution précieuse d'Alexandra Koszelyk à la révolte de tout un peuple. Encore une fois cependant, je n'ai pas adhéré à l'écriture de l'autrice, que je persiste à trouver scolaire. #netgalleyfrance
Un livre hymne à la liberté et au peuple ukrainien. L’autrice donne envie de découvrir l’Ukraine, et en attendant la fin de la guerre et sa libération, tous les auteurices et artistes cités. Son écriture m’a bousculée jusqu’à la dernière page. C’était très très bien.
Une belle découverte de l'histoire de l'Ukraine et de son patrimoine à travers les tragédies qui l'ont frappée et la frappent encore. Une histoire glaçante sur la propagande russe.