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Autoportrait en chevreuil

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Avril s’inquiète pour Elias. Elle l’aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l’empêche de vivre pleinement.
Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu’a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village, d’être le fils du « fou ». De celui qui se dit magnétiseur, médium ou « paradoxologue » et qui fait subir à sa famille la tyrannie de ses discours et de ses délires.
L’amour d’Avril suffira-t-il pour qu’Elias échappe à cette enfance abîmée ?

192 pages, Mass Market Paperback

Published September 21, 2022

22 people want to read

About the author

Victor Pouchet

14 books3 followers

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Community Reviews

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2 stars
8 (11%)
1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for mika.
163 reviews
October 30, 2020
Quand j’ai commencé ma lecture, j’étais persuadé•e que j’adorerais ce roman. Mais… oui, pas vraiment, finalement.

Les personnages sont intéressants, je les ai bien aimés. Elias, tout d’abord, est très complexe, presque autant que son père, si bien que j’ai eu du mal à les cerner. C’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié mais aussi détesté (ce qui, je suppose, est positif).

Le problème, c’est qu’il n’y a pas que ces personnages qui ne sont pas clairs : tout l’est. Je ne comprenais absolument rien à ce que je lisais. C’était comme si j’écoutais Elias raconter sa vie en direct : les éléments se mélangent, les périodes aussi, sans aucune indication. J’ai conscience que c’est l’effet escompté en utilisant une telle forme (qui, au fond, est sympathique, et très bien exécutée) mais, sincèrement, je n’ai pas vraiment aimé.

Une autre chose qui m’a dérangé•e est l’intrigue ou, devrais-je plutôt dire, le manque d’intrigue.
Il n’y a aucune ligne principale à laquelle se raccrocher, aucun fil qui maintient l’histoire ensemble si bien qu’au bout du compte, j’assistais simplement à la vie d’un garçon, sans rebondissements et sans objet central. C’est une question de goût, mais ça ne m’a pas plu.

Pour résumer, je n’ai pas détesté ce livre. La plume était douce, les personnages attachants et intrigants, les anecdotes çà et là m’ont vraiment plu également. Seulement, sans intrigue et sans structure, je n’ai pas réussi à accrocher autant que ce à quoi je m’attendais au commencement. C’est pourquoi je note ce roman 3/5.
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
April 5, 2021
C'est sur les conseils de son amoureuse, Avril, qu'Elias, le personnage principal de ce roman, entreprend d'écrire ses souvenirs d'enfance, peut-être pour s'en débarrasser, comme les tziganes mettent le feu à la caravane d'un mort — la comparaison est dans le texte. C'est le premier mouvement du récit : Elias raconte son enfance par fragments assez brefs. Sa mère n'est plus là et son père vit en marge du petit bourg breton : il est magnétiseur, il coupe le feu, et il professe des théories extravagantes sur les transes totémiques et les ondes qui emplissent l'univers, dont il va mesurer scientifiquement l'influx plus ou moins maléfique près des mégalithes de la région. Il retrouve une compagne, et Elias a bientôt un petit frère prénommé Ann (parce qu'on attendait une petite soeur). Bref, c'est un mélange savoureux d'enfance ordinaire, avec des souvenirs qui pourraient être ceux de tout le monde, et d'autres plus inquiétants, liés à la figure du père. L'ensemble ne donne pas du tout l'impression d'"enfance abîmée" que vend la quatrième de couverture ; il s'agit plutôt d'une enfance singulière et largement douloureuse, mais où se construit vaille que vaille la personnalité d'Elias.
La deuxième partie présente celui-ci de l'extérieur : elle se présente comme le journal d'Avril, relatant leur rencontre, leur relation, l'attirance et l'attachement de la jeune femme pour ce gars "bancal", presque comme les autres mais pas tout à fait. Un troisième point de vue viendra brièvement révéler, mais de façon elle-même certainement biaisée, la nature du "grand accident" qui a marqué le destin d'Elias : c'est celui du père, qui échappe ainsi définitivement au rôle de croquemitaine qu'on pourrait facilement lui assigner. Il raconte n'importe quoi mais il est peut-être vraiment doué, et certainement pas dénaturé.
C'est la beauté du roman de Victor Pouchet d'être un peu flottant, de nous laisser deviner ses personnages — surtout Elias mais les autres aussi, par exemple Céline, la belle-mère, et bien sûr Avril et le père — en combinant les points de vue. Il est parcouru de petites épiphanies quotidiennes proches de l'art du haïku, et d'images qui pour la plupart proviennent des théories du père, et qui demeurent, en tant qu'images, dans l'esprit du fils qui a rejeté ces théories mais qui en est resté marqué. C'est le cas notamment de son identification totémique à un chevreuil, poussée de plus en plus loin pour évoquer moins son caractère que son parcours de vie, et finalement la difficulté qu'il y a à l'approcher et à le saisir, pour Avril par exemple, mais aussi de façon plus réflexive pour le lecteur. L'ancrage provincial de l'intrigue, que Victor Pouchet fait vivre sans jamais faire de carte postale (alors qu'il convoque Ouessant et les mégalithes), correspond à ce goût d'évoquer les choses concrètes, et à ce lien mystérieux avec la nature.
1,352 reviews58 followers
December 18, 2020
Quelle belle première de couverture qui me rappelle les tapisseries chez ma grand-mère (même si je n’y ai jamais vu de chevreuil).

J’ai aimé qu’il soit question d’un narrateur dont le père est « maboul » : c’est un guérisseur qui coupe le feu, et traque les ondes scalaires dans les bois.

La mère du jeune homme est morte quand il était petit, et le père se remarie avec une boulangère (enfin, la serveuse de la boulangerie). Le père est persuadé que sa femme est enceinte d’une fille, et le bébé sera prénommé Ann, comme prévu.

Si l’adolescent est d’abord proche de ce demi-frère, il le voit se développer dangereusement.

Jusqu’au grand accident.

J’ai aimé la seconde partie, dans laquelle une jeune fille tombe amoureuse du narrateur, qu’elle trouve bancal.

J’ai aimé le père qui éduque comme il peut ses deux enfants, avec des méthodes pas très orthodoxes parfois.

Un jeune homme pas si lisse qu’il n’y parait.

Quelques citations :

J’ai appris qu’il existe un mode spécifique en hébreu : l’infinitif absolu. (…) certitude ancrée dans chaque mot, dans chaque proposition.

Il existe en japonais le mode du tentatif. Si j’ai bien compris, c’est le mode de la suspension. Quand on parle au tentatif, on maintient les choses dans une forme d’incertitude existentielle. (…) A u tentatif, le fait exprimé peut à la fois être et ne pas être, les deux sont possibles et se superposent. (p.23)

Je crois que nous avons un âge qui nous définit le plus profondément, notre camp de base existentiel, le carrefour auquel on revient sans cesse. (p.87)

L’image que je retiendrai :

Celle du chevreuil tombé dans la piscine municipale.

https://alexmotamots.fr/autoportrait-...
10 reviews
November 23, 2020
Je dois avouer que je n'étais pas du tout emballée par cet "Autoportrait en chevreuil". Je me suis forcée à l'entamer pour me faire un avis et ainsi pouvoir voter en connaissance de cause pour le prix du roman étudiant. Et au final, j'ai adoré ! Une écriture simple et touchante, et une histoire bien originale. Victor Pouchet arrive à tenir son lecteur en haleine et j'ai lu son roman d'une seule traite. Je recommande !
Profile Image for Lucie.
86 reviews
November 13, 2020
La lecture est très agréable, mais loin d’être légère, et une ambiance mystique règne tout au long du roman.
Profile Image for Alyssa.
16 reviews
March 7, 2025
Pour un livre de cours il était pas si horrible
Displaying 1 - 6 of 6 reviews

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