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La Petite (Terres de France)

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La Petite, c'est le paradis ressuscité de l'enfance et d'un monde désormais perdu : celui des paysans de Chartreuse dans le courant du vingtième siècle –; des vies modestes, pétries d'humanité.
Prix Jean Anglade 2022
Au cœur de la Savoie, deux orphelins recueillis par leurs grands-parents paysans dans la maison de famille séculaire se battent contre des puissances obscures, remontées du passé. Autour d'Ophélie, le loup rôde ; quant à Jean, il emploie ses forces à haïr.
Le silence s'amoncelle comme le travail à abattre, dans ce village au pied des montagnes de Chartreuse. En cette fin de XXe siècle, la modernité n'est pas encore arrivée et le temps est toujours rythmé par les saisons et les labeurs, les fêtes religieuses, les visites. Mais, intimement, les enfants pressentent les drames et souffrent. Les secrets eux-mêmes aspirent à se dire...


La Petite, entre délicatesse et passion, fragilité et violence, brode et tricote d'une main sûre son ouvrage et conduit le lecteur dans les tours et détours de l'âme enfantine.


Prix Jean Anglade du premier roman 2022
Prix littéraire régional Sud 2024 du Lions Club

248 pages, Kindle Edition

Published September 29, 2022

4 people want to read

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Sarah Perret

7 books

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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
427 reviews9 followers
December 8, 2022
Ophélie et son grand frère Jean vivent avec leurs grands-parents, Euphoisine et Jules, dans une vieille maison au pied du massif de La Chartreuse. A leurs côtés, la grand tante Séraphie et l’arrière grand-mère Adèle vivent l’existence simple et austère des gens de la terre. Jean et Ophélie ont perdu leurs parents dans un accident de voiture, hormis de vagues souvenirs douloureux pour l’aîné ils n’ont de leur passé que quelques bribes entendues ici et là dans les repas de famille ou quelques mots lâchés par les habitants du village. En jouant dans le grenier avec leurs cousins, ils découvrent le journal d’une grand-tante dont ils n’ont jamais entendu parler. Qui est-elle, quel rôle a t-elle joué dans l’histoire mystérieuse de la famille ?

Premier écrit de l’auteure, La Petite est un roman de terroir qui se déroule en montagne, dans un hameau isolé où les habitants vivent humblement de la terre qu’ils cultivent. Ce récit empli de poésie et de souvenirs d’antan révèle la passion qui lie l’auteure à sa région natale. Nul doute que son souhait ait été de transmettre par des mots une part de son enfance et cela sonne très juste. Elle nous offre un voyage dans le temps: le récit se déroule dans les années 80, mais l’atmosphère des lieux, l’austérité contenue dans cette famille nous renvoie à une autre époque. Je m’y suis laissée prendre et cela m’a rappelé de bons souvenirs d’enfance.

Les enfants mettent de la joie de vivre dans cette famille, ils sont entourés de l’amour de leurs grand-parents. En cela ils sont emplis de richesse, toutefois les secrets que leur cachent les adultes, parfois au bord des lèvres, à fleur de peau, les intriguent et les rendent mélancoliques. La Petite Ophélie n’a d’yeux que pour son frère qu’elle vénère comme s’il était le seul et unique lien lui rappelant ses parents disparus, pourtant lui la rejette, la maltraite comme si elle ne valait rien, expression de sa propre douleur, incontrôlable parfois. Les secrets de famille ont beau être bien gardés comme s’il fallait à tout prix en préserver les jeunes générations, leur poids peut parfois être si lourd qu’il vaut mieux que la vérité soit dite et assimilée consciemment. C’est un ressenti que démontre cette histoire touchante et passionnante. Je remercie les Editions Presses de La Cité et NetGalley pour cette lecture.
Profile Image for Karine DS.
223 reviews2 followers
April 16, 2023
Cette histoire reflète une ambiance d’antan, joyeuse, bruyante et étouffante. Jean et Ophélie sont élevés par leurs grand parents, au milieu des superstitions, d’une famille nombreuse et de ses secrets.
La petite, la seule fillette de la maisonnée. La petite dernière que l’on laisse derrière et qui s’émerveille de tout. Ophélie, la petite, l’innocente rêveuse, la pureté enfantine dont les songes sont peuplés par les cauchemars, les peurs réelles ou irréelles tapissant les nuits et l’obscurité.
Jean montre une animosité détournée envers la petite, peut être car elle a encore le droit, la possibilité d’explorer l’infini avec son innocence d’enfant qui lui ai refusé.
L’ambiance est celle de la campagne où l’on vit au rythme de la nature, où le temps dicte ses lois, égrène les minutes à son gré, saison après saison.
Je suis transportée dans une atmosphère pesante où les non-dits couvés avec ferveur pèsent sur les âmes et les souvenirs, écrasant de culpabilité de ceux qui voyagent avec durant toute leur existence.
Le style de l’autrice est captivant, elle nous transporte dans le passé où transperce les drames, le tragique. Elle ensorcelle et fascine par touche dérobée, par mots voilés, occulté pour oublier. Le tout dans un voile de douceur tendant vers le clair/obscur sporadiquement malaisant et malsain.
 
Je me remémore auprès de la grand-mère leurs souvenirs, leur vécu heureux, les déboires après les chimères. Avec le grand père taiseux et grincheux, c’est la rudesse de la vie, des champs et cette gamine, cette éponge qui absorbe la joie, la mélancolie, la tristesse que l’on cache derrière les larmes de vieillesse et que l’on désire chérir et protéger de la crasse.
 
Ce récit est poignant, gorgé de moments veloutés et sucrés, mais aussi de terribles épreuves, de rancœurs non exprimées, de colère, de désespoir et de chagrin. Certains passages oppressent par leur dureté, la fin prend aux tripes jusqu’à vider le lecteur.
La Petite est de ces histoires qui bouleverse et font remonter le temps.
 
Le seul point négatif que j’ai relevé et qui a terni ma lecture sont le manque de notes en bas de pages expliquant les mots en italiques ou les mots de vieux français, c’est vraiment regrètable.
Profile Image for Matatoune.
630 reviews29 followers
November 4, 2022
Ce premier roman La petite de Sarah Perret est une immersion dans la Savoie du XXè siècle. Au cœur du terroir et des gestes ancestraux au savoir lié à la connaissance de la nature, les secrets s’installent et y prospèrent, égratignant les êtres les plus sensibles et fragiles.

La petite raconte la vulnérabilité d’une petite fille sous l’influence de secrets familiaux qu’elle ne fait que subir.
Brins d’histoire

Jean, âgé de plus de 7 ans que Ophélie, surnommée La Petite, évoluent dans cette ferme à l’architecture particulière entre la maison du haut et celle du bas.

Dans ce lieu solitaire, les adultes sont des personnes âgées : une aïeule, l’Adèle, et trois sexagénaires, Euphroisine, l’aînée, Jules son mari et Séraphie, sa sœur.

La Caisse à savon, la plus petite chambre, est le règne de Jean. Pour Ophélie, souvent dans l’ombre de sa grand-mère, tout est son royaume tant elle aime rêvasser dans un univers qu’elle seule connaît.

On les dit frère et sœur, et pourtant la méchanceté que Jean témoigne envers Ophélie est à l’opposé de la confiance qu’elle lui porte et du souhait qu’il la protège.

La liberté des enfants est totale et pourtant, les mots sont comme interdits autant pour eux qu’entre les adultes.

Alors quand Jean découvre lettres et photos dans un vielle boite en fer au grenier, les morceaux du puzzle vont s’assembler, au fur et à mesure, du récit.

Les morts obsédants

Sarah Perret démontre la puissance de destruction des secrets : avec la jeune femme Claudie, mais aussi avec La petite.

Les enfants grandissent en essayant de trouver du sens dans les signes que les adultes font semblant de ne pas dire, alors que leurs gestes et leurs attitudes démontrent le contraire. Jean va partir à leurs recherches laborieusement jusqu’à la fin, montrant la solidité des liens affectueux qui unissent les membres de cette famille.

La petite décrit avec beaucoup de poésie cet univers paysan, rude et robuste, qui sait aider à grandir sans aider à se construire.

La suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Alice Alexandre.
587 reviews6 followers
July 9, 2023
Ophélie, celle que tous appellent la petite, vit avec son frère, Jean, chez ses grands-parents, suite au décès de leurs parents. D’eux, on ne parle guère ou que très peu, à voix basse, quand les enfants ne sont pas là. Mais dans les montagnes de Chartreuse, les mots dits tout bas cognent contre les murs de la vieille maison qui révèle peu à peu ses secrets.

Ce premier roman est tout simplement magistral : on se laisse emporter sur les chemins de ce village, où les rancœurs, souvenirs tenaces emplis d’amertume, s’immiscent au compte-gouttes dans la mémoire de ceux qui les ont enfouis au plus profond d’eux-mêmes pour ne vivre désormais que dans le présent.

Mais la petite et son frère, peuvent-ils vraiment se (re)construire alors que tout ce qui les entoure exhale l’odeur de renfermé des non-dits, que même les boules de naphtaline ne sauraient dissimuler trop longtemps ?

Au fur et à mesure de notre lecture, le narrateur, tel un guide de montagne, nous fait découvrir à la fois les paysages et les labeurs qui ponctuent le quotidien de ces hommes et de ces femmes qui se consacrent à l’élevage de volailles et de bovins, entre autres, et à la récolte de ce que la terre leur offre. On se surprend parfois à vouloir jeter un œil derrière quelques volets clos pour mieux comprendre mais, ici, les révélations se font au rythme de la nature.

Emportée dès les premiers chapitres dans ce village vivant au gré des saisons, dans les années 90, les descriptions ont souvent éveillé en moi le souvenir de mes grands-parents maternels*, ce qui a sans doute contribué à un « presque » coup de cœur.

Et que dire de la fin de ce roman si ce n’est qu’il est à l’image de la douce poésie que murmurent les feuilles des arbres que la brise caresse au printemps, saison de l’éveil ?

*Petit hommage à ces deux êtres qui me manquent tant : cette cuillère en bois, que ma grand-mère utilisait pour écraser les pommes de terre cuites, à l’aide d’une fourchette, pour faire la soupe, a été faite, à la main, par mon grand-père.
Profile Image for La biblio de clo.
187 reviews7 followers
October 17, 2022
« La petite », c’est Ophélie, ce petit personnage délicat, fragile. Elle et son frère, Jean, sont deux orphelins partis vivre dans leur famille paysanne. Ainsi, au fil de cette lecture, on découvre chacun des membres de cette famille, leur petite histoire, les liens qui les unit.

Des secrets de famille ressurgissent vite, des vérités cachées sont révélées. Un petit suspense s’installe et nous donne envie de comprendre pourquoi certains secrets restent cachés. Plus on avance dans cette lecture, plus on a envie de comprendre.

Cependant, j’ai trouvé beaucoup de longueurs dans cette histoire qui n’avance que très lentement. Cela m’a parfois ennuyée un peu, le rythme de ce récit est vraiment trop lent pour moi. Toutefois, la fin est vraiment imprévisible, touchante.

Ce n’est pas un coup de cœur malheureusement, j’ai même l’impression d’être passée à côté de quelque chose. Si le résumé me donnait vraiment envie, l’histoire n’a pas toujours été à la hauteur de mes attentes.
Profile Image for Sandrine.
218 reviews
January 23, 2024
« La Petite » de Sarah Perret est une œuvre captivante, caractérisée par un style évocateur et classique, qui donne au texte une qualité intemporelle.
Le contexte du livre résonne profondément pour moi, évoquant avec justesse les souvenirs et des personnages familiers de ma propre enfance savoyarde.
L'histoire, racontée du point de vue d'une enfant, décrit avec sensibilité les expériences du rejet et des non-dits dans la famille.
La fin du livre apporte une note d'espoir inattendue, à laquelle on veut croire.
. « La Petite » est un très beau livre, à découvrir !
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