Un personnage, tout de noir vêtu, déambule à grandes enjambées à travers les rues de Hô Chi Minh-Ville. De tous ceux qu'il croise, il est presque le seul marcheur. À Hô Chi Minh-Ville, on se déplace à scooter, parfois en voiture, rarement à pied. Il faut dire que la ville est immense. Passant de chapitre en chapitre, d'un district à l'autre, du D1 ultra-moderne, au district rural de Binh Quoi, de l'aéroport international aux rives sauvages de la rivière Saigon, d'un restaurant de rue à un autre, ce fin gastronome, passionné de street food, essaye de comprendre ce qui fait l'identité́ de cette mégalopole moderne en pleine mutation et de son incroyable art culinaire, chargée d'histoire. Un roman graphique et culinaire qui donne l'eau à la bouche.
Avec un univers graphique unique, André Derainne dépeint, tout en encres et en rondeur, l’atmosphère régnant à Ho Chì Minh-Ville. L’air lourd et chaud, les scooters et leur vacarme, les petits tabourets en plastique rouge sur les côtes des rues, le tout parsemé ça et là de bouts de nature et, bien sur, l’attente constante du prochain orage quotidien. De façon très contemplative, l’auteur nous emmène dans ses déambulations à la découverte de la ville et de sa cuisine. Si vous avez aimer « les rêveries d’un gourmet solitaire » de Jiro Taniguchi, ce roman graphique est fait pour vous, avec des recettes Vietnamiennes en fin de roman. Des plats qui donnent l’eau à la bouche et des dessins magnifiques. Malheureusement, j’aurais aimé trouver un peu plus de fond dans ce récit que j’ai trouvé fort en surface.