Elena Quincy vit avec son père et ses quatre frères dans un grand domaine qu’elle ne quitte jamais. Alors, quand son père lui accorde enfin le loisir de pouvoir sortir dans le village avoisinant, elle saute de joie. Ne connaissant rien au monde et à ce qui l’entoure, elle assiste à une scène qui la choque et où personne ne réagit. Outrée, elle ne peut rester sans rien faire, au risque de désobéir à des ordres qui vont lui ouvrir des portes vers l’inconnu…
Comment rester inactive face à la violence infantile et aux conditions de vie de jeunes enfants ? Elena ne compte pas rester dans le rang, quitte à s’attirer les foudres du gouvernement. C’est ainsi qu’elle se voit convoquée auprès de la reine Victoria et devient sa dame de compagnie. Une étiquette bien difficile à porter entre les commérages, manigances et somptuosité de la cour, alors que dehors la pauvreté est aux portes. Se faisant remarquer à nouveaux par ses actions, c’est en compagnie de Lord Brooke qu’elle recevra des leçons pour mieux comprendre le contexte; et Lord Osbourne qui l’accompagnera dans ses engagements qui ne seront pas de tout repos et riches de surprises.
J’ai tellement apprécié ma lecture que c’est un coup de cœur. Quel plaisir de tourner les pages, qui nous plongent à la fois dans les bas-fonds de Londres et dans le palais de Buckingham, le tout rythmé par de nombreux rebondissements. Le sujet historique est entièrement maîtrisé et on découvre ce qu’est la vie pendant l’ère victorienne jusqu’à la politique intérieure. J’ai grandement appris. Des références à Oliver Twist de Charles Dickens sont insérés dans l’intrigue, tout comme Le songe d’une nuit d’été de William Shakespeare. J’ai bien envie de me faire une relecture !
Concernant les personnages, Elena m’a fait penser à Elisa Scalzy de la série télé Elisa di Rivombrosa qui est inspiré de roman de Samuel Richardson. Fougueuse et entêtée, la jeune femme n’a pas peur de se mettre en danger pour soutenir ses convictions. La cause infantile lui est chère et elle est prête à tout, même si des fois ses actions trop rapides attirent des conséquences négatives. Quant aux personnages masculins, Lord Brooke m’a rappelé Fitzwilliam Darcy d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Très froid, on se doute qu’il cache un lourd secret. Et pour Lord Osborne, j’ai eu envie de douter de lui tellement souvent que je ne savais plus quoi en penser !
En bref, une superbe romance historique sous le règne de Victoria à découvrir !