« Comme chez les éléphants, la matriarche humaine est le pilier central de la famille », écrit Boucar, qui a perdu sa mère l’an dernier. « C’est pour me relever de sa disparition que j’ai écrit ce modeste bouquin ». Un livre aussi touchant qu’instructif et tendre. Avec sa verve habituelle, son humanisme lucide et son sens inné de la vulgarisation scientifique, Boucar nous rappelle quelques vérités essentielles de l’existence. De celles qui nous aident à apprivoiser la mort mais aussi à profiter pleinement de la vie puisque qu’elles « sont les deux faces d’une même pièce ». Qu’il évoque ce que lui ont légué ses ancêtres ou qu’il partage avec nous ses connaissances, le conteur biologiste fait le lien entre le monde réel et celui qui nous habite. Et nous assure que nos mères vivent en nous, autant sur le plan spirituel que matériel. « Comme dit le proverbe africain, l’éléphant meurt, mais ses défenses demeurent. » Parole de Boucar! Illustrations de Philippe Béha
Namedi Nahuyni (parfois orthographié Namedi Nahuyni), dit Boucar Diouf, né le 26 mai 1965 au Sénégal, est un un biologiste, océanographe et humoriste québécois d'origine sénégalaise. Arrivé au Québec en 1991 à Rimouski pour y faire des études supérieures, il a enseigné un temps la biologie à l'Université du Québec à Rimouski. Il mène actuellement une carrière d'humoriste, de chroniqueur et d'animateur radio.
Ma mère est décédée lorsque j’étais jeune adulte après l’avoir vu/accompagné pendant 14 ans de maladie soit toute mon adolescence. Je la pleure encore.
Mon père est décédé quant à lui lorsque j’étais enceinte de 34 semaines. Beaucoup de passages ont raisonnés en moi dont celui ci : ‘’ Disons que, pendant que certains bouclent leurs valises pour entamer leur dernier voyage, d’autres se préparent à débarquer et à poser leurs pénates. Je vois presque une certaine complémentarité dans le fait que la nature prend le dernier souffle de l’un pour en faire le premier souffle de l’autre. ‘’ Cette enfant ressemble physiquement à son grand-père, constat indéniable depuis qu’elle est née.
Cet ouvrage, terminé en 1 h 30 en ce jour de pluie m’a fait pleurer mais surtout réaliser/constater pleins de belles choses. Un baume sur le cycle de la vie et de la mort.
J'ai amené ce livre en avancés. Maman venait de.decéder, il m'a fait beaucoup de bien.
Un livre aussi touchant qu’instructif et tendre. Avec sa verve habituelle, son humanisme lucide et son sens inné de la vulgarisation scientifique, Boucar nous rappelle quelques vérités essentielles de l’existence. De celles qui nous aident à apprivoiser la mort mais aussi à profiter pleinement de la vie puisque qu’elles « sont les deux faces d’une même pièce ».
Un livre qui fait du bien surtout après la perte d’êtres chers. Philosophique, intelligent et imagé à souhait comme sait si bien le monsieur Diouf. Je referme ce livre enveloppée d’une paix intérieure.
Suite au décès de sa mère, le Sénégalais d’origine réfléchit au vide que laisse cette dernière et à la place que tient une mère au sein de la famille. Pour appuyer sa thèse, il compare ce rôle à celui de la matriarche d’un clan d’éléphants. À l’aide d’éléments scientifiques, il explique la vie et la nature physiologique et humaine en y allant aussi avec une pointe de sagesse et d’humour.
Les nombreuses publications de ce biologiste ne sont pas à proprement parler des œuvres littéraires marquantes, mais l’optimiste Boucar est un fabuleux conteur. À l’aide d’images, de symboles, d’analogies et de réflexions humanistes, il tente d’apaiser l’angoisse de mort. Pour être si prolifique, l’auteur recycle certaines idées d’un écrit à un autre. Dès le début du livre, il reprend un texte publié dans La Presse en 2021, lorsqu’il venait d’apprendre le décès de sa mère. Encore dernièrement, je lisais l’une de ces chroniques dans le journal et j’y ai trouvé une citation intégrale de ce livre : « Un biologiste comparait l’existence humaine à une promenade sur un terrain où il pleut des briques, et la probabilité d’être tué par l’une d’elles est présente à tout âge. « p. 51
Citations
« Merci de m’avoir enseigné que le bonheur entrait dans une personne à la hauteur de l’ouverture qu’elle aménage dans son cœur pour les autres. » p. 24
« … une graine n’est rien d’autre qu’un bébé qui dort avec son lunch ». p. 111
« Biologiquement, l’éternité, c’est le sourire d’un aïeul sur les lèvres d’un de ses descendants. » p. 117
« Ce corps que nous chérissons tant n’est que l’emballage que la nature a trouvé pour transporter l’ADN, qui est le support de notre immortalité génétique. » p. 118
Instructif, qui remet en question notre relation avec la mort. L'auteur nous décrit les traditions de sa communauté natal. Décrit aussi la perte des figures matriarcale chez les différents clans d'éléphants versus les humains. Une lecture qui fait du bien au coeur
Diouf écrit si bien, et a su rassembler toutes ses passions en un livre. Il parle du coeur et ça se sent! Lecture émotive, et surtout valable pour plonger dans une réflexion sur le rôle d’une mère dans nos vies.
Ont se laisse facilement emporter par l'écriture de monsieur Diouf et plein de sagesse resortent de ce livre. Des points de vu scientifique tout comme culturels.
Très touchant et bien écrit. Ce n'est pas une lecture de divertissement. Cela nous amène à réfléchir sur la vie et la mort, mais d'une très belle façon. Je recommande!
J’ai adoré! Boucar écrit en 150 pages ce qu’un autre auteur aurait pu écrire en 500 pages. Nous rappel des vérités existentielles de la vie. Langage imagé, incroyable, questions fondamentales.