Disparaître dans un village aussi petit que Saint-Sévère est hautement improbable. Pourtant, en cette journée de canicule, Joey Laforme est introuvable.
Adrienne Ferron, 14 ans, est la seule à remarquer l’absence de sa petite voisine, dont les géniteurs d’ailleurs, ne gagneraient jamais le trophée de parents de l’année. Selon sa conception exclusive de l’amitié, Adrienne voit d’abord dans cette disparition un prétexte convaincant pour passer du temps avec son amie Léonie, venue spécialement de la ville afin de l’aider à y voir plus clair.
Avec comme seuls indices le sac à dos de Joey et la réception d’étranges textos, les deux amies sont vite persuadées qu’il n’est pas seulement question d’une mauvaise blague : la petite est réellement en danger !
Le retour inattendu d’un ami d’enfance aux penchants cruels et l’intervention d’un chasseur de démons confirment leurs soupçons et transforment cette disparition en une enquête aux frontières du paranormal.
Et dans ce monde de faux-semblants, jusqu’où Adrienne est-elle prête à aller pour sauver Joey ?
Je finis cette lecture agacée. Je m'explique. J'ai décidé de lire ce livre à la suite de la sortie de l'article sur l'avertissement de la Santé publique. François Blais fait partie des auteurs que j'affectionne le plus. Son décès m'a fait beaucoup de peine et j'en fais ma mission quotidienne de parler de santé mentale avec mes jeunes et moins jeunes lecteurs. Mais je suis un peu tannée qu'on associe constamment l'oeuvre à l'artiste. Je crois qu'il est possible de dissocier les deux et d'être en mesure d'apprécier un oeuvre sans pour autant affectionner son créateur. Bien entendu, le livre fait référence au suicide explicitement à la toute fin du livre ( on parle de la page 275 sur 315). On parle aussi d'une entité démoniaque qui pousse les jeunes à se faire du mal pour se venger de sa propre mort. Assez morbide, j'en convient, mais pas choquant. Est ce que je recommandrai ce livre sachant qu'un jeune feel moins, non. Est ce que je recommandrai ce livre en bas d'un 15 ans, à la discrétion du parent et de la maturité du lecteur toujours. Malgré tout, ce livre est très bien construit, excellent pour les amateurs de paranormal et d'horreur ( il y en a si peu de qualité pour les ados) et les mots de François Blais ont toujours leur effet efficace sur le lecteur. Bref, j'ai adoré et je recommandrai sans hésitation, en ajoutant une mention à l'acheteur si nécessaire.
roman à proposer lors de l’Halloween, selon moi, en mettant en garde les élèves des thèmes présents dans l’histoire (violence, suicide, frayeur, etc). à partir de la troisième secondaire.
Euh wow mais c’était vraiment chouette ça! Le dernier roman de cet auteur incroyable, c’était toute une expérience!
J’ai vraiment beaucoup aimé, j’ai lu les deux premiers chapitres puis j’ai manqué royalement de temps, mais quand j’y suis replongée, plusieurs jours plus tard, j’ai lu les 250 autres pages d’une traite, sans m’arrêter.
J’ai eu un coup de coeur pour les mots de l’auteur, sa plume étant absolument magnifique. J’ai pris le temps d’observer comment il construisait ses phrases et la richesse des mots qu’il utilisait. C’était tellement bien écrit que ça se lisait tout seul.
L’histoire est particulière, différente de tout ce que j’ai déjà lu, mais très très efficace. J’ai adoré, c’est clair!
Je suis overwhelmée par le retard que j'ai pris dans mes reviews sur Goodreads, mais j'ai refermé ce livre de François Blais en me disant, encore une fois, qu'avoir eu 12 ans, c'est exactement le genre de livre que j'aurais adoré lire. En fait, c'est aussi le genre de livre que j'adore lire à 38 ans. J'ai eu un peu le cœur en miettes en me rappelant qu'il s'agirait de ma dernière aventure avec François Blais. Je me demande s'il rit dans sa barbe là-haut quand des gens mettent son livre à l'index en prétendant que c'est un livre sur le suicide. Ça prend juste des gens qui n'ont jamais ouvert un livre pour écrire des niaiseries pareilles. Je vais m'assurer de déposer celui-ci dans la bibliothèque de mes filles.
Quelle aventure! Je le lisais d'abord pour me faire ma propre opinion sur la polémique autour de ce roman. Honnêtement, je n'ai pas été choquée au point de crier au scandale. Les éléments du roman s'inscrivent bien dans l'atmosphère créée par l'auteur. Cap-aux-esprits avait davantage frappé mon imagination que celui-ci.
L'amitié est omniprésente dans ce roman et on en parle d'une multitude de façons : les relations amicales qui entrainent de la jalousie, l'amitié entre enfant et adolescent, les amis imaginaires, etc. C'était intéressant de voir les différents points de vue avec le narrateur omniscient puisqu'on en apprenait davantage sur les relations interpersonnelles des personnages.
Dès le début du roman, je me suis attachée à Adi et à Joey. J'avais envie de savoir où toute cette histoire les mènerait avec l'arrivée de Thomas et de ses pieds à l'envers. Qui est-il? Que veut-il? Blague-t-il vraiment ou y a-t-il une part de vérité dans ce qu'il dit? Thomas amène avec lui son lot de mystère, de questionnements, d'angoisse. C'est un être intelligent, mais tellement mauvais à la fois.
Pour les fans d'horreur, c'est parfait et accessible. C'est un roman jeunesse qui mérite d'être lu. J'ai même appris de nouveaux mots! Je suis déçue parce que j'aurais aimé savoir comment allait évoluer l'amitié entre Coco et Adi, mais nous ne pourrons que nous l'imaginer, malheureusement.
Tout un build-up pour finir avec autant de questions sans réponses. Surtout lorsqu’on sait que c’est pour toujours…
Indéniablement, j’ai été happé par l’histoire. Le suspense de la disparition de Joey m’obnubilait totalement et l’existence de Thomas m’a littéralement foutu les jetons! J’étais tellement sur le gun que je sursautait fréquemment lors de mes lectures nocturnes et j’avais carrément la chienne. Mais la fin!!!!!!! Quelle déception pour vrai, mais j’ai apprécié détesté les personnages égoïstes de cette histoire très centrée sur eux-mêmes. C’était cru et tellement vrai sans flafla!
Bien aimé malgré mes p’tites déceptions.
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Un grand roman pour ados, certainement un des meilleur de Blais. Son regard sur l'amitié et l'adolescence est unique et précis. C'est drôle, bien écrit et franchement un peu épeurant. C'est vraiment une écriture unique et de grande, grande qualité. Quelle perte pour le milieu littéraire, en espérant qu'il repose en paix.
Ado, j’ai été une l’actrice à la recherche de frayeurs et du lugubre. Les maisons hantées, les esprits, les demons, etc. C’est pour cette jeune fan intérieure que j’ai lu ce livre. Je l’ai dévoré. J’ai trouve que c’était un bon livre pour ce genre écrit pour le public ciblé. Soyons franc, c’est très peu de frayeur en bonne et due forme que je retrouve sur les tablettes. Ou c’est de piètre qualité.
Bien qu’en tant qu’adulte les questions d’amitiés plus ou moins réciproques m’importaient guerre, je crois qu’elles étaient à leur place et apportaient une remise en question : “est ce que c’est vrai ou est-ce que notre Adi veut juste se faire intéressante?” J’aime toujours pouvoir douter de mon protagoniste dans ce genre de roman.
Pour ce qui est de la polémique, je l’ai découverte en venant mettre mes étoiles sur Goodreads. L’idée d’une censure nécessaire me laisse perplexe. Je ne vois pas la necessité.
C'est la polémique entourant le Ministère de la santé et sa décision d'émettre une mise en garde contre ce document qui m'a mis sur la piste. Me faire dire de ne pas recommander un livre? Le livre ne doit vraiment pas être bon pour que j'évite d'en parler. Puisque je sais que ce document traite de suicide (un sujet encore trop souvent tabou), j'étais donc très curieuse de voir si c'était en fait une tentative de censure ou une mise en garde sérieuse. Voici donc ma critique!
Je n'avais jamais encore lu de livres de cet auteur (et je n'en lirai plus puisque ce dernier est décédé en 2022) donc je partais de rien. Je peux vous dire que j'ai bien aimé sa plume unique. Son humour parfois décalé, son côté direct, mais aussi très douce m'ont fait passer un bon moment de lecture. Sa narration était objective, mais il y rajoutait un petit côté ironique que j'ai bien aimé. C'est un livre d'enquête, oui, mais avec un petit côté fantastique, à la limite de l'horreur. L'ambiance me donnait envie de tourner les pages, stressé à l'idée de ce qui pourrait arriver. L'histoire en soi n'est pas innovante, mais c'est la façon de la raconter qui m'a séduit. Ça parle d'amitié problématique, mais aussi d'abandons. Tous les personnages ont réussi à laisser une petite trace dans mon coeur car l'auteur a réussi à les rendre authentique d'une manière que je n'arrive toujours pas à m'expliquer. Je suis un peu triste de savoir que l'auteur ne sera plus là pour écrire d'autres livres. J'ai un peu moins aimé la fin car plusieurs questions demeurent sans réponses et un certain doute subsiste, mais je sais que c'est juste moi qui aime un peu moins les fins ouvertes.
Si on en revient à la polémique, je continuerai à conseiller ce livre. Il n'y a pas de glorification du suicide, même très loin de là. Ce n'est pas non plus le but du livre. J'ai déjà lu des histoires pires que cela et je crois que le Ministère de la santé n'a pas été en mesure de séparer l'auteur de son oeuvre. C'est donc, comme toujours, à vous de voir!
Il s'agit d'une histoire de fantômes de la même trempe que les légendes traditionnelles québécoises. On y retrouve un élément surnaturel (le démon et l'âme errante), un village reculé, une forêt, ainsi qu'un rapport étroit avec l'église catholique. Ces repères culturels ont rendu ma lecture agréable.
J'ai également apprécié la richesse du vocabulaire et ce, malgré le langage familier utilisé par les personnages.
Le seul point négatif du récit est cette espèce de compétition d'amitié assez immature, et comment celle-ci a vu le jour. L'intrigue s'en voit malheureusement ralentie. Peut-être est-ce simplement une question de public cible...
Pour ce qui est de la polémique, franchement, je ne vois ici qu'un roman d'épouvante pour jeunes ados. De toute façon, ceux qui se sont prononcés n'avaient pas les compétences de le faire.
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J’ai aimé l’histoire. C’était très simple à suivre et les personnages invitaient bien à mener l’enquête avec eux. Je sentais que je faisais partie du roman. La fin était un peu sadique. Cependant, si une approche et un avertissement est donné aux jeunes avant la lecture, le tout peut très bien être présenté aux adolescents.
C’est le premier livre jeunesse de François Blais que je lis et j’ai absolument ADORÉ ! Ça dépassé toutes mes attentes. Je l’ai dévoré en quelques heures. 🤩
Roman écrit pour les adolescents, mais touchant des sujets sensibles. J'étais curieuse, mais probablement parce que je ne suis pas là clientèle cible, je n'ai pas apprécié.
Un roman dont j’avais tant entendu parler, notamment parce que François Blais était un auteur de chez nous, mais parce que ce livre a été « censuré » dans certaines écoles également. Et qui dit livres pointés du doigt, dit aussi curiosité de Stef aussitôt piquée ! Il n’en fut donc pas plus pour que je l’ajoute à ma bibliothèque.
J’ai adoré ce roman. Premièrement, on en parle de la plume de François Blais ? Elle est tellement unique, juste et surprenante. Vraiment dommage que cette œuvre soit la dernière avant son décès. Ma lecture a d’ailleurs été teintée avec l’image de lui écrivant ce récit, mais aussi du fait que j’écris cet avis en sachant qu’il ne pourra pas jamais la lire, qu’il ne pourra jamais savoir ce que le public a pensé de son livre.
Comme mentionné plus haut, l’auteur est né dans mon coin de pays, en Mauricie, et l’histoire du roman se passe dans le petit village de Saint-Sévère. Je connais très bien cet endroit. Si je vous dis Domaine et vins Gélinas, Passion Lavande et Rien ne se perd, tout se crée ? Trois magnifiques commerces de Saint-Sévère où j’adore aller. D’ailleurs, si vous n’êtes jamais allé au vignoble du Domaine Gélinas, je vous le recommande, j’adore tellement cet endroit. C’est magnifique, leurs produits sont délicieux et les desserts de Mme Gélinas sont à se rouler par terre ! (ça me donne faim et soif d’en parler)
Pour en revenir au roman, j'ai tourné les pages à une vitesse pas loin du grand V, j’avais toujours hâte de savoir la suite, preuve que c’était excellent. Le suspense aussi était bien présent tout au long et j’avoue que ce genre d’histoire me donne toujours un peu la frousse tellement ça semble réel. Les personnages sont convaincants, rien de cliché ici, ce qui fait qu’on y croit… pour vrai. Oui, le thème du suicide est effleuré. J’aime mieux vous le dire.
Je ne suis pas fan des romans d'horreur habituellement. Mais celui là était juste excellent! On ne jouait pas avec la morbidité juste pour être morbide. Ça donnait froid dans le dos et la fin!!! Juste excellente. Je ne suis pas fan non plus de tout ce qui fini trop bien. Elles n'ont pas réussi à vaincre Thomas. On ne sait pas le nom que Adrienne a écrit sur le papier. On ne sait pas si les trois amies se réconcilient un jour. C'est terriblement frustrant de ne pas savoir mais c'est ce qui rend ça encore mieux. Que "l'unique" victime du livre soit un personnage que nous n'avons pas fréquenté rend sa mort plus acceptable. Pauvre enfant tout de même. Mais je crois qu'il y a plusieurs victimes au final. L'une d'elle étant Adrienne, blessée pour toujours mais en même temps complètement dérangée dans sa psychologie. Comment peut elle se réjouir d'être amie jusqu'en 2027 avec Léonie après tout ce qui vient de se passer? Elle a définitivement une obsession malsaine avec son amie.
La polémique sur le suicide est comme je pensais une belle tempête dans un verre d'eau. Ce livre n'incite pas au suicide et ceux qui le pensent n'ont définitivement pas compris leur lecture.
En tout cas, 100% would recommend
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5 étoiles bien que je ne sais pas si cette lecture va me marquer sur le long terme. N'empêche qu'elle a accomplie un exploit : celui de m'avoir fait lire un roman complet en moins de 24h alors que depuis décembre 2022, j'ai de la difficulté à lire plus de 10 pages d'affilées!
J'ai eu des frissons de peur, je dois l'avouer, particulièrement dans les 100 premières pages, alors que je lisais seule dans le noir et que je savais pas trop encore quelle tournure allait prendre le récit.
J'ai aimé les différents points de vues, la manière dont pratiquement tout s'explique. Il me reste quelques questions, mais rien pour gâché mon expérience globale!
J'ai aimé que ce soit léger et naïf, tout en étant intriguant et dangereux. J'aime la littérature d'épouvante jeunesse, parfois on fait de belle découverte! C'est un peu plus soft que l'horreur que je lis d'habitude, ça me permet de continuer de lire mon genre préféré tout en ayant une petite pause de celui-ci. Je sais pas si ce que j'écris a du sens.
Bref, les personnages sont attachants, le récit bien ficelé. L'intrigue bien révélée graduellement et les frissons sont aux rendez-vous!
Polémique? Eh ben... on n'a pas tous le même sens de la polémique! Évidemment, après avoir entendu le tollé qu'a fait la lecture de ce roman dans une école secondaire, je me suis précipitée pour le lire à mon tour. Déception. Pas pour l'histoire, au contraire, mais bien parce que je n'y ai pas vu la redoutable mauvaise influence qu'est supposée avoir la lecture de ce roman sur les adolescents qui ont peu de discernement si on en croit les "grands penseurs" qui ont jugé bon de bannir ce roman des bibliothèques scolaires. J'ajouterais aussi que les enseignants qui ont choisi de faire lire ce roman à leurs élèves sont probablement des malfaiteurs qui ne sont pas compétents (car c'est bien connu que les gens qui deviennent enseignants ne font ça que pour les vacances...), qui n'ont aucun jugement critique et, surtout, qui donnent n'importe quoi à lire aux élèves sans but pédagogique, sans préparation, sans discussion avant-pendant-après la lecture... Bref, faites votre propre opinion en lisant le roman vous-mêmes.
Dans ce roman jeunesse, on retrouve l’ambiance attirante des autres romans du même auteur, avec encore une fois des personnages qui se morfondent dans un petit village de la Mauricie au Québec. Dans ce cas-ci, la protagoniste est une adolescente de 14 ans du nom d’Adrienne. Une fille de 10 ans qui l’attendait devant sa maison disparaît mystérieusement, et Adrienne recrute son amie Léonie pour l’aider à retrouver la fille. Prenant la responsabilité pour cette disparition est un fantôme menaçant qui hante Adrienne.
Avec habileté, Blais effectue des retours en arrière et des changements de perspective afin d’étoffer son récit. Le monde qu’il crée autour de sa protagoniste est richement réalisé. Tout au long du récit, j’étais enthousiaste pour savoir ce qui allait arriver. C’est dommage que l’histoire au bout du compte ne se tient pas tout à fait. Pour ne pas gâcher la surprise, je vais simplement dire qu’il s’agit d’un de ces récits où, si une intrigue secondaire ne s’était pas développée d’une certaine façon, l’histoire principale n’aurait pas pu avoir lieu. D’autre part, les pouvoirs du méchant fantôme semblent arbitraires. Il peut facilement accomplir certaines tâches—envoyer des textos, créer de toutes pièces une cabane dans un arbre—mais il ne peut pas en faire d’autres, à mon avis pour la raison que, s’il le pouvait, l’histoire prendrait fin assez vite.
J’ai préféré Lac Adélard, l’autre roman jeunesse de Blais, à celui-ci, et j’ai encore plus aimé certains de ses romans pour adultes—surtout le magistral Document 1.
Je souhaite formuler ici une contre-mise en garde, en réaction aux propos véhiculés contre ce roman depuis décembre 2022.. Le Ministère de la santé suggère aux écoles et bibliothèques de ne pas acheter ce roman , sous prétexte que "le suicide y est abordé d’une façon telle qu’il y aurait un risque d’émulation, selon le ministère."
C'est FAUX.
Ce roman est un roman d'épouvante sur une entité qui pousse les jeunes à faire des actions dangereuses, certes, mais si nous commençons à penser de façon aussi étroite, tous les livres du régistre Horreur seront bannis. De plus, si nous recommençons à censurer la littérature jeunesse pour des allégations, nous ne sommes pas sortis du bois.
Sachez que ce livre ne PARLE PAS DE SUICIDE. IL N'ENCOURAGE PAS le suicide et faire le parallèle entre un auteur qui s'est réellement suicidé et son oeuvre est une insulte à sa mémoire.
Donc, nous avons un ministre qui a jugé ce livre sans l'avoir lu et qui se prête à un dangereux exercice de censure.
Je rappelle de manière courtoise que les livres sont également des boîtes à outils et que des livres sur le thème du suicide sont des portes ouvertes pour la sensibilisation du phénomène. Ne pas parler du suicide ne fera pas disparaitre le problème.
Bref. Je déplore d'avoir , en 2023, à écrire au sujet d'un livre injustement condamné et écrit par un auteur qui ne peut même plus défendre son intégrité.
Les libraires jeunesse de la librairie vous conseillent ce livre, qui est par ailleurs excellent.
Retour sur le garçon aux pieds à l’envers de François Blais, éditions Fides, 320 p. :
Alors là bien que ce soit un jeunesse il se place dans mes coups de cœur cette année!
Pour commencer, cette histoire est un peu comme un conte que l’on se raconte autour d’un feu pour se faire peur ! Un méga suspense tout au long du livre jusqu’à la toute fin .
Jai adoré les citations sur certaines œuvres ainsi que l’écriture de l’auteur qui se lit très rapidement.
Chapitre a mon avis court, les titres des chapitres annonce le sujet de chaque chapitre, j’adore !!! Ça rends la lecture fluide.
Évidemment je ne peux que de faire un trigger warning à tous les futurs adolescents qui vont le lire ! Sujet sensible : suicide (bien que ce n’est pas flagrant dans le livre) bref pour les parents allez y selon votre jugement !
Résumé : Adrienne une jeune adolescente de 14 ans remarque l’absence de sa voisine … elle est disparue, où est-elle? Son ami d’enfance réapparaît qui est-il ?
Une histoire mêlant suspense, amitié et paranormal.
J’ai eu bien du mal à déposer ce livre. Ses personnages, riches en égoïsme et en blessures, juste assez imparfaits pour ouvrir une panoplie de pistes au récit, enrichissaient parfaitement l’intrigue déjà captivante d’une enfant disparue.
Bien qu’on connaisse surtout Blais pour ses œuvres jeunesse, il m’apparaît évident que celle-ci, par ses sujets sensibles, son vocabulaire, ses références et sa longueur, s’adresse à un public un peu plus vieux. De grands ados, au minimum.
Quant à la fin ouverte qui laisse autant, sinon plus, de questions que de réponses, elle m’a plu, à moi. Elle fait se perdurer le mystère et on ne sait plus si ce récit se finit bien ou non. Quel talent a l’auteur qui sait garder un lecteur réflexif et bien accroché au-delà de la lecture!
Ce récit aux thèmes mystiques continuera de me hanter, c’est certain. Je me réjouie de l’avoir lu dans cette semaine d’Halloween: l’ambiance convenait parfaitement.
Très bon roman jeunesse qui m’a fait vivre plein d’émotions et qui m’a sorti de ma zone confort. Un peu comme la série Anna Caritas, les thèmes axés sur le paranormal, les fantômes et les mauvais esprits sont bien exploités. J’ai d’ailleurs préféré ce roman, plus « réaliste », selon moi, que ce qui se fait déjà dans les romans jeunesses entourant les thèmes semblables. Je me suis fait happée par l’histoire racontée sous deux points de vue complètement différents, mais convergents. Finalement, l’amitié ambiguë et quelque peu malsaine entre Adrienne, Léonie et Corinna sort des sentiers battus. Ces trois ados dépeignent davantage les réelles amitiés créées au secondaire. Ce roman est conseillé pour des jeunes avertis puisqu’il traite de sujets intenses et difficiles.