« L’image que nous avons des animaux correspond rarement à la réalité. Les moutons ? Des suiveurs, sans aucune personnalité. Les porcs ? Ils sont sales. Les loups ? Méchants. Cette vision déformée peut nous conduire à négliger les animaux, à les mépriser, voire à justifier leur exploitation déraisonnée, qui se traduit par la violence et l’injustice.
Il nous faut déconstruire les représentations et les pratiques que nous perpétuons de génération en génération, malgré nos connaissances scientifiques toujours plus grandes. C’est ce à quoi je souhaite contribuer avec ce livre : modifier notre manière de voir le monde qui nous entoure, apprendre à cohabiter avec les autres créatures, et prendre conscience que nous faisons aussi partie du règne animal.
Ce voyage sera passionnant et renversera nombre d’idées reçues. Face à l’effondrement de la biodiversité et à la crise climatique, ouvrir les yeux sur l’ampleur des problèmes que pose le traitement infligé aux animaux est autant une question d’éthique qu’une question de survie. Pour eux comme pour nous, il y a urgence à changer de regard sur le vivant. »
Hugo Clément ne déçoit pas. Un livre très accessible, à mettre entre les mains de celles et ceux qui veulent prendre conscience de l'exploitation et la maltraitance animale par l'homme. Loin d'être moralisateur, chaque chapitre apporte des informations éclairées et bien documentées, qui donnent envie d'agir.
Excellent ! Des explications, des faits, des chiffres sur les animaux et surtout le rapport de l’humain avec la nature.
Les sujets abordés paraissent au premier abord un peu basiques (élevage, chasse, zones naturelles, cirque…) mais je trouve qu’il y a un excellent niveau d’information, avec des exemples marquants, des témoignages et des statistiques alarmantes, et surtout beaucoup de contre-arguments oh combien utiles pour éviter les débats arides sur la maltraitance animale (la chasse nécessaire à l’entretien des forêts ou encore les refuges d’animaux sauvages permettant un tourisme responsable…).
Peut importe le niveau d’engagement envers les animaux je suis sure que tout le monde y trouvera quelque chose à apprendre, un peu de motivation pour choisir avec plus de respect et de moralité envers les animaux et la nature, au quotidien.
Un beau message qui transparaît au fil des témoignages du livre - en tout cas ce que je retiens le plus - est d’utiliser ma honte (plus j’en apprend, plus elle est cuisante…) des comportement immoraux que j’ai pu avoir dans le passé (zoo et parc aquatiques, « temples » de tigres, « réserves » d’éléphants… ou encore tout simplement à achats et régime alimentaire) pour convaincre les autres - plutôt que de cacher cette honte. Personne n’est parfait, on apprend tous ; et on peut tous agir dans la bonne direction. Il suffit d’avoir envie d’apprendre et d’être ouvert à améliorer son comportement.
"Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d'agir", disait Albert Einstein. Quand vous aurez fermé ce livre, il sera temps de passer à l'action.
C'est mon deuxième livre de Hugo Clément, et encore une fois je ne suis pas déçue. L'auteur dépeint une vision réaliste, et surtout bien informée, des problèmes entourant les animaux aujourd'hui (élevage intensif, abus de pouvoir, chasse, destruction de leur habitat naturel…). Il alterne entre les chiffres (dont certains sont très inquiétants), les témoignages et les anecdotes personnelles, sans jamais se montrer moralisateur.
Ce livre fait définitivement réfléchir et changer sa façon de voir les choses; chaque personne qui s'intéresse de près ou de loin à la question du bien être animal devrait l'ouvrir. Attention tout de même à certaines images qui peuvent être rapportées avec beaucoup de précision, et qui peuvent rendre cette lecture difficile pour certaines personnes.
C'est le genre de livre qui me rappelle pourquoi j'ai fait le choix d'être végétarienne et pourquoi, fort souvent, je hais les Hommes. Dans cet ouvrage, Hugo Clément offre une belle introduction au sujet du spécisme, de la maltraitance animale à tous les niveaux et en plus sans trop de fond moralisateur (pourtant croyez moi des tartes dans les gueules de ceux qui ne font pas d'effort ça donne envie) C'est un livre à mettre dans les mains de celles et ceux qui veulent se pencher sur ces causes mais qui ne sauraient pas par où commencer. C'est ce genre de livre qui peut, peut être aider à planter des petites graines dans les esprits.
En revanche, pour les connaisseurs avérés du sujet de la cause animale, je ne suis pas sûre que vous apprendrez grand chose dans ces pages mais les piqûres de rappel ne font jamais de mal, d'autant plus lors que vous débattez avec votre grand oncle à table à Noël sur la chasse où quelques arguments chiffrés ne font jamais de mal :-)
Un livre absolument à lire pour comprendre la maltraitance animale qui est partout dans notre société. J'ai parfois eu du mal à continuer ma lecture mais toutes les atrocités décrites ne sont que la vérité de ce que les animaux du monde vivent quotidiennement !
4,5 étoiles : un livre clair, sourcé, et qui adopte une vision transversale sur des thématiques telles que l’élevage intensif, la chasse, la captivité.
Mes notes (attention, pavé incoming)
Origine du mythe selon lequel les lapins mangent des carottes : le personnage de Bugs Bunny (19040), lui-même inspiré de l’acteur américain Clark Gable qui dans un de ses films (It happened one night) parlait de manière très rapide tout en mangeant des carottes.
Premier chapitre : Nous sommes des animaux :
Exemples : Forêt de Bwindi en Ouganda : 400 à 500 gorilles vivent dans cette forêt de 320km2, (presque 50% des gorilles dans le monde, étant 1000 sur terre) —> On partage 98,4% de notre ADN avec les gorilles
Relativisation du spécisme : - Nous sommes jeunes par rapport aux autres espèces, et pourrions bien disparaître prochainement —> Si la Terre avait 24h, nous apparaîtrions juste avant minuit —> Homo Sapiens seulement il y a 300 000 ans, vs les fourmis par ex entre 140 et 168 millions d’années - Nous sommes faibles physiquement : même le recordman de développé couché Julius Maddox, ne peut soulever que 1,5fois son poids, tandis que le scarabée bousier taureau peut soulever 1141 fois son poids - Nous ne sommes pas les seuls être intelligents, cf pas les seuls à faire des outils : cf les corneilles qui cassent des noix grâce aux feux rouges - Et même si nos outils sont les plus performants, est-ce réellement le moyen de déterminer l’intelligence ? —> cf utile de créer des objets inutiles, voire qui détruisent les systèmes dont nous dépendons ? - Nous ne sommes pas les seuls à avoir un système moral/ les animaux ne répondent pas à leur seul instinct : cf livre de Sabrina Krief, Chimpanzés, mes frères de la forêt —> ex d’Albert, un chimpanzé qui a pris sous son aile deux chimpanzés orphelins - De l’absence de langage des animaux : à défaut de comprendre leur langage, et prenant le notre comme mètre et mesure, nous considérons que les animaux n’ont pas de langage. Or, cf Montaigne dans des Essais : « Ce défaut qui empêche la communication entre eux et nous, pourquoi nous serait-il réservé ? A ses revient la faute de ne point nous comprendre ? Cat nous ne les comprenons pas plus qu'ils ne nous sompiettent. Par conséquent, les animaux peuvent nous considérer comme peu intelligents, de la méme manière que nous-mêmes les considérons! » Réf à lire : Les animaux parlent, sachons les écouter de Nicolas Mathevon - De nombreux animaux possèdent une conscience de soi : cf test du miroir, qui a été passé haut la main par : le grand dauphin, le chimpanzé, l’éléphant d’Asie, la raie manta etc
Des précurseurs dans cette ligne de pensée : Jeremy Bentham en 1780 : « Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n'auraient jamais pu être refusés à ses membres autrement que par la main de la tyrannie. Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n'est en rien une raison pour qu'un être humain soit abandonné sans recours au caprice d'un bourreau. On reconnaitra peut-étre un jour que le nombre de partes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort. Et quel autre critère devrait marquer la ligne infranchissable: Est-ce la faculté de raisonner, ou peur-être celle de dis courir? Mais un cheval ou un chien adultes sont de animaux incomparablement plus rationnels, et aussi plus causants, qu'un enfant d'un jour, ou d'une semaine, ou même d'un mois. Et s'ils ne l'étaient pas, qu'es-ce que cela changerait ? La question n'est pas : Peuvent-ils raisonner? ni : Peuvent-ils parler? mais : Peuvent-ils souffrir ?»
Deuxième chapitre : En finir avec l’élevage intensif Chiffres : - 1 milliard d’animaux d’élevage abattus par an en France, ie 3 millions, 2 mille par minute - 95% des cochons issus de l’élevage intensif (pas d’accès à l’extérieur, vivent sur des caillebotis), 99% des lapins élevés en cage sans limite de densité, 80% des poulets n’ont pas accès à l’extérieur, avec une densité pouvant aller jusqu’à 22 indivs par m2 (aka une feuille A4 chacun), 50% des poules pondeuses à l’intérieur - Élevage et environnement : élevage responsable de 14,5% des émissions de GES au niveau mondial, soit plus que les émissions combinées des voitures, avions et bateaux —> source ONU pour l’alimentation et l’agriculture, 2013
- L’élevage intensif bafoue la loie : cf article 214-1 du Code Rural (1976) : « tout animal, étant un être sensible, doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (aka retourner la terre pour les poules, dormir au propre pour les cochons etc)
Vocabulaire spécifique/exemples de pratiques communes : - « Claquer » les porcelets, aka fracasser le crâne contre le sols des porcelets jugés trop faibles pour survivre - Limage des dents et coupage des queues sans anesthésie pour ne pas qu’ils se mordent entre eux tellement ils sont serrés
Perspectives historiques sur le végétarisme : - Les penseurs presocratiques et la métempsychose : l’âme est immortelle et passe aussi bien dans le corps des hommes que des animaux - Pythagore : parenté entre animaux et hommes et donc tuer un animal reviendrait à tuer son frere —> prône le végétarisme, il y a 2500 ans - Plutarque prône le végétarisme dans l’optique de ne pas faire de mal à ceux qui ne nous en font pas - Rousseau : alimentation carnée pas nécessaire - —> d’après Élisabeth de Fontenay, dans son ouvrage Le silence des bêtes la rupture s’est faite avec le christianisme (cf Dieu a créé l’homme à son image)
Raisons pour expliquer le fait que beaucoup de gens disent aimer les animaux, alors qu’ils les mangent : Cf ouvrage de Romain Espinoza : Comment sauver les animaux ? Il appelle ça le « paradoxe de l’exploitation animale », et propose une triple explication : mélange d’ignorance sincère (du fait aussi des campagnes de lobbying (Interbev et ses 35,7M d’€ de budget en 2019), de dissonance cognitive, et de l’argument selon lequel les actions individuelles sont inefficaces. Notion d’empathie primordiale aussi —> cf distinction empathie émotionnelle (témoin direct, bcp plus forte, mais atténuée par la dissimulation de la souffrance des animaux) et empathie cognitive (ne pas sentir mais comprendre indépendamment, plus difficilement accessible)
- Autre mécanisme la licence morale —> indivs ont une bonne image d’eux mêmes grâce à des comportements altruistes, qu’ils vont par la suite utiliser pour justifier des actions contraires à leurs valeurs (ex du chasseur qui traite bien son chien, cela fait de lui dans son esprit un défenseur des animaux… même s’il mange de la viande à chaque repas et tue des animaux pour le plaisir ) - Enfin, la réactance : situation où des indivs sont confrontés à un discours virulent, qu’ils considèrent comme une restriction de leur liberté, et auquel ils vont réagir à l’opposé de ce qui leur est demandé —> ex : résistance et lutte pour la liberté du choix de manger de la viande face à certains qui présentent cet acte comme un meurtre
Chapitre 3 : pour nous le plaisir, pour eux la souffrance
Cf toute la partie sur les delphinariums (suppression de celui du parc Astérix en 2021 youhou), les animaux sauvages dans les cirques (interdiction progressive d’ici à 2028 votée en France en 2021 grâce à l’action d’activistes et citoyens, dont Hugo Clément)
Qq idées en vrac et terminologie à retenir : - Stéréotypie : geste répétitif et en apparence sans but, signe de détresse psychologique d’animaux tenus en captivité : ex : tourner en rond pour un tigre de cirque par ex - Certains de ces animaux se laissent mourir/ se suicident tellement ils souffrent : cf Kathy, le dauphin qui s’est laissé couler (n’est pas remontée respirer) à l’issue d’un entraînement sous le regard de son dresseur Rick O’Barry (à l’origine de la série Flipper le dauphin !)
Chiffres : - En Thaïlande, 2800 éléphants sur lesquels on peut grimper —> 1100 de plus qu’il y a 10 ans - Le fléau des zoos privés (surtout à Dubaï) : seulement 4000 tigres dans la nature, vs 14 000 en captivité
Le cas des zoos
1. Les animaux sont heureux dans les zoos Cf pas victimes de prédateurs ou braconniers —$ cf étude publiée dans le Scientific Project selon laquelle 84% des espèces étudiées vivent plus longtemps dans les zoos qu’en liberté . Mais pas le cas des éléphants par ex. Et puis espérance de vie /=/ heureux —> mouvement stéréotypés, oiseaux auxquels on coupe le bout des ailes pour ne pas qu’ils s’envolent etc
2. Les parcs zoologiques protègent les espèces menacées Historiquement, les zoos pillaient dans la nature les animaux pour les maintenir en captivité.
Argument principal des zoos dorénavant : conservation - conservation in situ (dans les milieux naturels, à travers fondations et dons) - ex situ (au sein des zoos) : en France 75 000 animaux vertébrés dans les zoos, seulement 28% des mammifères considérés comme menacés par L’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) ; les tigres blancs : un non sens génétique qui leur cause des pbs de santé (consanguins) - La conservation n’a de sens que si les animaux sauvages peuvent être réintroduits dans leur milieu naturel à terme. Or la plupart du temps, il disparaissent à cause de la destruction de leur habitat, donc plus de retour possible. Et les animaux qui ont tjrs vécu en captivité ne sont pas adaptés à la vie sauvage. - L’euthanasie d’espèces pourtant menacées Si une population se reproduit trop par rapport à la taille de l’enclos, ils euthanasient les animaux « en surplus » —> même promu par l’association européenne des zoos et des aquariums face à la prolifération des gorilles, pourtant en danger d’extinction à l’état sauvage
1. Grâce aux zoos, le public apprend à connaître et aimer les animaux sauvages
- Désintérêt pour les panneaux informatifs - Qu’apprend on sur les modes de vie d’animaux sauvages tenus en captivité, qui n’ont donc aucun de leur comportements naturels ? - —> D’après Derrick Jensen, écrivain et activiste américain,Le zoo c’est le symbole et la mise en scène de notre pouvoir sur l’animal (derrière des vitres, ne peut nous atteindre) Zoos, le cauchemar de la vie en captivité. Plus fondamentalement, les zoos et plus globalement la captivité désenchante notre rapport aux animaux —> la captivité détruit ce que constitue l’animal sauvage : sa liberté.
Chapitre 4 : faire taire les fusils
Chiffres : 22 millions d’animaux chassés par an, dont 80% d’oiseaux, alors que seul 1,5% de la pop est chausseur
Idées phares : Le mythe de la régulation —> d’après une étude menée par le milieu cynégétique lui-même, 90% des faisans et perdrix chassés sont issus d’élevage. Les chasseurs se concentrent sur les animaux considérés nuisibles, tel que les ongulés (sangliers, chevreuils, cerfs), qui ne représentent que 6% des animaux chassés, ou les renards, 2%. - Le cas du sanglier : on est passé de quelques dizaines de milliers dans les années 60, à plus d’un million dans les années 2000, et encore plus ajd, alors même que les chasseurs en tuent 700 000 par an. Nuisible, car en 2019 par ex, ils ont causé 46M€ de dégâts. Dans les années 70, ils ont été lâchés, parfois croisés avec des cochons domestiques pour être encore plus prolifiques. Et méthode de l’agrainage, aka nourrir les sangliers de maïs pour les maintenir dans un même endroit et les chasser plus facilement - Euphémismes : les chasseurs ne tuent pas les animaux, ils les « prélèvent » - La chasse à courre (pratique interdite en Angleterre et en Allemagne par ex) : il existe en France 500 domaines privés réservés à la chasse à courre et la vénerie. - Autre forme de vénerie : le déterrage (des blaireaux notamment) L’argument de la tradition : On arrive à se défaire de cet argument —> interdiction de la chasse à glu en 2021
La chasse représente la ruralité Les chasseurs sont majoritairement citadins : d’après un sondage IFOP commandé par la Ligue de protection des oiseaux, seuls 33% des chasseurs résident dans une zone rurale.
Chapitre 5 : de la place pour tous Chiffres :
70% de la surface agricole sert à l’élevage (ou à la nourriture des animaux d’élevage) —> un végétalien utilise 1 300m2 de surface agricole/an pour s’alimenter ; le français moyen - qui consomme 107g de viande par jour - 4300m2
De 2000 à 2018, c’est l’équivalent de la France Metropolitzine qui a été déforesté en Amazonie (513 016km2), alors que la forêt Amazonienne abrite 10 à 15% de la biodiversité mondiale.
En 27 ans, c’est 75% de la population d’insectes en France qui a disparu « More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas », Caspar A. Hallmann, PLoS One, octobre 2017.
Le livre se clôt par de nombreuses initiatives à mette en place
J'ai beaucoup aimé cet ouvrage et la façon qu'a l'auteur de nous ouvrir les yeux sur le bien-être animal et sur l'écologie. Il y a bien évidemment des chiffres, c'est important pour se rendre compte. Mais Hugo raconte également des anecdotes. Il est bien documenté et impliqué, n'hésitant pas à voyager pour rencontrer les gens et discuter avec eux. Il nous explique sans tabou ce qui se passe derrière les barrières et les murs des exploiteurs d'animaux, des lobbys et autres... Ce livre me donne envie de me lever et d'agir ! Par contre, j'ai été un chouillat déçue car une bonne partie du livre reprend des expéditions dont l'auteur a déjà parlé dans un épisode ou l'autre de son émission "Sur le Front" (que je regarde plus ou moins régulièrement), du coup, la lecture ne m'a pas appris grand chose... mais elle aura au moins servi à me remettre des éléments en tête et ça n'est pas négligeable finalement. Bref, ce genre d'ouvrage devrait être lu par le plus de monde possible, car ensemble, on peut faire bouger les choses !
Excellente lecture! Grâce à une belle écriture et bonne structure, le livre est très agréable à lire. Hugo Clément informe son public de manière très claire et complète sans pour autant culpabiliser. Parfait pour s’instruire quant à la condition animale!
Essai remarquable. A offrir et à prêter. Intelligent et convaincant sans être dogmatique. Hugo Clément est un remarquable avocat de la cause animale. Une lecture qui a le mérite de nous remettre en question.
Dans ce livre, Hugo Clément nous offre un point de vue écologiste, et engagé mais sans être moraliste ce qui est relativement agréable, l’écriture est assez fluide, bien sourcée et très intéressante.
Cela faisait un bon moment que je voulais lire cet essai d’Hugo Clément et je n’en fus pas déçu !
Écrit dans un style simple, mais très bien structuré, cet essai est une porte d’entrée pour ceux qui souhaitent démarrer leur engagement écologique. Je suis moi-même végétarienne depuis 3 ans suite à de nombreux documentaires et témoignages que j’ai pu écouter. Je suis donc tout à fait d’accord avec la vision d’Hugo l’élevage intensif actuel qui n’est que cruauté et souffrance. Cependant, comme cité par d’autres critiques, étant déjà bien informée sur le sujet je n’ai rien découvert de nouveau de ce point de vue là.
Néanmoins, j’ai tout simplement adoré le premier chapitre ( « Nous sommes des animaux » ) qui vient redonner à l’Homme une forme d’humilité qui l’a malheureusement perdue en route. Nous ne sommes pas, et nous ne serons jamais une espèce dite supérieure. J’ai apprécié la diversité de ses arguments en discutant avec des scientifiques pour nous faire découvrir toute la complexité, l’intelligence, l’empathie et la beauté du monde animal. De plus, j’ai trouvé les quelques références philosophiques très intéressantes pour venir soutenir l’objectif clé de ce chapitre de nous montrer que nous ne sommes qu’une simple espèce parmi tant d’autres.
En somme, ce livre a répondu à des questions que j’avais depuis longtemps. Il est vrai que j’ai aussi visité des zoos ou encore des parcs aquatiques avec les yeux émerveillés de l’enfant que j’étais. Cependant, cet aspect de paradis n’est autre qu’un enfer pour les animaux. Je suis contre les zoos et pourtant, il est vrai que j’étais perplexe face au contre argument de la protection des espèces en danger. Néanmoins, l’investigation minutieuse d’Hugo Clément grâce à de nombreuses enquêtes statistiques et sa visite au fameux Zoo de Beauval prouve que cet argument n’est qu’un mythe. De même pour la chasse que je juge cruelle, notamment la chasse à courre et d’autres que je viens de découvrir avec effarement comme le déterrage et les enclos de chasse. J’avais entendu que c’était néanmoins bien pour réguler les espèces. Là encore que des paroles…
Pour finir, j’ai apprécié l’approche journalistique d’Hugo Clément qui est prêt à s’aventurer au cœur de la forêt amazonienne ou dans d’autres pays pour rencontrer ces personnes qui sont victimes de notre système obnubilé par l’économie. C’est un texte qui n’est ni accusateur ni culpabilisant, l’approche la plus convenable selon moi pour faire bouger les choses.
Je vous invite grandement à lire cet essai, que vous soyez déjà engagés ou voulant en connaître davantage sur la protection environnementale et la cause animale. Ce sont des sujets qui me tiennent beaucoup à cœur et j’espère aider en particulier à édifier un système juridique plus ferme pour la protection animale et leurs droits qui leur sont dus.
Je fais partie des "déjà convaincus". Je savais être généralement en accord avec le point de vue de l'auteur avant même le début du livre (majoritairement par des interviews ou les réseaux sociaux). Je ne m'attendais donc pas à de grandes révélations. Et honnêtement ? Je ne suis pas sûre d'en avoir eu. Mais ce fut un rappel, juste et nécessaire.
La manière d'écrire est accessible (au point de définir "pluricellulaire" apparemment ?), assez rythmée pour ne pas s'ennuyer, et aucune page ne semble être là pour une redite. Mais ce qui rend ce livre particulièrement intéressant reste le raisonnement. Ce n'est pas une suite d'arguments philosophiques. C'est une suite d'informations. Les chiffres sont pertinents, les témoignages aussi. Évidemment, il y a un parti pris dans l'argumentation, mais je n'ai à aucun moment eu l'impression d'un discours moralisateur. Et puisque je partage l'opinion de l'auteur selon laquelle l'engagement individuelle a lieu au fur et à mesure des informations et non des injonctions, je ne peux que constater que Hugo Clément le réalise parfaitement.
Les nombreux exemples permettent d'en trouver presque obligatoirement un qui vous parlera. Ainsi, je suis convaincue qu'il y a quelque chose à retenir de cette lecture pour tout le monde.
C'est un livre qui me donne envie de faire mieux. Et aucune conclusion n'aurait été meilleure.
Comme d’habitude avec Hugo Clément, une lecture qui ne déçoit pas. Ses bouquins sont toujours plus ou moins pour moi des recueils des arguments que je pourrais utiliser face à quelqu’un avec qui je devrais discuter des représentations que l’on a des animaux et des pratiques que l’on perpétue en les faisant souffrir. Très utile donc (car ça arrive souvent je crois). Merci à ces journalistes, scientifiques, et autres personnalités qui prennent de leur temps et de leur énergie pour défendre ceux qui n’en ont pas le pouvoir. « Dans quelques siècles, si nous sommes toujours là, les historiens se demanderont probablement comment l’humanité a pu se comporter de manière si injuste et cruelle avec le reste du vivant. Ils sauront aussi saluer celles et ceux qui se sont levés pour faire cesser ces traitements indignes. » Merci 🙏🏻
Les dernières phrases du livre font réfléchir et résonne en moi, aujourd'hui je me suis laissé totalement plongée dans ce livre a ne plus voir le temps passé. Je comptais mettre 4 étoiles car même si c'est un livre poignant de la cruauté de l'homme sur les animaux je ne m'attendais pas a avoir un livre comme ça , je pensais avoir affaire à un livre déconstruisant des stéréotypes a l'aide d'étude scientifique mais j'ai eu un rappel des torture que nous infligeant aux autres, ce n'était pas forcément mauvais mais je n'ai pas appris beaucoup de choses nouvelles malheureusement. Mettre 5 étoiles est un acte de militantisme car ce livre comme son premier mérite d'être lu par le plus grand nombre. Je me demande comment il fait pour ne pas devenir fou avec son travail. Je remercie qu'il soit là pour le faire. Je lirais son 2e livre
Wow! Un livre marquant, dense et profondément instructif.
Il met en lumière, sans détour, l’ampleur des dégâts que l’être humain inflige au vivant, en particulier à la faune sauvage. La lecture provoque une prise de conscience nécessaire : nos modes de vie ont un impact direct, massif et souvent irréversible.
Mais l’ouvrage ne se limite pas au constat. Il apporte des clés de compréhension, des données, des exemples concrets qui permettent de dépasser l’émotion pour aller vers une réflexion structurée. Il donne les outils pour prendre des décisions plus éclairées et agir de manière plus responsable face aux enjeux environnementaux.
Une lecture indispensable pour quiconque souhaite comprendre, puis agir.💡
train book and I've begun working on train so I can leave office earlier, nabbed in CDG airport, half chose it because was short and half because I recognised the man on the cover (and he's cute too, married sadly) did not expect it to be about veganism, funnily enough in other book I was reading the two mains were vegan - is this a sign from the universe? I had fun at the start, never knew the whole carrots are actually treats for rabbits and that the stereotype of rabbits eating carrots came from bugs bunny which in then was inspired by an old film I've now forgotten the name of. I now want to sew seeds for all tha butterflies and bees
Avec son autre livre « Journal de Guerre Ecologique », Hugo Clement fait un bilan assez complet des enjeux environnementaux et de l’effondrement de la biodiversité. Des infos rythmées, basé un maximum sur des faits, l’auteur appuit ses propos de beaucoup de témoignages, chiffres et etudes pertinents, du juste niveau. Un livre qui finalement « remet l’église au milieu du village » et dégrossi les sujets de société liés au animaux ainsi que les croyances et idées reçues. Un excellent livre, non accusateur, sans en faire trop et pourtant touchant et qui change le regard sur le vivant. A mettre dans le plus de mains possibles !!!
Je considère ce livre d'utilité publique, ce livre est une mine d'informations, de recherches, d'enquêtes et d'engagement. On parle d'exploitation animale, d'élevage intensif, de la chasse, des spectacles d'animaux et bien d'autres sujets encore que beaucoup ignorent ou font comme si de rien n'était.
Si vous êtes engagés pour l'ecologie, la planète et le bien-être animal, ce livre ne pourra que vous convaincre de continuer dans cette direction. Si vous êtes tout simplement curieux, alors vous ne verrez plus les choses de la même façon en ouvrant ce livre.
Un très bon livre pour connaître et comprendre les bases de la cause animale et des enjeux. Abordable, clair, qui n'est pas moralisateur, qui balaye différents thèmes fondamentaux, c'est un livre qui permet de mettre un pied dans le milieu de la cause animale, bien que certains sujets soient abordés de manière superficielle. Il ne reste qu'au lecteur à approfondir les sujets par d'autres lectures !
j'ai trouvé ça intéressant dans le sens où c'est clair, très imagé (TW), sourcé, chiffré et la forme où s'ajoute des anecdotes rend la lecture bcp + fluide et tient le lecteur dans sa lecture, plus que si ça avait des chiffres lancés continuellement
j'ai appris bcp de choses que j'ignorais ou que je sous estimais sûrement c'est accessible et la sensibilisation est bien faite à mon sens
(même si j'étais peut-être un peu réticente de le lire (en vue des évènements récents))
Depuis longtemps maintenant je m'intéresse à la cause animale et je suis sensible à tous ce qui entoure notre écosystème en général. Les livres comme celui ci peuvent aider un grand nombre de personne à comprendre la situation de notre planète et ce qu'elle endure de nos jours. Merci pour ce livre passionnant qui m'a captivé et n'a fait que renforcer ma conviction de défendre les causes qui me sont chères.
J'ai ADORE ce livre. C'est le deuxième ou troisième livre de Hugo Clément que je lis. Je trouve ça extrêmement intéressant. J'y ai appris énormément de choses sur les animaux et notre rapport à eux. C'est le genre de livre que je relirai, je pense, pour retenir les infos qui m'intéressent et que j'ai envie de partager.
Très important à lire! j’ai beaucoup aimé l’approche factuelle du livre qui démonte chiffres à l’appui les mythes utilisés pour défendre des pratiques absurdes et cruelles. Élevages intensifs, cirques, zoos, chasse, tout y passe. Le livre décrit une réalité bien sombre évidemment mais il est nécessaire d’en prendre conscience, et on y trouve quand même de l’espoir.
Un livre que tout le monde devrait lire... Nos connaissances sur l'environnement et l'impact de l'homme sur celui-ci évoluent tout au long du livre. Hugo Clément dévoile des informations qui permettent de prendre conscience de la triste réalité.